Author: Anne Sophie Azzos

Actes de cruauté sur des équidés : les recommandations de la Gendarmerie nationale

Depuis le début de l’année, la Gendarmerie a ouvert plus d’une dizaine d’enquêtes à la suite de dépôts de plainte de propriétaires d’équidés dont les animaux ont été victimes d’actes de cruauté pouvant aller jusqu’à entraîner leur mort. A ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée quant aux mobiles ou à l’identité des auteurs

Première mise en ligne le 20 aout 2020. Dernière mise à jour le 11 septembre 2020 à 09h.

Depuis le début de l’année, la gendarmerie a ouvert plus d’une dizaine d’enquêtes à la suite de dépôts de plainte de propriétaires d’équidés dont les animaux ont été victimes d’actes de cruauté pouvant aller jusqu’à entraîner leur mort. A ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée quant aux mobiles ou à l’identité des auteurs.

 

Ce constat amène les services de la Gendarmerie nationale à formuler plusieurs recommandations à l’intention des propriétaires de chevaux afin de faire avancer les investigations et de mettre un terme à ce phénomène.

 

Recommandations :

 

  • Effectuez une surveillance quotidienne des chevaux aux prés ;
  • Évitez de laisser un licol quand l’animal est au pré ;
  • Si vous en avez la possibilité, la pose de petite caméra de chasse peut être envisagée ;
  • Signalez aux unités de gendarmerie en appelant le 17, tout comportement suspect à proximité des pâtures (stationnement de véhicules ou présence inhabituelle d’individus) ;
  • Si vous êtes concernés par les faits décrits, appelez le 17 également, ne procédez à aucune modification des lieux, portez plainte le plus rapidement possible.

Ceci est une communication de la Gendarmerie Nationale

Fumigation des véhicules hippomobiles : témoignage d’un référent patrimoine IFCE

Les véhicules hippomobiles stationnés à Vers-Pont-du-Gard (30) ont bénéficié d’un chantier de fumigation. Celui-ci rentre dans le cadre d’un programme d’actions engagé depuis 2017. Philippe Roche, référent patrimoine à l’IFCE, nous parle de cette opération d’envergure.

 

Philippe Roche, référent patrimoine de l’IFCE, lors du tournage de ViaOccitanie

– « Un chantier de fumigation des voitures hippomobiles a eu lieu du 16 au 21 juin 2020. Comment cette opération s’est-elle décidée ?

– Depuis le début du stockage des voitures, en provenance des sites Haras nationaux, à Vers-Pont-du-Gard en 2017, nous nous sommes aperçu que certaines voitures étaient infestées par des insectes xylophages. On pouvait voir d’importantes concentrations de sciure dans les voitures et à proximité. Afin de préserver ce patrimoine hippomobile, nous avons décidé d’étudier la faisabilité du traitement des insectes.

– Peux-tu rappeler l’historique de cette démarche inédite ?

– Dans un premier temps nous avons eu contact, sous les conseils de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) avec un biologiste, Fabien Fohrer, du CICRP (Centre Interdisciplinaire de Conservation et Restauration du Patrimoine). En juillet 2019, il effectue un diagnostic sanitaire entomologique sur la collection des 101 voitures hippomobiles présentes à Vers-Pont-du-Gard. Le diagnostic tombe : un peu moins de la moitié des véhicules présentent des traces probantes d’activités d’insectes xylophages. La désinsectisation de l’ensemble des voitures doit être envisagée.

Dans un second temps, nous avons fait appel à un prestataire spécialisé (entreprise ATH- Agro Techmo Hygiène) afin d’envisager le traitement possible, le plus pertinent et le coût d’une telle opération. Cette entreprise réalise le traitement d’objets patrimoniaux, d’œuvres d’arts, de bâtiments : musée d’Orsay, Château Grimaldi, Château d’Avignon, Fort Brégançon…

Le traitement adapté au traitement des voitures était la fumigation, c’est-à-dire le gazage de toute la collection. Les voitures (et les harnais) ont été placées dans une bulle hermétique de 1500 m3 !

 

Les véhicules placés sous bulle hermétique (c) IFCE

– Sur ce chantier de fumigation, quelles ont été les étapes préalables de préparation préconisées par le prestataire ?

– Les voitures étaient identifiées par puce électronique. Nous les avons contrôlées une à une.Nous avons également identifié tous les timons des voitures, ainsi que toutes les pièces annexes.Une telle opération a évité la perte des petites pièces et nous a facilité le rangement avec le chantier.

Ensuite, grâce au renfort de nos collègues référents patrimoine, la semaine du 8 juin, nous avons sorti chaque voiture du hangar pour les nettoyer. Gros boulot ! Il a fallu manœuvrer une à une les voitures, les nettoyer, les aspirer, les souffler, afin que la pénétration du gaz durant la fumigation soit optimale.

 

 

 

– Comment s’est déroulé le chantier ?

– La semaine du 15 juin, le début du travail a été de sortir toutes les voitures, soit 101 voitures à manipuler à quatre en une matinée. Nous avons commencé suffisamment tôt le matin pour pourvoir sortir le maximum de voitures et que les personnes de la société ATH puissent avoir de l’espace pour déployer leur bâche dans le hangar pour l’étanchéité du sol. Un vrai travail d’équipe ! Nous avions au préalable étendu des moquettes pour éviter la perforation des bâches lors de la manipulation des voitures. Ces moquettes ont été récupérées sur différents sites.

Ensuite, nous avons repositionné les voitures dans le hangar, avec pour priorité l’optimisation de la place pour que les effets de la fumigation sous la bulle soient optimaux. Lorsque nous avons ressorti les voitures après la fumigation, nous les avons remises dans le hangar par famille, avec des couloirs entre chaque rangée. Cela permettra de pouvoir contrôler et surveiller l’évolution de ces voitures par la suite.

Enfin, nous avons cousu 1000 m linéaire de tissu afin de protéger les voitures de l’humidité, tout en les laissant respirer. Coudre une telle quantité de tissu n’est pas une mince affaire ! Pour cela, avec mon apprentie sellier, nous avons assemblé le tissu à la machine à coudre durant trois jours. Un atelier de couture hors norme a été mis en place dans le paillé.

– Le traitement des insectes se fait-il à l’instant T ? Pourrait-on envisager un système de surveillance pour la suite ?

– Selon Monsieur Libourel, conservateur en chef honoraire du patrimoine, cette opération que nous avons conduite sur des voitures hippomobiles ne s’était jamais faite à l’échelle nationale. Nous avons donc été précurseurs dans le domaine.

Il y a des moyens de détection des insectes avec des capteurs pour les piéger et les identifier. Ceux-ci utilisent soit de la lumière, soit des phéromones pour veiller à ce que la population d’insectes n’augmente pas.

Mettre en place des moyens de détection pourrait être une deuxième phase du projet dans le cadre de la conservation des voitures. Il faudrait investir dans ces moyens de contrôle. La simple constatation de vermoulure au sol ne suffit pas, lorsqu’elle apparaît, il est déjà trop tard. Ce sera le seul moyen de se débarrasser de ces nuisibles qui infestent les voitures, pour certaines, depuis 150 ans !

– Des suites après cette opération ?

– Ce travail est le fruit de réflexions engagées depuis une dizaine d’année avec les référents patrimoines Haras nationaux de l’IFCE. Le projet attelage national porté par l’établissement a accéléré ce travail. Ce chantier est une première, il a permis de modéliser un procédé de préparation et de traitement. Cette première étape pourrait être le point de départ d’un travail à étendre vers les autres sites détenteurs de voitures hippomobiles Haras nationaux, travail que nous sommes en mesure d’accompagner ».

 

Revoir le reportage de ViaOccitanie avec Philippe Roche

 

Valoriser le patrimoine équestre français

Valoriser le patrimoine équestre est l’un des objectifs de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE). Héritier d’un patrimoine équestre unique, l’IFCE cultive et transmet, pour les générations futures, des savoirs et des savoir-faire d’exception. L’attelage et la sellerie sont perpétués sous la marque Haras nationaux. Le patrimoine matériel et immatériel de l’IFCE relatif à l’attelage fait l’objet d’un programme d’actions engagé depuis 2017. Ce traitement par fumigation marque une étape importante dans la préservation de ce patrimoine des Haras nationaux que détient l’IFCE.

En savoir plus sur cette mission

La compétition équestre de retour à Verrie

La compétition équestre a repris ses droits du 26 au 29 juin 2020 sur le site de Verrie. Après le confinement causé par la pandémie de Covid-19, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a été sollicité par la filière équine pour organiser rapidement deux concours sur ce site incontournable pour le concours complet. Ce retour à la compétition est un succès, dans le respect des gestes barrières.

 

Une organisation en soutien à la filière équine

Le confinement déclaré suite à la pandémie de Covid-19 a fortement impacté la filière équine et les sports équestres. La saison de compétition, pourtant bien lancée, a été stoppé net. Sur son site de Verrie, incontournable pour la discipline, l’IFCE a organisé deux concours complets fin juin : des épreuves du circuit jeunes chevaux de la Société hippique française (SHF) du vendredi au dimanche, ainsi que deux épreuves Pro 2 et Pro 3 à la demande de la Fédération fédération d’équitation (FFE). Carton plein sur ces quatre jours avec respectivement 252 et 166 engagés sur ces deux concours.

 

Matthieu Vanlandeghem se classe 3e de la Pro 3 Groupe B (c) IFCE / B. Lemaire

Une reprise attendue du côté des cavaliers

Pour certains, ces concours sonnaient le retour à la compétition, attendu après une pause forcée de deux mois.
Au classement, les cavaliers locaux réalisent de belles performances, à l’image de Joséphine Héteau. La jeune cavalière du Pôle France FFE jeunes de concours complet prend la 3e place de l’épreuve Pro 3 Groupe A avec le cheval qui lui est confié par l’IFCE Vidoc de Loume*IFCE.
Dans cette épreuve dédoublée, l’écuyer du Cadre noir Matthieu Van Landeghem place Nemesis Pompadour AA*IFCE à la 2e place du Groupe B. Il poursuit ainsi sa bonne reprise après une 7e place au Lion d’Angers avec cette même jument.

 

La saison sportive se poursuit jusqu’au plus haut niveau. Le prochain rendez-vous est déjà pris à Jardy mi-juillet. Deux couples de l’établissement, les écuyers du Cadre noir, le Lieutenant-Colonel Thibaut Vallette et Arnaud Boiteau, prendrons le départ du CCI 4* S.

Le confinement de Céline et Chiara, cavalières de para-dressage

Tout comme les sportifs des Pôles France de la Fédération française d’équitation (FFE) à Saumur, les cavalières du centre d’expertise de para-dressage ont regagné leur domicile respectif. Durant ce confinement, chacun s’organise différemment. Céline et Chiara, cavalières de para-dressage, ont adapté leur préparation et leur entrainement, toujours en lien avec la FFE.

 

Chiara échange régulièrement avec Sébastien Goyenheix, son entraineur à l’IFCE

« Comment vivez-vous cette période singulière ?

Céline Gerny : Ici tout va bien, j’ai la chance de ne pas avoir de proche atteint par le Covid et ma petite famille se porte bien. Nous vivons à la campagne donc cette situation est moins contraignante pour nous que pour des personnes vivant en ville. Je suis confinée chez moi dans les Ardennes donc je n’ai pas de contacts avec mes chevaux de compétition et donc je ne monte pas à cheval. Ce manque est palier par la présence de mes chevaux en retraite à la maison à qui je peux faire des soins tous les jours et cette relation avec eux est très importante pour moi.

Chiara Zenati : Je vis cette période un peu particulière confinée avec mes parents à Drancy, et dans mes rêves à cheval ! En effet, à cause du confinement, je ne monte plus à cheval.

 

– Quel est l’impact de ce confinement sur votre programme annuel ?

CG : l’impact du confinement et de cette période hors du commun sur mon programme est énorme car beaucoup de compétitions ont déjà été annulées et les Jeux sont reportés. Tout mon programme de préparation pour cet objectif a été revu. Il me faudra m’y préparer sur deux saisons au lieu d’une, ce qui est éprouvant psychologiquement. Mais tout compte fait j’en suis contente quelque part, car je vais pouvoir affiner ma relation avec Rhapsodie*IFCE. Notre couple sera bien plus fort l’année prochaine car nous aurons eu plus de temps pour apprendre à nous connaître.

CZ : mon calendrier sportif était bien chargé jusqu’à la rentrée de septembre. Nous avions prévu quatre concours internationaux, deux masterclass, et bien sûr les entraînements avec Swing Royal*IFCE à l’IFCE.

Céline Gerny suit un programme sur mesure adapté par son coach sportif

– Comment avez-vous réorganisé votre programme sportif ?

CG : je suis en contact avec toutes les personnes ressource de mon projet sportif. Ma coach Nadèje Bourdon me tient informée du travail des chevaux à l’IFCE. Elle s’assure de la continuité de leur entraînement ainsi que de leur suivi vétérinaire. Tout est maintenu comme c’était initialement prévu au cas d’un retour à la normale qui nous permettrait de pouvoir nous rentre en compétition. Mon préparateur physique m’a concocté un programme sur mesure, en lien avec ce qui était déjà mis en place sur ma programmation annuelle mais adapté à cette situation de confinement et surtout au fait que je ne monte pas du tout à cheval. Ma préparatrice mentale également m’accompagne et m’oriente sur du travail en visualisation de mes séances à cheval et de mes reprises.

En préparation physique, je travaille le gainage, le renforcement de mon dos, abdos et bras. Je fais également des séances en proprioception sur ballon et au sol. Je travaille en visualisation et je me permets des sorties en handbike et tout ça 6 jours sur 7 pour garder la forme.

CZ : Je suis toujours en lien avec mon entraîneur, Sébastien Goyenheix. Nous échangeons sur le quotidien pendant cette période. Je prends également des nouvelles de Swing. J’échange également avec le soigneur de Swing et un coach sportif. Pour la préparation physique, je fais des exercices tous les jours à la maison. Je fais un point en visioconférence une fois par semaine avec mon coach sportif : renforcement musculaire pour le dos (important quand on est cavalier), des abdos etc.

 

– Avez-vous instauré une petite routine au quotidien ?

CG : Ce qui est sûr c’est que je n’ai pas le sentiment que cette période est une perte de temps. Je renforce mon corps et après ma grossesse j’avais besoin de ce temps de remise en forme.

CZ : J’aimerai continuer à pratiquer les exercices physiques que nous avons mis en place au quotidien.

 

– Un petit conseil « loisirs » pour cette période de confinement ?

CG : Entre Eloïse et ma préparation physique je n’ai pas beaucoup de temps pour regarder la télé ou lire… mais je pourrais conseiller la Casa de papel. J’avais regardé les autres saisons et j’ai dévorer la toute dernière en un rien de temps !

Et un grand conseil : cuisiner ! Des produits sains pour continuer à bien manger pendant le confinement et limiter les grignotages.

CZ : Mon conseil pour une série : Teen wolf, un film : n’importe quel De Funès. Un livre: « lettres à Nour » de Rachid Benzine. Et enfin une musique : « let’s do it again » de J Boog».

 

A lire également : le confinement des jeunes du Pôle France FFE de CCE

Le confinement des jeunes du Pôle France FFE de concours complet

Les sportifs des Pôles France de la FFE* à l’IFCE – Le Cadre noir de Saumur n’ont pas échappé au confinement annoncé il y a plus d’un mois maintenant. De retour à leur domicile respectif, chacun s’organise différemment, comme Joséphine et Nolann, les deux cavaliers du Pôle France FFE jeunes de concours complet.

 

Nolann et Viktor de Diane*IFCE

«  Comment vivez-vous cette période singulière ?

Joséphine Héteau : Pour ma part, je vis assez bien cette période de confinement. Je suis rentrée chez moi à Questembert, ville située dans le Morbihan en Bretagne, avec mes trois chevaux. Je suis confinée dans la structure équestre familiale. Cela me permet de bénéficier de conditions assez exceptionnelles. J’habite sur place avec ma mère et mon frère. Je peux continuer de voir et de travailler mes chevaux tous les jours dans des installations adaptées.

Malgré cette période difficile je suis quand même heureuse de me retrouver avec ma famille. J’aide ma mère sur la structure. Cela me permet de parfaire mes connaissances sur la gestion, l’organisation… Et voir pour le futur une association possible.

Nolann Le Cointe : Je vis cette période difficile en famille. J’ai la chance que personne de ma famille ne soit touché. Mon père est professionnel du métier, j’ai donc la chance de pouvoir continuer de monter à cheval tous les jours.

 

– Quel est l’impact de ce confinement sur votre programme annuel ?

JH : Ce confinement impacte beaucoup notre saison de concours ! En effet, les événements sont tous annulés ou reportés sans précision de date. Il a également un impact sur ma formation DEJEPS Sport. Nous n’avons pas encore d’information concernant les suites de la formation, ni sur les dates de passage des examens.

NC : Effectivement ce confinement impact notre saison sportive avec l’annulation de la plupart des événements. Nous allons aménager un nouveau programme pour la fin de saison avec notre entraîneur Philippe Mull dès notre retour à l’IFCE – Le Cadre noir de Saumur.

 

– Comment avez-vous réorganisé votre programme sportif ?

Joséphine en compétition (c) Mélanie Guillamot

JH : Je travaille mes chevaux tous les jours sauf le dimanche, afin d’être prêt lors d’une éventuelle reprise. Le travail est quand même un peu moins soutenu mais reste varié. Mes chevaux profitent en parallèle tous les jours des paddocks en herbe ! Je travaille mes chevaux sur le plat et à l’obstacle afin d’améliorer quelques points et les garder surtout en conditions physiques, et fait également des sorties trotting dans la propriété pour le moral de tout le monde et pour garder une certaine endurance.

Je suis toujours en lien avec Philippe Mull afin de se tenir au courant du travail de mes chevaux et de la santé de tout le monde, et lui transfère également des vidéos de mes séances régulièrement. De plus, tous les deux jours, nous avons avec Nolann des cours de sport en visioconférence avec notre professeur de sport afin de garder la forme physique.

 

NC : Nous sommes toujours en contact avec notre entraineur pour le travail des chevaux. Le travail des chevaux est essentiellement un entretien pour être prêt à redémarrer la saison des que cela sera possible.

Nous avons le lundi, mardi, jeudi et samedi des cours de sport en visioconférence avec notre préparateur physique pour garder la forme physiquement.

 

– Avez-vous instauré une petite routine au quotidien ?

JH : Je n’ai pas instauré de nouvelle routine. Cependant, depuis que je suis arrivée aux écuries, le travail est quand même plus soutenu. Il y a environ 70 chevaux et poneys à entretenir et à surveiller. Travaux d’écuries, soins, sorties au paddock et travail des chevaux et poneys de club ou de propriétaires font partie aussi de mes missions durant ce confinement. Les jours se ressemblent quand même et le temps commence à être long. Ne plus pouvoir sortir librement, ne plus voir mes amis me manquent…

NC : Ma routine du confinement est assez simple. La matinée est dédiée au travail de mes chevaux et l’après-midi au travail de mes dossiers car je passe le diplôme du BPJEPS ainsi que mes cours de sport.

 

– Un petit conseil « loisirs » pour cette période de confinement ?

JH : Je préfère passer mon temps libre à regarder des films ou séries. Je conseille les séries Netflix comme Riverdale par exemple ! Cependant si j’avais le temps, je me remettrais à lire car je trouve ça très reposant. J’aime aussi faire la cuisine et surtout les desserts comme les cookies, le crumble… C’est bon pour le moral alors je conseille aussi !

NC : Une série que je regarde en ce moment c’est la dernière saison de la Casa del papel ».

 

* FFE : Fédération française d’équitation

A l’IFCE, les sportifs de haut niveau s’adaptent pendant la pandémie

Suite aux décisions du Gouvernement pour faire face à la pandémie de Covid-19, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a adapté ses activités. Si la sortie et le travail des chevaux restent indispensables, les sportifs de haut niveau s’organisent également pour rester en forme. Aussi, le travail s’adapte autour de ces priorités.

 

(c) Mélanie Guillamot

Malgré le confinement, l’entraînement continue

Les athlètes, dont ceux des Pôles France FFE et du centre d’expertise à Saumur, s’organisent face à cette situation avec des entraînements adaptés pour la période de confinement.

Le Pôle France FFE de concours complet Senior est non permanent sur le site. Les cavaliers s’entraînent dans leurs propres structures, comme certains le montre sur leurs réseaux sociaux. Les cavaliers présents sur le site de Saumur bénéficient d’une dérogation pour venir sortir leurs chevaux avec toutes les précautions qui s’imposent.

Les sportifs du Pôle France FFE jeunes de concours complet ont été renvoyés chez eux avec leurs chevaux personnels avant le confinement. Leurs parents sont des professionnels et gèrent des structures équestres. Ainsi, ils continuent de travailler leurs chevaux avec leurs parents, et sont en contact étroit avec l’entraîneur du pôle (écuyer du Cadre noir). Ce dernier gère également le travail des chevaux IFCE confiés aux jeunes, restés à Saumur. Le préparateur physique habituel leur a préparé un programme spécifique, avec des vidéos, dont certaines suivies en direct. De même, certaines séances à cheval sont filmées et envoyées à l’entraineur qui peut ainsi, à distance, débriefer avec les athlètes.

Tout le Pôle France FFE de voltige est confiné. Chacun dispose d’un programme de préparation physique personnalisé, mis en place par l’entraîneur national. Seul un athlète est confiné dans son centre équestre, ceux qui lui permet de continuer les entraînements à cheval. L’entraineur national travaille en visioconférence avec lui.

Pour le centre d’expertise de para-dressage, les deux cavalières s’entraînent d’ordinaire à l’IFCE, en lien avec la FFE. Elles sont confinées chez elles et ont chacune un programme de préparation physique adapté. Leurs chevaux sont travaillés à Saumur par leurs écuyers / entraîneurs de para-dressage.

 

Des adaptations nécessaires

A Saumur, l’IFCE dispose de l’outil de son partenaire Equivisio. Ainsi, les sportifs peuvent disposer d’un entraînement par visioconférence, à la demande des entraîneurs ou des cavaliers sur site.

Au Pin, les cavaliers, meneurs et soigneurs s’organisent en alternance pour sortir les chevaux. Deux équipes se relaient sur la semaine pour éviter qu’un trop grand nombre de personnes ne fréquente le site simultanément.

 

*Fédération française d’équitation

COVID-19 : L’IFCE fait don de masques

Les initiatives de dons de protections se multiplient en France face à la pandémie de COVID-19. L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) s’est mobilisé avec des dons de masques type FFP2 en provenance de plusieurs sites, distribués lors de l’épidémie de grippe H1N1. Un geste qui suscite de nombreux remerciements.

 

(c) IFCE / K. Renard

Des stocks existants suite à la grippe H1N1

La dernière crise sanitaire remonte à 2009, avec la pandémie de Grippe H1N1. Durant cet épisode, les sites avaient été équipés en masques FFP2, les plus recherchés actuellement. Ces stocks, jugés conséquents à l’époque, sont aujourd’hui une aubaine face à la pénurie de masques qui se présente. Les appels aux dons se multiplient et tous les sites se mobilisent pour retrouver ces protections stockés dans nos bâtiments, au sec, à l’abri de la lumière et jugés utilisables par des professionnels de santé. Quelques stocks ont été gardés pour protéger les agents d’astreinte assurant les soins aux chevaux.

 

Tous les sites mobilisés

A Saumur, 18 000 masques ont été donnés à l’hôpital de Saumur et à l’Agence Régionale de Santé.

A Uzès, l’équipe a fait don de 3000 masques à la mairie d’Uzès suite à un appel pour doter les professionnels de santé locaux et les services de secours (pompiers, gendarmes, policiers …).

Au Pin, les 300 masques stockés ont été donnés à la pharmacie de Nonant le Pin. Un recensement a été fait des identificateurs et contrôleurs de ce qui leur reste en gel et gants pour pouvoir les distribuer. A Amiens, le stock est donné à l’hôpital.

A Pompadour, pas de consigne officielle, mais le site a fait don d’un stock de 300 masques à la pharmacie de Pompadour. La pharmacienne se dit ravie de pouvoir disposer de ces protections qu’elle souhaite distribuer à la population locale, celle-ci n’étant pas équipée. Un geste de solidarité remercié par les salariés de l’officine.

A Rosières, très sensible à la situation, un agent a demandé une dérogation pour pouvoir retrouver les 1200 masques et 150 combinaisons stockés dans le grenier de la Maison du Cheval. Ce stock a été donné à l’épouse d’un agent, infirmière au service des urgences du CHRU de Nancy. Les masques, testés et jugés fiables par les professionnels du service malgré la date de péremption, sont distribués aux personnels hospitaliers et utilisés lors du retour à leur domicile pour une meilleure protection familiale.

En Nouvelle-Aquitaine, une cinquantaine de masques stockés au haras national de Villeneuve sur Lot ont été remis au cabinet d’infirmiers de Villeneuve sur Lot la semaine dernière. Les 80 masques stockés au haras national de Gelos ont été apportés au cabinet d’infirmiers de Nay mardi.

Dans l’Ouest, juste avant le confinement, 90 masques aux médecins, groupes médicaux et pharmacies du Lion d’Angers par le site. En Bretagne, ce sont dix boites soit 300 masques qui ont été donnés à huit pharmacies, un médecin généraliste, une infirmière libérale, principalement sur Hennebont.

Dans la délégation territoriale Auvergne Rhônes-Alpes, grâce à la réactivité d’un agent, 180 masques, 500 couvre-chaussons et 200 bouteilles de 75 ml de gel ont déjà pu être transmis par l’intermédiaire de sa fille, infirmière dans un cabinet médical, ainsi qu’à l’hôpital d’Aurillac proche de la pénurie.

La mobilisation se fait également sur les anciens sites de l’IFCE. A Cluny, site géré depuis quelques années par le GIP Equivallée Haras national de Cluny, un agent s’est souvenu de l’existence d’un stock de masques au Haras. Celui-ci a été distribué au CHU de Macon et à l’hôpital de Cluny.

 

Avec ces dons, l’IFCE apporte sa contribution à l’effort collectif dans ce temps de crise sanitaire où la solidarité est de mise.

 

Printemps de l’attelage : le bilan de Diane Delmas

Rendez-vous incontournable des meneurs, le Printemps de l’attelage 2020 s’est tenu au Haras national d’Uzès du 28 février au 8 mars 2020. Formatrice IFCE à Rosières aux Salines, Diane Delmas y participait avec quatre chevaux. Elle revient sur cette compétition et ce que cela lui apporte en tant qu’enseignante.

 

Quatre chevaux, deux catégories différentes

Diane Delmas » : « Je suis descendue avec quatre chevaux : ma paire habituelle, « les noirauds », Cellakerna et Curiantha, deux KWPN de 12 ans, avec lesquels je tourne en Amateur Elite Paire; et deux jeunes arabo-boulonnais de 4 ans, Gamin du bois godet et Gauguin Dumare Deter. Ils ont été débourrés à l’attelage en décembre dernier, c’était leur première sortie en compétition, sur le circuit SHF.

 

Double casquette enseignante et compétitrice

« Le premier week-end, j’avais engagé les deux jeunes chevaux dans les épreuves SHF : Gamin qu’en Qualification 1 et Gauguin en Formation 1. Tous les deux obtiennent une première prime. Lundi j’avais les noirauds en Préparatoire paire. Cette épreuve m’a permis d’affiner les réglages de fin de travail d’hiver, et de rouler une maniabilité en entraînement, en vue du week-end suivant. Les chevaux se sont très bien comportés.

Mardi et mercredi, j’ai pu coacher des élèves sur place. En tant que formatrice attelage, j’accompagne des compétiteurs amateurs. Nous définissons ensemble un projet sportif. Cette formation « optimiser sa performance sportive en attelage » est totalement personnalisée afin d’accompagner les compétiteurs vers l’atteinte de leur objectif. Je suis individuellement donc mes stagiaires à l’entraînement, mais également en concours quand j’y participe.

Jeudi, nous avions engagés les quatre chevaux, toujours formation 1, qualification 1 et préparatoire paire. Les jeunes chevaux réitèrent leur performance puisqu’ils obtiennent à nouveau une première prime chacun. Quant aux noirauds, ils répètent la reprise pour le lendemain.

Vendredi, dressage de l’Amateur élite paire, le travail hivernal porte ses fruits puisque nous gagnons ce premier test. Samedi, un marathon roulant pour un début de saison, nous finissions deuxième du test et conservons la première place. Dimanche, maniabilité, une balle de trop me fait perdre notre première place et nous finissons deuxième. Cela me donne une ligne de conduite pour les prochains pour mieux aborder mon épreuve de maniabilité.

 

Un bilan positif

Cette semaine nous permet de débuter la saison de concours sur de bon terrains. Cet événement est un réel lieu de rendez-vous pour l’attelage sportif, pour tous les niveaux. Merci à Fabrice Martin pour le suivi de notre attelage tout le long de l’hiver.

En tant que formatrice, cela me permet une remise en question continue. La compétition nous pousse à être meilleur. Sur cet événement, il y a des épreuves niveau du club aux pros, il est donc facile de suivre nos élèves en parallèle. De plus c’est aussi l’occasion d’échanger avec d’autres professionnels de la filière ».

Avec l’épidémie de coronavirus, Diane applique les consignes de l’établissement. Elle reste mobilisée aux écuries du site de Rosières aux Salines pour s’occuper des chevaux de formations et de compétition. Le confinement l’oblige à adapter le travail de ses chevaux pour les garder en condition physique … et moral !

Thibaut Vallette sur le podium du Grand national FFE de Saumur

C’est une première étape de Grand national FFE de concours complet quelque peu humide qui s’est terminée ce dimanche. Grâce à l’efficacité de l’équipe organisatrice, les épreuves ont pu se dérouler dans des conditions optimales. Côté classement, Thibaut Vallette réalise un beau début de saison avec une 3e place dans l’épreuve Pro élite, remportée par son co-équipier Nicolas Touzaint.

 

Des équipes mobilisées face à la pluie

Thibaut Vallette (c) IFCE J. Diligent

La pluie qui s’est abattue depuis plusieurs jours a rendu difficiles les épreuves de jeudi et vendredi. Fort heureusement, l’IFCE, par la qualité de ses infrastructures, la réactivité et l’expertise de ses équipes a su réagir rapidement et efficacement pour assurer le bon déroulement des épreuves. Le dressage a ainsi été déplacé sur la carrière des Taillis et des aménagements ont été apportés pour le cross des amateurs. Le site de Verrie montre une nouvelle fois toutes ses qualités, reconnues par les professionnels de la discipline.

Michel Asseray, Directeur technique national adjoint en charge du concours complet : « L’organisation a su réagir vite pour faire face aux conditions météo. Grâce notamment aux équipes techniques, le dressage a pu se dérouler sur une piste de qualité. Verrie est un terrain exceptionnel et n’a pas souffert de la pluie pour le cross. Nous sommes très satisfaits du déroulement de toutes les épreuves ».

Cette satisfaction est partagée par Nathalie Mull, Directrice de la performance sportive de l’IFCE, qui salue la mobilisation et l’efficacité des équipes techniques et des bénévoles.

Côté cavaliers, Nicolas Touzaint, qui réalise le doublé Pro élite – Pro 1, affirme avec le sourire : « Ce week-end, il n’y a qu’ici qu’on peut faire du concours ! ».

 

Bonne première étape pour les écuyers

L’heure de la reprise de la compétition a sonné pour les meilleurs cavaliers français. Cette étape du Grand national FFE de concours complet était la première revue d’effectifs en vue des Jeux Olympiques de Tokyo pour l’entraîneur national Thierry Touzaint.

Dès le dressage, le Lieutenant-colonel Thibaut Vallette offre une belle prestation sur les difficiles enchaînements de la nouvelle reprise qui sera proposée aux Jeux olympiques de Tokyo cet été . Avec Qing du Briot*IFCE, il prend la tête du classement provisoire avec 22.9 points. Bon début de compétition également pour son collègue Arnaud Boiteau, associé à Quoriano*IFCE, 7e à l’issue du dressage avec 28.3 points. Les deux écuyers sortiront respectivement avec 5.2 points (une barre et du temps dépassé) et 0.8 points (temps dépassé) après le saut d’obstacles et prennent les 2e et 3e places au classement derrière Thomas Carlile.

Le cross a quelque peu chamboulé le classement. Pénalisés de 4.4 point pour dépassement de temps, Thomas Carlile et Thibaut Vallette descendent d’une marche et terminent respectivement 2e et 3e. Au final, c’est le co-équipier de Thibaut Vallette, Nicolas Touzaint, qui s’impose avec Absolut Gold*HDC. L’écurie qu’ils forment avec Joséphine Héteau, Le Cadre noir de Saumur – Royal Horse, remporte cette première étape du circuit Grand national FFE. Arnaud Boiteau se classe quant à lui 5e.

Du côté de la Pro 1, remportée également par Nicolas Touzaint, l’écuyer Thomas Bouquet se classe 10e avec Altesse de l’Ormeau.

 

Résultats complets

 

Crédit photo podium (c) FFE / PSV