Sport

Devenir entraîneur en attelage : l’expérience de Carène en formation à Uzès

L’IFCE propose sur le site du Haras national d’Uzès depuis la rentrée 2019,  le support attelage du DEJEPS Perfectionnement sportif, Mention Sports équestres.

Ce cursus s’adresse aux enseignants-animateurs, dirigeants ou salariés, ainsi qu’aux compétiteurs en attelage de niveau amateur 2, qui souhaitent devenir entraîneurs.

La formation se déroule sur un an. Suite au positionnement des candidats réalisés lors de la sélection, l’IFCE propose des parcours individualisés.

NOUVEAU Pour la rentrée 2020, la formation DEJEPS support attelage sera proposée sur deux sites IFCE :

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver les informations directement sur le site ou nous contacter : formations@ifce.fr

DEJEPS - UZES DEJEPS - LE PIN

DEJEPS en cours avec visionnage de leur travail attelé – Copyright: K.Renard

Carène, élève DEJEPS au Haras d’Uzès présente son expérience et son projet d’installation

Carène CHAVASSE-FRETTE est actuellement en formation professionnelle DEJEPS au sein du Haras national d’Uzès. A l’occasion du Printemps de l’attelage qui se déroulait fin février- début mars sur le site du Haras, Carène nous explique son parcours professionnels et sportifs, ses expériences et ses objectifs tout en livrant ses premières impressions sur sa formation.

  • Quel est pour vous le métier d’entraineur, votre vision sur ce métier ?

Pour moi c’est un métier à la fois d’enseignement et d’accompagnement dans la performance. Quel que soit le niveau de départ, on peut toujours avoir un objectif de compétition, que ce soit en club ou amateur voire plus. Je trouve que le métier d’entraineur doit être élargi à tous ces niveaux-là et pas juste au haut niveau.

Au Printemps de l’attelage, j’étais présente à double titre, à la fois en tant que compétitrice et également en tant que coach, entraineur-élève en formation. A ce titre, j’avais des élèves présents, que j’ai coaché tout au long de leur compétition. Cela allait d’une aide technique, simplement à l’installation, les papiers, la reconnaissance, d’une aide avec leurs chevaux, leur travail et l’accompagnement, et également au cours de la compétition avec des débriefings. C’est presque 24h/24.

  • Votre expérience d’entraineur sur cette compétition ?

C’est très riche, d’un point de vue technique évidemment, mais aussi humain. On le vit ensemble, on vit les mêmes émotions, on a un peu le même trac que nos élèves, on a envie qu’ils fassent bien, on veut les aider. C’est aussi cette dimension-là qui m’attire dans le métier, car j’aime le contact humain.

  • Vous êtes en formation DEJEPS perfectionnement sportif, mention sports équestres, support attelage à l’IFCE – Haras national d’Uzès. Quel est votre projet après la formation ?

J’ai un projet d’ouverture d’une petite école d’attelage avec les poneys de mon élevage, et également pouvoir faire des cours à l’extérieur si j’en ai la demande.

Je m’orienterai plus vers une clientèle jeune et familiale, avec le souhait de développer l’attelage poneys en compétition. J’élève des poneys Haflinger et Welsh, mais je suis ouverte à toute race de poney. J’ai voulu passer, il y a 10 ans, un diplôme d’enseignement dans le domaine de l’attelage mais j’ai loupé l’occasion du BPJEPS attelage pour des raisons personnelles et professionnelles. J’allais m’orienter vers le BPJEPS équitation par dépit. Le DEJEPS attelage est arrivé au bon moment pour moi et correspond davantage à mon souhait de formateur.

  • Vous êtes compétitrice en attelage. Vos objectifs 2020-2021 ?

J’ai commencé l’an dernier les internationaux 2*. Cette année, la compétition est lancée. L’objectif de l’année, c’est le Championnat de France Amateur élite et pouvoir participer à un premier 3*. Il y a encore du boulot, mais c’est l’objectif de l’année avec mon poney.

 

 

 

 

 

La préparation mentale et l’accompagnement pour gérer la performance … et optimiser le confinement

Préparation mentale et accompagnement de la performance sportive

Retour sur la Journée Sport de l’IFCE du 27 janvier 2020 : les tables rondes vues par les élèves de Licence 2 / DEJEPS

Cette année le Pôle formation avait décidé de faire intervenir des champions et des « hommes de l’ombre » sur la thématique de la préparation mentale et l’accompagnement de la performance :

  • Yannick Agnel,
  • Gwladys Nocera,
  • Richard Ouvrard et
  • Meriem Salmi.

A cette occasion, le site du Cadre noir de Saumur a accueilli 250 participants de tous horizons : représentants de la FFE, enseignants d’équitation, gérants de structures équestres, professionnels de la préparation mentale, sportifs amateurs ou professionnels.

Tous les élèves, en formation au sein de l’IFCE Site du Cadre noir de Saumur été également au rendez-vous.

En effet, pour l’équipe pédagogique, il est primordial que les stagiaires puissent s’imprégner des problématiques de la préparation mentale et du suivi psychologique pour eux en tant que compétiteurs tout comme pour leurs futurs élèves en tant qu’entraîneur. L’ IFCE investit dans les différents champs scientifiques et de sciences humaines afin d’offrir un maximum de connaissances et de compétences aux futurs professionnels de la filière équine.

Les élèves de la formation universitaire et professionnelle, en deuxième année de licence au sein de l’ESTHUA et en formation DEJEPS à l’IFCE ont pris le temps de rédiger une synthèse de la journée. Vous trouverez ci-dessous la synthèse des tables rondes, rédigée par Lucas Cerisy, et agrémentée de phrases clés retenues par Florian Cadet.

 

 

 

Si la saison de compétition est suspendue et l’entraînement sportif modifié, l’IFCE vous accompagne en proposant des éléments clés pour optimiser le confinement et votre préparation mentale.

  • Le doute, l’erreur, l’échec :

Quand on est au sommet, on est obligé de redescendre , mais il ne faut en aucun avoir peur de l’échec. Au contraire,  les échecs ou les erreurs font grandir les athlètes.

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

« Soit je gagne, soit j’apprends ».

« Ce que tu nies, tu le subis, ce que tu acceptes, tu le transformes ».

L’échec est l’état dans lequel, après une non-atteinte d’objectif, on ne cherche plus à s’améliorer. Sinon, on parle de contre-performance ou de défaite.

Comme lorsque l’on réussit, la défaite permet de se poser les bonnes questions : quel bénéfice cela nous a apporté? et que doit-on améliorer ? Cette réflexion doit venir avant tout de l’athlète.

En ce qui concerne le doute, cela relève du mental. Il est donc important, dans ce cas, de s’entourer de professionnel. Le doute peut aussi survenir dans la victoire : se demander si l’on va réussir à réitérer la même performance. Il faut accepter le fait d’avoir peur de douter, mais il faut apprendre à gérer ce doute.

Il faut faire les choses objectivement pendant un débriefing. C’est une communication et cela s’apprend.

Le résultat est l’un des paramètres … qui suit la mise en place de plusieurs autres paramètres.

« En montagne, pour passer d’un sommet à l’autre, il faut descendre ».

  • Gérer le danger et la prise de risque :

Dans la vie on dit souvent qu’il faut prendre des risques. C’est d’autant plus vrai dans le sport. Il existe deux types de prise de risque chez un sportif : physique et stratégique.

Il est utile de prendre des risques pour accrocher un podium ou une victoire quand tous ces risques sont parfaitement maitrisés au point de départ. Cependant, il faut savoir garder la tête froide pour prendre le bon choix, cela relève du mental, afin de ne pas se mettre en danger.

Il faut que l’athlète parvienne à prendre conscience qu’il n’y a que lui qui prend ou non un risque. Il doit rester maître de ce choix, et il doit être préparer aux différentes prises de risque et avoir les capacités de les maîtriser.

  • L’attention, la concentration :

Ces deux termes sont primordiaux pour la performance sportive. Il est important d’avoir bien en tête ceux que l’on doit faire afin de pouvoir les restituer correctement le jour J.

Dans certains sports, un manque à l’un des deux et cela peut avoir des répercussions sur notre performance. C’est donc pour cela qui l’est important d’être « focus » sur l’objectif fixé.

La concentration vient lorsque l’on est centré sur ses capacités, ses routines et sa perception : c’est une compétence cognitive.

Elle va avoir un impact sur l’esprit avec lequel on va aborder une compétition.

En amont, le concentration joue un rôle important dans l’entraînement : elle permet de moins « user » l’athlète sur le plan physique grâce à la qualité du travail mis en place, notamment car elle permet de réduire la durée même de l’entraînement. Ensuite, la compétition est une expression artistique et une répétition des gammes vues à l’entrainement.

L’intuition s’appuie sur des gammes qui ont déjà été travaillées, cela repose sur quelque chose : on parle de « mindfullness » (pleine conscience).

  • C’est quoi être coach ?

Être un coach c’est avant tout un entraineur. Le coach est quasiment la personne la plus importante dans la performance d’un sportif. Il doit tout gérer et ce qui est primordial c’est sa capacité à s’adapter en fonction des circonstances. Le coach peut nouer des liens avec les élèves qui l’entrainent comme il peut aussi y avoir des périodes de « blanc » et disputes.

Les qualités d’un coach sont multiples: être légitime (exemplaire, avoir des résultats …), savoir installer un climat de confiance, et pouvoir donner un cadre d’entraînement (le respect entre l’entraîneur et l’athlète, le respect de l’adversaire, le respect des horaires : un bon entraineur arrive avant et repart après ses athlètes).

En tant qu’entraîneur, il définit un cap et met en place un programme. Il transmet la passion mais avant tous des valeurs, de manière pédagogique et avec bienveillance.

Lorsque l’on est coach, on demande lorsque l’on ne sait pas, et quand on ne peut pas, on délègue. Il doit savoir s’accompagner d’autres coachs, chacun spécialisé dans son domaine.

Il doit pousser l’athlète à aller chercher une zone d’inconfort : c’est le début de l’autonomie. Le coach est là pour pousser l’athlète au centre du système, mais reste un personnage important pour l’athlète.

Il doit savoir juger en fonction de la maturité de l’athlète, par rapport à sa discipline et de son niveau d’autonomie (non autonome, autonomie partielle, autonomie totale).

« Le cavalier peut être le coach du cheval. »

  • Gérer les contraintes et les imprévus :

Les contraintes et imprévus font partis des choses qu’il est difficile de prévoir. En effet, afin de performer au mieux des choses très précises sont à effectuer. Cependant, il arrive parfois que cela ne soit pas possible. Par conséquent il faut savoir l’accepter et faire comme si de rien était. Cela relève encore une fois de la partie mentale chez le sportif.

Il faut réussir à garder son état d’esprit dans les situations imprévues. L’entraînement est important pour prévenir tous ces imprévus. La routine est un ordre qui crée le calme et l’on peut alors se concentrer sur l’aspect mental durant la compétition.

« On n’est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait ».

  • Le staff, l’équipe, le collectif :

L’encadrement technique est très utile pour les sportifs notamment les sportifs de haut niveau. Les sportifs de haut niveau se reposent même parfois sur ces personnes étant donné qu’il y a vraiment une relation de confiance qui est installée. Il est important de pouvoir compter sur quelqu’un, afin de de se concentrer et optimiser la performance.

« Il y a très rarement des problèmes techniques … il survient plus souvent des problèmes humains ».

La communication est primordiale au sein de l’équipe : il faut savoir parler de soi, de son ressenti, et respecter également le ressenti des autres.

Les gens qui nous accompagnent sont là, quoi qu’il arrive, dans les bons et surtout dans les mauvais moments : ceci permet d’avancer.

 

Nous vous proposons également de voir ou revoir les témoignages, les retours d’expériences et les conseils des quatre intervenants sur la chaîne YouTube de l’ IFCE.

YouTube IFCE

A l’IFCE, les sportifs de haut niveau s’adaptent pendant la pandémie

Suite aux décisions du Gouvernement pour faire face à la pandémie de Covid-19, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a adapté ses activités. Si la sortie et le travail des chevaux restent indispensables, les sportifs de haut niveau s’organisent également pour rester en forme. Aussi, le travail s’adapte autour de ces priorités.

 

(c) Mélanie Guillamot

Malgré le confinement, l’entraînement continue

Les athlètes, dont ceux des Pôles France FFE et du centre d’expertise à Saumur, s’organisent face à cette situation avec des entraînements adaptés pour la période de confinement.

Le Pôle France FFE de concours complet Senior est non permanent sur le site. Les cavaliers s’entraînent dans leurs propres structures, comme certains le montre sur leurs réseaux sociaux. Les cavaliers présents sur le site de Saumur bénéficient d’une dérogation pour venir sortir leurs chevaux avec toutes les précautions qui s’imposent.

Les sportifs du Pôle France FFE jeunes de concours complet ont été renvoyés chez eux avec leurs chevaux personnels avant le confinement. Leurs parents sont des professionnels et gèrent des structures équestres. Ainsi, ils continuent de travailler leurs chevaux avec leurs parents, et sont en contact étroit avec l’entraîneur du pôle (écuyer du Cadre noir). Ce dernier gère également le travail des chevaux IFCE confiés aux jeunes, restés à Saumur. Le préparateur physique habituel leur a préparé un programme spécifique, avec des vidéos, dont certaines suivies en direct. De même, certaines séances à cheval sont filmées et envoyées à l’entraineur qui peut ainsi, à distance, débriefer avec les athlètes.

Tout le Pôle France FFE de voltige est confiné. Chacun dispose d’un programme de préparation physique personnalisé, mis en place par l’entraîneur national. Seul un athlète est confiné dans son centre équestre, ceux qui lui permet de continuer les entraînements à cheval. L’entraineur national travaille en visioconférence avec lui.

Pour le centre d’expertise de para-dressage, les deux cavalières s’entraînent d’ordinaire à l’IFCE, en lien avec la FFE. Elles sont confinées chez elles et ont chacune un programme de préparation physique adapté. Leurs chevaux sont travaillés à Saumur par leurs écuyers / entraîneurs de para-dressage.

 

Des adaptations nécessaires

A Saumur, l’IFCE dispose de l’outil de son partenaire Equivisio. Ainsi, les sportifs peuvent disposer d’un entraînement par visioconférence, à la demande des entraîneurs ou des cavaliers sur site.

Au Pin, les cavaliers, meneurs et soigneurs s’organisent en alternance pour sortir les chevaux. Deux équipes se relaient sur la semaine pour éviter qu’un trop grand nombre de personnes ne fréquente le site simultanément.

 

*Fédération française d’équitation

Meriem Salmi : l’accompagnement psychologique des sportifs de haut-niveau

« De l’intérêt de l’accompagnement psychologique auprès des sportifs de haut niveau et de la performance »

Psychologue-psychothérapeute, Meriem SALMI a notamment suivi le détenteur d’un record de dix titres de champion du monde, champion olympique et quintuple champion d’Europe : Teddy RINER !

 

Meriem interviendra le 27 janvier 2020 lors de la Journée sport de l’IFCE aux côtés de Yannick Agnel, Gwladys Nocera et Richard Ouvrard. Dans cette interview, elle nous présente ses expériences professionnelles et nous explique sa vision de l’accompagnement des sportifs au service de la performance.

Pouvez-vous revenir sur vos expériences professionnelles et nous présenter votre parcours ?

Je n’ai pas fait toute ma carrière dans le milieu sportif seulement. J’ai commencé en tant que psychologue-psychothérapeute auprès d’adolescents en difficulté puis j’ai travaillé sur les problèmes d’addictions. J’ai également participé à la création d’une structure avec laquelle nous nous déplacions alors dans les quartiers de la Seine-Saint-Denis pour prévenir du SIDA. J’ai ensuite été directrice de 3 centres de soins et d’une équipe de prévention.

Affiche – Journée Sport 2020

 

Qu’est-ce qui vous a conduit à accompagner des sportifs de haut-niveau ?

En parallèle de ces activités professionnelles, j’ai toujours été dans le milieu du sport. J’étais dans une formidable école, où la pratique du sport était mise en avant (1ère école Sport Etudes). En effet, nous nous entraînions tous les après-midi. J’ai commencé par la gymnastique, puis je me suis tourné vers le basket-ball, pour finalement me consacrer au karaté.

Au bout d’un moment, en tant que sportive, psychologue et dirigeante de clubs, j’ai considéré que l’accompagnement psychologique manquait cruellement aux sportifs. La préparation mentale est un des aspects de mon travail, mais l’accompagnement psychologique s’applique à l’être humain dans sa globalité.

J’ai été responsable du suivi psychologique à l’INSEP pendant 13 ans. J’ai d’ailleurs participé à la préparation pour tous les jeux depuis Athènes pour l’accompagnement des équipes Olympiques. J’étais dans la délégation française pour les Jeux Olympiques de Pékin et à titre privé pour les autres JO. J’ai été rappelée en 2017 par le Directeur Général de l’INSEP pour participer à la préparation des athlètes en prévision des Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Néanmoins je déplore l’absence de psychologues au sein du staff qui accompagne les athlètes lors des JO depuis des années. Nous sommes en retard par rapport aux autres pays sur ce point

Est-ce que votre accompagnement concerne également l’entourage et l’équipe technique des sportifs ?

Le travail d’équipe est pour moi primordial et donc évidemment quand cela est possible, je travaille avec le sportif mais également son entourage, et l’encadrement avec une règle de base : le respect. Mon travail doit s’adapter au sportif mais aussi aux spécificités du sport. La diversité des sports avec lesquels j’ai travaillé m’a tellement apporté.

D’une discipline à une autre, est-ce que votre travail est aussi différent, ou retrouvez-vous des similitudes ?

Chaque individu est particulier et chaque discipline a sa propre culture. L’environnement est différent également. J’ai déjà travaillé avec des cavaliers et même avec des joueurs de polo. Le métier de cavalier est un travail plus qu’à plein temps, et le milieu équestre est un monde difficile et rude.

Retrouvez toutes les informations pratiques sur l’événement :

Journée sport de l’IFCE : Lundi 27 janvier 2020

Informations pratiques

Les inscriptions sont ouvertes en ligne sur la boutique , ou vous pouvez également vous inscrire via le bulletin de réservation

Fiche de réservation

 

 

 

NB : Les participants aux Journées du Complet bénéficient du tarif réduit sur la Journée Sport (et inversement tous les participants de la Journée Sport peuvent demander le tarif réduit pour les Journées du Complet). Pour en savoir plus et recevoir le bon de réservation au tarif réduit, nous contacter : aurore.emo(at)ifce.fr / 06 19 22 71 85

Journée sport IFCE

 

Travaillez avec des chevaux de haut-niveau au quotidien en devenant groom international

Et si vous deveniez groom international, un rouage essentiel de la réussite du couple cavalier-cheval ?

FOR-groom et T ANCIAUME

La formation Groom international a pour objectif de professionnaliser le stagiaire en formation continue afin de former des grooms totalement autonomes dans le domaine des soins prodigués au cheval de sport athlète, de la logistique des transports à l’international et du travail à pied et monté du cheval de sport.

Les points forts de la formation :

  • Une formation en alternance entre l’école et des écuries de concours de renommée :

Tous les stagiaires sont en alternance dans des écuries de compétition de haut-niveau, avec des maîtres de stage de disciplines olympiques et notamment des cavaliers membres de l’équipe de France

2016-2017 : François-Xavier Boudant, Marc Dilasser, Christian Hermon, Sébastien Cavaillon

2017- 2018 : Astier Nicolas, Timothée Anciaume, Benjamin Ghelfi, Romane Yacovleff

FOR-groom FLORA web

2018 -2019 : Découvrez le témoignage        d’ Amaury Bagnaud –en alternance dans les écuries de Timothée Anciaume et actuellement parti en stage pour la tournée MET Oliva au Portugal.

 

 

 

Interview réalisée en début de formation suite aux deux semaines de stages sur le site de Saumur dans les écuries ( compétition -formation et Prestige)

  • Un contenu  complet, comprenant le passage du permis C (poids lourd) et de la FIMO pour les candidats de plus de 21 ans

    (ou permis EB pour les moins de 21 ans) , et le passage du CAPTAV;

  • Une formation internationale :

La formation de groom international inclue un stage à l’étranger. La promotion 2016-2017 a pu s’imprégner des conseils et de l’organisation de grooms de haut-niveau au sein des écuries de : Christian Ahlmann, Lucie MacCarthy, Kristoffer Helle et Dehlia Oeuvray.

Aujourd’hui les élèves de cette formation sont en poste à l’étranger dans des écuries de sport et de commerce : en Suisse, chez Dehlia Oeuvray  et Edwin Smits ; en Allemagne chez Evi & Rolf Göran Bengtsson, ou encore aux Pays-Bas, dans les écuries Thijssen.

Conditions d’entrée en formation

Pour entrer en formation groom international, il faut avant tout savoir gérer un cheval (le groom a de grandes responsabilités), pouvoir sortir un cheval sur le plat et en trotting sans risque et savoir travailler en autonomie.

Profil recherché : candidats de plus de 18 ans, autonomes, capables de prises d’initiative, polyvalents, organisés, titulaires du permis B et d’un diplôme ou titre de niveau IV( baccalauréat) minimum.

Informations pratiques

Les dossiers d’inscription pour la rentrée 2019 sont disponibles en ligne et la première session de recrutement est prévue le 3 mai 2019.

Dossier candidature 2019

Sélections 2019 (1 journée) :

  • Vendredi 3 mai
  • Vendredi 14 juin
  • Vendredi 13 septembre

Tarifs 2019 :

Frais d’inscription aux tests de sélection : 95 € TTC

Tarif Groom international 2019 : 6500 € TTC

Formation en alternance, possibilité de financement

Informations : esce(at)ifce.fr

Le Pôle France jeunes, révélateur de talents

Le difficile CCI 4* de Pau du 18 au 21 octobre 2018 n’a pas effrayé les jeunes cavaliers français. Parmi eux, Alexis Goury, 7e, Clara Loiseau, 3e et Thibaut Fournier, victorieux de son premier 4*, sont passés par le Pôle France jeunes FFE de concours complet à Saumur. Une preuve de plus de l’efficience de l’organisation de ce pôle avec l’expertise de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) pour permettre l’accès au plus haut niveau de ces jeunes plein d’avenir.

 

SPO-Alexis-PhilippeMull

Philippe Mull et Alexis Goury après le cross de Pau

Un tremplin pour l’avenir

Thibaut Fournier, Clara Loiseau et Alexis Goury ont tous les trois bénéficié du dispositif du Pôle France jeunes. Dans un cadre partenarial entre la Fédération Française d’Equitation (FFE) et l’IFCE, il permet aux cavaliers d’être accompagné grâce au double projet : sportif, permettant d’évoluer vers le haut niveau (préparation, suivi, entraînement) et professionnel en suivant une formation diplômante.

Sorti du dispositif en juillet 2018 après deux ans, Alexis Goury est en pépinière d’entreprise à Saumur. Ce projet lui permet de se préinstaller tout en continuant à bénéficier de l’encadrement de la FFE et de l’IFCE. A terme, si l’activité est jugée pérenne, Alexis pourra quitter Saumur pour s’installer à son compte.

D’autres cavaliers du Pôle se sont également illustré à Pau. Gireg Le Coz, au pôle de 2010 à 2012, remporte le CIC 2*. Héloïse Le Guern est quant à elle 4e avec sa jument Vue du Ciel.

 

L’expertise IFCE pour le Pôle

Agents, infrastructures et chevaux de l’IFCE sont mis à disposition dans un cadre partenarial pour ce Pôle, le tout en étroite relation avec Michel Asseray, directeur technique nationale adjoint en charge du concours complet. On retrouve ainsi l’expertise de l’écuyer Philippe Mull, entraîneur des cavaliers du pôle depuis 11 ans. Il participe aux actions de recherche menées sur le plateau technique en matière d’équitation et d’entraînement (un ouvrage réalisé par Patrick Galloux et Guy Bessat paraîtra prochainement sur ce sujet). La recherche profite aux jeunes cavaliers qui peuvent ainsi contribuer au développement de ces outils pour améliorer la performance et bénéficier de leur utilisation.

 

Mazarin : un outil de suivi et d’expertise pour l’entraînement en cross unique au monde

En partenariat avec le CREPS de Poitiers, un dispositif d’aide à l’entrainement a été conçu et développé à Saumur. Le cavalier part sur le cross équipé d’étriers et de rênes instrumentés, ainsi que deux capteurs au niveau de son buste et une caméra (Cambox Isis®) scratchée sur sa visière.  A l’issu de son parcours, l’entraineur peut débriefer avec son cavalier avec des informations telles que la gestion de l’équilibre du cavalier (penché, incliné à droite ou à gauche etc..) les tensions des rênes et les forces sur les étriers, dans les trois disciplines. Un logiciel entraîneur permet une visualisation synchrone des mesures avec la vidéo du parcours. Tout ceci permet à l’entraineur et aux chercheurs de fournir au cavalier un compte-rendu d’expertise personnalisé pour chaque séance de travail.

 

Avec les infrastructures du site, les cavaliers sont suivis, à pied comme à cheval, dans leur préparation et leur entraînement. Un travail sur leur profil moteur, leur préparation physique et mentale est effectué avec trois spécialistes dans leur domaine : Guy Bessat, Ralph Hyppolite et Philippe Leclair.

Xavier Goupil, vétérinaire de l’IFCE et des équipes de France de concours complet, suit également les chevaux tout au long de l’année. Il réalise notamment les relevés du cardio et des lactates sur les galops d’entraînement. Le plateau technique de la recherche basé à Saumur permet d’effectuer des relevés scientifiques de l’entrainement et des galops (lactates, cardio…)

 

Depuis 11 ans, 36 jeunes cavaliers sont passés par le Pôle France. Les résultats de ces jeunes talents confirment l’importance et l’efficacité de celui-ci.

 

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