Author: Anne Sophie Azzos

CDIO de Saumur : 2019 sur de bonnes notes

C’est par une victoire belge que s’est clôturé le concours de dressage international de Saumur organisé par l’IFCE. Isabel Cool a devancé le français Arnaud Serre de quelques centièmes. Côté IFCE, pas de marseillaise pour nos écuyers du Cadre noir de Saumur mais de belles prestations de Pauline Van Landeghem et du Capitaine Guillaume Lundy, illustrant toujours leurs missions et les valeurs de l’équitation de tradition française.
 

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(c) Mélanie Guillamot 2019

Le sport de haut niveau comme vitrine

Deux écuyers étaient engagés durant ce concours international à domicile : Pauline Van Landeghem et le Capitaine Guillaume Lundy.
Prix de la régularité pour Pauline qui termine 4 x 2e ses deux chevaux du week-end. La jeune Dakota de Hus est restée « un peu dans sa coquille » sur ce concours. Elle doit encore s’habituer à l’ambiance des compétitions. Quant à Sertorius de Rima Z, il démontre une nouvelle fois toute l’énergie dont il dispose.
Guillaume Lundy et Tempo*ENE-HN forme un duo depuis peu et poursuivent ensemble leur progression. Pour ce premier 3*, ils réalisent un très bon Grand Prix Spécial terminent à la 6e place dans cette épreuve le dimanche. Si quelques points sont encore perfectibles, Guillaume Lundy est enthousiaste pour la suite et travaille déjà sur ces pistes d’amélioration.

En coulisses, les cavaliers saluent l’organisation et les conditions agréables qui leur ont été offertes.

 

Les résultats en bref

Malgré une météo capricieuse le samedi et des températures dignes de l’automne, le public a pu admirer d’excellentes prestations durant quatre journées de sport de haut niveau. Le soleil a tout de même fait son apparition pour le CDI 3* dimanche. Pas de marseillaise malgré les belles reprises d’Arnaud Serre, 2e de l’épreuve avec Ultrablue de Massa, et Charlotte Salvignac. Au final, c’est la cavalière belge Isabel Cool qui s’empare de la victoire en selle sur Aranco V. Le Capitaine Guillaume Lundy prend la 6e place avec Tempo ENE*HN pour le premier 3* du couple. De bonne augure pour la suite !
La Coupe des Nations CDIOJ et CDIOY se sont poursuivies le dimanche, en musique, avec les épreuves Freestyle. L’Allemagne et les Pays-Bas font à nouveau raisonner leurs hymnes nationaux avec Zoé Kuintjes et Myrthe Wedda (NER), respectivement 1er et 2e du CDIOY devant l’allemande Julia Rohmann. Sans rancune, le classement est inverse pour le CDIOJ avec deux allemandes aux deux premières places, Laura Stuhldreier et Tabea Schroer, puis la néérlandaise Sanne Van Der Pols.

Côté tricolore, Capucine Noël prend la 5e place du CDIOY avec une note de 73%. Sarah Lopez termine la compétition à la 2e place de l’épreuve Freestyle du CDIJ.
Durant ce concours, on notera également le doublé de Beatriz Ferrer-Salat. La cavalière espagnole s’impose en CDI 3*, dans le Grand Prix de vendredi et le Grand Prix Freestyle de samedi.

Les résultats détaillés disponibles sur World Sport Timing.

CDIO de Saumur : deux premiers jours qui donnent le ton

Les dresseurs français et étrangers se sont donnés rendez-vous à Saumur sur le site de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE). La compétition a débuté jeudi avec de très belles prestations mettant en lumière la discipline du dressage. Pour ses trois premières épreuves, la locale de l’étape, l’écuyer du Cadre noir de Saumur Pauline Van landeghem, monte trois fois sur le podium.
 

(c) Mélanie Guillamot 2019

(c) Mélanie Guillamot 2019

Le Cadre noir sur le podium

Jeudi, la néerlandaise Marlies Van Baalen donne le ton en remportant l’épreuve CDI 2* Intermédiaire A Medium Tour devant la locale de l’étape, Pauline Van landeghem et son cheval de 9 ans, Sertorius de Rima Z. Pauline réitère sa prestation le vendredi avec ce même cheval, mais également avec son autre jeune monture, Dakota de Hus, dans le CDI Young Horse. Une belle illustration donc de l’expertise de l’IFCE, et plus particulièrement des écuyers du Cadre noir qui forment et entraînent les chevaux afin d’assurer les différentes missions de l’établissement.

Le Prix Saint Georges du CDI 2* de jeudi est remporté par Jos Hogendoorn (NED). Helen Dutton (GBR) est 2e suivie de Beatriz Ferrer-Salat.

Côté 3*, on retrouve à nouveau Beatriz Ferrer-Salat (ESP) qui s’impose avec Delagado dans le Grand Prix de ce jour suivie par le britannique Gareth Hughes. Marlies Van Baalen monte à nouveau sur le podium avec une 3e place. Le premier français, Arnaud Serre, est 5e.

 

Du côté des Coupes des nations

L’épreuve par équipe du CDIO Junior est remportée par l’Allemagne devant les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Chez les jeunes, toujours pour la coupe des nations par équipe, les Pays-Bas s’imposent devant l’Allemagne. La France monte sur la 3e marche.
Du côté des poneys vendredi matin, épreuve par équipe toujours, le tiercé retrouve l’Allemagne en tête, puis les Pays-Bas suivis de la Grande-Bretagne.

 

Les épreuves se poursuivent ce week-end avec, en temps fort, le CDI 3* grand prix freestyle à  16h45 samedi et le CDI 3*  grand prix spécial dimanche à 14h45.

 

Du dressage de haut niveau à Saumur

Dans le cadre de ses missions d’accompagnement de l’équitation sportive de haut niveau, l’IFCE apporte son expertise et son savoir-faire dans l’organisation d’événements et particulièrement de compétitions de haut niveau. Le site de Saumur offre des conditions optimales pour les chevaux et cavaliers, des atouts et une expertise reconnus par la Fédération équestre Internationale (FEI) qui attribue ce concours international 3* et cette étape Coupe des Nations pour les plus jeunes dresseurs.

 

Résultats détaillés et horaires de samedi disponibles sur le site World Sport Timing

Crédits Photos : © Mélanie Guillamot 2019

Céline Gerny, de retour sous l’oeil expert de l’écuyer Nadèje Bourdon

Céline Gerny, athlète de para-dressage, a récemment fait son retour à l’entraînement. Rapidement, elle retrouve sa jument de compétition, ainsi que Nadèje Bourdon, écuyer du Cadre noir de Saumur, qui forme les chevaux, entraîne et accompagne Céline sur ses échéances.
Un accompagnement possible grâce à la mission de soutien au sport de haut niveau de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE).

 

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Nadèje Bourdon accompagne Céline, de l’entraînement aux compétitions

La compétition en ligne de mire
Céline fait, depuis quelques jours, son retour à l’entraînement à Saumur avec Vol de nuit de Brève*ENE-HN, propriété de l’IFCE. Avec cette même jument, elle s’est rendue mi-avril au Lion d’Angers pour une mise en situation durant le concours de dressage organisé au Parc départemental de l’Isle Briand. Cette opportunité lui a permis de retrouver les sensations de la compétition. Une première sortie positive et encourageante avec un premier bilan et des conseils du jury pour poursuivre l’entraînement. L’objectif de cette année : les championnats d’Europe à Rotterdam en août 2019. « Le timing est serré, mais Céline est expérimentée et connaît bien la jument. Nous n’aurions pas fixé cet objectif avec un quelqu’un de moins expérimenté », nous rapporte Nadèje. Céline et Vol de nuit devront donc suivre trois compétitions pour espérer décrocher leur billet pour ces championnats.

 

L’expertise de Nadèje Bourdon, écuyer du Cadre noir de Saumur
Responsable des entraînements de Céline (au même titre que Sébastien Goyenheix, écuyer du Cadre noir de Saumur), Nadèje forme les chevaux qui seront confiés, de manière à ce qu’ils puissent être calme et réceptifs aux instructions de la cavalière de para-dressage. Elle veille ainsi à la bonne préparation du couple, les accompagne sur les échéances et détend les chevaux quelques minutes avant la compétition. D’un calme olympien, Vol de nuit a d’ailleurs séduit le jury lors de la prestation du couple au Lion d’Angers, une preuve s’il en est de la qualité du dressage de la jument sélectionnée pour le para-dressage.

 

Le centre d’expertise de para-dressage à Saumur
Les écuyers du Cadre noir de Saumur sont historiquement impliqués dans le para-dressage. Ils dressent et entraînent les chevaux qui sont ensuite confiés aux cavaliers des équipes de France de para-dressage fléchés par la Fédération. Lors des Jeux équestre mondiaux de Tryon en 2018, Swing Royal, appartenant à l’IFCE, terminait 6ème.

 

La Direction de la performance sportive de l’IFCE tient à remercier l’équipe du Parc départemental de l’Isle Briand pour cette initiative et l’accueil fait à Céline et Nadèje.
Suivez Céline Gerny sur sa page Facebook !

 

Mise à jour : Céline a participé au CPEDI 3* de Waregem fin avril. Pour son retour en compétition, elle réalise la meilleure performance tricolore, franchit le cap des 68% requis et intègre ainsi le Groupe 1 de para-dressage. 

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La filière équine se réunit pour Aachen 2019

Le 12 février 2019, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a réuni plusieurs acteurs de la filière équine à la Garde Républicaine, au quartier des Célestins, à Paris. L’objectif : échanger autour du projet « La France, invitée d’honneur au CHIO d’Aix la Chapelle ». Ce comité de pilotage est un premier point d’étape avec tous les acteurs sur ce projet fédérateur d’envergure.

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Logo CHIO Aachen

Missionné par le Ministère des Sports, l’IFCE pilote ce projet, porteur de l’image de notre filière d’excellence, complète et équilibrée comme le rappelle Claire Cordhilhac (IFCE) lors de la présentation générale. En présence de Birgit Rosenberg du comité organisateur et partenaire allemand (ALRV), le Colonel Delapierre a accueilli les participants dans les prestigieux locaux de la Garde Républicaine. Il a ainsi pu rappeler les missions de cette institution qui ne se résument pas à la représentation et à la sécurité du Chef de l’État comme beaucoup l’imaginent. Birgit Rosenberg a ensuite présenté cet événement mythique, rendez-vous incontournable des sports équestres chaque année en Allemagne.
Avant d’entamer les discussions, Claire Cordilhac a effectué l’historique du projet et rappelé un objectif à travers cette participation : Faire du cheval un vecteur de rayonnement, et du partenariat franco-allemand un vecteur de promotion du cheval et de l’équitation.

 

Si l’organisation du spectacle de la cérémonie d’ouverture est confiée à deux professionnels (un français et un allemand), la filière équine est à pied d’œuvre pour proposer au public une découverte la plus complète possible de notre filière d’excellence et de la culture française.
Plusieurs temps forts auront lieu durant tout l’événement, dans le stade équestre mais aussi dans la ville d’Aix la Chapelle où les dimensions culturelles et linguistiques seront valorisées. Chaque journée sera rythmée par des animations et spectacles mettant en avant la France et ses incontournables. La « rue France », au sein du stade équestre, permettra au public de découvrir et rencontrer les acteurs de la filière équine sur plusieurs zones : institutionnels, élevage, entreprises, courses, culture et divers.

 

Les échanges se poursuivent entre les acteurs et un nouveau comité de pilotage devraient avoir lieu après les premiers groupes de travail. Le prochain point d’étape aura lieu à Saumur en mai prochain.

 

Présents au comité de pilotage : Hippolia, Le Trot, France Galop, Atout France, IFCE, Garde Républicaine, Conseil des Chevaux, SHF, Selle Français, Equicrea, Bureau du cheval (ministère de l’agriculture), PMU, SFET, Ambassade de France en Allemagne, FFE, Ministère de l’agriculture, Ministère des affaires étrangères.

 

A lire aussi : France is the official partner country of the CHIO Aachen 2019

L’expertise Ifce aux journées du complet

L’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) a accueilli la dixième édition des journées du complet, organisée par France Complet les 10 et 11 novembre dernier. A cette occasion, deux agents Ifce sont intervenus durant ce rassemblement dans leur domaine de prédilection. Sophie Biau, ingénieure de recherche récemment récompensée, et Philippe Mull, entraîneur au Pôle France jeunes de concours complet, ont présenté « Mazarin », un outil de suivi et d’expertise pour l’entraînement développé sur le site de Saumur.

 

SAU-elena-heloiseMazarin, un outil unique au monde

Sous l’impulsion de Philippe Mull, écuyer du Cadre noir de Saumur et entraîneur des athlètes du Pôle France Jeunes FFE, l’Ifce a développé un outil d’aide à l’entraînement permettant de mesurer le fonctionnement du cavalier. Nommé « Mazarin », ce système a été mis au point par Sophie Biau et Eléna Pycik, ingénieures de recherche de l’Ifce en poste sur le plateau technique de Saumur (bénéficiant ainsi de l’expertise et de l’appui des écuyers du Cadre noir de Saumur). Elles ont travaillé en collaboration avec le CREPS de Poitiers – CAIPS (François Durand et Jean-François Debril), le GRAND INSEP et la société Cambox Horse.

Associé à ses partenaires, l’Ifce confirme son rôle de soutien au développement du sport de haut niveau par le développement de recherches et d’outils d’aide à la performance.

 

En action avec Maxime Livio

Cet outil unique au monde a été présenté à l’occasion des Journées du Complet et cross indoor 2018 à Saumur les 10 et 11 novembre dernier et Maxime Livio, médaillé de bronze par équipe au Championnat du Monde 2018, l’a utilisé pendant son parcours du cross indoor. Sur la vidéo, les cercles matérialisent la tension des rênes, les flèches représentent la force sur les étriers tandis que la cible en haut à droite permet de renseigner l’orientation du buste du cavalier. La vidéo a pu être analysée le lendemain par l’ensemble des participants.

 

 

 

A lire également : Sophie Biau, élue « homme de l’année », catégorie scientifique par le magazine l’Eperon

En savoir plus : le plateau technique de Saumur

Le Pôle France jeunes, révélateur de talents

Le difficile CCI 4* de Pau du 18 au 21 octobre 2018 n’a pas effrayé les jeunes cavaliers français. Parmi eux, Alexis Goury, 7e, Clara Loiseau, 3e et Thibaut Fournier, victorieux de son premier 4*, sont passés par le Pôle France jeunes FFE de concours complet à Saumur. Une preuve de plus de l’efficience de l’organisation de ce pôle avec l’expertise de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) pour permettre l’accès au plus haut niveau de ces jeunes plein d’avenir.

 

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Philippe Mull et Alexis Goury après le cross de Pau

Un tremplin pour l’avenir

Thibaut Fournier, Clara Loiseau et Alexis Goury ont tous les trois bénéficié du dispositif du Pôle France jeunes. Dans un cadre partenarial entre la Fédération Française d’Equitation (FFE) et l’IFCE, il permet aux cavaliers d’être accompagné grâce au double projet : sportif, permettant d’évoluer vers le haut niveau (préparation, suivi, entraînement) et professionnel en suivant une formation diplômante.

Sorti du dispositif en juillet 2018 après deux ans, Alexis Goury est en pépinière d’entreprise à Saumur. Ce projet lui permet de se préinstaller tout en continuant à bénéficier de l’encadrement de la FFE et de l’IFCE. A terme, si l’activité est jugée pérenne, Alexis pourra quitter Saumur pour s’installer à son compte.

D’autres cavaliers du Pôle se sont également illustré à Pau. Gireg Le Coz, au pôle de 2010 à 2012, remporte le CIC 2*. Héloïse Le Guern est quant à elle 4e avec sa jument Vue du Ciel.

 

L’expertise IFCE pour le Pôle

Agents, infrastructures et chevaux de l’IFCE sont mis à disposition dans un cadre partenarial pour ce Pôle, le tout en étroite relation avec Michel Asseray, directeur technique nationale adjoint en charge du concours complet. On retrouve ainsi l’expertise de l’écuyer Philippe Mull, entraîneur des cavaliers du pôle depuis 11 ans. Il participe aux actions de recherche menées sur le plateau technique en matière d’équitation et d’entraînement (un ouvrage réalisé par Patrick Galloux et Guy Bessat paraîtra prochainement sur ce sujet). La recherche profite aux jeunes cavaliers qui peuvent ainsi contribuer au développement de ces outils pour améliorer la performance et bénéficier de leur utilisation.

 

Mazarin : un outil de suivi et d’expertise pour l’entraînement en cross unique au monde

En partenariat avec le CREPS de Poitiers, un dispositif d’aide à l’entrainement a été conçu et développé à Saumur. Le cavalier part sur le cross équipé d’étriers et de rênes instrumentés, ainsi que deux capteurs au niveau de son buste et une caméra (Cambox Isis®) scratchée sur sa visière.  A l’issu de son parcours, l’entraineur peut débriefer avec son cavalier avec des informations telles que la gestion de l’équilibre du cavalier (penché, incliné à droite ou à gauche etc..) les tensions des rênes et les forces sur les étriers, dans les trois disciplines. Un logiciel entraîneur permet une visualisation synchrone des mesures avec la vidéo du parcours. Tout ceci permet à l’entraineur et aux chercheurs de fournir au cavalier un compte-rendu d’expertise personnalisé pour chaque séance de travail.

 

Avec les infrastructures du site, les cavaliers sont suivis, à pied comme à cheval, dans leur préparation et leur entraînement. Un travail sur leur profil moteur, leur préparation physique et mentale est effectué avec trois spécialistes dans leur domaine : Guy Bessat, Ralph Hyppolite et Philippe Leclair.

Xavier Goupil, vétérinaire de l’IFCE et des équipes de France de concours complet, suit également les chevaux tout au long de l’année. Il réalise notamment les relevés du cardio et des lactates sur les galops d’entraînement. Le plateau technique de la recherche basé à Saumur permet d’effectuer des relevés scientifiques de l’entrainement et des galops (lactates, cardio…)

 

Depuis 11 ans, 36 jeunes cavaliers sont passés par le Pôle France. Les résultats de ces jeunes talents confirment l’importance et l’efficacité de celui-ci.

 

Articles en relation :

Un vétérinaire Ifce à l’écoute des voltigeurs du Pôle France

A l’occasion des Jeux Équestres Mondiaux de Tryon et des Championnats du Monde d’attelage solo de Kronenberg, nous avons interviewé les agents Ifce au service de la filière équine pour en connaitre davantage sur leur rôle. Isabelle Burgaud, vétérinaire pour le Pôle France de voltige, nous a accordé un peu de son temps précieux avant le décollage pour la Caroline du Nord..

 

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« Isabelle, quel est votre parcours ?
– A ma sortie de l’école en 2001, j’ai travaillé un peu en libéral, fais quelques remplacements et je suis arrivée ici en novembre. On était donc deux à la clinique : Xavier et moi. J’étais intéressée par l’ostéopathie et l’acupuncture donc je me suis spécialisée vers cette voie. Le Pôle France de voltige s’est installé à Saumur en 2012. Xavier étant déjà vétérinaire pour le concours complet, on m’a demandé de devenir vétérinaire de l’équipe de voltige.

 

– Quel est votre métier au sein de l’Ifce et votre rôle au Pôle ?
– J’accompagne l’équipe au quotidien pour le suivi des chevaux lors des stages fédéraux à Saumur. Beaucoup de chevaux ne sont pas logés sur le site. Pour eux, je suis en contact permanent avec le vétérinaire traitant pour les soins. J’accompagne chevaux et voltigeurs sur les concours, y compris à l’étranger. Avant que la compétition ne débute, mon rôle est d’examiner les chevaux à l’arrivée et de coacher le longeur pour que le cheval passe sans problème la visite vétérinaire (avec l’aide de Sébastien Langlois responsable du travail des chevaux) puis je suis à leurs « petits soins » pendant toute la durée du concours sachant que notre pharmacie est très réduite car nous ne pouvons utiliser que des substances autorisées en compétition ! C’est donc à moi de trouver des solutions « non -dopantes », de gérer la fatigue et les courbatures par des massages par exemple ou d’autres techniques de physiothérapie (ostéopathie, stretching…). Je dois aussi observer avec attention leur locomotion pour discuter ensuite avec le vétérinaire traitant d’éventuels soins qui auront lieu en dehors des périodes de concours. J’ai donc aussi un rôle de médiateur.

 

– Comment vivez-vous cette sélection ?
– Je ne suis pas vraiment surprise par les sélections individuelles. Les trois voltigeurs sont prêts. Lambert emmène deux chevaux (dont un réserviste). Vincent ne partira pas avec son cheval habituel mais emmènera un cheval sur lequel il a l’habitude de voltiger, donc pas d’inquiétude à avoir. Clément forme avec son cheval le couple habituel. Manon emmène Kirsch, son cheval de 20 ans, qui va vraiment très bien.

Nous sommes plutôt optimistes pour ces JEM. Depuis fin août, ils ont fait beaucoup de répétitions en condition quasi-réelles puisqu’ils étaient intégrés aux matinales du Cadre Noir, donc en manège avec un public qui applaudit et qui fait du bruit. C’est donc une super expérience et cela met les chevaux dans l’ambiance.

 

– Comment préparez-vous cette échéance ?

– Sur les stages terminaux pour les JEM, je prends en charge toute la partie vétérinaire, y compris sanitaire. Ça passe donc par la validation de tous les papiers auprès de la DDPP d’Angers pour que les chevaux puissent voyager. Je gère la malle vétérinaire qui est très réglementée puisque tout doit être déclaré. Je suis en dialogue permanent avec l’équipe pour répondre à toutes leurs demandes, questions et inquiétudes.

Nous partons lundi en camion pour l’aéroport de Liège, je serai avec eux dans le camion puis lundi nous décollerons pour la Caroline du nord (9h30 de vol). les chevaux seront en quarantaine mardi et mercredi. Ensuite, ils seront sur le terrain de concours en attendant la visite vétérinaire lundi 17 septembre. Ils auront donc quatre jours pour s’acclimater.

 

– Un mot d’encouragement pour vos athlètes ?

– Allez les Bleus, you are the bests !

 

Retrouvez également l’interview de Xavier Goupil, vétérinaire de l’équipe de France de concours complet, et les autres sur le site internet.

Un soigneur Ifce impliqué au centre de para-dressage

A l’occasion des Jeux Équestres Mondiaux de Tryon et des Championnats du Monde d’attelage solo de Kronenberg, nous avons interviewé les agents Ifce au service de la filière équine pour en connaitre davantage sur leur rôle. Au tour de Geoffray Podsiedlik, le soigneur Ifce chargé de Swing Royal*ENE-HN de se prêter au jeu des interviews. Ce groom au parcours atypique nous dévoile les ficelles de son métier et ses impressions quant à la sélection de José Letartre et Swing Royal*ENE-HN aux Jeux Equestres Mondiaux.

 

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« Geoffray, Quel est votre parcours ?
– J’ai commencé en tant qu’apprenti groom en CSO, cette expérience m’a beaucoup plu et m’a permis de savoir que je voulais devenir groom. Après cela, je suis entré aux Haras nationaux en 2003 où j’y suis resté jusqu’en 2010. C’était un travail totalement différent mais intéressant. Suite à la réforme des Haras nationaux, je suis resté trois ans et demi en Direction des Services Vétérinaires. Comme j’étais en détachement, j’ai demandé ma réintégration au sein de l’Ifce. Arrivé en 2013, j’ai fait une première saison en tant que soigneur au Pôle France de Voltige, puis j’ai été missionné au para-dressage. Depuis, j’ai participé à deux championnats d’Europe, et aux Jeux Paralympiques à Rio en 2016.

 

– Quel est votre métier au sein de l’Ifce et votre rôle au Pôle ?
– Mon rôle est de m’occuper des chevaux prêtés pour les cavaliers de para-dressage : Swing Royal*ENE-HN, Vol de Nuit*ENE-HN et Belle de Jour*ENE-HN. J’aide l’écuyer du Cadre Noir et entraineur Sébastien Goyheneix qui s’occupe plus du côté administratif et de l’entrainement tandis que je gère la partie « cheval », c’est-à-dire la réservation de camions, le transport des chevaux, les soins, etc.

Nous travaillons en collaboration avec l’entraineur, le cavalier, le groom, le maréchal-ferrant et le vétérinaire pour un parfait fonctionnement puisque nous nous connaissons tous. Nous nous faisons tous confiance et nous avançons tous dans le même sens.

 

– Comment vivez-vous cette sélection ?
– C’est un aboutissement. Tu travailles que pour ça ou du moins en bonne partie. Dans la discipline du para-dressage il y a toujours une échéance à la fin de l’année (championnat d’Europe, JEM, Jeux Paralympiques). Le fait que cette fois-ci ce soit les JEM, ça me paraît encore plus important parce que la concurrence n’est pas la même. C’est une échéance à l’échelle mondiale et il s’agit aussi d’un voyage qui est beaucoup plus long. C’est une étape phare dans une carrière et j’ai hâte d’y être.

 

– Comment préparez-vous cette échéance ?

– Pour préparer cette échéance, le staff fédéral nous fait un plan de la saison que les cavaliers doivent respecter si l’on veut être sélectionnable. Concernant l’entrainement à proprement parlé du cheval, c’est Sébastien Goyheneix qui s’en charge et qui prépare le plan de travail du cheval pour les compétitions internationales.

En tant que groom, je m’occupe des soins et de voir avec le vétérinaire et le maréchal l’état de santé et de forme du cheval pour qu’il soit un maximum au top.

Tout le monde sait ce qu’il doit faire pour pouvoir chercher la performance, c’est notre force : le collectif !

 

– Un mot d’encouragement pour vos athlètes ?

– « Osez José ! » ».

 

Retrouvez aussi les interviews de l’écuyer Sébastien Goyheneix et la groom Perrine Hernu.

Un vétérinaire présent auprès de l’équipe de France Séniors de CCE

A l’occasion des Jeux Équestres Mondiaux de Tryon et des Championnats du Monde d’attelage solo de Kronenberg, nous avons interviewé les agents Ifce au service de la filière équine pour en connaitre davantage sur leur rôle. Le Dr Xavier Goupil, vétérinaire à l’Ifce et de l’équipe de France séniors de concours complet nous a donné un peu de son temps pour nous parler de la préparation des chevaux.

 

xavier goupil« Quel est votre parcours ?
J’ai commencé par faire des études vétérinaires en France. Par la suite, je me suis spécialisé au Canada. Une fois mes études terminées, j’ai commencé à travailler pour de la clientèle privée mais peu de temps après cela, je suis rentré au sein de l’Ifce. Aujourd’hui, cela fait 28 ans que je travaille dans cet établissement.

 

– Quel est votre rôle au sein de l’Ifce et du Pôle ?
Je suis vétérinaire responsable de la clinique de l’Ifce depuis 25 ans. Ici, nous sommes à la fois spécialiste du cheval mais aussi à la fois généraliste quand même. C’est-à-dire que je suis responsable d’une équipe de vétérinaires, infirmiers et de maréchaux-ferrants, donc nous faisons du diagnostic, de la médecine, de la chirurgie, du suivi sportif, des cours, et un peu de reproduction. Il s’agit d’un travail très varié, ce qui fait en partie la richesse de ce métier.
Nous essayons d’orienter la clinique de l’Ifce vers de la prévention et le suivi.
Maintenant pour le Pôle, j’étais au départ plutôt axé sur les Juniors et Jeunes Cavaliers. Actuellement, je suis vétérinaire des équipes de France de concours complet Seniors, depuis maintenant 15 ans.
Pour choisir une équipe, il est sûr que le facteur santé est primordial. On ne peut pas mettre un cheval dans un avion si on n’est pas sûr qu’il est dans la plénitude de ses moyens. L’avis vétérinaire participe donc complétement à la sélection parce que l’élément santé est très important.

 

– Comment vivez-vous la sélection de Thibaut Vallette et Qing du Briot*ENE-HN ?
Je suis ravi pour lui, c’est une belle récompense. Qing est un cheval qui est parti pour avoir une carrière exceptionnelle puisque ça fait 4 ans de suite qu’il est sélectionné en équipe de France. Ce que j’aime beaucoup dans cette discipline, c’est voir des chevaux bien supporter les épreuves et bien vieillir. Qing est vraiment l’exemple d’un cheval qui encaisse très bien ce rythme-là, ce type d’activité et qui vieilli bien. Ça s’en ressent dans les performances, ça dure, et puis il confirme d’une année sur l’autre.
Bien faire vieillir un cheval, c’est tout un savoir-faire puisque c’est à la fois du domaine du cavalier, du soigneur, du staff, des vétérinaire et maréchaux.

 

– Comment préparez-vous cette échéance ?
La préparation est assez individualisée au cours de la saison avec des planifications qui évoluent. Depuis 15 jours, les chevaux sont au bord de la mer près de Granville pour leur stage de préparation. Je les fais voir toutes les 48 heures pour faire des contrôles.
Chevaux et cavaliers ont à la fois des préparations spécifiques comme des entrainements de dressage, de saut d’obstacles et une préparation un peu plus intensive sur les galops.
Mon rôle est de les surveiller, les accompagner et les contrôler sur le plan locomoteur avec, par exemple, éventuellement des prises de sang.
C’est un suivi quotidien puisqu’on est très exigeant en concours complet car les chevaux sont très sollicités.

 

– Un mot d’encouragement pour le couple Thibaut et Qing ?
J’espère le meilleur parce que je trouve que c’est quelqu’un qui respecte énormément son cheval et puis je le félicite pour ça ! Je lui souhaite que ça dure le plus longtemps possible. »

 

Retrouvez d’autres interviews dont celle de l’entraineur de para-dressage et attelage : Sébastien Goyheneix.