Author: Aurore Emo

Entrainer dans la discipline de l’attelage : compétences, formations, compétitions

Qu’est ce qu’un entraîneur en attelage ?

En 20 ans, le nombre d’épreuves et d’engagements en compétitions niveau amateur en attelage a plus que doublé. En 2019, 793 épreuves* se sont tenues en France. A l’inverse le montant des gains par épreuve à très fortement diminués depuis le début des années 2000*. L’attelage est un sport de loisirs qui s’est démocratisé depuis une vingtaine d’année. Mais ce public amateur nécessite un encadrement adapté avec des professionnels formés sur le volet pédagogique et technique. Il était donc indispensable de développer la formation d’entraîneurs spécialisés en attelage.

*sources : FFE

 

Du BPJEPS au DEJEPS, une réforme en réponse aux besoins du terrain

Le décret du 27 avril 2016 amène la disparition effective en 2018 du Brevet professionnel de la jeunesse, éducation populaire et sports (BPJEPS) spécialité « Activités Équestres » décliné en cinq mentions dont la mention attelage. Ce brevet est remplacé par un BPJEPS spécialité « éducateur sportif » mention activités équestres.

La filière équine se retrouve alors sans aucune formation diplômante spécifique à l’encadrement de l’attelage en compétition.

Rénovation du DEJEPS et mise en place des supports

Le diplôme d’état de la jeunesse, éducation populaire et sports (DEJEPS) rénové entre en vigueur le 1er février 2019. Ce diplôme de niveau 5 comporte la spécialité « Perfectionnement sportif » mention « sports équestres ». Il s’applique à un support au choix parmi 13 disciplines au total dont l’attelage. Cette formation vient ainsi répondre à un besoin d’encadrement des nombreux meneurs compétiteurs amateurs.

Une mise en place portée par l’IFCE

L’ IFCE a pour mission d’accompagner la professionnalisation des acteurs de la filière, et s’est donc positionner sur le développement de la formation DEJEPS perfectionnement sportif mention sports équestres support attelage pour permettre aux enseignants et compétiteurs de développer leurs compétences pédagogiques.

Cette formation est aujourd’hui mise en œuvre sur les sites du Haras national du Pin et du Haras national d’Uzès.

Ce diplôme doit permettre également aux centres équestres situés dans un secteur très concurrentiel de développer de nouveaux produits dans le secteur sport et loisirs équestres, d’accéder à de nouveaux pratiquants et ainsi de diversifier leurs activités.

En savoir plus sur la formation DEJEPS perfectionnement sportif

 

Pour présenter le métier, expliquer les contraintes et les besoins de la filière dans ce domaine nous avons donc fait appel à plusieurs experts, dont les années d’expériences sur les terrains de concours donnent un large éventail des savoir-faire et savoir-être de l’entraîneur !

Un accompagnement technique et mental avec de nouveaux outils : « Le métier d’entraîneur par un entraîneur »

Quel est pour vous le métier d’entraineur ?

RB : L’entraîneur doit pouvoir répondre aux besoins du sportif sur plusieurs volets : planification de l’entraînement, suivi technique, gestion de l’état physique et mental.

FM : L’entraineur se doit d’avoir une bonne connaissance de l’entraîné mais aussi de la cavalerie et des objectifs de l’entraîné. Grâce à cela, il va pouvoir établir une planification.

La bonne connaissance de l’entraîné nous permet de mieux appréhender les différentes dimensions : technique, tactique, mentale, etc… du meneur, du ou des équipiers, et du ou des chevaux.

 

Comment accompagnez la performance des meneurs ?

FM : Il est important de commencer par une programmation des sorties en compétition. On arrive aujourd’hui à cibler des concours avec des épreuves qui vont du niveau club à l’amateur élite. Quand on a des équipes dans tous les niveaux sur un concours et sur l’année, en tant qu’entraîneur c’est un travail de titans d’organiser tout cela et de bien cibler les compétitions en fonction des objectifs de chacun.

 

Les compétiteurs sont des meneurs à la recherche d’une progression constante. Tout le travail de construction de l’entraînement, avec les apports techniques et les transferts d’apprentissage mis en place leur donne envie d’évoluer. La notion de progression est importante.

Dès qu’ils commencent à passer des galops, les meneurs entrent dans un système de compétition. Ils ont alors envie d’acquérir des compétences et cherchent une progression régulière. Le fait de passer des galops donne une confirmation de validation d’acquis.

On peut faire le parallèle avec la pratique du ski ou du judo. Quand on revient des sports d’hiver, on est particulièrement fier de pouvoir montrer qu’on a obtenu une étoile ou une ceinture, c’est pareil avec les galops d’attelage.

 

 Quelles sont les compétences spécifiques d’un l’entraîneur, sur le volet mental et physique ?

L’entraîneur doit pouvoir se remettre en question. Par exemple, nous en tant que compétiteurs et entraîneurs, on peut se renouveler et confronter nos différents points de vue, lors des stages fédéraux. Cela nous permet de faire évoluer notre encadrement par la suite.

L’entraîneur doit être capable de s’adapter au caractère de chacun.

RB : Tu dois être honnête avec toi-même et avec tes élèves.  L’équipe doit comprendre que l’entraîneur n’est pas magicien.

FM : Quand on a un jeune public, il faut poser un cadre avec les enfants comme les parents, un cadre de la réussite. L’entraîneur n’est pas un parent de substitution et il n’a pas une baguette magique pour faire de l’enfant le meilleur meneur, car c’est souvent l’attente des parents quand ils sont équipiers. C’est assez complexe quand tu as à faire à un jeune avec son père ou sa mère comme équipiers. Mais les relations avec les parents c’est aussi le travail de l’entraîneur.  Il faut que ce soit un deal.

Comment ne pas « s’endormir sur ses lauriers » et évoluer en tant qu’entraîneur ?  

En tant qu’entraîneurs, formateurs et compétiteurs, nous suivons un plan de formation continue, ce qui nous permet d’évoluer en permanence.

Nous avons suivi par exemple tout un module sur les préférences motrices humaines. Avec cette méthode action types, nous pouvons comprendre les différents profils moteurs et adapter notre pédagogie pour utiliser ses préférences comme une force.

RB : Ces formations (action types et le certificat de compétences spécifiques transfert d’apprentissage) m’ont permis d’en apprendre plus sur moi-même. Je m’en sers sur moi, mais aussi au sein de mes formations.

 

  •  Interview de Stephane Meyson, responsable des Ecuries Saint Ferreol à Monteux (84), entraîneur, et président de la commission attelage du CRE PACA.

Comment fonctionne votre structure autour de cette activité ?

J’ai plusieurs élèves que je suis toute l’année avec un objectif : l’open generali en juillet à Lamotte Beuvron. Tous mes élèves sortent en compétition club. Il y a un vrai cap entre le niveau club et le niveau amateur qui est très difficile à passer. Ils ne sont pas prêts pour le niveau amateur mais se font plaisir en club. Nous préparons la saison et les compétitions s’enchainent de mars à juillet. Ensuite la période est creuse après Lamotte. Il manque un circuit adapté qui permettrait aux élèves d’avoir un objectif de travail en continu de septembre à juillet. Mais nous y réfléchissons.

Quel est pour vous le métier d’entraîneur ?

C’est un choix personnel pour les meneurs loisirs / amateurs d’être coacher. De nombreux propriétaires ont leurs chevaux chez eux.

Ils n’ont pas forcément les moyens et la structure pour travailler leurs chevaux chez eux. Ils viennent donc chercher chez moi les infrastructures et le regard du coach qui capitalise plus de trente années d’expériences en compétition. Les élèves viennent travailler régulièrement et je les suis en compétition.

Ce métier demande de l’expérience, on ne peut s’improviser entraineur du jour au lendemain. Les formations et les stages fédéraux l’hiver donnent aux entraineurs et futurs entraineurs les outils pour répondre aux besoins des meneurs de tous les niveaux.

 

 

  • Interview de Sébastien VINCENT(réalisée par Marielle Zanchi lors du Printemps de l’attelage), entraîneur adjoint de Felix Brasseur pour les meneurs poneys.

Quel est pour vous le métier d’entraineur et comment fonctionne votre structure autour de cette activité ?

Le métier d’entraineur, c’est de préparer les élèves à la compétition, et être capable de les mettre dans les meilleures conditions possibles pour les conduire à la réussite. Cela nous engage à être des entraineurs réguliers dans notre enseignement. On doit se permettre de les suivre, pas quotidiennement mais très souvent pour essayer d’établir un protocole de travail sur les pilotes et sur les chevaux.

Je suis installé entre Compiègne et Beauvais, à Sacy-le-Grand exactement. Ma structure, les attelages de Sacy, fonctionne très simplement sur une base d’une quinzaine de chevaux d’enseignement. On a 180 licenciés en attelage qui viennent régulièrement. Mon statut d’entraîneur adjoint à l’équipe de France avec Félix Brasseur me permet de pouvoir suivre des élèves différents, de tous niveaux. Cela me permet d’entrainer à partir du niveau Club, en passant par Elite et jusqu’ aux meilleurs meneurs français, donc on a un engagement auprès de la fédération mais aussi en tant qu’entraîneur privé.

Quel est le rôle de l’entraîneur sur le volet mental et physique ?

Chaque personne est différente et donc elle demande une préparation physique et mentale en conséquence. On parle beaucoup du mental chez les meneurs, mais il y a aussi le physique, énormément. Aujourd’hui, il faut démocratiser la préparation mentale. Si cet aspect n’était pas dans les mœurs avant, aujourd’hui il y a une prise de conscience. L’entraîneur doit travailler avec des préparateurs. On parle de respiration en épreuve, de la réflexion, pourquoi on est là, pourquoi on fait ça… Les jeunes ont besoin, et même nous à haut niveau, d’avoir une préparation pour cela. En tant qu’entraîneur, j’essaye de ne pas tout mélanger. J’essaye d’avoir un rapport plus que privé, c’est-à-dire essayer de sentir si, dans la vie de tous les jours, mon élève fonctionne correctement, s’il a une situation scolaire et familiale correcte, tout en restant à ma place d’entraîneur. C’est, je pense, important pour la performance de mon élève qu’il soit bien, que l’environnement sportif soit sain.

Concrètement, comment vous motivez vos meneurs avant l’entrée en piste ?

Chaque personne est différente. On a les guerriers que l’on essaye toujours de relaxer, de rassurer, de mettre dans des conditions où le mental reste en place. On essaye que la compétition ne passe pas au-dessus de la concentration. C’est bête à dire, mais parfois, on est trop concentré et on en perd nos moyens. Il faut être capable d’arriver à la gérer. D’autres sont, au contraire, jamais sûr d’eux et donc sont un peu froids, manque de réactivité, et qu’il faut donc bouger un peu plus. Souvent, je leur dis qu’ils sont les meilleurs avant de rentrer en piste, qu’il ne faut jamais qu’ils oublient ça, qu’ils sont là pour faire du sport. On a toujours peur du regard des gens, c’est le problème de la compétition, toujours peur de ce que vont penser les gens, s’ils seront fiers de nous. Tout cela, on ne doit pas se mitrailler de ces mauvaises ondes mais travailler avec des ondes positives. Quand on rentre en piste, on est là pour gagner, faire la meilleure performance possible. Selon les niveaux, on est là pour faire propre et faire avancer le travail, que ça soit constructif dans l’avenir. Je pense que, plus on est fin sur ce type de préparation, plus l’élève évolue dans une bonne situation, une bonne préparation, ça donne bien.

Pour vous, quelles sont les clés de la performance ?

Avoir les clés de la réussite en compétition, c’est quelque chose que l’on cherche toute l’année justement pour obtenir la meilleure des performances. Mais pour parler simplement : la régularité du travail, avant la compétition déjà. La base régulière du travail, aussi bien poney que cheval, est pour moi essentielle. On gagne une compétition sur la base d’une vraie préparation, c’est sûr. Ensuite, la compétition, quand elle se déroule en démarrant déjà par un bon training avant le dressage, avec des vrais points, des vrais objectifs, permet de mettre les élèves à l’aise. On établit des heures de préparation en amont, sur ce qu’il faut faire avant, je les amène jusqu’à la levée, on démarre à 8h, on prend le temps de discuter, la reconnaissance des obstacles, et puis on démarre la préparation des poneys à tel heure, on s’habille à telle heure… Tout cela met du confort, et on a besoin de les professionnaliser au maximum pour qu’ils soient performants. Ce n’est pas parce qu’on est prêt avec le poney qu’on est forcément prêt à gagner dans la tête. Il faut vraiment arriver à les mettre dans les meilleures conditions possibles. L’épreuve du marathon, c’est une épreuve qui se reconnait mainte et mainte fois. Il faut être capable en tant qu’entraineur à passer du temps avec les élèves. On fait des reconnaissances collectives mais aussi individuelles selon le niveau des élèves. On a besoin de passer du temps avec eux car c’est une épreuve difficile, avec un rapport de vitesse. On a la chance de pouvoir y passer du temps, comme à Uzès où tout était bien préparé. On a eu une reconnaissance de marathon plutôt très tôt par rapport à d’habitude. Dès le mercredi, on a pu aller dans les obstacles, et ça pour nous c’est un plaisir car on a pu passer du temps à discuter des options, des courbes, et travailler sur le cheval qu’on va mettre en place pour l’épreuve. Tout cela, c’est du confort.

Pour la maniabilité, c’est la même chose. C’est un enchainement de courbes. On essaye de mettre les élèves dans un maximum de situation à la maison, des combinaisons qui en compétition restent toujours plus ou moins les mêmes, les serpentines, les vagues, les zig-zag qui sont des combinaisons que l’on a toute l’année. On peut donc s’entraîner toute l’année. Après, c’est le chef de piste qui fait sa piste, mais les élèves sont quand même préparés à réussir plus simplement sur ce test qu’un marathon.

  • Interview de Carène, en formation DEJEPS perfectionnement sportif, mention sports équestres, support attelage à l’IFCE – Haras national d’Uzès

Quel est pour vous le métier d’entraineur, votre vision sur ce métier ?

Pour moi c’est un métier à la fois d’enseignement et d’accompagnement dans la performance. Quel que soit le niveau de départ, on peut toujours avoir un objectif de compétition, que ce soit en club ou amateur voire plus. Je trouve que le métier d’entraineur doit être élargi à tous ces niveaux-là et pas juste au haut niveau.

Au Printemps de l’attelage, j’étais présente à double titre, à la fois en tant que compétitrice et également en tant que coach, entraineur-élève en formation. A ce titre, j’avais des élèves présents et que j’ai coaché tout au long de leur compétition. Cela allait d’une aide technique, simplement à l’installation, les papiers, la reconnaissance, d’une aide avec leurs chevaux, leur travail et l’accompagnement, et également au cours de la compétition avec des débriefings. C’est presque 24h/24.

 

Quel est votre projet après la formation ?

J’ai un projet d’ouverture d’une petite école d’attelage avec les poneys de mon élevage, et également pouvoir faire des cours à l’extérieur si j’en ai la demande.

Je m’orienterai plus vers une clientèle jeune et familiale, avec le souhait de développer l’attelage poneys en compétition. J’élève des poneys Haflinger et Welsh, mais je suis ouverte à toute race de poney. J’ai voulu passer, il y a 10 ans, un diplôme d’enseignement dans le domaine de l’attelage mais j’ai loupé l’occasion du BPJEPS attelage pour des raisons personnelles et professionnelles. J’allais m’orienter vers le BPJEPS équitation par dépit. Le DEJEPS attelage est arrivé au bon moment pour moi et correspond davantage à mon souhait de formateur.

 

 

 

Diversifier les activités du centre équestre avec un entraîneur spécialisé en équitation Western

L’équitation de loisir est un secteur concurrentiel. Dans ce contexte, l’IFCE, en tant qu’institut technique, s’efforce de développer des formations professionnelles qui répondent aux besoins de la filière et accompagnent ainsi le développement des structures équestres.

La concurrence entre les établissements équestres est forte.

La baisse du nombre de licenciés à la FFE depuis 2013 (-11% entre 2014 et 2019 d’après l’Annuaire ECUS 2018), et la hausse du nombres d’établissements équestres ou d’enseignants indépendants contribuent à cet état de forte concurrence. La crise sanitaire du Covid-19 qui a amené la fermeture des ERP rend la situation économique des dirigeants d’établissements équestres encore plus compliquée (sachant que plus de 40% de ces derniers déclaraient déjà en 2014* que leur situation économique s’était dégradée au cours des 3 dernières années).

*Ifce-OESC, Note de conjoncture Filière Cheval N°22, Mars 2016, d’après 1069 enquêtes régionales OER menées en 2014-2015 auprès de dirigeants d’établissements équestres

Un nouveau marché pour se démarquer

Une des solutions envisageables pour développer son entreprise consiste à diversifier les activités proposées. Cela permet de se différencier des concurrents. Des disciplines souvent méconnues attirent de plus en plus les équitants. L’équitation Western fait partie de ces nouvelles tendances. Ces activités permettent de découvrir de nouvelles sensations et d’aborder les équidés autrement.

Lors de la 12ème journée REFErences organisée le 26 mars 2019, des nouvelles tendances de l’équitation ont été exposées pour la diversification des activités des établissements équestres. La discipline de l’équitation Western ressort de cette journée comme une activité ludique très demandée.

L’équitation Western, nouvelle tendance sportive

copyright: IFCE – A.Laurioux

Le territoire de la délégation Arc Méditerranéen (Occitanie, PACA et corse) bénéficie d’une dynamique intéressante dans le milieu de la compétition en équitation Western qui pourrait faciliter l’activité professionnelle d’entraîneurs dans ce milieu. En effet, on dénombre pas moins de 157 épreuves en 2019 pour un total de 526 engagés (source: FFE) .

Une étude menée par l’Observatoire métiers emploi formations filière équine (OMEFFE) d’équi-ressources en juin 2016 auprès de diplômés du BPJEPS et du DEJEPS sur la période de 2010 à 2014, a montré que les diplômés du BPJEPS privilégiaient la création d’entreprise au salariat et que « l’activité d’entraîneur est souvent une activité complémentaire pour un chef d’entreprise, un cavalier professionnel ou un enseignant-animateur souhaitant se spécialiser dans une discipline. »

L’IFCE, en tant qu’institut technique de la filière équine, souhaite offrir cette possibilité de diversification aux chefs d’établissements équestres et aux enseignants-animateurs de la filière équestre . C’est pourquoi le site du Haras national d’Uzès propose désormais une formation professionnelle continue spécialisée en équitation Western : le DEJEPS perfectionnement sportif mention sports équestres support équitation Western.

De la construction à l’habilitation pour la formation DEJEPS support Western

L’équipe pédagogique de l’IFCE s’est appuyée pour la conception de cette formation sur un expert fédéral, M. François Guyot, président de la commission fédérale Western et membre de la commission Western au CRE Occitanie, afin que le parcours de formation proposé soit cohérent et adapté à la discipline et au public visé.

Cette action de formation reçoit, le soutien du Président de la commission Western du CRE Occitanie, qui y voit une réelle opportunité de structurer, dynamiser et développer l’équitation Western en région.

Informations pratiques

En savoir +

copyright: IFCE – L. Gérard

Durée

Le parcours complet dure 12 mois, du 23 novembre 2020 au 19 novembre 2021 et comprend :

  • 560 h en centre de formation
  • 1001 h en entreprise

Tarif

Le coût d’un tel parcours est de 8000,00 €TTC.

Selon votre profil (au regard de votre expérience professionnelle et personnelle, vos compétences et connaissances, vos résultats en compétition…) et après positionnement, un parcours de formation INDIVIDUALISE pourra être proposé.

Prérequis et sélection

Niveau d’entrée demandé : Amateur 2

Les tests d’entrée en formation DEJEPS support Equitation WESTERN seront organisés au Haras national d’Uzès en 2 sessions (sous réserve de modifications):

– Les 28 et 29 juillet 2020

– Les 10 et 11 septembre 2020

Ces tests se dérouleront en 2 étapes :

  1. La vérification des exigences préalables à l’entrée en formation (tests entrée Jeunesse et Sport : obstacle, dressage et pédagogie)
  2. La sélection interne à l’IFCE :
  • Test technique : effectuer un pattern (parcours) avec difficultés, la notation s’effectue selon la grille de score du règlement fédéral. Le candidat devra obtenir à minima 65 points. Ce test sera suivi d’un entretien portant sur l’analyse de la prestation.
  • Test de sélection pédagogique (pour les titulaires d’un BPJEPS ou BEES 1°) : le candidat conduira une séance pédagogique auprès de 2 cavaliers minimum de niveau galop 3 à galop 7. Le thème de séance est tiré au sort, il disposera de 40 min pour concevoir sa séance, et aménager l’espace de pratique. La séance durera 20 min (hors détente et retour au calme). Elle sera suivie d’un entretien de 10 min max portant sur l’analyse de sa prestation.
  • Entretien de motivation

Optimiser votre activité avec les formations techniques d’élevage

Pour bien démarrer à la rentrée, en septembre 2020, pourquoi ne pas prendre le temps de se former, se perfectionner ou mettre à jour ses pratiques autour de la gestion des prairies, des poulains, ou encore des soins d’urgences ?

Programme Techniques d’élevage 2020  : gagner en compétences pour optimiser votre activité

Voici donc le programme des sessions de formation autour des techniques d’élevage pour la fin d’année 2020 (sous réserve d’évolution de la situation sanitaire). Les inscriptions sont ouvertes :


Formation Lieu Date Durée
Valoriser ses prairies pour ses chevaux 61 – EXMES 17/09/2020 7h
Gestion du poulain au sevrage 61 – EXMES 02/11/2020 28h
Prévention et soins de première urgence, jusqu’où peut-on agir seul ? 61 – EXMES 26/11/2020 7h
Poulinage et soins au poulain nouveau-né (notions de base) 61 – EXMES 23/01/2021 7h
De la fin de gestation au poulain nouveau-né 61 – EXMES 08/02/2021 28h
Limiter la mortalité autour du poulain nouveau-né (Public initié, professionnels) 61 – EXMES 11/02/2021 7h

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez découvrir les fiches formations ou nous contacter par mail : formations(at)ifce.fr

Un site de formation historique

La jumenterie du Pin, lieu de formation unique en Europe, centre d’expertise et site de recherche, organise des sessions de formations toute l’année.

En plus des formations dédiées aux vétérinaires et des formations certifiantes d’inséminateur équin ou de chef de centre, les référents de l’IFCE partagent leurs connaissances à tous les éleveurs, gérants de structure, détenteurs d’équidés ou étalonniers pour optimiser la gestion des reproducteurs, la gestion des pâtures et de l’alimentation et pour assurer au mieux le suivi des poulains.

La jumenterie est située sur le magnifique domaine du Haras du Pin. Elle dispose d’un troupeau de soixante poulinières et d’une quinzaine d’étalons. Les infrastructures et les outils pédagogiques sont parfaitement adaptés au besoin des formations.

Des fiches pratiques pour vous accompagner

L’IFCE diffuse, gratuitement, des fiches équipédia, accessibles à tous sur la thématique élevage. Vous trouverez ainsi des informations sur tous les sujets de la gestion des reproducteurs à la naissance de poulains en passant par les aspects de la génétique.

équipédia - ELEVAGE

Pour aller plus loin

L’IFCE – site du Haras national du Pin propose également deux formations qualifiantes en lien avec les soins, l’élevage, la gestion d’équidés.

Assistant d'élevage        Groom international

Vous pouvez également suivre des modules complémentaires sur le site pour apprendre à se dépanner en maréchalerie par exemple ou en sellerie.

Pour tout savoir sur les formations professionnelles continues et sur les modalités de financement, n’hésitez pas à nous contacter :

formations(at)ifce.fr

02 33 12 12 00

 

 

 

 

Calendrier des formations et outils dédiés aux vétérinaires équins

Formations pour les vétérinaires : demandez le programme !

La Jumenterie du Pin propose des formations dédiées aux vétérinaires.

Troupeau de jument

Échographie, collecte,… : en sus des thématiques proposées aux éleveurs et professionnels de la filière, des formations en reproduction équine sont mises en place spécifiquement pour les vétérinaires. Ces sessions de formation durent de 2 à 5 jours selon le sujet. Si vous voulez vous perfectionner sur un point spécifique, vous trouverez ci-dessous la présentation des différents modules. De plus, vous retrouverez également des informations sur tous les outils développés par l’IFCE qui peuvent vous servir pour votre activité professionnelle et pour l’approfondissement de vos connaissances sur le bien-être, l’alimentation…

 

 

 

Les différentes formations

 

Attitude diagnostique et thérapeutique face à une jument subfertile

  • Objectif : être capable en autonomie d’adopter une attitude diagnostique et thérapeutique face à une jument subfertile.
  • Durée : 2 jours (14h) – 500 € HT
  • Date : du 9 au 10 décembre 2020
  • Mode de validation : auto-positionnement et attestation de fin de formation, crédits de formation continue : 1,2 CFC ECTS
Juments subfertiles

 

Échographie de l’appareil génital et suivi gynécologique

  • Objectif : être capable en autonomie d’examiner l’appareil génital de la jument par palpation transrectale et par échographie. Le but est de pouvoir déterminer le stade du cycle, suivre les chaleurs pour faire saillir ou inséminer au moment optimal, effectuer un diagnostic de gestation, diagnostiquer et traiter les principales anomalies (endométrites, troubles du cycle).
  • Durée & tarif : 5 jours (39h) – 1 200 € HT
  • Dates : 22/02/2021, 08/03/2021 et 15/03/2021
  • Mode de validation : auto-positionnement et attestation de fin de formation, crédits de formation continue : 9,45 CFC ECTS
Echographie - Vétérinaires

Collecte, traitement et mise en place de la semence de l’étalon

  • Objectif : être capable en autonomie de prélever la semence d’un étalon, de préparer des doses d’insémination artificielle immédiate et de réaliser des inséminations en semence fraîche, réfrigérée ou congelée.
  • Durée & tarif : 4,5 jours (35h) – 1 200 € HT
  • Dates : en cours de programmation
  • Mode de validation : auto-positionnement et attestation de fin de formation, crédits de formation continue : 8,45 CFC ECTS
IA vétérinaires

Vos contacts

Secrétariat :

02 33 12 12 00
formations@ifce.fr

Coordinatrice :

Isabelle BARRIER
Docteur vétérinaire
Diplômée ECAR

Pourquoi devenir vétérinaire sanitaire?

Le vétérinaire occupe une place essentielle dans le dispositif de sécurité sanitaire et de traçabilité des équidés.
Retrouvez toutes les informations sur l’espace SIRE et démarches.

Pour aller plus loin

 

Webconférences Santé – Bien-être

L’IFCE offre la possibilité de suivre en direct des webconférences sur les thématiques Santé (maladies, soin, prévention et médication) et Bien-être et comportement animal et de poser vos questions en direct. Vous pourrez également retrouver toutes ces webconférences en replay sur la chaîne Youtube de l’IFCE.

Toutes les webconférences

 

Côté Librairie

 

Identification des équidés

L’identification des chevaux n’aura plus de secret pour vous : retrouvez dans ce guide pratique les connaissances techniques indispensables à une bonne identification des équidés.

 

En savoir plus

 

 

 

 

 

Bien dans son corps, bien dans sa tête (bien-être)

 

Bien dans son corps, bien dans sa tête

L’essentiel des connaissances scientifiques sur le bien-être des équidés, un sujet d’actualité !
Cet ouvrage de référence offre un état des lieux inédit, avec de nombreux exemples et illustrations.

En savoir plus

Reprise des formations professionnelles

L’IFCE site du Cadre noir de Saumur a rouvert ses portes aux élèves ce lundi 11 mai 2020.

Suite aux annonces du gouvernement, les centres de formations professionnelles sont autorisés à accueillir progressivement, à partir du 11 mai, les stagiaires en formation continue (salariés, indépendants, demandeurs d’emploi). L’IFCE a donc eu l’autorisation de relancer son activité de formation professionnelle continue (proposée sur 4 sites : Saumur, Le Pin, Rosières-aux-Salines, Uzès). La priorité est donnée aux formations diplômantes et certifiantes.

Si vous souhaitez suivre le quotidien des formations, et voir en images la reprise, rendez-vous sur le groupe facebook : IFCE -Pôle formation site de Saumur

 

 

 

 

Un accueil dans les règles

Le site du Cadre noir de Saumur est le premier à pouvoir accueillir à nouveau des élèves depuis ce lundi dans le cadre du plan de reprise d’activité. En amont de cette reprise, le retour et la remise en route progressive des chevaux s’est organisé.

Dans ce contexte particulier, seuls les stagiaires DEJEPS pro, les DESJEPS, et les cavaliers d’entraînement du Cadre Noir de Saumur ont pu reprendre « le chemin de l’école » afin de limiter le nombre de personnes sur le site et répondre aux mesures de prévention (gestes barrière et règles de distanciation physique ) .

A tour de rôle, tous les élèves ont reçu à leur arrivée un kit comprenant des masques FFP2 et du gel hydroalcoolique et les consignes de sécurité.

 

 

Les calendriers de formation ont du être adaptés pour permettre le déroulé des formations en limitant les temps de présence sur site et surtout pour assurer la réalisation des certifications pour les DEJEPS et DESJEPS.

Les stagiaires des formations sport BPJEPS et DEJEPS vont également reprendre les cours prochainement.

Les élèves qui sont en formation universitaire et professionnelle ont pu reprendre dès cette semaine leur stage en entreprise. Les maîtres de stage ont reçu toutes les informations pour accueillir à nouveau les stagiaires en toute sécurité ainsi que le protocole de reprise des entreprises fournis par le ministère du travail.

Plan de reprise des formations sur les autres sites IFCE

Concernant le site du Pin, le plan de reprise des formations a permis un retour d’une partie de l’encadrement cette semaine afin de préparer le retour des élèves. La semaine prochaine, le site devrait accueillir donc  la nouvelle promotion d’assistants d’élevage et quelques stagiaires CAP sellier-harnacheur. Ce redémarrage sera synonyme aussi de reprise pour les protocoles de recherche (Pamiebo, parasitimEquin, Vitrification d’embryon équin)..

Sur le site d’Uzès, les stagiaires CS UCAC reprendront également prochainement pour valider leur certification.

Quelques mesures pour les sélections 2020 sur le site de Saumur

Les candidatures sont closes pour les formations DEJEPS et DESJEPS mais il est encore temps d’envoyer votre dossier de candidature pour les autres cursus.

Suite aux mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la limitation de la propagation du coronavirus, les dates de sélection 2020 ont du être modifiées. Voici les dates proposées (sous réserve d’évolution de la situation sanitaire) :

Accompagnant – Règles pour les tests de sélection

  • 1 seul accompagnant uniquement est autorisé à rentrer sur le site si le transport du cheval ne peut être réalisé par le candidat. L’accompagnant ne pourra ni assister aux tests ni se déplacer sur le site, il devra rester proche de son véhicule et respecter les gestes barrières.
  • Lors des convocations aux tests, chaque candidat devra préciser la venue ou non d’un accompagnant.

Certificat de compétence des conducteurs et des convoyeurs pour le transport des équidés

Depuis le 16 avril 2020, le certificat de transport des animaux (qu’on appelait par habitude le CAPTAV) s’appelle officiellement le « Certificat de compétence des conducteurs et des convoyeurs » d’animaux vivants.

Certificat de compétence des conducteurs et des convoyeurs : pour qui et pourquoi ?

 

La détention de ce « Certificat de Compétence » est obligatoire pour tout transport d’équidés si :

  • ce transport se fait sur plus de 65 km
  • ET que le conducteur est un opérateur économique (voir la fiche équipaedia)

Le convoyeur est la personne directement chargée du bien-être des animaux, qui accompagne ceux-ci durant leur transport. Dans ce contexte, le certificat atteste la connaissance des règles générales de protection animale par le convoyeur : conditions de manipulation des animaux, surveillance et satisfaction de leurs besoins.

Quels prérequis ou formations ?

Deux possibilités existent pour obtenir ce certificat :

  • Détention d’un diplôme, titre ou certificat

Certains diplômes, titres ou certificats peuvent dispenser leur titulaire de cette formation et de l’évaluation de ses acquis.

Liste des diplômes et certificats

 

  • Attestation de formation

Une formation Manipulation, contention et transport des équidés préalable à l’obtention Certificat de compétence des conducteurs et des convoyeurs (ex CAPTAV/CCTROV) est proposée sur différents sites de l’IFCE.

Ce module de 2 jours (14h) présente toute la réglementation liée au transport et les responsabilités du convoyeur. Elle vise aussi à prévenir les accidents et à identifier les pathologies liées au transport.

La formation alterne contenus théoriques et pratiques :

  • Réglementation du transport
  • Organisation administrative d’un déplacement
  • Approche de la notion de bien être du cheval
  • La pharmacie vétérinaire
  • Transport, pathologie et premiers soins
  • Le pied : les points de vigilance en cas de transport
  • L’identification
  • Préparation du cheval au transport
  • Embarquement – débarquement

Les candidats sont encadrés par des professionnels de l’IFCE (ou des intervenants) : maréchal, identificateur, vétérinaire…

A l’issue de la formation, les candidats sont évalués par un QCM en ligne. Suite à cet examen, les candidats retenus reçoivent une attestation de formation avec le bordereau de score.

 

INFOS PRATIQUES :

Durée : 2 jours (14h)

Tarif 2020 : 380 euros HT ( TVA à 0 % dans le cadre de la formation professionnelle continue) ; 456€ TTC pour les autres publics

Prochaines sessions :

  • 11 et 12 juin 2020 (selon l’évolution de la situation sanitaire, cette session sera éventuellement reportée ou annulée) – IFCE Haras national du Pin
  • 25 et 26 juin- IFCE Rodez
  • 28 et 29 septembre –  IFCE Haras national du Pin
  • 5 et 6 octobre 2020- IFCE Haras national d’Uzès
  • 29 et 30 octobre 2020 -IFCE Rodez

 

Pour plus d’informations ou pour connaitre le responsable de formation de votre région, vous pouvez nous contacter par mail : formations(at)ifce.fr

d'infos sur la formation

 

Comment obtenir le certificat ?

Le certificat est délivré par la Direction Départementale en charge de la Protection des Populations(DDPP) du département dans lequel est domicilié le demandeur. Pour obtenir le certificat , il faut envoyer Formulaire Cerfa n° 75715*01 auprès de la DDPP de votre département de résidence.

Téléchargez le formulaire

Formulaire et infos pour obtenir le certificat

 


Plus d’informations sur la fiche équipédia « Réglementation Transport »

 

 

Devenir entraîneur en attelage : l’expérience de Carène en formation à Uzès

L’IFCE propose sur le site du Haras national d’Uzès depuis la rentrée 2019,  le support attelage du DEJEPS Perfectionnement sportif, Mention Sports équestres.

Ce cursus s’adresse aux enseignants-animateurs, dirigeants ou salariés, ainsi qu’aux compétiteurs en attelage de niveau amateur 2, qui souhaitent devenir entraîneurs.

La formation se déroule sur un an. Suite au positionnement des candidats réalisés lors de la sélection, l’IFCE propose des parcours individualisés.

NOUVEAU Pour la rentrée 2020, la formation DEJEPS support attelage sera proposée sur deux sites IFCE :

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver les informations directement sur le site ou nous contacter : formations@ifce.fr

DEJEPS - UZES DEJEPS - LE PIN

DEJEPS en cours avec visionnage de leur travail attelé – Copyright: K.Renard

Carène, élève DEJEPS au Haras d’Uzès présente son expérience et son projet d’installation

Carène CHAVASSE-FRETTE est actuellement en formation professionnelle DEJEPS au sein du Haras national d’Uzès. A l’occasion du Printemps de l’attelage qui se déroulait fin février- début mars sur le site du Haras, Carène nous explique son parcours professionnels et sportifs, ses expériences et ses objectifs tout en livrant ses premières impressions sur sa formation.

  • Quel est pour vous le métier d’entraineur, votre vision sur ce métier ?

Pour moi c’est un métier à la fois d’enseignement et d’accompagnement dans la performance. Quel que soit le niveau de départ, on peut toujours avoir un objectif de compétition, que ce soit en club ou amateur voire plus. Je trouve que le métier d’entraineur doit être élargi à tous ces niveaux-là et pas juste au haut niveau.

Au Printemps de l’attelage, j’étais présente à double titre, à la fois en tant que compétitrice et également en tant que coach, entraineur-élève en formation. A ce titre, j’avais des élèves présents, que j’ai coaché tout au long de leur compétition. Cela allait d’une aide technique, simplement à l’installation, les papiers, la reconnaissance, d’une aide avec leurs chevaux, leur travail et l’accompagnement, et également au cours de la compétition avec des débriefings. C’est presque 24h/24.

  • Votre expérience d’entraineur sur cette compétition ?

C’est très riche, d’un point de vue technique évidemment, mais aussi humain. On le vit ensemble, on vit les mêmes émotions, on a un peu le même trac que nos élèves, on a envie qu’ils fassent bien, on veut les aider. C’est aussi cette dimension-là qui m’attire dans le métier, car j’aime le contact humain.

  • Vous êtes en formation DEJEPS perfectionnement sportif, mention sports équestres, support attelage à l’IFCE – Haras national d’Uzès. Quel est votre projet après la formation ?

J’ai un projet d’ouverture d’une petite école d’attelage avec les poneys de mon élevage, et également pouvoir faire des cours à l’extérieur si j’en ai la demande.

Je m’orienterai plus vers une clientèle jeune et familiale, avec le souhait de développer l’attelage poneys en compétition. J’élève des poneys Haflinger et Welsh, mais je suis ouverte à toute race de poney. J’ai voulu passer, il y a 10 ans, un diplôme d’enseignement dans le domaine de l’attelage mais j’ai loupé l’occasion du BPJEPS attelage pour des raisons personnelles et professionnelles. J’allais m’orienter vers le BPJEPS équitation par dépit. Le DEJEPS attelage est arrivé au bon moment pour moi et correspond davantage à mon souhait de formateur.

  • Vous êtes compétitrice en attelage. Vos objectifs 2020-2021 ?

J’ai commencé l’an dernier les internationaux 2*. Cette année, la compétition est lancée. L’objectif de l’année, c’est le Championnat de France Amateur élite et pouvoir participer à un premier 3*. Il y a encore du boulot, mais c’est l’objectif de l’année avec mon poney.

 

 

 

 

 

La préparation mentale et l’accompagnement pour gérer la performance … et optimiser le confinement

Préparation mentale et accompagnement de la performance sportive

Retour sur la Journée Sport de l’IFCE du 27 janvier 2020 : les tables rondes vues par les élèves de Licence 2 / DEJEPS

Cette année le Pôle formation avait décidé de faire intervenir des champions et des « hommes de l’ombre » sur la thématique de la préparation mentale et l’accompagnement de la performance :

  • Yannick Agnel,
  • Gwladys Nocera,
  • Richard Ouvrard et
  • Meriem Salmi.

A cette occasion, le site du Cadre noir de Saumur a accueilli 250 participants de tous horizons : représentants de la FFE, enseignants d’équitation, gérants de structures équestres, professionnels de la préparation mentale, sportifs amateurs ou professionnels.

Tous les élèves, en formation au sein de l’IFCE Site du Cadre noir de Saumur été également au rendez-vous.

En effet, pour l’équipe pédagogique, il est primordial que les stagiaires puissent s’imprégner des problématiques de la préparation mentale et du suivi psychologique pour eux en tant que compétiteurs tout comme pour leurs futurs élèves en tant qu’entraîneur. L’ IFCE investit dans les différents champs scientifiques et de sciences humaines afin d’offrir un maximum de connaissances et de compétences aux futurs professionnels de la filière équine.

Les élèves de la formation universitaire et professionnelle, en deuxième année de licence au sein de l’ESTHUA et en formation DEJEPS à l’IFCE ont pris le temps de rédiger une synthèse de la journée. Vous trouverez ci-dessous la synthèse des tables rondes, rédigée par Lucas Cerisy, et agrémentée de phrases clés retenues par Florian Cadet.

 

 

 

Si la saison de compétition est suspendue et l’entraînement sportif modifié, l’IFCE vous accompagne en proposant des éléments clés pour optimiser le confinement et votre préparation mentale.

  • Le doute, l’erreur, l’échec :

Quand on est au sommet, on est obligé de redescendre , mais il ne faut en aucun avoir peur de l’échec. Au contraire,  les échecs ou les erreurs font grandir les athlètes.

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

« Soit je gagne, soit j’apprends ».

« Ce que tu nies, tu le subis, ce que tu acceptes, tu le transformes ».

L’échec est l’état dans lequel, après une non-atteinte d’objectif, on ne cherche plus à s’améliorer. Sinon, on parle de contre-performance ou de défaite.

Comme lorsque l’on réussit, la défaite permet de se poser les bonnes questions : quel bénéfice cela nous a apporté? et que doit-on améliorer ? Cette réflexion doit venir avant tout de l’athlète.

En ce qui concerne le doute, cela relève du mental. Il est donc important, dans ce cas, de s’entourer de professionnel. Le doute peut aussi survenir dans la victoire : se demander si l’on va réussir à réitérer la même performance. Il faut accepter le fait d’avoir peur de douter, mais il faut apprendre à gérer ce doute.

Il faut faire les choses objectivement pendant un débriefing. C’est une communication et cela s’apprend.

Le résultat est l’un des paramètres … qui suit la mise en place de plusieurs autres paramètres.

« En montagne, pour passer d’un sommet à l’autre, il faut descendre ».

  • Gérer le danger et la prise de risque :

Dans la vie on dit souvent qu’il faut prendre des risques. C’est d’autant plus vrai dans le sport. Il existe deux types de prise de risque chez un sportif : physique et stratégique.

Il est utile de prendre des risques pour accrocher un podium ou une victoire quand tous ces risques sont parfaitement maitrisés au point de départ. Cependant, il faut savoir garder la tête froide pour prendre le bon choix, cela relève du mental, afin de ne pas se mettre en danger.

Il faut que l’athlète parvienne à prendre conscience qu’il n’y a que lui qui prend ou non un risque. Il doit rester maître de ce choix, et il doit être préparer aux différentes prises de risque et avoir les capacités de les maîtriser.

  • L’attention, la concentration :

Ces deux termes sont primordiaux pour la performance sportive. Il est important d’avoir bien en tête ceux que l’on doit faire afin de pouvoir les restituer correctement le jour J.

Dans certains sports, un manque à l’un des deux et cela peut avoir des répercussions sur notre performance. C’est donc pour cela qui l’est important d’être « focus » sur l’objectif fixé.

La concentration vient lorsque l’on est centré sur ses capacités, ses routines et sa perception : c’est une compétence cognitive.

Elle va avoir un impact sur l’esprit avec lequel on va aborder une compétition.

En amont, le concentration joue un rôle important dans l’entraînement : elle permet de moins « user » l’athlète sur le plan physique grâce à la qualité du travail mis en place, notamment car elle permet de réduire la durée même de l’entraînement. Ensuite, la compétition est une expression artistique et une répétition des gammes vues à l’entrainement.

L’intuition s’appuie sur des gammes qui ont déjà été travaillées, cela repose sur quelque chose : on parle de « mindfullness » (pleine conscience).

  • C’est quoi être coach ?

Être un coach c’est avant tout un entraineur. Le coach est quasiment la personne la plus importante dans la performance d’un sportif. Il doit tout gérer et ce qui est primordial c’est sa capacité à s’adapter en fonction des circonstances. Le coach peut nouer des liens avec les élèves qui l’entrainent comme il peut aussi y avoir des périodes de « blanc » et disputes.

Les qualités d’un coach sont multiples: être légitime (exemplaire, avoir des résultats …), savoir installer un climat de confiance, et pouvoir donner un cadre d’entraînement (le respect entre l’entraîneur et l’athlète, le respect de l’adversaire, le respect des horaires : un bon entraineur arrive avant et repart après ses athlètes).

En tant qu’entraîneur, il définit un cap et met en place un programme. Il transmet la passion mais avant tous des valeurs, de manière pédagogique et avec bienveillance.

Lorsque l’on est coach, on demande lorsque l’on ne sait pas, et quand on ne peut pas, on délègue. Il doit savoir s’accompagner d’autres coachs, chacun spécialisé dans son domaine.

Il doit pousser l’athlète à aller chercher une zone d’inconfort : c’est le début de l’autonomie. Le coach est là pour pousser l’athlète au centre du système, mais reste un personnage important pour l’athlète.

Il doit savoir juger en fonction de la maturité de l’athlète, par rapport à sa discipline et de son niveau d’autonomie (non autonome, autonomie partielle, autonomie totale).

« Le cavalier peut être le coach du cheval. »

  • Gérer les contraintes et les imprévus :

Les contraintes et imprévus font partis des choses qu’il est difficile de prévoir. En effet, afin de performer au mieux des choses très précises sont à effectuer. Cependant, il arrive parfois que cela ne soit pas possible. Par conséquent il faut savoir l’accepter et faire comme si de rien était. Cela relève encore une fois de la partie mentale chez le sportif.

Il faut réussir à garder son état d’esprit dans les situations imprévues. L’entraînement est important pour prévenir tous ces imprévus. La routine est un ordre qui crée le calme et l’on peut alors se concentrer sur l’aspect mental durant la compétition.

« On n’est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait ».

  • Le staff, l’équipe, le collectif :

L’encadrement technique est très utile pour les sportifs notamment les sportifs de haut niveau. Les sportifs de haut niveau se reposent même parfois sur ces personnes étant donné qu’il y a vraiment une relation de confiance qui est installée. Il est important de pouvoir compter sur quelqu’un, afin de de se concentrer et optimiser la performance.

« Il y a très rarement des problèmes techniques … il survient plus souvent des problèmes humains ».

La communication est primordiale au sein de l’équipe : il faut savoir parler de soi, de son ressenti, et respecter également le ressenti des autres.

Les gens qui nous accompagnent sont là, quoi qu’il arrive, dans les bons et surtout dans les mauvais moments : ceci permet d’avancer.

 

Nous vous proposons également de voir ou revoir les témoignages, les retours d’expériences et les conseils des quatre intervenants sur la chaîne YouTube de l’ IFCE.

YouTube IFCE

Formations IFCE : sélections 2020 dans le contexte du COVID 19

Suite aux décisions du Gouvernement pour faire face à la pandémie de Covid-19, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a adapté ses activités. Ces adaptations concernent également les démarches d’inscriptions aux tests de sélections à l’entrée en formation.

Vous trouverez ci-dessous une « foire aux questions » (FAQ) qui récapitule les principales questions que l’équipe administrative a reçu ces dernières semaines au sujet des modalités d’inscription, des pièces justificatives,…

 

 

FAQ – Formations IFCE : sélections pour la rentrée 2020

Q:J’ai essayé d’appeler au numéro indiqué sur le dossier de candidature mais je n’ai pas de réponse ?

L’équipe administrative est en télétravail. Les lignes téléphoniques n’ont pas pu être toutes transférées. Nous vous invitons à nous contacter de préférence par mail.

Une adresse et un numéro sont dédiés aux demandes d’informations générales sur les formations IFCE :

formations@ifce.fr

06 19 22 71 85

Q: Avec le confinement actuel, est-ce qu’il est envisageable que les TEP et les tests de sélection soit repoussés ?

Les dates de sélection indiquées sur le site ou les dossiers de candidature sont maintenues à ce jour. Elles pourront être reportées si nécessaire en fonction des nouvelles consignes données par les acteurs compétents.

Si les dates de sélection venaient à être reportées ou annulées, les candidats seraient informés au plus vite.

Q: Est -il envisageable que la date butoir pour l’envoi du dossier d’inscription à l’entrée en formation soit également repoussée ?

La situation sanitaire actuelle impacte le service de distribution des courriers. L’IFCE s’adapte à ces contraintes en assouplissant les délais et les modalités d’envoi des dossiers de candidature.

Il est demandé aux candidats souhaitant s’inscrire aux tests de sélection de réaliser l’envoi en deux temps :

  1. Envoyer au plus vite une version informatique (scan, photo) du dossier par mail sans pièces justificatives,
  2. Envoyer la version papier avec tous les documents par courrier par la Poste à l’adresse indiquée dans le dossier de candidature

Q :Ayant des soucis avec le réseau de la Poste, est-il possible de régler le montant demander pour passer les tests autrement que par chèque ?

Comme indiqué au-dessus, vous devez envoyer toutes les pièces justificatives accompagnées du chèque par courrier . Il sera encaissé le 1er jour des tests de sélection. Vous devez vous référer aux conditions générales de ventes ( page 2 du dossier de candidature).

Q: Au vu de la situation actuelle, le PSC1 est il obligatoire pour le dossier ou est il possible de le passer après le confinement  ?

Dans certains dossiers de candidature, il est demandé d’envoyer un justificatif de la PSC1. La situation sanitaire actuellement rend impossible le passage de la PSC1. Vous pouvez donc envoyer votre dossier sans cette attestation et noter que vous vous inscrirez dès que possible à une prochaine session.

Attestation de résultats

Le candidat souhaitant faire valoir ses performances en compétition pour la dispense du test technique des exigences préalables à l’entrée en formation DEJEPS ou de l’UC 4 devra en faire la demande par mail  auprès de formation@ffe.com . La demande doit préciser le nom, prénom et numéro de licence ainsi que les coordonnées complètes – adresse, téléphone et mèl – du demandeur, accompagnée des justificatifs officiels des performances à attester.

FFE- documents DEJEPS DESJEPS procédure demande attestation

 

FAQ – Questions spécifiques à la formation universitaire et professionnelle : sélections pour la rentrée 2020

Q: Qu’est ce que l’alternance, comment se passe-t-elle ?

Le terme alternance pour cette formation signifie que les élèves alternent dans la même journée entre:

  • l’université et,
  • les cours sur le site de l’IFCE pour les cours liés au domaine de l’équitation et de l’enseignement.

De plus, ils sont en entreprises pour la pratique de la pédagogie dans des centres équestres du saumurois le mercredi et le samedi durant l’année.

Q: Quels sont les financements possibles ?

Cette formation s’adresse principalement à des bacheliers n’ayant pas encore travaillé. Elle n’est donc pas, ou très peu, financée par des organismes.

Cette formation se déroule sur 3 ans ( avec une 4ème année optionnelle pour la préparation du diplôme du DESJEPS). Les frais pédagogiques de l’IFCE sont répartis pour les trois premières années ainsi :

1ere année : 8600 € TTC
2ème année : 8000 € TTC
3 ème année : 2400 € TTC

Q :Je ne trouve pas le dossier de candidature en ligne ?

Le dossier est sur le site de l’université d’Angers. Vous le trouverez sur la page des candidatures

Candidature Université Angers

Attention, vous devez télécharger le dossier « L1 tourisme sportif équestre et d’aventure IFCE »

Si votre dossier est retenu, l’IFCE vous fera parvenir une convocation pour les tests de sélection.

Q: Quel bac dois je choisir pour intégrer la formation initiale ? la voie générale ou un bac pro CGEH/ CGEA?

Il n’y a pas une filière en particulier qui est privilégiée afin d’intégrer la Licence Tourisme sportif, équestre et d’aventure, option IFCE. Lors de la sélection, pour l’aspect académique, les référents de l’université et de l’IFCE sont attentifs aux résultats obtenus, mais aussi aux appréciations de l’équipe pédagogique.

Q :Je n’ai pas pu sortir en compétition cette année à cause du Covid, mon dossier va être refusé ?

Le jury regarde l’ensemble des participations aux concours sur les deux dernières années principalement et peut remonter jusqu’à 5 ans si ce n’est pas significatif.