Author: Anne Sophie Azzos

Les sportifs de haut niveau en formation DEJEPS

La promotion en cours du DEJEPS perfectionnement sportif, réservé aux sportifs de haut niveau, était présente à Saumur cette semaine. Ce dispositif mis en place par la Fédération française d’équitation (FFE) en partenariat avec l’IFCE, permet aux athlètes de passer le diplôme en bénéficiant d’un aménagement. C’est le cas cette année de Victor Levecque, cavalier de CCE.

 

promotion DEJEPS SHN

La promotion 2019-2020 encadrée par Arnaud Boiteau et Nicolas Sanson

Un dispositif réservés aux sportifs de haut niveau

Le DEJEPS perfectionnement sportif est un diplôme d’état de niveau 5. Il certifie des compétences dans le champ du perfectionnement et de l’entraînement sportif au niveau amateur dans une discipline. En équitation, ces disciplines peuvent concerner le CSO, le CCE, le dressage, le para-dressage, l’attelage, la voltige, l’équitation Western, le horse-ball et plein d’autres.

Prenant en compte les spécificités des sportifs de haut niveau, la FFE propose un dispositif de formation et de certification en partenariat avec l’IFCE. Pour cela, les sportifs de haut niveau souhaitant obtenir le DEJEPS Perfectionnement sportif bénéficie d’un aménagement prenant en compte leur carrière sportive. Un parcours individuel de formation est défini pour chaque élève. Celui-ci comprend deux périodes de formations à l’IFCE – Le Cadre noir de Saumur, un stage pratique, puis la certification finale sous forme d’examen.

Plusieurs cavaliers de haut niveau ont déjà bénéficié de ce dispositif, comme Kevin Staut, Pénéloppe Leprevost et Olivier Robert en saut d’obstacle ou encore Marc Brule en dressage. On compte également, dans les promotions en cours ou à venir, la cavalière de dressage Charlotte Salvignac, les meneuses Magalie Aillaud et Claire Lefort, ou encore les cavaliers de concours complet Thomas Carlile et Victor Levecque.

 

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Victor Levecque : « C’est une vraie chance »

« Ce format est super adapté pour nous, c’est une vraie chance. Cela nous laisse beaucoup de souplesse tout au long de l’année. Avec deux rassemblements, cela permet d’avoir des éclairages et des précisions sur l’examen final en début et fin de travail.

J’ai décidé de passer le DEJEPS car c’est tout simplement dans la logique des choses. Je me sens maintenant plus légitime. Plusieurs sessions ont été proposées, j’ai eu un peu plus de temps à y consacrer. Je me sentais plus prêt à le faire maintenant qu’en étant junior. Cela s’est fait normalement avec mon évolution sportive et mon âge.

Je pense que cela nous apprends un cadre légal qui est très important. Ici, on apprend vraiment beaucoup de choses, c’est super intéressant. Aujourd’hui l’enseignement est ma priorité en plus de mon sport. A plus ou moins long terme, je pense que c’est quelque chose qui le deviendra aussi. C’est très intéressant d’apprendre toute cette pédagogie. Finalement, on monte et on sait plein de choses, mais on a du mal à retranscrire. On a l’opportunité de le passer dans des conditions assez incroyables donc il faut en profiter ! »

 

Instruct’ifce : Former pour développer les compétences professionnelles

L’IFCE bénéficie d’équipes pédagogiques et d’infrastructures de haut niveau. Il offre aux professionnels de la filière équine des formations diplômantes ou qualifiantes dans tous les domaines. A la pointe des sciences humaines et équines, l’offre de formations prend en compte l’individualisation des parcours et l’optimisation de la mobilisation des financements de la voie professionnelle. L’IFCE s’engage à développer les compétences professionnelles dont la filière a besoin.

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Pentathlon moderne : les athlètes de retour à l’entraînement à l’IFCE

Depuis quelques années déjà, l’IFCE apporte son soutien à la Fédération française de pentathlon moderne en accueillant les sportifs de haut niveau. L’objectif : préparer l’épreuve d’équitation. L’écuyer Nicolas Sanson, Elodie Clouvel et Valentin Bélaud nous en disent plus sur ce soutien à l’occasion d’un récent entraînement.

 

Nicolas Sanson : un partage avec l’entraîneur et les athlètes

L’IFCE accompagne les athlètes de l’équipe de France de pentathlon moderne depuis maintenant plusieurs années. Un dispositif mis en place avant les Jeux olympiques de Rio de 2016. Ce soutien permet aux athlètes de venir s’entraîner régulièrement à Saumur et de monter des chevaux différents. Nicolas Sanson, écuyer du Cadre noir et Directeur adjoint des formations IFCE, encadre les entraînements. « Cela me permet de partager mon regard du point de vue de l’entraînement et de chaque athlète avec leur entraîneur régulier ». Cet entraînement est d’autant plus apprécié que les sportifs n’ont pas eu beaucoup de compétitions cette année compte tenu de la crise sanitaire.

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Elodie Clouvel : « C’est toute cette expertise en équitation que je viens chercher ici à Saumur »

Vice-championne olympique en 2016 à Rio, l’actuelle numéro une mondiale, Elodie Clouvel, bénéficie de ce soutien depuis maintenant près de dix ans. Ces entraînements encadrés par Nicolas Sanson lui permettent d’être plus performante en compétition sur l’épreuve de l’équitation. « Cet échange avec Nicolas est très important pour moi pour construire et améliorer toutes mes bases en équitation […] Il va être très à l’écoute et individualiser le travail que l’on fait à cheval pour que cela nous corresponde à nous. C’est un vrai travail et un vrai échange qui est essentiel pour moi aujourd’hui pour être performante ». Les athlètes s’entraînent avec la cavalerie de formation de l’IFCE. La diversité des chevaux qu’ils montent les rapproche des conditions de compétitions. En pentathlon moderne, les couples ne se forment que quelques minutes avant l’épreuve d’équitation !

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Valentin Bélaud : « Travailler ici au Cadre noir, c’est un vrai plus »

Double champion du monde, Valentin Bélaud vient travailler ici son expertise et sa finesse dans cette épreuve déterminante qu’est l’équitation en pentathlon. Pour lui, ce travail sur la durée est un plus qui lui permet de progresser au quotidien. « On est les seuls dans le monde à pouvoir travailler avec cette qualité là. Travailler au Cadre noir à l’IFCE, c’est un vrai plus ». Un réel avantage pour ce sportif de haut niveau. En effet, Valentin est déjà qualifié pour les Jeux olympiques de Tokyo, et garde aussi en vue Paris 2024 !

 

FEI Awards 2020 : votez Lambert Leclezio !

Chaque année, les FEI Awards récompensent les acteurs des sports équestres de haut niveau dans cinq catégories. Le voltigeur du Pôle France FFE basé à Saumur Lambert Leclezio est nommé dans la catégorie Longines FEI Rising star. A vos votes !

 

Lambert Leclezio à l'entraînement

(c) IFCE B. Lemaire

Les FEI Awards : Comment voter ?

Les FEI Awards récompensent chaque année les acteurs du sport de haut niveau dans cinq catégories :

  • Peden Bloodstock FEI Best Athlete
  • Cavalor FEI Best Groom
  • Longines FEI Rising Star
  • FEI Against All Odds
  • FEI Solidarity

Parmi les nommés de cette année 2020, on retrouve le jeune voltigeur du Pôle France FFE de voltige, basé à Saumur, Lambert Leclezio dans la catégorie Longines FEI Rising star. Cette catégorie récompense le meilleur jeune athlète pour son talent et son engagement sportif.

Pour voter,

  • rendez-vous sur FEI Awards (site en anglais).
  • sélectionnez votre favori dans chaque catégorie en cliquant sur « SELECT »
  • validez vos choix en bas de la page en cliquant sur « SUBMIT YOUR VOTES ».

Fin des votes le 22 novembre 2020. Les résultats seront dévoilés le 11 décembre prochain.

Je vote !

 

Qui est Lambert ?

Né en 1997, Lambert Leclezio vient de l’Ile Maurice où il a débuté l’équitation classique. Il a découvert la voltige lors d’un stage d’initiation. Pratiquant un peu la gymnastique en parallèle, ses qualités le mèneront vers cette discipline équestre qu’il pratiquera en compétition.

Côté palmarès, Lambert a réalisé son rêve d’enfant. Il détient aujourd’hui deux titres de Champion du monde : le premier en 2016 décroché au Mans, le second à Tryon en 2018 associé à Poivre Vert. C’est d’ailleurs après son premier titre qu’il changera de nationalité pour courir sous les couleurs françaises. Ce changement lui permettra d’intégrer le Pôle France FFE de voltige basé à Saumur, où Lambert s’entraîne quotidiennement.

Ecouter le podcast I am an equestrian - Lambert Leclezio

 

Le soutien de l’IFCE au Pôle France FFE de voltige

Parmi ses missions, l’IFCE apporte son soutien à la politique du sport de haut niveau de la fédération française d’équitation (FFE). Dans ce cadre, elle accueille notamment le Pôle France FFE de voltige. Le pôle bénéficie des installations du site de Saumur, de chevaux appartenant à l’IFCE ou en contrat avec la fédération et entretenus par l’IFCE. Les voltigeurs participent aux matinales du Cadre noir qui constituent une mise en situation appréciée par l’entraîneur national. Une soigneuse est mise à disposition à 100% auprès du pôle. C’est grâce à ce dispositif que l’IFCE a acquis Estado*IFCE, mis à disposition de Lambert.

Aqua-Inov et l’IFCE, partenaires pour l’outil Cavalev de Céline Gerny

La société Aqua-Inov et l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) ont signé ce mois d’octobre un partenariat. Celui-ci permet la mise à disposition d’un dispositif de lève cavalier, le Cavalev, en réponse aux besoins de Céline Gerny. Un outil indispensable dans le cadre de l’entraînement de la cavalière de para-dressage, qui a intégré l’IFCE cette année pour son projet sportif. 

 

Qu’est-ce-que le Cavalev ?

Le Cavalev, développé par la Société Aqua-Inov, est un lève-cavalier qui permet le transfert d’une personne à mobilité réduite, du fauteuil au cheval sans aucun effort pour la personne aidante et en toute sécurité pour le cavalier. Le lève-cavalier offre la possibilité au cavalier de se prendre en charge lui même.

Le Cavalev peut se fixer sur un van, sur un mur ou même sur un arbre. Le lève-cavalier a pour but de rendre accessible la pratique de l’équitation, l’équithérapie, l’hippothérapie et l’équinothérapie au plus grand nombre.

C’est notamment avec ce produit phare que Aqua-Inov s’inscrit comme le leader du transfert dans le monde de l’équitation et l’équithérapie. 

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Un outil nécessaire pour l’entrainement de Céline

Céline a intégré l’IFCE cette année, dans le cadre de son projet sportif « Médaille à Paris 2024 » et la mission de soutien à la politique fédérale en matière de sport de haut niveau. Son entraînement induit de nombreux déplacements sur le site et transferts, notamment à cheval. Cela induit des sollicitations physiques et la mobilisation plusieurs personnes pour aider à la mise à cheval. Le lève cavalier Cavalev permet à Céline de se mettre à cheval en quasi-autonomie (toujours accompagnée par son entraineur). Cet outil complète donc les moyens mis en oeuvre pour son entrainement.

 

L’avis de Céline Gerny

« Le Cavalev permet de faciliter ma mise à cheval sur le site de l’IFCE. Dans un souci de prévention des troubles musculo-squelettiques de ses salariés, l’IFCE s’est investi à mes côtés pour trouver une solution pour faciliter la tâche des personnes qui se mobilisent pour me permettre de monter à cheval. Ces derniers le faisait à la force des bras en me portant pour le moment. Le Cavalev leur permettra de s’économiser musculairement tout en continuant à m’apporter leur aide et soutien.

De mon côté, ce système m’assure de la sécurité dans cette manœuvre délicate qu’est ma mise à cheval.
A l’usage, nous nous sommes même rendu compte que l’utilisation du Cavalev permet une mise à cheval plus douce pour le dos des chevaux ».

Les étoiles de Pau : retour sur le seul CCI 5*-L en France

Du 21 au 25 octobre 2020 avaient lieu les étoiles de Pau, seul concours complet de niveau cinq étoiles en France. Ce concours, qui rassemble concours complet et attelage, affichait comme à son habitude une épreuve à la hauteur des attentes. Retour dans cet article sur la participation d’Arnaud Boiteau et la belle performance d’Alexis Goury.

 

(c) Benoit Lemaire / IFCE

Le seul concours complet cinq étoiles en France, au niveau attendu

C’est une épreuve à la hauteur du niveau annoncé, avec un plateau exceptionnel puisque les meilleurs cavaliers mondiaux sont présents. L’écuyer du Cadre noir Arnaud Boiteau était à nouveau présent cette année avec Quoriano*IFCE.
Après le dressage, Arnaud livrait ses impressions plutôt positive sur une épreuve d’ordinaire pas facile avec ce cheval. « Il est très difficile à monter, à cause de son fonctionnement, de son mental. On ne cesse de le dire de concours en concours, il évolue plutôt bien avec l’âge. Aujourd’hui il l’a confirmé, j’avais un cheval relativement disponible ».
Le ressenti est bon. Les notes sont pourtant sévères avec un écart de point conséquent entre deux juges. « Je suis satisfait, mais un peu déçu d’un écart de notes objectivement assez important ». En effet, deux juges affichent presque dix points d’écart sur le pourcentage final. « On sait tous que ce sont des écarts qu’on paye généralement à fin », poursuit l’écuyer du Cadre noir.

Au sujet du cross, les premières impressions montrent une épreuve semblant plus simple que les années précédentes, sans cependant se révéler facile. Les combinaisons sont moins nombreuses, mais dérobantes. « On le sait, Pierre Michelet est très fort pour créer des difficultés où l’on est pas sûr qu’il y en ait une ». Et ce fût le cas, puisque peu de cavaliers ont trouvé la solution. Malheureusement, Arnaud sera contraint à l’abandon sur un obstacle redouté sur ce parcours palois.

La belle performance d’Alexis Goury

C’était la dernière compétition avant le départ d’Alexis Goury dans ses nouvelles installations. L’ancien cavalier du Pôle France FFE jeunes de concours complet, élève à l’IFCE en formation initiale, quitte en effet cette fin octobre le site de Saumur et la pépinière d’entreprise (lire son interview) à l’issue du CCI 5*-L. Il réalise avec Trompe l’Oeil d’Emery un très beau concours, du dressage au saut d’obstacle.
A l’issue du cross, Alexis n’a pas tari d’éloge sur son cheval : « Il a un coeur incroyable, une qualité de galop et une façon de s’auto gérer tout au long du parcours. J’ai l’impression qu’il ne se fatigue pas. Il est toujours hyper lucide dans tout ce qu’il fait. Je suis vraiment ravi de ce parcours ».
Comme en 2018, le couple termine 7e cette année, parmi quelques-uns des meilleurs cavaliers mondiaux présents ce week-end.

 

Retrouvez les interviews en vidéo sur :

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Lire aussi : l'argent par équipe au championnat du monde d'attelage à un cheval

 

Les étoiles de Pau : l’argent par équipe au championnat du monde d’attelage à un cheval

Du 21 au 25 octobre 2020 avaient lieu les étoiles de Pau, seul concours complet de niveau cinq étoiles en France. Ce concours qui rassemble concours complet et attelage accueillait le Championnat du monde d’attelage à un cheval. Retour dans cet article sur la participation de Fabrice Martin, formateur IFCE, sélectionné en équipe de France.

 

(c) Benoit Lemaire / IFCE

La médaille d’argent au Championnat du monde d’attelage à un cheval

Pau a accueilli cette année le Championnat du monde en parallèle du concours complet. Le meneur et formateur attelage de l’IFCE Fabrice Martin, associé à Lanzaro*IFCE, était sélectionné en équipe de France avec Marion Vignaud et Jean-Michel Olive. Au classement final, l’équipe de France décroche la médaille d’argent par équipe. L’attelage a ouvert le bal de cette semaine de compétition avec le dressage dès mercredi. Une épreuve qui sourit généralement à Fabrice Martin et Lanzaro*IFCE. Malheureusement, le grand écran en coin de carrière a effrayé le cheval, victime d’une mauvaise expérience l’an dernier à ce même endroit. Les notes s’en ressentent, c’est une contre performance. Le couple est cependant en milieu de classement, et plus que motivé pour la suite. Vendredi, le marathon se déroule sans embuche, sans faute, tout comme la maniabilité du dimanche avec aucune balle à terre, la meilleure performance française.

 

Les réactions de Fabrice Martin

« Une bonne impression en général même si on a une grosse déception sur le résultat du dressage. On sait, et les juges aussi, que Lanzaro pouvait faire une très belle reprise de dressage. Les circonstances en ont décidé autrement. Le cheval a bien répondu au marathon, il a tenu jusqu’au bout. Il manque un peu d’élasticité. La maniabilité était technique, le temps serré. On est sans faute malgré tout, avec un peu de temps dépassé. Sur la globalité, on a amené les points qu’il fallait à l’équipe, on est médaille d’argent, c’est très bien. 

Pas de vacances pour le moment ! On a besoin de continuer une petite gymnastique. Au vu du stress qu’il a présenté, je vais tenter un travail en paire avec mon cheval en personnel pour essayer de l’apaiser et d’avoir un copain à côté de lui . Ils s’entendent très bien car ils sont voisins de box. J’ai de bons espoirs à ce sujet là au moins sur son comportement psychologique. Il y a de l’élasticité à obtenir sur son physique, mais on y travaille. On a besoin d’avoir plus de réponse sur le côté psychologique. On va s’y mettre et on sera prêt pour dans deux ans ! »

 

Un écuyer du Cadre noir groom d’attelage

Il n’y avait pas qu’une veste rouge Haras nationaux dans cette compétition. Signe d’une expertise reconnue, l’écuyer du Cadre noir de Saumur et entraineur des attelages IFCE Sébastien Goyenheix, était groom de la meneuse française Marion Vignaud lors de la maniabilité. Une présence qui n’est pas anodine, puisque Sébastien entraîne Marion à sa demande à titre privé. Une belle reconnaissance et un bon travail puisque la meneuse était proche de décrocher les deux médailles d’or. Ce sera finalement une très elle 4e place, avec le meilleur dressage de la compétition.

 

Retrouvez les interviews en vidéo sur :

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Lire aussi : retour sur le CCI 5*-L

 

Eden des Muzes*IFCE et Didier Dhennin, au départ du Mondial du Lion 2020

Didier Dhennin sera présent au Mondial du Lion 2020, le Championnat du monde des jeunes chevaux de concours complet. L’écuyer du Cadre noir y montera Eden des Muzes*IFCE, une jument de six ans, avec toujours cette envie de gagner qui anime le compétiteur. Il nous raconte son parcours, celui de la jument, et son sentiment à l’approche de l’évenement.

 

eden des muzes

Eden des Muzes*IFCE à l’entraînement (c) Alain Laurioux

« Comment est arrivée Eden des Muzes à l’IFCE ?

– La jument a été acquise dans le cadre de la commission d’achat de l’IFCE. Elle est donc arrivée ici à l’âge de 3 ans. C’est une jument qui est très grande et qui a beaucoup de masse. La question qui se posait alors pour la discipline du concours complet était de garder son intégrité physique sur des gros niveaux. Eden a depuis vraiment progressé dans son physique. Aujourd’hui, ce n’est physiquement plus la même.

 

– Quel parcours as-tu eu avec Eden pour l’amener à ce niveau ?

– Eden a été débourrée et débutée en compétition par mes soins. Avec son gabarit, je ne faisais pas trop le malin dessus, même si elle est très gentille ! Elle a tourné en cycle classique concours complet à 4 ans en 2018. Elle sera 3e du Championnat cycle classique 4 ans CCE à Pompadour. Cette année-là, c’est Eglantine  du Pouler, qui évolue maintenant sous la selle de Thomas Bouquet, qui gagne les 4 ans. A 5 ans, Eden a tourné en complet et a également fait les classiques en hunter. Elle est à nouveau classée au Championnat cycle classique CCE 5 ans à Pompadour.

 

– Pourquoi l’avoir mené sur deux disciplines différentes ?

– Je suis en charge de la section jeunes chevaux pour la 2e année de formation initiale, et donc des jeunes chevaux qui sont confiés aux élèves. Le cursus comprend des sorties en compétition. J’ai eu l’idée de mettre mes chevaux sur le même circuit, et d’y aller donc en tant que coach et cavalier. J’ai donc mis les deux chevaux de mon piquet sur le circuit hunter, qui est plutôt formateur. Eden a d’ailleurs été qualifiée en 2019 pour la finale nationale en hunter (5e du Championnat Style JC 5 ans à Fontainebleau). C’est une discipline pour laquelle j’ai beaucoup d’affinité. Je trouve que c’est une bonne école pour les jeunes chevaux, pour nous en complet, et pour les élèves aussi. Courir ces deux disciplines en parallèle les fait sortir un peu plus à l’extérieur en ne prenant pas plus sur leur physique.

 

– La saison 2020 a été particulière. Comment s’est-elle déroulée pour la jument et toi ?

– Je ne l’ai pas beaucoup sorti en compétition. J’ai dû la sortir trois fois sur la première partie de la saison. Sur la deuxième partie, j’ai demandé à Matthieu Vanlandeghem s’il pouvait s’en occuper et la monter à Vernoil, car j’étais absent à ce moment et le concours était en vue. Cela a permis d’éviter que je ne reprenne trop vite la jument à à peine une semaine du concours. Matthieu l’a classée 4e de l’épreuve. Cette année, elle n’a pas fait une sortie sans classement.

 

– Le Mondial, cette saison, tu y pensais ?

– On en plaisantait avec ma soigneuse. Mais je suis compétiteur, et ces épreuves restent toujours dans un coin de ma tête. J’ai fait du haut niveau pendant longtemps, j’ai eu des gros piquets de chevaux. Même si maintenant je m’en détache de plus en plus de par mon âge et d’autres fonctions (notamment chef de piste). Quand on est compétiteur, on le reste. Sur une compétition, dans ma tête, je pars pour gagner, même si le cheval a été amené pour de la formation ou qu’il n’est pas assez prêt pour performer. Quelque part, je me disais au fond de ma tête que ce serait super de refaire le Mondial, mais ils n’en prennent que trois dans les 6 ans.
En allant à Pompadour, l’idée était un peu plus présente. J’y allais pour éventuellement viser le Lion après. Avec Thomas Carlile qui ne monte finalement que ses 7 ans, bonne pioche pour nous !

 

– Pour un cavalier de haut niveau, comment perçois-tu ce nouveau Mondial dans ta carrière ?

– D’après ce que les gens disent, j’ai une carrière sportive assez fournie. Je relativise par rapport à cela, mais ce serait un bon point final. J’ai gagné le Mondial en 2002 avec Ismène du Temple. Arrêter la compétition de « haut niveau » en gardant un ou deux chevaux comme ceux-là avec des objectifs importants, et en gagnant au Lion, ce ne serait pas donné à beaucoup de cavalier de pouvoir le faire. Même si je ne gagne pas, j’aurais quand même fait le Mondial en espérant faire le mieux possible, et ce ne sera dans tous les cas que du bonus.

 

– Que t’a apporté le haut niveau en tant que formateur ?

– Pour ma carrière, c’est important, notamment en tant qu’enseignant et chef de piste. Je me dis qu’à mon âge, si j’en suis là et que je suis encore capable d’amener un 6 ans au Lion, je pense être assez juste dans ce que je fais et ce que je transmets à mes élèves. Cela me rassure dans mes idées et mes convictions sur le travail des chevaux et celui des élèves.

Je suis quelqu’un de plutôt pratique et instinctif, avec une équitation au départ autodidacte et qui reste assez instinctive. J’écoute beaucoup les chevaux, j’ai appris à le faire, et j’essaye aujourd’hui d’inculquer cela à mes élèves. Je ne trouve pas toujours les mots pour expliquer les choses, mais ce que j’essaye de faire ressentir aux élèves me semble juste. Quand on est capable de faire les choses, les transmettre derrière aux élèves, c’est pour moi plus facile. Je trouve cela plus rassurant d’avoir la jonction entre compétiteur et entraîneur.

 

Didier Dhennin et Ismène du Temple (c) Alain Laurioux

– Dans ta carrière sportive, quel événement t’a le plus marqué ?

– Je peux citer deux choses. La première, c’est l’année où j’ai gagné la finale des 4, 5 et 6 ans en 2004. Pour l’anecdote, j’ai discuté avec Thomas Carlile, qui a récemment réussi la même chose. Il m’a raconté que cela l’avait marqué et qu’il était justement dans les tribunes en 2004. C’est le genre de truc qui te marque aussi.
La deuxième, c’est l’annonce de la sélection pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008 (Hong Kong pour l’équitation. Il sera 6e).

Après, ce sont les rencontres, tant avec les chevaux qu’avec des propriétaires, des choses qui sont très belles. Au niveau professionnel, je n’ai que du positif. Je n’ai pas un jour depuis que j’ai commencé à travailler chez mes parents où je me suis demandé ce que j’allais faire le lendemain. J’ai un suivi et un prolongement de carrière qui est pour moi hors norme. Je souhaite à beaucoup de gens d’avoir une carrière professionnelle aussi remplie et pleine de joie. Je vis pour cela et mon métier, et je l’adore.

Tout ce que j’ai fait et la plupart des grosses échéances, je l’ai fait avec des chevaux privés car l’établissement m’en donnait la possibilité. De terminer sur une épreuve comme celle-ci, d’en être capable et d’avoir la possibilité d’y amener un cheval de l’Etat, c’est top. Ce serait pour un moi un juste retour à mon employeur ».

Céline Gerny, athlète de para-dressage, intègre l’IFCE

Cavalière de l’équipe de France de para-dressage, Céline Gerny s’entraîne au centre d’expertise de para-dressage de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), en lien avec la Fédération française d’équitation (FFE). Son organisation évolue puisqu’elle intègre l’établissement pour réaliser son projet de médaille à Paris en 2024.

 

Céline Gerny cavalière de para-dressage

Céline Gerny et Vol de nuit de Brève*IFCE (c) IFCE AAzzos

Un soutien au para-dressage depuis déjà plusieurs années

Céline Gerny bénéficie du soutien de l’IFCE depuis quelques temps déjà. L’établissement collabore en effet depuis de plusieurs années avec la FFE pour l’accompagnement de sportifs à haut potentiel dans la discipline du para-dressage. « En 2004, nous étions déjà ici en préparation pour les jeux d’Athènes, sous forme de stage auprès de Jean-Franck Girard. Je connais donc les lieux depuis longtemps », explique Céline.

A partir de 2017, Sébastien Goyenheix, écuyer du Cadre noir, l’accompagne avec son cheval personnel. Pour assurer ensuite sa remonte, Nadèje Bourdon, également écuyer du Cadre noir, lui propose deux chevaux : Belle de jour*IFCE, qui est ciblée dans le projet de para-dressage, et Vol de nuit de Brève*IFCE. Cette dernière s’étant blessée, la cavalière a commencé à travailler avec Rhapsodie*IFCE, avec qui une relation privilégiée s’est installée.

 

Un projet : « Médaille à Paris 2024 »

Céline Gerny a un projet : celui de décrocher une médaille aux jeux paralympiques de Paris en 2024. La cavalière de para-dressage a obtenu en janvier dernier une mise à disposition au sein de l’IFCE. Elle intègre donc à temps plein l’établissement pour s’investir pleinement dans son projet sportif. Elle bénéficie ainsi des différentes ressources présentes sur le site pour la préparation des sportifs de haut niveau. Cela concerne notamment la préparation technique, physique et mentale. « Je travaille également auprès de la section recherche pour l’accompagnement scientifique de la performance », nous rapporte Céline.
Les chevaux bénéficient également un suivi quotidien par les équipes, avec la clinique vétérinaire et les soigneurs. « On a ici une synergie entre tous les corps de métiers qui est très enrichissante ».

 

Le para-dressage à l’IFCE

Depuis de longues années, les écuyers du Cadre noir sont impliqués en tant qu’entraîneurs et préparateurs de chevaux. Ces derniers appartiennent le plus souvent l’établissement. La collaboration se poursuit puisque la mission de soutien à la politique fédérale en matière de sport de haut niveau est inscrite dans son contrat d’objectif et de performance (COP) actuel.
Ainsi, l’établissement accueille des cavaliers détectés par la FFE et orientés vers l’IFCE pour les accompagner de manière individuelle vers le haut niveau.
Ainsi, les athlètes bénéficient d’un encadrement spécifique avec :

  • des entraineurs dédiés : Sébastien Goyenheix, coordonateur, et Nadèje Bourdon, tous deux écuyers du Cadre noir ;
  • un soigneur attitré, Geoffray Podsiedlik ;
  • un accompagnement pour la préparation physique et mental
  • un suivi sur le plan médical sur le plan sportif
  • un appui du staff fédéral de voltige sur le site, avec Davy Delaire et Bambad Memarian, impliqués auprès de Céline.

Plusieurs chevaux de l’IFCE sont dédiés au para-dressage. Ils sont entrainés et suivis par les écuyers pour la discipline avant d’être mis à disposition des cavaliers. Aujourd’hui, la qualité des chevaux ainsi que tous les soins qui leur sont apportés quotidiennement par les soigneurs et les vétérinaires contribuent pleinement à la réussite de ces projets sportifs.

 

Pour suivre l’actualité de Céline, rendez-vous sur sa page Facebook.

Actes de cruauté sur des équidés : les recommandations de la Gendarmerie nationale

Depuis le début de l’année, la Gendarmerie a ouvert un certain nombre d’enquêtes à la suite de dépôts de plainte de propriétaires d’équidés dont les animaux ont été victimes d’actes de cruauté pouvant aller jusqu’à entraîner leur mort. A ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée quant aux mobiles ou à l’identité des auteurs

Première mise en ligne le 20 aout 2020. Dernière mise à jour le 3 novembre 2020 à 17h.

Ce constat amène les services de la Gendarmerie nationale à formuler plusieurs recommandations à l’intention des détenteurs d’équidés afin de faire avancer les investigations et de mettre un terme à ce phénomène.

Recommandations :

  • Effectuez une surveillance quotidienne des chevaux aux prés ;
  • Évitez de laisser un licol quand l’animal est au pré ;
  • Si vous en avez la possibilité, la pose de petite caméra de chasse peut être envisagée ;
  • Signalez aux unités de gendarmerie en appelant le 17, tout comportement suspect à proximité des pâtures (stationnement de véhicules ou présence inhabituelle d’individus) ;
  • Si vous êtes concernés par les faits décrits, appelez le 17 également, ne procédez à aucune modification des lieux, portez plainte le plus rapidement possible.

Ceci est une communication de la Gendarmerie Nationale

Auto-évaluation et sécurisation du lieu de détention

Afin de vous aider à évaluer le risque de votre lieu de détention, la gendarmerie propose un outil d’auto-diagnostic et de bonnes pratiques téléchargeables ci-dessous :

Je consulte l'outil d'auto-diagnostic

 

Des référents suretés sont également disponibles dans votre département afin de vous accompagner dans votre démarche de sécurisation du site, n’hésitez pas à contacter le référent de votre département : https://www.referentsurete.fr/

Informations utiles

Retrouvez également dans Equipedia, l’encyclopédie en ligne une fiche d’information sur les dispositifs anti-intrusion :

Je consulte la fiche sur les dispositifs anti-intrusion

 

Bilan du 28/10/20
Depuis le début de l’année, la gendarmerie a constaté 446 faits d’actes de cruauté ou de décès d’équidés :
– 80 sont formellement d’origine humaine.
– 74 font l’objet d’investigations complémentaires ou demeurent douteux.
– 292 sont écartés du phénomène en raison de causes naturelles.
La gendarmerie ne peut pas communiquer sur les enquêtes mais assure qu’elle reste fortement mobilisée sur ce phénomène tant au niveau des actions de prévention que sur le volet investigations.