Réseau REFErences

Bilan de la 1ère année de suivi du projet DOGESET

Répondre aux attentes de la filière en produisant des références technico-économiques relatives aux prestataires dont l’activité repose en tout ou partie (30% du chiffre d’affaires a minima) sur la traction équine : tels sont les enjeux du projet DOGESET (Développement d’Outils de GEStion des Entreprises prestataire de Traction équine).
Ces données ont des objectifs multiples :
–    Aider les porteurs de projet dans le domaine de la traction équine à s’installer ;
–    Permettre aux prestataires de se situer dans leur branche d’activité grâce aux références construites ;
–    Donner de la visibilité à ces métiers auprès des institutions et organismes d’accompagnement du secteur agricole, notamment en présentant les intérêts techniques et économiques de ces métiers même s’il s’agit d’une activité de « niche ».

Initié en 2017, ce projet s’appuie sur les compétences d’un comité d’experts qui a validé les objectifs du projet ainsi que les critères de sélection des 12 prestataires suivis durant 2 années (2018 et 2019), au cours de 2 à 3 visites annuelles, chacune portant sur les exercices 2017 et 2018.
Ce projet est porté par l’Ifce au travers de 3 directions : le pôle Développement-Innovation-recherche (PDIR), la direction de l’accompagnement à la filière (DAF) et la Direction Territoriale Arc Méditerranéen (DTAM).
Il est conduit en étroit partenariat avec l’Idele qui accompagne l’Ifce sur la méthodologie du projet, en s’appuyant sur son expertise en matière de suivi technico-économique d’entreprises équines dans le cadre du réseau Equin.

RÉSULTATS 2018UZE_DOGESET_3
Cette première année d’étude avait pour objectif la compréhension des structures suivies (stratégie, données structurelles, fonctionnement technique, caractérisation qualitative des produits proposés, début de recueil de données économiques).
Ainsi, ces informations, ont permis d’esquisser le profil des structures : Celles-ci possèdent globalement peu de surfaces (moins de 10 ha pour plus de la moitié d’entre elles) et un faible nombre de chevaux (médiane à 5 équidés). Majoritairement unipersonnelles, 9 d’entre elles ont plus de 6 ans d’existence, et le montant total de leurs produits s’étend de 28 500 € à 88 000 € avec une médiane proche de 30 000€.Les 12 prestataires sélectionnés ont ainsi pu être regroupés en 3 systèmes différents :
–    1 système « Vigne » regroupant 6 structures pour lesquelles le travail du sol en vigne représente la majeure partie, voire la seule activité de traction équine.
–    1 système « Utilitaire » dans lequel la diversité des prestations proposées est plus large, nécessitant souvent un cheptel équin plus important. Centré autour du tourisme et des services urbains, il concerne 3 des 12 structures suivies.
–    Enfin un système « Débardage » centré sur des interventions en forêt et milieux naturels sensibles. Les prestations de débardage de ces structures semblent diminuer au profit de prestations de gestion des milieux sensibles.
Cette première année de travail a permis de montrer l’originalité de ces systèmes se démarquant notamment, d’autres systèmes d’exploitations équines, par des charges de structures relativement faibles.

PERSPECTIVES 2019
Les résultats riches d’enseignement de cette première année de suivi doivent être affinés, et confortés. En 2019, de nouvelles visites vont avoir lieu afin de compléter ces premières données par de nouvelles liées à l’exercice 2018.
2019, étant la seconde et dernière année de suivi du projet DOGESET, les informations recueillies au cours de ces 2 ans, seront analysées à la fois de façon détaillée, au sein de chacun des 3 systèmes d’exploitation « traction équine », et de façon plus globale, par comparaison à d’autres systèmes équins (établissements de tourisme équestre, écuries de pension de travail, etc.).
Des documents de synthèse et d’information seront proposés sous différentes formes (rapport détaillé, vidéos, etc.).
Face à l’intérêt affiché des professionnels engagés dans cette démarche et leur souhait de la prolonger, des solutions pourront être recherchées pour reconduire et étendre cette opération à d’autres structures prestataires si une demande formelle se présentait.

VOIR LA VIDÉO :
Vidéo Journée REFErences 2019 : Prestataire en traction équine

Auteurs : Clémence Bénézet, Ingénieur formation, cheffe de projet
& Laurent Maly, Ingénieur développement Traction équine

Derniers chiffres Emploi/Formation dans Stats & cartes

Quelques chiffres : 

 

– En 2017, 3 500 diplômes en lien avec la filière équine ont été délivrés, du palefrenier-soigneur au responsable d’entreprise hippique, en passant par l’enseignant d’équitation, le maréchal-ferrant, le cavalier d’entraînement et l’utilisateur de chevaux attelés ;
– La même année, 26 000 salariés sont employés par des établissements agricoles équins (établissements équestres, élevages, centres d’entraînement de chevaux de courses).

 

Afin de suivre l’attractivité des formations et la conjoncture de l’emploi salarié en termes de salariat agricole, l’observatoire capitalise les données de plusieurs sources statistiques :

  • La base DECIEA (voie initiale) et UC (voie continue) du ministère de l’Agriculture ainsi que la base FORÔMES du ministère des Sports regroupent les caractéristiques des diplômés par formation.
  • La base de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) regroupe les caractéristiques des contrats établis par les établissements agricoles ayant souscrit une assurance spécifique accidents du travail liée au cheval. Même si certains salariés sont suivis par d’autres bases de données (DADS-Insee par exemple), la grande majorité des salariés agricoles de la filière y est néanmoins suivie.

 

IFCE_AP_STATS_CARTES_BAT

Les données issues de ces bases sont organisées en 3 familles :
« Formation – Effectif diplômés » : suivi des diplômés par année, région d’obtention du titre, genre, formation et voie d’apprentissage.
« Emploi – Salariés » : suivi des individus salariés par année, région/département de travail, genre, âge et secteur d’activité.
« Emploi – Contrats » : suivi des contrats des individus salariés par année, région/département de travail, secteur d’activité, type et quotité ainsi que des indicateurs de précarité que sont la part des CDD et des temps partiels.

 

Actualisées chaque année et maintenant accessibles gratuitement via Stats et cartes -> Tableau de bord -> Emploi-Formation, ces séries doivent servir à contextualiser toutes demandes professionnelles, que ce soit à l’échelle nationale ou locale.

La filière équine en Bretagne – édition 2016

Depuis 2001, le Conseil des Equidés de Bretagne fédère et
représente l’ensemble des secteurs de la filière équine régionale
et se positionne à l’interface entre les socio-professionnels et les
partenaires institutionnels.
La quantification et la qualification de la filière équine régionale
par des données économiques et sociales constituent une de nos
missions fondamentales.
Cette plaquette présente les résultats de l’Observatoire
Economique Régional et mesure l’impact et le poids économique
des activités équines en Bretagne.
Nous remercions les entreprises ayant participé à l’enquête
menée en 2015.
Cette vision macro-économique de la filière est indispensable
pour informer les acteurs du secteur et faire reconnaître la place
que la filière équine occupe dans notre région et son rôle dans
l’animation et l’aménagement des territoires ruraux.
Culturellement et historiquement terre de cheval, la Bretagne doit
continuer à pouvoir s’affirmer comme l’une des régions françaises
leader dans le secteur équin.
Michel de GIGOU,
Président du Conseil des Equidés de Bretagne

La filière équine dans les Hauts de France

Nous sommes heureux de vous présenter la 4ème édition de l’observatoire de la filière équine du
Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
La fusion entre nos deux régions est maintenant réalisée, il nous semblait important de vous proposer l’état
des lieux de la filière équine dans cette nouvelle grande région française.

Cette édition est la première regroupant les données de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, car jusqu’à
présent nous éditions une plaquette pour chaque région.
Il convient cependant d’insister sur les faits marquants de cette nouvelle édition :
• Une augmentation du chiffre d’affaire de la filière de 5 %.
• Un statut des professionnels de la filière toujours plus flou : agriculteurs ou pas, malgré le passage
au statut agricole de la filière équine en 2005, on constate qu’il est toujours aussi difficile de bénéficier du
statut d’agriculteur alors que nous valorisons des productions agricoles régionales.
• Une pression du foncier qui chasse la filière équine : de plus en plus de jeunes préfèrent quitter
notre région pour s’installer sur d’autres territoires où le foncier est plus accessible.
• Des sous-filières en « panne ». Malgré une volonté de développer la filière trait, les chantiers
hippomobiles sont inexistants sur notre territoire alors qu’un ensemble d’éléments devraient contribuer à
leur essor : réduction de l’empreinte carbone, création de liens sociaux, développement d’emplois locaux,
animation touristique, etc.
Si l’on devait résumer ces constatations, la filière cheval disparait du paysage régional et si nous continuons,
d’ici 10 ans, il faudra aller chez nos voisins anglais, belges ou normands, pour trouver des entreprises
équines.
L’ensemble des socio-professionnels que je représente ne veut pas se résoudre à cette fin et aujourd’hui,
nous voulons être ambitieux et proposer un nouveau schéma directeur qui reprendra les 3 points suivants :
• Favoriser l’installation des jeunes (aide aux financements, à la recherche de foncier, transmission,
etc…)
• Aider au développement des structures existantes (innovation, extensions, accompagnement des
entreprises en difficultés)
• Favoriser le développement de nouveaux marchés (nationaux, européens, mondiaux).
Le cheval possède de nombreux atouts pour contribuer au développement et au rayonnement de notre
belle région, alors, donnez-nous les moyens de nos ambitions.

Hervé Delloye,
Président du Conseil du Cheval Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Caractéristiques des modes d’ hébergement équins et conséquences sur les conditions de travail

Caractéristiques des modes d’hébergement équins et conséquences sur les conditions de travail : résultats de l’enquête nationale 2014.

Le réseau équin REFEences a mis en évidence un manque de productivité des structures équines. La main d’œuvre nécessaire en système équin est supérieure aux autres production, en raison de la gestion individuelle des animaux. En outre, les bâtiments doivent répondre aux trois grands besoins fondamentaux des chevaux : besoin de s’alimenter / s’abreuver régulièrement, besoin d’espace, besoin de contacts avec ses congénères (Boussely L, 2003). Les chevaux étant sensibles aux courants d’air bien que résistants aux températures basses, la conception du bâtiment doit être pensée pour leur bien être. Le bâtiment doit permettre aux exploitants et à leurs salariés de travailler dans de bonnes conditions, en terme de sécurité, d’absence de pénibilité et de confort.

Une série de 126 enquêtes sur des exploitations réparties partout en France a été réalisée entre juillet 2013 et mars 2014. L’analyse a permis d’identifier les éléments favorisant ou pénalisant le travail. Les références sur le temps de travail donné dans ce document ne concerne que le travail hivernal.

L’étude porte sur 5 types d’hébergement : stalle, box intérieur, box donnant sur l’extérieur, box avec une aire de sortie attenante, stabulation libre à plusieurs compartiments. Chaque type est décrit avec les caractéristiques du groupe d’exploitations, la sortie des chevaux en paddock, la distribution de l’alimentation, l’entretien des logements et avec un bilan du travail d’astreinte quotidien. Une comparaison des temps par activités entre bâtiments permet de proposer des solutions pour gagner en productivité de la main d’œuvre.

La conduite en plein air est également abordée en comparant des systèmes avec ou sans abris.

Le RAMI équin

Présentation de la journée Références 2015 : le RAMI équin.