sports équestres de haut niveau

La préparation mentale et l’accompagnement pour gérer la performance … et optimiser le confinement

Préparation mentale et accompagnement de la performance sportive

Retour sur la Journée Sport de l’IFCE du 27 janvier 2020 : les tables rondes vues par les élèves de Licence 2 / DEJEPS

Cette année le Pôle formation avait décidé de faire intervenir des champions et des « hommes de l’ombre » sur la thématique de la préparation mentale et l’accompagnement de la performance :

  • Yannick Agnel,
  • Gwladys Nocera,
  • Richard Ouvrard et
  • Meriem Salmi.

A cette occasion, le site du Cadre noir de Saumur a accueilli 250 participants de tous horizons : représentants de la FFE, enseignants d’équitation, gérants de structures équestres, professionnels de la préparation mentale, sportifs amateurs ou professionnels.

Tous les élèves, en formation au sein de l’IFCE Site du Cadre noir de Saumur été également au rendez-vous.

En effet, pour l’équipe pédagogique, il est primordial que les stagiaires puissent s’imprégner des problématiques de la préparation mentale et du suivi psychologique pour eux en tant que compétiteurs tout comme pour leurs futurs élèves en tant qu’entraîneur. L’ IFCE investit dans les différents champs scientifiques et de sciences humaines afin d’offrir un maximum de connaissances et de compétences aux futurs professionnels de la filière équine.

Les élèves de la formation universitaire et professionnelle, en deuxième année de licence au sein de l’ESTHUA et en formation DEJEPS à l’IFCE ont pris le temps de rédiger une synthèse de la journée. Vous trouverez ci-dessous la synthèse des tables rondes, rédigée par Lucas Cerisy, et agrémentée de phrases clés retenues par Florian Cadet.

 

 

 

Si la saison de compétition est suspendue et l’entraînement sportif modifié, l’IFCE vous accompagne en proposant des éléments clés pour optimiser le confinement et votre préparation mentale.

  • Le doute, l’erreur, l’échec :

Quand on est au sommet, on est obligé de redescendre , mais il ne faut en aucun avoir peur de l’échec. Au contraire,  les échecs ou les erreurs font grandir les athlètes.

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

« Soit je gagne, soit j’apprends ».

« Ce que tu nies, tu le subis, ce que tu acceptes, tu le transformes ».

L’échec est l’état dans lequel, après une non-atteinte d’objectif, on ne cherche plus à s’améliorer. Sinon, on parle de contre-performance ou de défaite.

Comme lorsque l’on réussit, la défaite permet de se poser les bonnes questions : quel bénéfice cela nous a apporté? et que doit-on améliorer ? Cette réflexion doit venir avant tout de l’athlète.

En ce qui concerne le doute, cela relève du mental. Il est donc important, dans ce cas, de s’entourer de professionnel. Le doute peut aussi survenir dans la victoire : se demander si l’on va réussir à réitérer la même performance. Il faut accepter le fait d’avoir peur de douter, mais il faut apprendre à gérer ce doute.

Il faut faire les choses objectivement pendant un débriefing. C’est une communication et cela s’apprend.

Le résultat est l’un des paramètres … qui suit la mise en place de plusieurs autres paramètres.

« En montagne, pour passer d’un sommet à l’autre, il faut descendre ».

  • Gérer le danger et la prise de risque :

Dans la vie on dit souvent qu’il faut prendre des risques. C’est d’autant plus vrai dans le sport. Il existe deux types de prise de risque chez un sportif : physique et stratégique.

Il est utile de prendre des risques pour accrocher un podium ou une victoire quand tous ces risques sont parfaitement maitrisés au point de départ. Cependant, il faut savoir garder la tête froide pour prendre le bon choix, cela relève du mental, afin de ne pas se mettre en danger.

Il faut que l’athlète parvienne à prendre conscience qu’il n’y a que lui qui prend ou non un risque. Il doit rester maître de ce choix, et il doit être préparer aux différentes prises de risque et avoir les capacités de les maîtriser.

  • L’attention, la concentration :

Ces deux termes sont primordiaux pour la performance sportive. Il est important d’avoir bien en tête ceux que l’on doit faire afin de pouvoir les restituer correctement le jour J.

Dans certains sports, un manque à l’un des deux et cela peut avoir des répercussions sur notre performance. C’est donc pour cela qui l’est important d’être « focus » sur l’objectif fixé.

La concentration vient lorsque l’on est centré sur ses capacités, ses routines et sa perception : c’est une compétence cognitive.

Elle va avoir un impact sur l’esprit avec lequel on va aborder une compétition.

En amont, le concentration joue un rôle important dans l’entraînement : elle permet de moins « user » l’athlète sur le plan physique grâce à la qualité du travail mis en place, notamment car elle permet de réduire la durée même de l’entraînement. Ensuite, la compétition est une expression artistique et une répétition des gammes vues à l’entrainement.

L’intuition s’appuie sur des gammes qui ont déjà été travaillées, cela repose sur quelque chose : on parle de « mindfullness » (pleine conscience).

  • C’est quoi être coach ?

Être un coach c’est avant tout un entraineur. Le coach est quasiment la personne la plus importante dans la performance d’un sportif. Il doit tout gérer et ce qui est primordial c’est sa capacité à s’adapter en fonction des circonstances. Le coach peut nouer des liens avec les élèves qui l’entrainent comme il peut aussi y avoir des périodes de « blanc » et disputes.

Les qualités d’un coach sont multiples: être légitime (exemplaire, avoir des résultats …), savoir installer un climat de confiance, et pouvoir donner un cadre d’entraînement (le respect entre l’entraîneur et l’athlète, le respect de l’adversaire, le respect des horaires : un bon entraineur arrive avant et repart après ses athlètes).

En tant qu’entraîneur, il définit un cap et met en place un programme. Il transmet la passion mais avant tous des valeurs, de manière pédagogique et avec bienveillance.

Lorsque l’on est coach, on demande lorsque l’on ne sait pas, et quand on ne peut pas, on délègue. Il doit savoir s’accompagner d’autres coachs, chacun spécialisé dans son domaine.

Il doit pousser l’athlète à aller chercher une zone d’inconfort : c’est le début de l’autonomie. Le coach est là pour pousser l’athlète au centre du système, mais reste un personnage important pour l’athlète.

Il doit savoir juger en fonction de la maturité de l’athlète, par rapport à sa discipline et de son niveau d’autonomie (non autonome, autonomie partielle, autonomie totale).

« Le cavalier peut être le coach du cheval. »

  • Gérer les contraintes et les imprévus :

Les contraintes et imprévus font partis des choses qu’il est difficile de prévoir. En effet, afin de performer au mieux des choses très précises sont à effectuer. Cependant, il arrive parfois que cela ne soit pas possible. Par conséquent il faut savoir l’accepter et faire comme si de rien était. Cela relève encore une fois de la partie mentale chez le sportif.

Il faut réussir à garder son état d’esprit dans les situations imprévues. L’entraînement est important pour prévenir tous ces imprévus. La routine est un ordre qui crée le calme et l’on peut alors se concentrer sur l’aspect mental durant la compétition.

« On n’est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait ».

  • Le staff, l’équipe, le collectif :

L’encadrement technique est très utile pour les sportifs notamment les sportifs de haut niveau. Les sportifs de haut niveau se reposent même parfois sur ces personnes étant donné qu’il y a vraiment une relation de confiance qui est installée. Il est important de pouvoir compter sur quelqu’un, afin de de se concentrer et optimiser la performance.

« Il y a très rarement des problèmes techniques … il survient plus souvent des problèmes humains ».

La communication est primordiale au sein de l’équipe : il faut savoir parler de soi, de son ressenti, et respecter également le ressenti des autres.

Les gens qui nous accompagnent sont là, quoi qu’il arrive, dans les bons et surtout dans les mauvais moments : ceci permet d’avancer.

 

Nous vous proposons également de voir ou revoir les témoignages, les retours d’expériences et les conseils des quatre intervenants sur la chaîne YouTube de l’ IFCE.

YouTube IFCE

Vérity Smith au Haras national d’Uzès

Petit retour sur la présence de Vérity SMITH au Haras national d’Uzès

UZE_Verity Smith 01Verity SMITH est une athlète de haut niveau et aveugle.
Vérity passe 6 mois dans le Gard, puis 6 mois en Grande Bretagne. Elle prépare sa qualification pour les JO HANDISPORT DE RIO, avec SCZEKIT, son merveilleux cheval de 11 ans ( fils de Sandro Hit). Travaillant habituellement en manège, il fallait qu’elle trouve un lieu pour travailler en extérieur avec des ombres, dont le cheval avait eu un peu peur lors d’une compétition à Bouillargues en juin.

Ci-contre, quelques photos prises le 3 juillet avec l’équipe des « scoobies » ( le nom qu’elle a donné aux personnes qui sont à chaque lettres pour les nommer à son passage et l’aider ainsi à se repérer) qui a entouré Verity Smith , Sczekit et Uffa le chien !

C’est dans une très bonne ambiance que son entrainement a eu lieu sur la carrière du Haras national d’Uzès, avec petit apéro offert par sa maman à l’issue de la séance ! Verity a remercié tout le monde y compris le haras pour cette aide …

Nous lui souhaitons, ainsi qu’à Sczekit, une bonne préparation et bonne chance pour la qualification pour les Jeux Olympiques !UZE_Verity Smith 02

Photos : © Ariat / Verity Smith   –   texte : B. Gauffreteau

La FFE et l’ifce s’associent pour la discipline du concours complet

Partenariat pour la discipline du concours complet / Arnaud Boiteau et Quoriano ENE HN lors du Grand national à Saumur, 2014 / Ifce R. Adenot

Partenariat pour la discipline du concours complet / Arnaud Boiteau et Quoriano ENE HN lors du Grand national à Saumur, 2014 / Ifce R. Adenot

La saison 2015 du Grand National FFE – Equidia Life de Concours Complet est lancée du 27 Février au 1er Mars en plein cœur des Landes, à Tartas. La Fédération Française d’Equitation et l’institut français du cheval et de l’équitation sont heureux d’annoncer un partenariat pour la discipline du concours complet. Cette collaboration se traduit par l’organisation de quatre des six étapes du circuit sur des sites de l’ifce.

Pour cette huitième année, six étapes rythmeront le circuit de Mars à Septembre. La première étape aura lieu à Tartas, au Centre Equestre d’Ous Pins. Cette étape, devenue incontournable dans le calendrier de la discipline, met fin à la trêve hivernale des couples et est reconnue aussi pour la garantie de son terrain sablonneux et de qualité. En savoir plus sur le site internet de la FFE

Ensuite, l’ifce accueille 4 nouvelles étapes sur ses sites :
• Haras National de Pompadour, du 24 au 26 Avril
• Haras National du Lion d’Angers, du 28 au 31 Mai
• Ecole Nationale d’Equitation à Saumur, du 26 au 28 Juin
• Haras National du Pin, du 31 Juillet au 2 Août

Le circuit prendra fin à Lamotte Beuvron au Parc Equestre Fédéral du 17 au 20 septembre.

Pour Christian Vanier, directeur général de l‘ifce : « L‘ifce a choisi de participer activement à l’organisation du Grand National, suite à une demande exprimée en conseil d’administration par le représentant du président de la FFE. Pour l’établissement, cet engagement a un sens profond, compte tenu de la place particulière que tient le concours complet d’équitation dans sa culture équestre. Ces compétitions mettent en valeur tant ses sites et ses cavaliers que les races de chevaux françaises emblématiques de cette discipline. C’est une action qui sert en même temps la discipline sportive et l’élevage français, illustration de la pertinence de l’action de l’État. »

Pour Jean Morel, Directeur du Grand National :  » Le circuit du Grand National ne cesse d’évoluer depuis sa création. Tartas a toujours fait partie du calendrier et c’est toujours une joie de commencer la saison chez Pierre Poitte dans un lieu convivial et de qualité. Ce concours est synonyme de rentrée pour la plupart des couples. Après, nous rentrerons très vite dans le vif du sujet. Des nouvelles étapes rentrent dans le calendrier 2015 : Pompadour, Le Lion d’Angers, Saumur et Le Pin au Haras. On ne pouvait pas rêver mieux ! Ces sites ont tous une histoire sportive, sont mythiques dans la discipline et présentent tous des aspects différents (terrains, obstacles…). Ils vont permettre aux cavaliers de former leurs chevaux et aux entraineurs de préparer et de sélectionner les meilleurs couples en vue des prochaines échéances. Que le Grand National se termine au Parc Equestre Fédéral est complétement logique, c’est un circuit de la Fédération !  »

Pour Thierry Touzaint, Sélectionneur National :  » Je suis plus que ravi de cette collaboration FFE – ifce. Le Grand National va se disputer sur les plus beaux terrains de France. Des terrains qui existent depuis des décennies et j’avais peur qu’on les perde ! Le Grand National est toujours un circuit très important pour évaluer et préparer les couples en vue des Championnats. C’est dans un esprit plus que satisfaisant que je suis !  »