recherche

Recherche : L’apport en arginine lors de la première gestation d’une jument a-t-il un impact sur la croissance du poulain ?

 

 

 

Les juments primipares mettent bas des poulains plus petits et plus légers que des juments multipares. Ceci pourrait être dû à des échanges de nutriments moins importants au niveau du placenta.

Partant de ce constat, des chercheurs de l’INRA et de la station expérimentale IFCE de Chamberet (dédiée à l’élevage) ont mené une expérience pour déterminer (1) les différences métaboliques entre primipares et multipares et (2) si une supplémentation en arginine (100g par jour) des primipares pouvait compenser ces différences. L’Arginine est l’un des 20 acides aminés qui composent les protéines. À partir de l’Arginine, le corps fabrique de l’oxyde nitrique (NO), une substance qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins, et de la créatine. L’Arginine modifie aussi l’équilibre glucose/insuline chez le cheval adulte.

Les résultats ont montré que les juments gestantes de leur premier poulain sont moins insulino-résistantes que les juments qui ont déjà mis bas, ce qui signifie qu’elles stockent plus de glucose pour elles-mêmes au lieu de le rendre disponible pour le poulain. La supplémentation en Arginine agit sur le métabolisme du glucose et augmente significativement l’insulino-résistance des juments primipares. Néanmoins, la structure placentaire ainsi que le poids du poulain restent inchangés.

 

En conclusion, la supplémentation en Arginine en fin de gestation peut aider les juments primipares à s’adapter métaboliquement. Celle-ci améliore la fonction placentaire sans pour autant compenser le retard de croissance des poulains.

 

D’autres travaux seront nécessaires pour confirmer ces effets et déterminer les conditions optimales de traitement.

 

Découvrir l'étude complète (en anglais)

Un mois… un projet R&D !

Envie de découvrir les projets recherche & développement en cours à l’Ifce ?

Découvrez dès maintenant la lettre « Focus projets R&D ».
Chaque mois, un projet en cours sera mis en avant et nous vous présenterons les résultats 2018 et les perspectives 2019. 

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Bilan de la 1ère année de suivi du projet DOGESET

Répondre aux attentes de la filière en produisant des références technico-économiques relatives aux prestataires dont l’activité repose en tout ou partie (30% du chiffre d’affaires a minima) sur la traction équine : tels sont les enjeux du projet DOGESET (Développement d’Outils de GEStion des Entreprises prestataire de Traction équine).
Ces données ont des objectifs multiples :
–    Aider les porteurs de projet dans le domaine de la traction équine à s’installer ;
–    Permettre aux prestataires de se situer dans leur branche d’activité grâce aux références construites ;
–    Donner de la visibilité à ces métiers auprès des institutions et organismes d’accompagnement du secteur agricole, notamment en présentant les intérêts techniques et économiques de ces métiers même s’il s’agit d’une activité de « niche ».

Initié en 2017, ce projet s’appuie sur les compétences d’un comité d’experts qui a validé les objectifs du projet ainsi que les critères de sélection des 12 prestataires suivis durant 2 années (2018 et 2019), au cours de 2 à 3 visites annuelles, chacune portant sur les exercices 2017 et 2018.
Ce projet est porté par l’Ifce au travers de 3 directions : le pôle Développement-Innovation-recherche (PDIR), la direction de l’accompagnement à la filière (DAF) et la Direction Territoriale Arc Méditerranéen (DTAM).
Il est conduit en étroit partenariat avec l’Idele qui accompagne l’Ifce sur la méthodologie du projet, en s’appuyant sur son expertise en matière de suivi technico-économique d’entreprises équines dans le cadre du réseau Equin.

RÉSULTATS 2018UZE_DOGESET_3
Cette première année d’étude avait pour objectif la compréhension des structures suivies (stratégie, données structurelles, fonctionnement technique, caractérisation qualitative des produits proposés, début de recueil de données économiques).
Ainsi, ces informations, ont permis d’esquisser le profil des structures : Celles-ci possèdent globalement peu de surfaces (moins de 10 ha pour plus de la moitié d’entre elles) et un faible nombre de chevaux (médiane à 5 équidés). Majoritairement unipersonnelles, 9 d’entre elles ont plus de 6 ans d’existence, et le montant total de leurs produits s’étend de 28 500 € à 88 000 € avec une médiane proche de 30 000€.Les 12 prestataires sélectionnés ont ainsi pu être regroupés en 3 systèmes différents :
–    1 système « Vigne » regroupant 6 structures pour lesquelles le travail du sol en vigne représente la majeure partie, voire la seule activité de traction équine.
–    1 système « Utilitaire » dans lequel la diversité des prestations proposées est plus large, nécessitant souvent un cheptel équin plus important. Centré autour du tourisme et des services urbains, il concerne 3 des 12 structures suivies.
–    Enfin un système « Débardage » centré sur des interventions en forêt et milieux naturels sensibles. Les prestations de débardage de ces structures semblent diminuer au profit de prestations de gestion des milieux sensibles.
Cette première année de travail a permis de montrer l’originalité de ces systèmes se démarquant notamment, d’autres systèmes d’exploitations équines, par des charges de structures relativement faibles.

PERSPECTIVES 2019
Les résultats riches d’enseignement de cette première année de suivi doivent être affinés, et confortés. En 2019, de nouvelles visites vont avoir lieu afin de compléter ces premières données par de nouvelles liées à l’exercice 2018.
2019, étant la seconde et dernière année de suivi du projet DOGESET, les informations recueillies au cours de ces 2 ans, seront analysées à la fois de façon détaillée, au sein de chacun des 3 systèmes d’exploitation « traction équine », et de façon plus globale, par comparaison à d’autres systèmes équins (établissements de tourisme équestre, écuries de pension de travail, etc.).
Des documents de synthèse et d’information seront proposés sous différentes formes (rapport détaillé, vidéos, etc.).
Face à l’intérêt affiché des professionnels engagés dans cette démarche et leur souhait de la prolonger, des solutions pourront être recherchées pour reconduire et étendre cette opération à d’autres structures prestataires si une demande formelle se présentait.

VOIR LA VIDÉO :
Vidéo Journée REFErences 2019 : Prestataire en traction équine

Auteurs : Clémence Bénézet, Ingénieur formation, cheffe de projet
& Laurent Maly, Ingénieur développement Traction équine

Pâturage, la mixité équin-bovin : où en est-on ?

Programme de recherche sur la mixité équin-bovin

 

Une première année de pâturage sur le site du Pin s’est achevée pour le projet PAMIEBO qui compare les effets d’un pâturage mixte équin – bovin avec ceux d’un pâturage mono-spécifique équin ou bovin.

 

Cette première année de protocole expérimental a permis d’acquérir un ensemble de données sur le comportement alimentaire des animaux, les caractéristiques du couvert prairial (structure, valeur alimentaire, biodiversité) et l’évolution du parasitisme gastro-intestinal des deux espèces qui seront complétées en 2019.

Un autre projet sur la mixité équin-bovin, le projet Equibov (2015 – 2019), est en cours de dépouillement et laisse présager des résultats positifs en faveur du pâturage mixte, notamment sur le volet parasitaire. En effet, les résultats issus d’analyses coproscopiques effectuées en systèmes mixte équin-bovin et en systèmes spécialisés équins montrent que les chevaux conduits en pâturage mixte avec des bovins sont moins infestés par les strongles que les chevaux conduits seuls en systèmes spécialisés (Forteau et al. 2018).

Affaire à suivre …

 

Forteau L, Dumont B, Sallé G, Bigot G, Fleurance G. 2018.

 

Références: 

Mixed grazing systems with horses and cattle : an alternative to control nematode infection. In : Advances in Animal Biosciences, Proceedings of the 10th International Symposium on the Nutrition of Herbivores, Herbivore nutrition supporting sustainable intensification and agro-ecological approaches, 2 to 6 September 2018, Clermont-Ferrand, France, p. 673

 

Tout savoir sur ces projets

 

Appel à communications – Journées sciences et innovations équines

Pour la première fois en 2019, l’Institut français du cheval et de l’équitation organise, en collaboration avec de nombreux partenaires professionnels : Les journées Sciences et innovations équines les 23 et 24 mai 2019 à Saumur incluant conférences plénières, tables rondes, posters et démonstrations. Profitez-en pour exposer vos travaux !

DIR_Affiche JSIE 2019

 

Le comité d’organisation lance un appel à :

– communications orales, posters ou démonstrations pratiques (pouvant inclure des équidés) ;

– issus de projets de recherche, d’études ou d’actions innovantes ;

– dans toutes les thématiques concernant la filière équine : du gamète à la médaille, incluant les équidés, les Hommes, les entreprises/exploitations

Pour l’année 2019, un focus particulier sera fait sur les sciences humaines et sociales avec un thème : « cheval, territoire et société »

 

 

Vous souhaitez présenter vos résultats ? Ne tardez pas !
Soumettez-nous votre résumé, via la plateforme pour le 15 janvier 2019 au plus tard.

Pour information : Ces journées remplacent les trois journées d’informations de l’Ifce : journée de la recherche équine, journée élevage et journée éthologie.
Les communications seront exclusivement choisies sur la base de cet appel à communications.

 

Plateau technique d’Uzès

Le plateau technique d’Uzès

Au service de l’attelage, la traction animale et l’endurance

Informations

Le site d’Uzès est consacré à l’enseignement professionnel en attelage et travail à pied, et accueille des manifestations sportives. Il est support d’expérimentations sur l’attelage, la traction et l’endurance.

Contact

Visite ou projet, prenez rendez-vous :

Chemin du mas des tailles
30700 Uzès
Tel : 04 66 22 99 33
Mail : anne_sophie.lauthier(at)ifce.fr

Plaquette de présentation à télécharger

 

Ce site dispose de :

  • 30 personnes dont 5 ingénieurs et 8 formateurs diplômés en attelage
  • 20 chevaux d’instruction de l’attelage dont 4 type sport, 4 Camargues et 10 type trait ;
  • Du matériel de mesure des efforts de traction : traineau, dynamomètre, cardio-fréquencemètres ;
  • 2 écuries totalisant 80 boxes ;
  • 8 stabulations, 6 paddocks et 5 ha de prairies pâturées ;
  • 1 manège, 3 carrières dont une paysagée, 1 piste d’attelage ;
  • 3 bâtiments abritant des bureaux, une médiathèque, 2 salles de cours, des locaux d’accueil et de détente ;
  • 1 atelier de sellerie, 2 remises à voitures hippomobiles dont une disposant d’un espace sécurisé.
  • 1 gîte ;

Uzes vue du ciel

REC-Traction

REC-carriere Uzès

 

 

 

 

 

Tous les programmes de recherche entrepris sont validés par le conseil scientifique de la filière équine, instance de concertation qui regroupe professionnels de la filière et experts scientifiques.

Pouvoir déceler le plus tôt possible les aptitudes des équidés à l’attelage – incluant les activités de traction – représente un enjeu pour les acteurs de la filière, des éleveurs aux utilisateurs finaux.

Tests de traction animaleAinsi, une équipe de l’Ifce à procédé en mai et juin 2018 à la caractérisation de presque 80 chevaux présents sur les différents sites de l’Institut. La Haras d’Uzes, avec ses 16 chevaux d’attelage a clôturé cette session de mesures selon 4 axes :

  1. La morphologie : par l’utilisation de la grille SFET de pointage,
  2. La locomotion : par l’utilisation de l’accélérométrie,
  3. Le tempérament : par le biais des tests de tempérament simplifiés
  4. La puissance de traction : en enregistrant les efforts (force développée et évolution de la fréquence cardiaque) des chevaux tractant des charges progressives allant jusqu’à 40% de leur poids.

Ces tests font suite à une campagne conduite en 2017 de description de ces mêmes chevaux, par leurs utilisateurs habituels, sur différents aspects liés à leur utilisation tels que : comportement au travail, résistance à l’effort, qualité de la locomotion, adaptabilité, comportement vis-à-vis de l’homme… L’analyse des relations entre les aptitudes perçues par l’utilisateur et les éléments mesurés, permettra d’aider au choix des chevaux et à leur orientation vers une utilisation spécifique : attelage, travail du sol, débardage….

Cette opération est portée dans le cadre de deux projets aux interfaces nombreuses :

  • le PAN (plan d’attelage national), projet interne à l’Ifce à vocation  de coordination des activités attelage de l’IFCE
  • le CAPTRAC (comme CAPacité de TRACtion) qui correspond à une commande de la SFET dans l’optique d’élaborer un protocole facilitant la détection précoce de ces aptitudes chez les équidés de travail

Depuis 2014, l’Ifce est engagé dans un projet d’optimisation de l’apprentissage et de la performance du meneur par l’ajustement innovant des méthodes d’enseignement à l’attelage en partenariat avec le Laboratoire Interdisciplinaire de recherche en Didactique, Éducation et Formation (LIRDEF).

Le projet se présente sous la forme d’une recherche technologique visant, dans la logique d’appui à la filière que porte l’Ifce, la co-construction avec les acteurs de terrain de dispositifs de formations comprenant différents outils pédagogiques dont certains sont dits « virtuels » (un environnement de vidéo-formation et un simulateur de contact).

Cette co-construction se base notamment sur l’analyse de l’activité de meneurs professionnels plus ou moins chevronnés, et sur celle de formateurs et de formés.

REC-Tensions dans les guides

Endurance

© Ifce/K. Renard

Le projet GenEndurance a été mené sur le terrain entre 2011 et 2014 et a permis de réaliser une large campagne de mesure sur plusieurs générations de chevaux d’endurance. Des analyses de génomique ont aussi été effectuées sur les mêmes individus.

Le plateau technique d’Uzès, par la mise à disposition d’une partie de ses installations et de ses personnels, à permis l’étude de 431 chevaux sur les 995 testés au cours de cette période.

A ce jour, plusieurs analyses ont été menées ou sont en cours sur les données recueillies :

  • Etude descriptive de différents critères mesurés (morphologie, allures, paramètres d’échographie cardiaque, profil métabolomique, activité cardiaque à l’effort…) et de leurs variations en fonction de l’âge des sujets ;
  • Etudes d’association entre le génotype (informations génétiques) et la performance, et entre le génotype et les mensurations ;
  • Etude de la relation entre la variabilité génétique de l’ADN mitochondrial et les performances.

Une approche plus globale intégrant l’ensemble des critères étudiés reste à mener et doit en particulier aborder :

  • Les interactions entre chaque type de critères mesurés ;
  • Les relations entre les caractères mesurés et les performances en compétition ;
  • Le déterminisme génétique des caractères d’intérêt pour la performance ;
  • La possibilité de construire des modèles prédictifs de la performance intégrant les critères pertinents.

Ce projet est soutenu par :

REC_logo fonds eperonLogo ifce-Vertical_Simple_QuadriAssociation Nationale Française du Cheval Arabe pur-sang et demi-sang

Les travaux conduits participent à la mise en application pratiques dans différents domaines

REC-ComtactsLe simulateur coMtactS a été conçu dans le cadre d’une recherche technologique visant le perfectionnement de l’enseignement-apprentissage de l’équitation attelée. Il est aujourd’hui ciblé sur l’éducation de la main de meneurs débutants. Il leur permet notamment, dans une simulation dynamique et interactive, d’affiner leur appréhension du contact « main du meneur/bouche du cheval », et de perfectionner les gestes techniques qui lui sont associés.

 

 

 

REC- plateforme vidéo uzèsMise en service d’un environnement de vidéo-formation ERCam (Ecouter Regarder Comprendre l’activité du meneur) sous la forme d’une banque de capsules vidéos thématiques (classées en fonction des situations et actions récurrentes identifiées dans la pratique). Ces capsules sont utilisables en auto-formation pour les stagiaires ou par les formateurs dans le cadre de leur cours.

 

 

 

 

 

Retrouvez toutes les informations sur le blog dédié au projet

REC-Uzès-Gen'Endurance

 

 

Découvrez :
– toutes les thématiques de recherche de l’Ifce
– les autres plateaux techniques de l’Ifce
– les résultats des projets dans les fiches équipédia et les articles équ’idée

Plateau technique de la Jumenterie du Pin

Le plateau technique de la Jumenterie du Pin

Au service de la reproduction équine et de l’élevage

Informations

Au cœur de la Normandie, sur environ 60 ha du site historique du Haras National du Pin, l’IFCE met à disposition de la recherche ses infrastructures, équipements pédagogiques et une cavalerie diversifiée dans les domaines de l’élevage, de la reproduction et du comportement.

Ce site, principalement dédié à la formation professionnelle en reproduction et en élevage équin, accueille chaque année des protocoles sur les techniques nouvelles de reproduction et la gestion des reproducteurs.

Ce site est un établissement d’expérimentation animale agréé.

 

Contact

Visite ou projet, prenez rendez-vous :

Jumenterie du Pin

61310 Exmes
Tel : 02 33 12 12 00
Mail : jumenterie(at)ifce.fr

Plaquette de présentation à télécharger

 

Ce site dispose de :

  • 13 personnes spécialisées dans la recherche, la formation, le développement ou l’appui à la filière dont 2 vétérinaires, une équipe de 4 soigneurs ;
  • 110 équidés de type sport : 12 étalons, environ 70 juments d’élevage et 25 poulains de 1 à 3 ans ;
  • Stabulations avec aires stabilisées, paddocks, prairies, boxes dont certains sous vidéosurveillance ;
  • Un complexe de reproduction complet : salle de collecte de semence, deux laboratoires avec matériel de traitement de la semence réfrigérée ou congelée, analyseur de mobilité HTM IVOS, cytomètre en flux, quatre salles d’échographie et d’insémination, un laboratoire de transfert d’embryons avec hotte à flux laminaire, micromanipulateur, matériel de ponctions folliculaires et incubateur tri-gaz;
  • 1 box social (2 boxes séparés par un système permettant des interactions sociales en toute sécurité) et systèmes de slow-feeders ;
  • Installation de stockage cryogénique pour la conservation de semence ou d’embryon, dont une cuve est dédiée au site secondaire de la cryobanque nationale des équidés ;
  • Une salle de cours et une salle de réunion, des logements pour l’accueil de stagiaires

Jumenterie du Pin : stabulations

Jumenterie du Pin : stabulations avec aires stabilisées – © Ifce

Jumenterie du Pin : paddocks et batiments

Jumenterie du Pin : paddocks et bâtiments – © Ifce

Laboratoire de la jumenterie du Pin

Laboratoire de la jumenterie du Pin – © Ifce

Tous les programmes de recherche entrepris sont approuvés par un comité d’éthique et validés par le conseil scientifique de la filière équine, instance de concertation qui regroupe professionnels de la filière et experts scientifiques.

REC-Embryon avant Aspi

Embryon maintenu avant aspiration, étape préalable à la cryoconservation – © Ifce

Les thématiques principales de recherche sur la reproduction de la jument s’articulent, sur le plateau technique de la Jumenterie du Pin, autour des problématiques en lien avec :

  • La vitrification des embryons : l’objectif est de pouvoir les vitrifier en paillette haute sécurité
  • La fécondation in-vitro (ICSI : Intra-Cytoplasmic Sperm Injection)

 

 

 

Analyse automatisée de mobilité des spermatozoides

Analyse automatisée de mobilité des spermatozoïdes

 

Concernant la voie mâle, la recherche s’oriente aujourd’hui vers 2 axes :

 

  • L’évaluation de la qualité du sperme de l’étalon
  • La conservation des spermatozoïdes

 

 

 

 

La Jumenterie du Pin travaille actuellement, en collaboration avec l’INRA du Pin sur le pâturage mixte équins-bovins. L’objectif de ce projet est d’objectiver les bénéfices supposés de cette pratique à la fois sur le plan alimentaire et parasitaire.

Poulains et génisses pâturant ensemble

Poulains et génisses pâturant ensemble – © Ifce

Les travaux conduits participent à la mise en application pratiques dans différents domaines

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Poulain (poney) issu d’embryon cryoconservé et sa mère porteuse © P. Sery

Quatre poulains issus d’embryons cryoconservés sont nés à la Jumenterie en mai 2014, de mères porteuses Selle français avec lesquelles ils ne partagent aucune génétique : ces quatre poulains de type Welsh sont issus d’un transfert d’embryons cryoconservés dans l’azote liquide à – 196 °C. Cette première en Europe, fruit de dix années de recherche menées à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) en partenariat avec l’ifce ouvre bien des perspectives à la filière équine. Le génotypage d’embryons prélevés in vivo, puis conservés au froid et réimplantés sur une autre jument, peut non seulement permettre de maintenir des races à petits effectifs, mais aussi faciliter l’essor du transfert d’embryons.

 

Pour en savoir plus, téléchargez le communiqué de presse : CP_poulains_ifce_Inra

En 2017, deux poulains issus d’embryons vitrifiés en 2016 sont également nés. Ces poulains sont à l’élevage et sont inscrits au Stud-book Selle Français. Ils entreront dans la formation des cavaliers jeunes chevaux à partir de 3 ans.

cryobanque

Cuve de la cryobanque – © Ifce

Créée en 1999, la « Cryobanque nationale » est un groupement d’intérêt scientifique constitué de 12 partenaires dont l’IFCE et regroupant 13 espèces animales dont les chevaux et les ânes. L’objectif de la Cryobanque nationale est de préserver et pérenniser la diversité génétique de nos races françaises. La technique utilisée est la cryoconservation dans l’azote liquide de matériel biologique. Pour les équidés, ce sont actuellement des paillettes de semence et récemment quelques embryons qui sont ainsi conservés.

La congélation d’embryon d’équidés s’inscrit dans un important projet de recherche (CRB-anim : Centre de Ressources Biologiques pour les Animaux domestiques) lancé en 2012 et financé par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre des investissements d’avenir. L’objectif est double :

  • Consolider la Cryobanque et ainsi permettre d’augmenter les collections des races d’équidés les plus menacées
  • Lever les verrous techniques de la congélation de la semence de baudet et celle des embryons d’équidés.

Actuellement, la Cryobanque équidés, localisée sur le site de la Jumenterie du Pin depuis le 11 mars 2015, contient un peu plus de 7500 doses, issues principalement d’étalons appartenant au stud-book Selle français ainsi que 5 embryons de race Cob (3), Boulonnais (1) et Poitevin (1). Ces travaux sur la vitrification et la congélation de l’embryon sont menés par Maud Caillaud de la Jumenterie du Pin avant transfert vers le terrain. Le travail sur les collections est traité par Margot Sabbagh grâce aux outils de gestion de la variabilité génétique développés par l’IFCE et l’INRA.

Cytomètre en flux

Cytomètre en flux – © Ifce

Pour adapter la monte en fonction de la fertilité du mâle, encore faut-il connaître avec précision la qualité de sa semence. Le cytomètre en flux est un appareil permettant de développer de nouvelles techniques d’analyse grâce à un panel de tests évaluant chacun une fonction différente du spermatozoïde. L’équipe de la Jumenterie, sous la houlette d’Isabelle Barrier-Battut, docteur vétérinaire, a réussi à définir deux protocoles d’évaluation de la qualité des spermatozoïdes de l’étalon, l’un pour le sperme frais, l’autre pour le sperme congelé. Ces deux protocoles associent la cytométrie aux analyses classiques de mobilité et de morphologie. Ils permettent de prédire de façon plus fiable la fertilité de la semence par rapport à une analyse classique seule.

 

 

spermatozoides

Spermatozoides – © Ifce

Le sperme de l’étalon doit-il être obligatoirement transporté à 4°C si l’insémination est réalisée dans la journée au-delà d’une heure après la collecte ? C’est une des questions souvent posées par les éleveurs et à laquelle l’équipe de la Jumenterie, également sous la houlette d’Isabelle Barrier-Battut, a essayé de répondre. L’étude en cours teste 3 conditions de conservation du sperme : au réfrigérateur, en boîte réfrigérée où à température ambiante dans deux dilueurs différents : INRA96® ou lait écrémé avec antibiotiques. Les premiers résultats suggèrent que le sperme dilué en INRA96® peut être conservé à température ambiante pendant au moins 6 heures, voire 24 heures quand la température est stable entre 17° et 20°C sans que la mobilité des spermatozoïdes et leur production d’énergie soient entachées. Reste à tester la fertilité de la semence sur les juments et l’influence des variations de température ambiante. Affaire à suivre !

 

 

 

 

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