attelage

Une nouvelle paire sans impair !

Championnat de France Attelage au Pôle du Cheval et de l’Âne de Lignières en Berry. Raphael Berrard, formateur attelage et coordinateur du CS UCAC sur le site du Pin mène son attelage en paire sur le podium.

Il était engagé dans le championnat de France amateur élite GP le week-end dernier à Lignières accompagné de deux chevaux de formation, la fidèle Thalie de Charme* IFCE et Delamour*IFCE qui a rejoint le piquet attelage récemment. Ce dernier a été durant plusieurs années au sein des écuries de la formation cavaliers jeunes chevaux. Il a ainsi participé aux finales SHF de la Grande semaine de Fontainebleau à 5 et 6 ans sous la selle des élèves en 2018 et 2019. Il se retrouvait ainsi engagé pour la deuxième fois seulement dans une épreuve de ce niveau en attelage en paire.

Une bonne entrée en matière sur le carré

La première épreuve de ce championnat se déroule très bien. Sur le carré de dressage, la jument (Thalie) réalise un véritable travail de maître d’école et guide son binôme. Le jeune Delamour*IFCE montre qu’il s’améliore de jour en jour et qu’il est volontaire, même si Raphael nous explique « qu’il reste encore du travail à mener durant l’hiver pour arriver à un meilleur rendu encore ». Cette prestation les place dès l’entrée de la compétition à la 4ème place.

Toute une équipe qui fait la paire

Sur le marathon, apprécié par Raphael comme une épreuve de travail avec Delamour qui court seulement pour la deuxième fois de sa vie une compétition de ce type, les options sont donc choisies en conséquence.  Raphael choisi d’assurer un parcours de travail, qui permet à toute l’équipe de conserver la 4ème place. Cette épreuve test est une réussite. Delamour, pourtant inexpérimenté, montre qu’il sait faire et qu’il a un véritable mental de gagnant.

Enfin, la dernière épreuve se présente à nos compétiteurs qui sont à quelques points seulement du podium. La maniabilité proposée pour ce championnat est très difficile. De nombreux concurrents perdent des points sur l’épreuve. Raphael décide alors de prendre des risques pour tenter d’accrocher le podium. Et Delamour répond encore une fois présent. Cette prise de risque est payante car elle amène toute l’équipe à la 3ème place.

Copyright:Mélanie GUILLAMOT

 

Félicitations au meneur, aux grooms, et bien évidemment à cette nouvelle paire qui nous laisse entrevoir de beaux résultats en 2021.

Désormais, place au travail hivernal, l’occasion pour Delamour de prendre de l’expérience et de gagner en confiance dans cette discipline. Un beau modèle de reconversion, qui valorise le travail de formation en amont par les élèves jeunes chevaux et la complémentarité entre les formations du site du Pin.

Vivement les prochains CAI !

 

Attelage : de nouvelles formations professionnelles proposées par l’IFCE

L’IFCE est reconnu dans la filière équine pour son expertise dans le domaine de l’attelage utilitaire, de compétition, de tradition et de loisir.

Dans le cadre du contrat d’objectifs et de performances 2018-2022, l’institut s’efforce de recentrer son offre et veille à produire les compétences professionnelles nécessaires aux acteurs de la filière équine.

C’est ainsi que le catalogue de formations attelage a donc été remodelé pour pouvoir offrir de nouvelles compétences aux professionnels de la filière qui souhaitent diversifier et perfectionner leurs pratiques dans ce domaine. Les activités de loisirs ont été transférées ou reprises par d’autres acteurs.

Les enseignants et meneurs-compétiteurs de l’IFCE proposent aujourd’hui des actions de formation professionnelle et sportive dans le domaine de l’attelage, en complémentarité ou en support de l’offre de formation des écoles d’attelage privées.

Les formations certifiantes et diplômantes

  • CS UCAC

Le Certificat de Spécialisation « Utilisation et conduite d’attelages de chevaux » permet de pratiquer l’attelage dans un lieu sécurisé dédié à l’attelage avec les formateurs et compétiteurs de l’IFCE.

Cette formation apporte les compétences liées à l’attelage et à la traction animale pour devenir un utilisateur professionnel de chevaux attelés employant des attelages pour transporter du public ou des marchandises, pour effectuer des travaux agricoles comme le travail du sol ou forestiers comme le débardage dans des lieux publics ou privés.

Ce certificat se prépare en 6 mois en formation professionnelle continue, ou sur 1 an en apprentissage.

La formation est proposée sur les sites du Pin, de Rosières-aux-Salines et Uzès.

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  • DEJEPS perfectionnement sportif mention sports équestres support attelage

Devenir entraîneur en compétition en validant des aptitudes à la coordination d’activités et au perfectionnement sportif dans la discipline de l’attelage.

Le DEJEPS perfectionnement sportif mention sports équestres support attelage est un diplôme d’état de niveau 5 permettant de professionnaliser votre démarche d’entraînement avec des cavaliers amateurs.

Cette formation s’adresse à des enseignants d’équitation et cavaliers avec résultats en compétition. L’ IFCE propose le support attelage sur les sites du Pin (FPC et apprentissage) et d’Uzès (FPC).

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IFCE- Pôle formation Haras national du Pin

Les stages de perfectionnement attelage

L’attelage est une discipline ludique et sportive qui peut venir en complément de la pratique d’une autre discipline : dressage, CSO, CCE…

Les sites de formation de l’IFCE sont des lieux privilégiés pour mettre en œuvre l’innovation pédagogique et proposer ainsi des situations de transfert d’apprentissage variées.

Les enseignants, spécialisés ou non en attelage, peuvent profiter de formations professionnelles dédiées afin de développer leurs compétences en attelage pour proposer de nouvelles activités à leur clientèle.

Les formations sur des structures équestres extérieures sont possibles.

Ces formations attelage sont proposés sur les sites IFCE du Haras national du Pin, du Haras national d’Uzès et du Haras national de Rosières-aux-Salines.

  • Diversifier son enseignement avec l’attelage

L’objectif est d’acquérir les compétences nécessaires à la mise en place d’un atelier « enseignement de l’attelage » sur sa structure.

Durée :16 jours (112h)

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  • Optimiser ses compétences d’enseignant en attelage

Développer ses compétences (pédagogiques et/ou techniques) en rapport avec son activité d’enseignant dans la discipline de l’attelage ( 2 jours ou 14h)

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Fumigation des véhicules hippomobiles : témoignage d’un référent patrimoine IFCE

Les véhicules hippomobiles stationnés à Vers-Pont-du-Gard (30) ont bénéficié d’un chantier de fumigation. Celui-ci rentre dans le cadre d’un programme d’actions engagé depuis 2017. Philippe Roche, référent patrimoine à l’IFCE, nous parle de cette opération d’envergure.

 

Philippe Roche, référent patrimoine de l’IFCE, lors du tournage de ViaOccitanie

– « Un chantier de fumigation des voitures hippomobiles a eu lieu du 16 au 21 juin 2020. Comment cette opération s’est-elle décidée ?

– Depuis le début du stockage des voitures, en provenance des sites Haras nationaux, à Vers-Pont-du-Gard en 2017, nous nous sommes aperçu que certaines voitures étaient infestées par des insectes xylophages. On pouvait voir d’importantes concentrations de sciure dans les voitures et à proximité. Afin de préserver ce patrimoine hippomobile, nous avons décidé d’étudier la faisabilité du traitement des insectes.

– Peux-tu rappeler l’historique de cette démarche inédite ?

– Dans un premier temps nous avons eu contact, sous les conseils de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) avec un biologiste, Fabien Fohrer, du CICRP (Centre Interdisciplinaire de Conservation et Restauration du Patrimoine). En juillet 2019, il effectue un diagnostic sanitaire entomologique sur la collection des 101 voitures hippomobiles présentes à Vers-Pont-du-Gard. Le diagnostic tombe : un peu moins de la moitié des véhicules présentent des traces probantes d’activités d’insectes xylophages. La désinsectisation de l’ensemble des voitures doit être envisagée.

Dans un second temps, nous avons fait appel à un prestataire spécialisé (entreprise ATH- Agro Techmo Hygiène) afin d’envisager le traitement possible, le plus pertinent et le coût d’une telle opération. Cette entreprise réalise le traitement d’objets patrimoniaux, d’œuvres d’arts, de bâtiments : musée d’Orsay, Château Grimaldi, Château d’Avignon, Fort Brégançon…

Le traitement adapté au traitement des voitures était la fumigation, c’est-à-dire le gazage de toute la collection. Les voitures (et les harnais) ont été placées dans une bulle hermétique de 1500 m3 !

 

Les véhicules placés sous bulle hermétique (c) IFCE

– Sur ce chantier de fumigation, quelles ont été les étapes préalables de préparation préconisées par le prestataire ?

– Les voitures étaient identifiées par puce électronique. Nous les avons contrôlées une à une.Nous avons également identifié tous les timons des voitures, ainsi que toutes les pièces annexes.Une telle opération a évité la perte des petites pièces et nous a facilité le rangement avec le chantier.

Ensuite, grâce au renfort de nos collègues référents patrimoine, la semaine du 8 juin, nous avons sorti chaque voiture du hangar pour les nettoyer. Gros boulot ! Il a fallu manœuvrer une à une les voitures, les nettoyer, les aspirer, les souffler, afin que la pénétration du gaz durant la fumigation soit optimale.

 

 

 

– Comment s’est déroulé le chantier ?

– La semaine du 15 juin, le début du travail a été de sortir toutes les voitures, soit 101 voitures à manipuler à quatre en une matinée. Nous avons commencé suffisamment tôt le matin pour pourvoir sortir le maximum de voitures et que les personnes de la société ATH puissent avoir de l’espace pour déployer leur bâche dans le hangar pour l’étanchéité du sol. Un vrai travail d’équipe ! Nous avions au préalable étendu des moquettes pour éviter la perforation des bâches lors de la manipulation des voitures. Ces moquettes ont été récupérées sur différents sites.

Ensuite, nous avons repositionné les voitures dans le hangar, avec pour priorité l’optimisation de la place pour que les effets de la fumigation sous la bulle soient optimaux. Lorsque nous avons ressorti les voitures après la fumigation, nous les avons remises dans le hangar par famille, avec des couloirs entre chaque rangée. Cela permettra de pouvoir contrôler et surveiller l’évolution de ces voitures par la suite.

Enfin, nous avons cousu 1000 m linéaire de tissu afin de protéger les voitures de l’humidité, tout en les laissant respirer. Coudre une telle quantité de tissu n’est pas une mince affaire ! Pour cela, avec mon apprentie sellier, nous avons assemblé le tissu à la machine à coudre durant trois jours. Un atelier de couture hors norme a été mis en place dans le paillé.

– Le traitement des insectes se fait-il à l’instant T ? Pourrait-on envisager un système de surveillance pour la suite ?

– Selon Monsieur Libourel, conservateur en chef honoraire du patrimoine, cette opération que nous avons conduite sur des voitures hippomobiles ne s’était jamais faite à l’échelle nationale. Nous avons donc été précurseurs dans le domaine.

Il y a des moyens de détection des insectes avec des capteurs pour les piéger et les identifier. Ceux-ci utilisent soit de la lumière, soit des phéromones pour veiller à ce que la population d’insectes n’augmente pas.

Mettre en place des moyens de détection pourrait être une deuxième phase du projet dans le cadre de la conservation des voitures. Il faudrait investir dans ces moyens de contrôle. La simple constatation de vermoulure au sol ne suffit pas, lorsqu’elle apparaît, il est déjà trop tard. Ce sera le seul moyen de se débarrasser de ces nuisibles qui infestent les voitures, pour certaines, depuis 150 ans !

– Des suites après cette opération ?

– Ce travail est le fruit de réflexions engagées depuis une dizaine d’année avec les référents patrimoines Haras nationaux de l’IFCE. Le projet attelage national porté par l’établissement a accéléré ce travail. Ce chantier est une première, il a permis de modéliser un procédé de préparation et de traitement. Cette première étape pourrait être le point de départ d’un travail à étendre vers les autres sites détenteurs de voitures hippomobiles Haras nationaux, travail que nous sommes en mesure d’accompagner ».

 

Revoir le reportage de ViaOccitanie avec Philippe Roche

 

Valoriser le patrimoine équestre français

Valoriser le patrimoine équestre est l’un des objectifs de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE). Héritier d’un patrimoine équestre unique, l’IFCE cultive et transmet, pour les générations futures, des savoirs et des savoir-faire d’exception. L’attelage et la sellerie sont perpétués sous la marque Haras nationaux. Le patrimoine matériel et immatériel de l’IFCE relatif à l’attelage fait l’objet d’un programme d’actions engagé depuis 2017. Ce traitement par fumigation marque une étape importante dans la préservation de ce patrimoine des Haras nationaux que détient l’IFCE.

En savoir plus sur cette mission

Entrainer dans la discipline de l’attelage : compétences, formations, compétitions

Qu’est ce qu’un entraîneur en attelage ?

En 20 ans, le nombre d’épreuves et d’engagements en compétitions niveau amateur en attelage a plus que doublé. En 2019, 793 épreuves* se sont tenues en France. A l’inverse le montant des gains par épreuve à très fortement diminués depuis le début des années 2000*. L’attelage est un sport de loisirs qui s’est démocratisé depuis une vingtaine d’année. Mais ce public amateur nécessite un encadrement adapté avec des professionnels formés sur le volet pédagogique et technique. Il était donc indispensable de développer la formation d’entraîneurs spécialisés en attelage.

*sources : FFE

 

Du BPJEPS au DEJEPS, une réforme en réponse aux besoins du terrain

Le décret du 27 avril 2016 amène la disparition effective en 2018 du Brevet professionnel de la jeunesse, éducation populaire et sports (BPJEPS) spécialité « Activités Équestres » décliné en cinq mentions dont la mention attelage. Ce brevet est remplacé par un BPJEPS spécialité « éducateur sportif » mention activités équestres.

La filière équine se retrouve alors sans aucune formation diplômante spécifique à l’encadrement de l’attelage en compétition.

Rénovation du DEJEPS et mise en place des supports

Le diplôme d’état de la jeunesse, éducation populaire et sports (DEJEPS) rénové entre en vigueur le 1er février 2019. Ce diplôme de niveau 5 comporte la spécialité « Perfectionnement sportif » mention « sports équestres ». Il s’applique à un support au choix parmi 13 disciplines au total dont l’attelage. Cette formation vient ainsi répondre à un besoin d’encadrement des nombreux meneurs compétiteurs amateurs.

Une mise en place portée par l’IFCE

L’IFCE a pour mission d’accompagner la professionnalisation des acteurs de la filière, et s’est donc positionner sur le développement de la formation DEJEPS perfectionnement sportif mention sports équestres support attelage pour permettre aux enseignants et compétiteurs de développer leurs compétences pédagogiques.

Cette formation est aujourd’hui mise en œuvre sur les sites du Haras national du Pin et du Haras national d’Uzès.

Ce diplôme doit permettre également aux centres équestres situés dans un secteur très concurrentiel de développer de nouveaux produits dans le secteur sport et loisirs équestres, d’accéder à de nouveaux pratiquants et ainsi de diversifier leurs activités.

En savoir plus sur la formation DEJEPS perfectionnement sportif

 

Pour présenter le métier, expliquer les contraintes et les besoins de la filière dans ce domaine nous avons donc fait appel à plusieurs experts, dont les années d’expériences sur les terrains de concours donnent un large éventail des savoir-faire et savoir-être de l’entraîneur !

Un accompagnement technique et mental avec de nouveaux outils : « Le métier d’entraîneur par un entraîneur »

Quel est pour vous le métier d’entraineur ?

RB : L’entraîneur doit pouvoir répondre aux besoins du sportif sur plusieurs volets : planification de l’entraînement, suivi technique, gestion de l’état physique et mental.

FM : L’entraineur se doit d’avoir une bonne connaissance de l’entraîné mais aussi de la cavalerie et des objectifs de l’entraîné. Grâce à cela, il va pouvoir établir une planification.

La bonne connaissance de l’entraîné nous permet de mieux appréhender les différentes dimensions : technique, tactique, mentale, etc… du meneur, du ou des équipiers, et du ou des chevaux.

 

Comment accompagnez la performance des meneurs ?

FM : Il est important de commencer par une programmation des sorties en compétition. On arrive aujourd’hui à cibler des concours avec des épreuves qui vont du niveau club à l’amateur élite. Quand on a des équipes dans tous les niveaux sur un concours et sur l’année, en tant qu’entraîneur c’est un travail de titans d’organiser tout cela et de bien cibler les compétitions en fonction des objectifs de chacun.

 

Les compétiteurs sont des meneurs à la recherche d’une progression constante. Tout le travail de construction de l’entraînement, avec les apports techniques et les transferts d’apprentissage mis en place leur donne envie d’évoluer. La notion de progression est importante.

Dès qu’ils commencent à passer des galops, les meneurs entrent dans un système de compétition. Ils ont alors envie d’acquérir des compétences et cherchent une progression régulière. Le fait de passer des galops donne une confirmation de validation d’acquis.

On peut faire le parallèle avec la pratique du ski ou du judo. Quand on revient des sports d’hiver, on est particulièrement fier de pouvoir montrer qu’on a obtenu une étoile ou une ceinture, c’est pareil avec les galops d’attelage.

 

 Quelles sont les compétences spécifiques d’un l’entraîneur, sur le volet mental et physique ?

L’entraîneur doit pouvoir se remettre en question. Par exemple, nous en tant que compétiteurs et entraîneurs, on peut se renouveler et confronter nos différents points de vue, lors des stages fédéraux. Cela nous permet de faire évoluer notre encadrement par la suite.

L’entraîneur doit être capable de s’adapter au caractère de chacun.

RB : Tu dois être honnête avec toi-même et avec tes élèves.  L’équipe doit comprendre que l’entraîneur n’est pas magicien.

FM : Quand on a un jeune public, il faut poser un cadre avec les enfants comme les parents, un cadre de la réussite. L’entraîneur n’est pas un parent de substitution et il n’a pas une baguette magique pour faire de l’enfant le meilleur meneur, car c’est souvent l’attente des parents quand ils sont équipiers. C’est assez complexe quand tu as à faire à un jeune avec son père ou sa mère comme équipiers. Mais les relations avec les parents c’est aussi le travail de l’entraîneur.  Il faut que ce soit un deal.

 

Comment ne pas « s’endormir sur ses lauriers » et évoluer en tant qu’entraîneur ?  

En tant qu’entraîneurs, formateurs et compétiteurs, nous suivons un plan de formation continue, ce qui nous permet d’évoluer en permanence.

Nous avons suivi par exemple tout un module sur les préférences motrices humaines. Avec cette méthode action types, nous pouvons comprendre les différents profils moteurs et adapter notre pédagogie pour utiliser ses préférences comme une force.

RB : Ces formations (action types et le certificat de compétences spécifiques transfert d’apprentissage) m’ont permis d’en apprendre plus sur moi-même. Je m’en sers sur moi, mais aussi au sein de mes formations.

 

  •  Interview de Stephane Meyson, responsable des Ecuries Saint Ferreol à Monteux (84), entraîneur, et président de la commission attelage du CRE PACA.

Comment fonctionne votre structure autour de cette activité ?

J’ai plusieurs élèves que je suis toute l’année avec un objectif : l’open generali en juillet à Lamotte Beuvron. Tous mes élèves sortent en compétition club. Il y a un vrai cap entre le niveau club et le niveau amateur qui est très difficile à passer. Ils ne sont pas prêts pour le niveau amateur mais se font plaisir en club. Nous préparons la saison et les compétitions s’enchainent de mars à juillet. Ensuite la période est creuse après Lamotte. Il manque un circuit adapté qui permettrait aux élèves d’avoir un objectif de travail en continu de septembre à juillet. Mais nous y réfléchissons.

Quel est pour vous le métier d’entraîneur ?

C’est un choix personnel pour les meneurs loisirs / amateurs d’être coacher. De nombreux propriétaires ont leurs chevaux chez eux.

Ils n’ont pas forcément les moyens et la structure pour travailler leurs chevaux chez eux. Ils viennent donc chercher chez moi les infrastructures et le regard du coach qui capitalise plus de trente années d’expériences en compétition. Les élèves viennent travailler régulièrement et je les suis en compétition.

Ce métier demande de l’expérience, on ne peut s’improviser entraineur du jour au lendemain. Les formations et les stages fédéraux l’hiver donnent aux entraineurs et futurs entraineurs les outils pour répondre aux besoins des meneurs de tous les niveaux.

 

 

  • Interview de Sébastien VINCENT(réalisée par Marielle Zanchi lors du Printemps de l’attelage), entraîneur adjoint de Felix Brasseur pour les meneurs poneys.

Quel est pour vous le métier d’entraineur et comment fonctionne votre structure autour de cette activité ?

Le métier d’entraineur, c’est de préparer les élèves à la compétition, et être capable de les mettre dans les meilleures conditions possibles pour les conduire à la réussite. Cela nous engage à être des entraineurs réguliers dans notre enseignement. On doit se permettre de les suivre, pas quotidiennement mais très souvent pour essayer d’établir un protocole de travail sur les pilotes et sur les chevaux.

Je suis installé entre Compiègne et Beauvais, à Sacy-le-Grand exactement. Ma structure, les attelages de Sacy, fonctionne très simplement sur une base d’une quinzaine de chevaux d’enseignement. On a 180 licenciés en attelage qui viennent régulièrement. Mon statut d’entraîneur adjoint à l’équipe de France avec Félix Brasseur me permet de pouvoir suivre des élèves différents, de tous niveaux. Cela me permet d’entrainer à partir du niveau Club, en passant par Elite et jusqu’ aux meilleurs meneurs français, donc on a un engagement auprès de la fédération mais aussi en tant qu’entraîneur privé.

Quel est le rôle de l’entraîneur sur le volet mental et physique ?

Chaque personne est différente et donc elle demande une préparation physique et mentale en conséquence. On parle beaucoup du mental chez les meneurs, mais il y a aussi le physique, énormément. Aujourd’hui, il faut démocratiser la préparation mentale. Si cet aspect n’était pas dans les mœurs avant, aujourd’hui il y a une prise de conscience. L’entraîneur doit travailler avec des préparateurs. On parle de respiration en épreuve, de la réflexion, pourquoi on est là, pourquoi on fait ça… Les jeunes ont besoin, et même nous à haut niveau, d’avoir une préparation pour cela. En tant qu’entraîneur, j’essaye de ne pas tout mélanger. J’essaye d’avoir un rapport plus que privé, c’est-à-dire essayer de sentir si, dans la vie de tous les jours, mon élève fonctionne correctement, s’il a une situation scolaire et familiale correcte, tout en restant à ma place d’entraîneur. C’est, je pense, important pour la performance de mon élève qu’il soit bien, que l’environnement sportif soit sain.

Concrètement, comment vous motivez vos meneurs avant l’entrée en piste ?

Chaque personne est différente. On a les guerriers que l’on essaye toujours de relaxer, de rassurer, de mettre dans des conditions où le mental reste en place. On essaye que la compétition ne passe pas au-dessus de la concentration. C’est bête à dire, mais parfois, on est trop concentré et on en perd nos moyens. Il faut être capable d’arriver à la gérer. D’autres sont, au contraire, jamais sûr d’eux et donc sont un peu froids, manque de réactivité, et qu’il faut donc bouger un peu plus. Souvent, je leur dis qu’ils sont les meilleurs avant de rentrer en piste, qu’il ne faut jamais qu’ils oublient ça, qu’ils sont là pour faire du sport. On a toujours peur du regard des gens, c’est le problème de la compétition, toujours peur de ce que vont penser les gens, s’ils seront fiers de nous. Tout cela, on ne doit pas se mitrailler de ces mauvaises ondes mais travailler avec des ondes positives. Quand on rentre en piste, on est là pour gagner, faire la meilleure performance possible. Selon les niveaux, on est là pour faire propre et faire avancer le travail, que ça soit constructif dans l’avenir. Je pense que, plus on est fin sur ce type de préparation, plus l’élève évolue dans une bonne situation, une bonne préparation, ça donne bien.

Pour vous, quelles sont les clés de la performance ?

Avoir les clés de la réussite en compétition, c’est quelque chose que l’on cherche toute l’année justement pour obtenir la meilleure des performances. Mais pour parler simplement : la régularité du travail, avant la compétition déjà. La base régulière du travail, aussi bien poney que cheval, est pour moi essentielle. On gagne une compétition sur la base d’une vraie préparation, c’est sûr. Ensuite, la compétition, quand elle se déroule en démarrant déjà par un bon training avant le dressage, avec des vrais points, des vrais objectifs, permet de mettre les élèves à l’aise. On établit des heures de préparation en amont, sur ce qu’il faut faire avant, je les amène jusqu’à la levée, on démarre à 8h, on prend le temps de discuter, la reconnaissance des obstacles, et puis on démarre la préparation des poneys à tel heure, on s’habille à telle heure… Tout cela met du confort, et on a besoin de les professionnaliser au maximum pour qu’ils soient performants. Ce n’est pas parce qu’on est prêt avec le poney qu’on est forcément prêt à gagner dans la tête. Il faut vraiment arriver à les mettre dans les meilleures conditions possibles. L’épreuve du marathon, c’est une épreuve qui se reconnait mainte et mainte fois. Il faut être capable en tant qu’entraineur à passer du temps avec les élèves. On fait des reconnaissances collectives mais aussi individuelles selon le niveau des élèves. On a besoin de passer du temps avec eux car c’est une épreuve difficile, avec un rapport de vitesse. On a la chance de pouvoir y passer du temps, comme à Uzès où tout était bien préparé. On a eu une reconnaissance de marathon plutôt très tôt par rapport à d’habitude. Dès le mercredi, on a pu aller dans les obstacles, et ça pour nous c’est un plaisir car on a pu passer du temps à discuter des options, des courbes, et travailler sur le cheval qu’on va mettre en place pour l’épreuve. Tout cela, c’est du confort.

Pour la maniabilité, c’est la même chose. C’est un enchainement de courbes. On essaye de mettre les élèves dans un maximum de situation à la maison, des combinaisons qui en compétition restent toujours plus ou moins les mêmes, les serpentines, les vagues, les zig-zag qui sont des combinaisons que l’on a toute l’année. On peut donc s’entraîner toute l’année. Après, c’est le chef de piste qui fait sa piste, mais les élèves sont quand même préparés à réussir plus simplement sur ce test qu’un marathon.

  • Interview de Carène, en formation DEJEPS perfectionnement sportif, mention sports équestres, support attelage à l’IFCE – Haras national d’Uzès

Quel est pour vous le métier d’entraineur, votre vision sur ce métier ?

Pour moi c’est un métier à la fois d’enseignement et d’accompagnement dans la performance. Quel que soit le niveau de départ, on peut toujours avoir un objectif de compétition, que ce soit en club ou amateur voire plus. Je trouve que le métier d’entraineur doit être élargi à tous ces niveaux-là et pas juste au haut niveau.

Au Printemps de l’attelage, j’étais présente à double titre, à la fois en tant que compétitrice et également en tant que coach, entraineur-élève en formation. A ce titre, j’avais des élèves présents et que j’ai coaché tout au long de leur compétition. Cela allait d’une aide technique, simplement à l’installation, les papiers, la reconnaissance, d’une aide avec leurs chevaux, leur travail et l’accompagnement, et également au cours de la compétition avec des débriefings. C’est presque 24h/24.

 

Quel est votre projet après la formation ?

J’ai un projet d’ouverture d’une petite école d’attelage avec les poneys de mon élevage, et également pouvoir faire des cours à l’extérieur si j’en ai la demande.

Je m’orienterai plus vers une clientèle jeune et familiale, avec le souhait de développer l’attelage poneys en compétition. J’élève des poneys Haflinger et Welsh, mais je suis ouverte à toute race de poney. J’ai voulu passer, il y a 10 ans, un diplôme d’enseignement dans le domaine de l’attelage mais j’ai loupé l’occasion du BPJEPS attelage pour des raisons personnelles et professionnelles. J’allais m’orienter vers le BPJEPS équitation par dépit. Le DEJEPS attelage est arrivé au bon moment pour moi et correspond davantage à mon souhait de formateur.

 

 

 

Développer ses capacités d’enseignant

L’attelage est une discipline ludique et sportive qui peut venir en complément de la pratique d’une autre discipline : dressage, CSO, CCE…

Depuis 2014, l’IFCE est engagé dans un projet d’optimisation de l’apprentissage et de la performance du meneur en partenariat avec le Laboratoire Interdisciplinaire de recherche en Didactique, Éducation et Formation (LIRDEF).Les sites de formation de l’IFCE sont des lieux privilégiés pour mettre en œuvre cette innovation pédagogique et proposer ainsi des situations de transfert d’apprentissage variées.

Les enseignants, spécialisés ou non en attelage, peuvent profiter de formations professionnelles dédiées afin de développer leurs compétences en attelage pour proposer de nouvelles activités à leur clientèle.

Les formations sur des structures équestres extérieures sont possibles.

NB: Les formations attelage sont proposés sur les sites IFCE du Haras national du Pin, du Haras national d’Uzès et du Haras national de Rosières-aux-Salines.

Pour aller plus loin

DEJEPS perfectionnement sportif – support attelage- apprentissage LE PIN

Objectif :  devenir entraîneur en compétition en validant des aptitudes à la coordination d’activités et au perfectionnement sportif.

Diplôme d’état de niveau 5 permettant de professionnaliser votre démarche d’entraînement avec des cavaliers amateurs.

Public : Enseignants d’équitation et cavaliers avec résultats en compétition

Durée : 2 ans en apprentissage ( 1 semaine / mois à l’IFCE avec un cheval personnel)

Nombre de participants : 8 places par promotion

Sélections 2020 :

  • Les candidats doivent justifier des résultats en compétitions avec l’attestation DTN
  • test pédagogique (pour les non titulaires d’un BPJEPS ou BEES 1) et  sélections sur le site du Pin

Dates des VETP pédagogiques et sélections 2020: Jeudi 17 septembre 2020

 

Dossier de candidature 2020

DEJEPS perfectionnement sportif – support attelage- LE PIN

Objectif :  devenir entraîneur en compétition en validant des aptitudes à la coordination d’activités et au perfectionnement sportif.

Diplôme d’état de niveau 5 (anciennement niveau III) permettant de professionnaliser votre démarche d’entraînement avec des cavaliers amateurs.

Public : Enseignants d’équitation et cavaliers avec résultats en compétition

Durée : Formation sur 12 mois répartis par modules ( 2 à 3 journées). Un plan individuel de formation est proposé à l’entrée en formation.

Nombre de participants : 10 places par promotion

Tests exigences préalables (TEP) :

  • attestation DTN ( justificatif de résultat en compétitions )
  • TEP pédagogique  et sélection sur le site du Pin

Dates des TEP pédagogiques et sélections 2020 : Jeudi 17 septembre 2020

Dossier de candidature 2020

Devenir entraîneur en attelage : l’expérience de Carène en formation à Uzès

L’IFCE propose sur le site du Haras national d’Uzès depuis la rentrée 2019,  le support attelage du DEJEPS Perfectionnement sportif, Mention Sports équestres.

Ce cursus s’adresse aux enseignants-animateurs, dirigeants ou salariés, ainsi qu’aux compétiteurs en attelage de niveau amateur 2, qui souhaitent devenir entraîneurs.

La formation se déroule sur un an. Suite au positionnement des candidats réalisés lors de la sélection, l’IFCE propose des parcours individualisés.

NOUVEAU Pour la rentrée 2020, la formation DEJEPS support attelage sera proposée sur deux sites IFCE :

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver les informations directement sur le site ou nous contacter : formations@ifce.fr

DEJEPS - UZES DEJEPS - LE PIN

DEJEPS en cours avec visionnage de leur travail attelé – Copyright: K.Renard

Carène, élève DEJEPS au Haras d’Uzès présente son expérience et son projet d’installation

Carène CHAVASSE-FRETTE est actuellement en formation professionnelle DEJEPS au sein du Haras national d’Uzès. A l’occasion du Printemps de l’attelage qui se déroulait fin février- début mars sur le site du Haras, Carène nous explique son parcours professionnels et sportifs, ses expériences et ses objectifs tout en livrant ses premières impressions sur sa formation.

  • Quel est pour vous le métier d’entraineur, votre vision sur ce métier ?

Pour moi c’est un métier à la fois d’enseignement et d’accompagnement dans la performance. Quel que soit le niveau de départ, on peut toujours avoir un objectif de compétition, que ce soit en club ou amateur voire plus. Je trouve que le métier d’entraineur doit être élargi à tous ces niveaux-là et pas juste au haut niveau.

Au Printemps de l’attelage, j’étais présente à double titre, à la fois en tant que compétitrice et également en tant que coach, entraineur-élève en formation. A ce titre, j’avais des élèves présents, que j’ai coaché tout au long de leur compétition. Cela allait d’une aide technique, simplement à l’installation, les papiers, la reconnaissance, d’une aide avec leurs chevaux, leur travail et l’accompagnement, et également au cours de la compétition avec des débriefings. C’est presque 24h/24.

  • Votre expérience d’entraineur sur cette compétition ?

C’est très riche, d’un point de vue technique évidemment, mais aussi humain. On le vit ensemble, on vit les mêmes émotions, on a un peu le même trac que nos élèves, on a envie qu’ils fassent bien, on veut les aider. C’est aussi cette dimension-là qui m’attire dans le métier, car j’aime le contact humain.

  • Vous êtes en formation DEJEPS perfectionnement sportif, mention sports équestres, support attelage à l’IFCE – Haras national d’Uzès. Quel est votre projet après la formation ?

J’ai un projet d’ouverture d’une petite école d’attelage avec les poneys de mon élevage, et également pouvoir faire des cours à l’extérieur si j’en ai la demande.

Je m’orienterai plus vers une clientèle jeune et familiale, avec le souhait de développer l’attelage poneys en compétition. J’élève des poneys Haflinger et Welsh, mais je suis ouverte à toute race de poney. J’ai voulu passer, il y a 10 ans, un diplôme d’enseignement dans le domaine de l’attelage mais j’ai loupé l’occasion du BPJEPS attelage pour des raisons personnelles et professionnelles. J’allais m’orienter vers le BPJEPS équitation par dépit. Le DEJEPS attelage est arrivé au bon moment pour moi et correspond davantage à mon souhait de formateur.

  • Vous êtes compétitrice en attelage. Vos objectifs 2020-2021 ?

J’ai commencé l’an dernier les internationaux 2*. Cette année, la compétition est lancée. L’objectif de l’année, c’est le Championnat de France Amateur élite et pouvoir participer à un premier 3*. Il y a encore du boulot, mais c’est l’objectif de l’année avec mon poney.

 

 

 

 

 

Diversifier son enseignement par l’activité attelage

Objectif : Acquérir les compétences nécessaires à la mise en place d’un atelier « enseignement de l’attelage » sur sa structure

Public : Enseignants souhaitant diversifier leur activité

Durée : Formation complète : 16 jours (112 h)

Possibilité d’individualisation de la formation