attelage

Entrainer dans la discipline de l’attelage : compétences, formations, compétitions

Qu’est ce qu’un entraîneur en attelage ?

En 20 ans, le nombre d’épreuves et d’engagements en compétitions niveau amateur en attelage a plus que doublé. En 2019, 793 épreuves* se sont tenues en France. A l’inverse le montant des gains par épreuve à très fortement diminués depuis le début des années 2000*. L’attelage est un sport de loisirs qui s’est démocratisé depuis une vingtaine d’année. Mais ce public amateur nécessite un encadrement adapté avec des professionnels formés sur le volet pédagogique et technique. Il était donc indispensable de développer la formation d’entraîneurs spécialisés en attelage.

*sources : FFE

 

Du BPJEPS au DEJEPS, une réforme en réponse aux besoins du terrain

Le décret du 27 avril 2016 amène la disparition effective en 2018 du Brevet professionnel de la jeunesse, éducation populaire et sports (BPJEPS) spécialité « Activités Équestres » décliné en cinq mentions dont la mention attelage. Ce brevet est remplacé par un BPJEPS spécialité « éducateur sportif » mention activités équestres.

La filière équine se retrouve alors sans aucune formation diplômante spécifique à l’encadrement de l’attelage en compétition.

Rénovation du DEJEPS et mise en place des supports

Le diplôme d’état de la jeunesse, éducation populaire et sports (DEJEPS) rénové entre en vigueur le 1er février 2019. Ce diplôme de niveau 5 comporte la spécialité « Perfectionnement sportif » mention « sports équestres ». Il s’applique à un support au choix parmi 13 disciplines au total dont l’attelage. Cette formation vient ainsi répondre à un besoin d’encadrement des nombreux meneurs compétiteurs amateurs.

Une mise en place portée par l’IFCE

L’ IFCE a pour mission d’accompagner la professionnalisation des acteurs de la filière, et s’est donc positionner sur le développement de la formation DEJEPS perfectionnement sportif mention sports équestres support attelage pour permettre aux enseignants et compétiteurs de développer leurs compétences pédagogiques.

Cette formation est aujourd’hui mise en œuvre sur les sites du Haras national du Pin et du Haras national d’Uzès.

Ce diplôme doit permettre également aux centres équestres situés dans un secteur très concurrentiel de développer de nouveaux produits dans le secteur sport et loisirs équestres, d’accéder à de nouveaux pratiquants et ainsi de diversifier leurs activités.

En savoir plus sur la formation DEJEPS perfectionnement sportif

 

Pour présenter le métier, expliquer les contraintes et les besoins de la filière dans ce domaine nous avons donc fait appel à plusieurs experts, dont les années d’expériences sur les terrains de concours donnent un large éventail des savoir-faire et savoir-être de l’entraîneur !

Un accompagnement technique et mental avec de nouveaux outils : « Le métier d’entraîneur par un entraîneur »

Quel est pour vous le métier d’entraineur ?

RB : L’entraîneur doit pouvoir répondre aux besoins du sportif sur plusieurs volets : planification de l’entraînement, suivi technique, gestion de l’état physique et mental.

FM : L’entraineur se doit d’avoir une bonne connaissance de l’entraîné mais aussi de la cavalerie et des objectifs de l’entraîné. Grâce à cela, il va pouvoir établir une planification.

La bonne connaissance de l’entraîné nous permet de mieux appréhender les différentes dimensions : technique, tactique, mentale, etc… du meneur, du ou des équipiers, et du ou des chevaux.

 

Comment accompagnez la performance des meneurs ?

FM : Il est important de commencer par une programmation des sorties en compétition. On arrive aujourd’hui à cibler des concours avec des épreuves qui vont du niveau club à l’amateur élite. Quand on a des équipes dans tous les niveaux sur un concours et sur l’année, en tant qu’entraîneur c’est un travail de titans d’organiser tout cela et de bien cibler les compétitions en fonction des objectifs de chacun.

 

Les compétiteurs sont des meneurs à la recherche d’une progression constante. Tout le travail de construction de l’entraînement, avec les apports techniques et les transferts d’apprentissage mis en place leur donne envie d’évoluer. La notion de progression est importante.

Dès qu’ils commencent à passer des galops, les meneurs entrent dans un système de compétition. Ils ont alors envie d’acquérir des compétences et cherchent une progression régulière. Le fait de passer des galops donne une confirmation de validation d’acquis.

On peut faire le parallèle avec la pratique du ski ou du judo. Quand on revient des sports d’hiver, on est particulièrement fier de pouvoir montrer qu’on a obtenu une étoile ou une ceinture, c’est pareil avec les galops d’attelage.

 

 Quelles sont les compétences spécifiques d’un l’entraîneur, sur le volet mental et physique ?

L’entraîneur doit pouvoir se remettre en question. Par exemple, nous en tant que compétiteurs et entraîneurs, on peut se renouveler et confronter nos différents points de vue, lors des stages fédéraux. Cela nous permet de faire évoluer notre encadrement par la suite.

L’entraîneur doit être capable de s’adapter au caractère de chacun.

RB : Tu dois être honnête avec toi-même et avec tes élèves.  L’équipe doit comprendre que l’entraîneur n’est pas magicien.

FM : Quand on a un jeune public, il faut poser un cadre avec les enfants comme les parents, un cadre de la réussite. L’entraîneur n’est pas un parent de substitution et il n’a pas une baguette magique pour faire de l’enfant le meilleur meneur, car c’est souvent l’attente des parents quand ils sont équipiers. C’est assez complexe quand tu as à faire à un jeune avec son père ou sa mère comme équipiers. Mais les relations avec les parents c’est aussi le travail de l’entraîneur.  Il faut que ce soit un deal.

Comment ne pas « s’endormir sur ses lauriers » et évoluer en tant qu’entraîneur ?  

En tant qu’entraîneurs, formateurs et compétiteurs, nous suivons un plan de formation continue, ce qui nous permet d’évoluer en permanence.

Nous avons suivi par exemple tout un module sur les préférences motrices humaines. Avec cette méthode action types, nous pouvons comprendre les différents profils moteurs et adapter notre pédagogie pour utiliser ses préférences comme une force.

RB : Ces formations (action types et le certificat de compétences spécifiques transfert d’apprentissage) m’ont permis d’en apprendre plus sur moi-même. Je m’en sers sur moi, mais aussi au sein de mes formations.

 

  •  Interview de Stephane Meyson, responsable des Ecuries Saint Ferreol à Monteux (84), entraîneur, et président de la commission attelage du CRE PACA.

Comment fonctionne votre structure autour de cette activité ?

J’ai plusieurs élèves que je suis toute l’année avec un objectif : l’open generali en juillet à Lamotte Beuvron. Tous mes élèves sortent en compétition club. Il y a un vrai cap entre le niveau club et le niveau amateur qui est très difficile à passer. Ils ne sont pas prêts pour le niveau amateur mais se font plaisir en club. Nous préparons la saison et les compétitions s’enchainent de mars à juillet. Ensuite la période est creuse après Lamotte. Il manque un circuit adapté qui permettrait aux élèves d’avoir un objectif de travail en continu de septembre à juillet. Mais nous y réfléchissons.

Quel est pour vous le métier d’entraîneur ?

C’est un choix personnel pour les meneurs loisirs / amateurs d’être coacher. De nombreux propriétaires ont leurs chevaux chez eux.

Ils n’ont pas forcément les moyens et la structure pour travailler leurs chevaux chez eux. Ils viennent donc chercher chez moi les infrastructures et le regard du coach qui capitalise plus de trente années d’expériences en compétition. Les élèves viennent travailler régulièrement et je les suis en compétition.

Ce métier demande de l’expérience, on ne peut s’improviser entraineur du jour au lendemain. Les formations et les stages fédéraux l’hiver donnent aux entraineurs et futurs entraineurs les outils pour répondre aux besoins des meneurs de tous les niveaux.

 

 

  • Interview de Sébastien VINCENT(réalisée par Marielle Zanchi lors du Printemps de l’attelage), entraîneur adjoint de Felix Brasseur pour les meneurs poneys.

Quel est pour vous le métier d’entraineur et comment fonctionne votre structure autour de cette activité ?

Le métier d’entraineur, c’est de préparer les élèves à la compétition, et être capable de les mettre dans les meilleures conditions possibles pour les conduire à la réussite. Cela nous engage à être des entraineurs réguliers dans notre enseignement. On doit se permettre de les suivre, pas quotidiennement mais très souvent pour essayer d’établir un protocole de travail sur les pilotes et sur les chevaux.

Je suis installé entre Compiègne et Beauvais, à Sacy-le-Grand exactement. Ma structure, les attelages de Sacy, fonctionne très simplement sur une base d’une quinzaine de chevaux d’enseignement. On a 180 licenciés en attelage qui viennent régulièrement. Mon statut d’entraîneur adjoint à l’équipe de France avec Félix Brasseur me permet de pouvoir suivre des élèves différents, de tous niveaux. Cela me permet d’entrainer à partir du niveau Club, en passant par Elite et jusqu’ aux meilleurs meneurs français, donc on a un engagement auprès de la fédération mais aussi en tant qu’entraîneur privé.

Quel est le rôle de l’entraîneur sur le volet mental et physique ?

Chaque personne est différente et donc elle demande une préparation physique et mentale en conséquence. On parle beaucoup du mental chez les meneurs, mais il y a aussi le physique, énormément. Aujourd’hui, il faut démocratiser la préparation mentale. Si cet aspect n’était pas dans les mœurs avant, aujourd’hui il y a une prise de conscience. L’entraîneur doit travailler avec des préparateurs. On parle de respiration en épreuve, de la réflexion, pourquoi on est là, pourquoi on fait ça… Les jeunes ont besoin, et même nous à haut niveau, d’avoir une préparation pour cela. En tant qu’entraîneur, j’essaye de ne pas tout mélanger. J’essaye d’avoir un rapport plus que privé, c’est-à-dire essayer de sentir si, dans la vie de tous les jours, mon élève fonctionne correctement, s’il a une situation scolaire et familiale correcte, tout en restant à ma place d’entraîneur. C’est, je pense, important pour la performance de mon élève qu’il soit bien, que l’environnement sportif soit sain.

Concrètement, comment vous motivez vos meneurs avant l’entrée en piste ?

Chaque personne est différente. On a les guerriers que l’on essaye toujours de relaxer, de rassurer, de mettre dans des conditions où le mental reste en place. On essaye que la compétition ne passe pas au-dessus de la concentration. C’est bête à dire, mais parfois, on est trop concentré et on en perd nos moyens. Il faut être capable d’arriver à la gérer. D’autres sont, au contraire, jamais sûr d’eux et donc sont un peu froids, manque de réactivité, et qu’il faut donc bouger un peu plus. Souvent, je leur dis qu’ils sont les meilleurs avant de rentrer en piste, qu’il ne faut jamais qu’ils oublient ça, qu’ils sont là pour faire du sport. On a toujours peur du regard des gens, c’est le problème de la compétition, toujours peur de ce que vont penser les gens, s’ils seront fiers de nous. Tout cela, on ne doit pas se mitrailler de ces mauvaises ondes mais travailler avec des ondes positives. Quand on rentre en piste, on est là pour gagner, faire la meilleure performance possible. Selon les niveaux, on est là pour faire propre et faire avancer le travail, que ça soit constructif dans l’avenir. Je pense que, plus on est fin sur ce type de préparation, plus l’élève évolue dans une bonne situation, une bonne préparation, ça donne bien.

Pour vous, quelles sont les clés de la performance ?

Avoir les clés de la réussite en compétition, c’est quelque chose que l’on cherche toute l’année justement pour obtenir la meilleure des performances. Mais pour parler simplement : la régularité du travail, avant la compétition déjà. La base régulière du travail, aussi bien poney que cheval, est pour moi essentielle. On gagne une compétition sur la base d’une vraie préparation, c’est sûr. Ensuite, la compétition, quand elle se déroule en démarrant déjà par un bon training avant le dressage, avec des vrais points, des vrais objectifs, permet de mettre les élèves à l’aise. On établit des heures de préparation en amont, sur ce qu’il faut faire avant, je les amène jusqu’à la levée, on démarre à 8h, on prend le temps de discuter, la reconnaissance des obstacles, et puis on démarre la préparation des poneys à tel heure, on s’habille à telle heure… Tout cela met du confort, et on a besoin de les professionnaliser au maximum pour qu’ils soient performants. Ce n’est pas parce qu’on est prêt avec le poney qu’on est forcément prêt à gagner dans la tête. Il faut vraiment arriver à les mettre dans les meilleures conditions possibles. L’épreuve du marathon, c’est une épreuve qui se reconnait mainte et mainte fois. Il faut être capable en tant qu’entraineur à passer du temps avec les élèves. On fait des reconnaissances collectives mais aussi individuelles selon le niveau des élèves. On a besoin de passer du temps avec eux car c’est une épreuve difficile, avec un rapport de vitesse. On a la chance de pouvoir y passer du temps, comme à Uzès où tout était bien préparé. On a eu une reconnaissance de marathon plutôt très tôt par rapport à d’habitude. Dès le mercredi, on a pu aller dans les obstacles, et ça pour nous c’est un plaisir car on a pu passer du temps à discuter des options, des courbes, et travailler sur le cheval qu’on va mettre en place pour l’épreuve. Tout cela, c’est du confort.

Pour la maniabilité, c’est la même chose. C’est un enchainement de courbes. On essaye de mettre les élèves dans un maximum de situation à la maison, des combinaisons qui en compétition restent toujours plus ou moins les mêmes, les serpentines, les vagues, les zig-zag qui sont des combinaisons que l’on a toute l’année. On peut donc s’entraîner toute l’année. Après, c’est le chef de piste qui fait sa piste, mais les élèves sont quand même préparés à réussir plus simplement sur ce test qu’un marathon.

  • Interview de Carène, en formation DEJEPS perfectionnement sportif, mention sports équestres, support attelage à l’IFCE – Haras national d’Uzès

Quel est pour vous le métier d’entraineur, votre vision sur ce métier ?

Pour moi c’est un métier à la fois d’enseignement et d’accompagnement dans la performance. Quel que soit le niveau de départ, on peut toujours avoir un objectif de compétition, que ce soit en club ou amateur voire plus. Je trouve que le métier d’entraineur doit être élargi à tous ces niveaux-là et pas juste au haut niveau.

Au Printemps de l’attelage, j’étais présente à double titre, à la fois en tant que compétitrice et également en tant que coach, entraineur-élève en formation. A ce titre, j’avais des élèves présents et que j’ai coaché tout au long de leur compétition. Cela allait d’une aide technique, simplement à l’installation, les papiers, la reconnaissance, d’une aide avec leurs chevaux, leur travail et l’accompagnement, et également au cours de la compétition avec des débriefings. C’est presque 24h/24.

 

Quel est votre projet après la formation ?

J’ai un projet d’ouverture d’une petite école d’attelage avec les poneys de mon élevage, et également pouvoir faire des cours à l’extérieur si j’en ai la demande.

Je m’orienterai plus vers une clientèle jeune et familiale, avec le souhait de développer l’attelage poneys en compétition. J’élève des poneys Haflinger et Welsh, mais je suis ouverte à toute race de poney. J’ai voulu passer, il y a 10 ans, un diplôme d’enseignement dans le domaine de l’attelage mais j’ai loupé l’occasion du BPJEPS attelage pour des raisons personnelles et professionnelles. J’allais m’orienter vers le BPJEPS équitation par dépit. Le DEJEPS attelage est arrivé au bon moment pour moi et correspond davantage à mon souhait de formateur.

 

 

 

Développer ses capacités d’enseignant

L’attelage est une discipline ludique et sportive qui peut venir en complément de la pratique d’une autre discipline : dressage, CSO, CCE…

Depuis 2014, l’IFCE est engagé dans un projet d’optimisation de l’apprentissage et de la performance du meneur en partenariat avec le Laboratoire Interdisciplinaire de recherche en Didactique, Éducation et Formation (LIRDEF).Les sites de formation de l’IFCE sont des lieux privilégiés pour mettre en œuvre cette innovation pédagogique et proposer ainsi des situations de transfert d’apprentissage variées.

Les enseignants, spécialisés ou non en attelage, peuvent profiter de formations professionnelles dédiées afin de développer leurs compétences en attelage pour proposer de nouvelles activités à leur clientèle.

Les formations sur des structures équestres extérieures sont possibles.

NB: Les formations attelage sont proposés sur les sites IFCE du Haras national du Pin, du Haras national d’Uzès et du Haras national de Rosières-aux-Salines.

Pour aller plus loin

DEJEPS perfectionnement sportif – support attelage- apprentissage LE PIN

Objectif :  devenir entraîneur en compétition en validant des aptitudes à la coordination d’activités et au perfectionnement sportif.

Diplôme d’état de niveau 5 permettant de professionnaliser votre démarche d’entraînement avec des cavaliers amateurs.

Public : Enseignants d’équitation et cavaliers avec résultats en compétition

Durée : 2 ans en apprentissage ( 1 semaine / mois à l’IFCE avec un cheval personnel)

Nombre de participants : 8 places par promotion

Sélections 2020 :

  • Les candidats doivent justifier des résultats en compétitions avec l’attestation DTN
  • test pédagogique (pour les non titulaires d’un BPJEPS ou BEES 1) et  sélections sur le site du Pin

Dates des VETP pédagogiques et sélections 2020: Jeudi 17 septembre 2020

 

Dossier de candidature 2020

DEJEPS perfectionnement sportif – support attelage- LE PIN

Objectif :  devenir entraîneur en compétition en validant des aptitudes à la coordination d’activités et au perfectionnement sportif.

Diplôme d’état de niveau 5 (anciennement niveau III) permettant de professionnaliser votre démarche d’entraînement avec des cavaliers amateurs.

Public : Enseignants d’équitation et cavaliers avec résultats en compétition

Durée : Formation sur 12 mois répartis par modules ( 2 à 3 journées). Un plan individuel de formation est proposé à l’entrée en formation.

Nombre de participants : 10 places par promotion

Tests exigences préalables (TEP) :

  • attestation DTN ( justificatif de résultat en compétitions )
  • TEP pédagogique  et sélection sur le site du Pin

Dates des TEP pédagogiques et sélections 2020 : Jeudi 17 septembre 2020

Dossier de candidature 2020

Devenir entraîneur en attelage : l’expérience de Carène en formation à Uzès

L’IFCE propose sur le site du Haras national d’Uzès depuis la rentrée 2019,  le support attelage du DEJEPS Perfectionnement sportif, Mention Sports équestres.

Ce cursus s’adresse aux enseignants-animateurs, dirigeants ou salariés, ainsi qu’aux compétiteurs en attelage de niveau amateur 2, qui souhaitent devenir entraîneurs.

La formation se déroule sur un an. Suite au positionnement des candidats réalisés lors de la sélection, l’IFCE propose des parcours individualisés.

NOUVEAU Pour la rentrée 2020, la formation DEJEPS support attelage sera proposée sur deux sites IFCE :

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver les informations directement sur le site ou nous contacter : formations@ifce.fr

DEJEPS - UZES DEJEPS - LE PIN

DEJEPS en cours avec visionnage de leur travail attelé – Copyright: K.Renard

Carène, élève DEJEPS au Haras d’Uzès présente son expérience et son projet d’installation

Carène CHAVASSE-FRETTE est actuellement en formation professionnelle DEJEPS au sein du Haras national d’Uzès. A l’occasion du Printemps de l’attelage qui se déroulait fin février- début mars sur le site du Haras, Carène nous explique son parcours professionnels et sportifs, ses expériences et ses objectifs tout en livrant ses premières impressions sur sa formation.

  • Quel est pour vous le métier d’entraineur, votre vision sur ce métier ?

Pour moi c’est un métier à la fois d’enseignement et d’accompagnement dans la performance. Quel que soit le niveau de départ, on peut toujours avoir un objectif de compétition, que ce soit en club ou amateur voire plus. Je trouve que le métier d’entraineur doit être élargi à tous ces niveaux-là et pas juste au haut niveau.

Au Printemps de l’attelage, j’étais présente à double titre, à la fois en tant que compétitrice et également en tant que coach, entraineur-élève en formation. A ce titre, j’avais des élèves présents, que j’ai coaché tout au long de leur compétition. Cela allait d’une aide technique, simplement à l’installation, les papiers, la reconnaissance, d’une aide avec leurs chevaux, leur travail et l’accompagnement, et également au cours de la compétition avec des débriefings. C’est presque 24h/24.

  • Votre expérience d’entraineur sur cette compétition ?

C’est très riche, d’un point de vue technique évidemment, mais aussi humain. On le vit ensemble, on vit les mêmes émotions, on a un peu le même trac que nos élèves, on a envie qu’ils fassent bien, on veut les aider. C’est aussi cette dimension-là qui m’attire dans le métier, car j’aime le contact humain.

  • Vous êtes en formation DEJEPS perfectionnement sportif, mention sports équestres, support attelage à l’IFCE – Haras national d’Uzès. Quel est votre projet après la formation ?

J’ai un projet d’ouverture d’une petite école d’attelage avec les poneys de mon élevage, et également pouvoir faire des cours à l’extérieur si j’en ai la demande.

Je m’orienterai plus vers une clientèle jeune et familiale, avec le souhait de développer l’attelage poneys en compétition. J’élève des poneys Haflinger et Welsh, mais je suis ouverte à toute race de poney. J’ai voulu passer, il y a 10 ans, un diplôme d’enseignement dans le domaine de l’attelage mais j’ai loupé l’occasion du BPJEPS attelage pour des raisons personnelles et professionnelles. J’allais m’orienter vers le BPJEPS équitation par dépit. Le DEJEPS attelage est arrivé au bon moment pour moi et correspond davantage à mon souhait de formateur.

  • Vous êtes compétitrice en attelage. Vos objectifs 2020-2021 ?

J’ai commencé l’an dernier les internationaux 2*. Cette année, la compétition est lancée. L’objectif de l’année, c’est le Championnat de France Amateur élite et pouvoir participer à un premier 3*. Il y a encore du boulot, mais c’est l’objectif de l’année avec mon poney.

 

 

 

 

 

Diversifier son enseignement par l’activité attelage

Objectif : Acquérir les compétences nécessaires à la mise en place d’un atelier « enseignement de l’attelage » sur sa structure

Public : Enseignants souhaitant diversifier leur activité

Durée : Formation complète : 16 jours (112 h)

Possibilité d’individualisation de la formation

 

 

Optimiser ses compétences d’enseignant en attelage

Objectif : Développer ses compétences (pédagogiques et/ou techniques) en rapport avec son activité d’enseignant dans la discipline de l’attelage

Public : Enseignants souhaitant se perfectionner dans son enseignement de l’attelage

Durée : 2 jours (14 heures dont 7h en distanciel)

 

Covid-19 et sélections pour les formations DEJEPS : quelles modifications ?

Les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la limitation de la propagation du coronavirus touchent toutes les activités de l’Institut français du cheval et de l’équitation, et notamment les sélections à l’entrée en formation DEJEPS.

Les activités de formation sont suspendues depuis le lundi 16 mars 2020 jusqu’à nouvel ordre. Les dates de sélection à l’entrée en formation DEJEPS sont pour le moment maintenues sur les 4 sites ( Saumur / Le Pin / Uzès / Rosières-aux-Salines). Néanmoins, si ces dates venaient à être modifiées en fonction de l’évolution de la situation, les candidats seraient avertis du report des tests.

Envoi des dossiers adapté

La situation sanitaire actuelle impacte le service de distribution des courriers. L’IFCE s’adapte à ces contraintes en assouplissant les délais d’envoi des dossiers de candidature. Ainsi, nous vous proposons un envoi simplifié dans un premier temps.

Pour tous les candidats qui souhaitent s’inscrire aux tests de sélection 2020 préalables à l’entrée en formation,  il est demandé :

  • d’envoyer au plus vite une version informatique (scan, photo) du dossier par mail sans pièces justificatives,
  • d’envoyer en parallèle, la version papier avec tous les documents par courrier.

Retour des dossiers et dates de sélection 2020

L’IFCE propose plusieurs « formules » sur ses 4 pôles de formations. Les différentes modalités permettent à chacun de trouver le format qui répond au mieux à ses objectifs et ses contraintes professionnelles (choix du support, rythme de l’alternance, niveau en compétition, ..)

Le site de Saumur propose deux formats de préparation au DEJEPS perfectionnement sportif pour les supports : Dressage, ou CSO, ou CCE, ou Hunter.

La date de retour des dossiers est reportée au mois de juin 2020.

Les sélections ( DEJEPS pro et la formation sport) se déroulent sur 2,5 jours. Elles seront organisées probablement fin juin – début juillet, sous réserve des instructions de nos instances

Contact : Nathalie GUERIN – nathalie.guerin@ifce.fr

DEJEPS formation sport :

Cette formation continue de 11 mois (d’octobre à juillet) sur le site de Saumur assure la préparation du diplôme en parallèle d’un programme d’entraînement sportif.

Il est indispensable pour cette formation d’avoir un voire deux chevaux de plus de 6 ans capables d’accéder aux compétitions de niveau amateur élite ou pro.

Fiche DEJEPS SPORT

DEJEPS pro Saumur :

Ce cursus s’adresse à des enseignants qui souhaitent évoluer dans leur métier et des cavaliers professionnels. Il est nécessaire de disposer d’un cheval personnel du niveau de l’examen. Cette formation se déroule sur 10 mois de septembre à juin en alternance. Cela correspond à : 2 modules de 6 semaines et un module de 3 semaines à l’IFCE, entrecoupés de deux périodes de stage en entreprise.

Fiche DEJEPS pro Saumur

Le site de Saumur propose deux formats de préparation au DEJEPS perfectionnement sportif pour les supports suivants: Dressage, ou CSO, ou CCE, ou Attelage.

NB :Tous les candidats doivent justifier des résultats en compétitions avec l’attestation DTN avant de candidater à l’entrée en formation.

Une session de sélection, comprenant le passage du test pédagogique (pour les non titulaires d’un BPJEPS ou BEES 1) est prévue pour la formation professionnelle comme la formation par la voie de l’apprentissage  :

  • Mercredi 24 juin 2020

Contact : Fabienne LEGEARD – fabienne.legeard@ifce.fr

DEJEPS apprentissage :

Cette voie s’adresse aux cavaliers amateurs et professionnels de moins de 30 ans, ayant un cheval personnel du niveau de l’examen, titulaires ou non d’un BPJEPS. Cette formation en apprentissage sur deux ans leurs offre la possibilité de prendre de l’expérience avant leur installation. Dans ce cadre, le rythme est généralement d’une semaine par mois à l’IFCE et les 3 autres semaines en entreprise.

Fiche DEJEPS apprentissage

Témoignage - Julien apprenti 2017-2019

DEJEPS pro Le Pin :

Cette formation sur 12 mois est répartie par modules de 2 à 3 jours. Un plan individuel de formation est proposé à l’entrée en formation. Elle s’adresse à des cavaliers professionnels expérimentés, qui peuvent justifier des résultats dispensant des tests techniques préalables à l’entrée en formation et de la modalité certificative de l’unité capitalisable 4 (UC 4: «être capable d’encadrer les sports équestres en sécurité»).

Fiche DEJEPS pro LE PIN

DEJEPS pro– support attelage

Le parcours sans allègement compte 81 jours en centre et 147 jours en entreprise. Cette formation s’adresse à des enseignants et/ou meneurs avec des résultats en compétition d’attelage souhaitant valoriser ou acquérir de nouvelles compétences et diversifier leurs activités.

Des sessions de sélection sont prévues à Uzès :

  • jeudi 2 juillet 2020
  • lundi 7 septembre 2020

Formation DEJEPS support Attelage -UZES

Contact : Andréa BERTOLINO – formations.sud@ifce.fr

Le site de Rosières proposera pour la rentrée 2020, sous réserve d’habilitation, la formation DEJEPS perfectionnement sportif pour les supports : Dressage et CSO. Cette formation est complémentaire du CS éducation et travail du jeune cheval de dressage pour accompagner la formation de cavalier -entraîneur spécialisé en dressage notamment.

Cette formation se déroule en alternance sur 7,5 mois de novembre 2020 à juillet 2021

Les sélections ( DEJEPS pro et la formation sport) se déroulent sur 2,5 jours. Elles sont prévues (sous réserve de modification en fonction de l’évolution de la situation) :

  • du 15 au 17 juin 2020

Formation DEJEPS-Rosières

Contact : Harmonie MACHERON – harmonie.macheron@ifce.fr

Rappel sur les exigences préalables techniques et pédagogiques requises pour l’entrée en formation

L’entrée en formation d’un candidat du diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialité « perfectionnement sportif », est conditionnée par la validation d’exigences préalables conformément aux arrêtés du 21/09/2018 (JORF n° 0230 du 05/10/2018 texte n°28).

  1.  Les TEP « techniques » DRESSAGE et CSO :

Les candidats qui ne sont pas dispensés des exigences préalables techniques devront systématiquement réaliser les 2 tests suivants (quel que soit le support choisi)

exceptionnellement en 2017, préparez le DEJEPS avec les chevaux de l' ESCE saumur

  • Test technique de dressage (Test A1 ) : présentation d’une reprise de dressage Amateur 3 Grand Prix (ou de niveau équivalent) sur un rectangle de 60x20m.
  • Test technique de CSO (Test A2) : parcours de CSO de niveau Amateur 2 (ou de niveau équivalent – Cotes : 1,05 m à 1.10 m ).

 

   2 . Le TEP « pédagogique » :

Le candidat doit conduire une séance de perfectionnement de travail sur le plat d’une durée de 20 minutes maxi dans le support de son choix. Cette séance se déroule avec 3 cavaliers de niveau de galop 5 ou plus, et est suivie d’un entretien de 10 minutes maxi.

Les dispenses des exigences préalables à l’entrée en formation.

Les dispenses peuvent porter sur tout ou partie des tests préalables à l’entrée en formation, des tests préalables à la mise en situation pédagogique ou de tout ou partie d’une modalité certificative d’une unité capitalisable (UC).

Vous pouvez vous reporter à la page 5 de l’Arrêté du 21 septembre 2018 pour connaître les équivalences (tableaux figurant dans les annexes III)

 

Contact

Si vous avez des questions sur les formations DEJEPS ou les dossiers de candidatures, n’hésitez pas à nous contacter :

Mail :formations(at)ifce.fr

Tél : 06 19 22 71 85

L’IFCE à Cheval Passion : métiers, formations et démonstrations

Cheval Passion : Du 15 au 19 janvier 2020, le grand rendez-vous équestre du Sud-Est à Avignon.

Comme les années précédentes, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) sera présent à Cheval Passion. Sur le stand, une équipe sera présente pour répondre à toutes vos questions sur les démarches SIRE, les formations… Durant l’événement, l’IFCE présentera ses nouvelles formations en attelage et sellerie et tiendra un espace formations-métiers avec son service équi-ressources.

Deux nouveaux cursus et des animations autour de l’attelage

Les formateurs et coordinateurs des formations attelage et sellerie d’Uzès présenteront les deux nouveaux cursus proposés par l’établissement sur le site du Haras national d’Uzès :

Avec une équipe qualifiée et une cavalerie adaptée, l’IFCE propose plusieurs formations mais également un accompagnement des professionnels dans le domaine de l’attelage. Pour valoriser ce savoir-faire auprès du public, formateurs et élèves seront mobilisés et réaliseront plusieurs actions autour du cheval attelé sur l’évènement. Les stagiaires de la formation CS Utilisation et Conduite d’Attelages de Chevaux proposeront la collecte d’une partie des déchets sur le salon. Aux guides des voitures d’attelage de tradition, ils assureront également le transport de visiteurs. Enfin, les attelages du Haras national d’Uzès participeront au gala des Crinières d’Or.

Un espace dédié aux métiers et formations de la filière équine avec équi-ressources

équi-ressources, le service emploi-formation de l’IFCE, met en place un espace d’accueil dans le HALL C. Les conseillers d’équi-ressources organisent des conférences ainsi que des rencontres avec les professionnels et les organismes de formation.

Les journées de jeudi et vendredi seront dédiées à l’accueil des scolaires.

Des animations permettront à chacun de:

  • découvrir les métiers de cheval
  • d’apprendre à rédiger son CV et sa lettre de motivation.

L’équipe de conseillers apportera également au public tous les renseignements sur les formations, les métiers, les reconversions possibles dans la filière équine.

 

Site internet équi-ressources Programme des conférences