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Etude de l’impact économique, social et environnemental du Mondial du Lion

L’organisation d’une manifestation sportive génère des impacts pour le territoire qui l’accueille. L’IFCE a mené pour le Mondial du Lion l’analyse des retombés à court terme de cet événement au niveau économique (édition 2016), social (édition 2017) et environnemental (édition 2018).

 

La réalisation de cette étude apporte au Mondial du Lion une lecture globale de son impact sur le territoire. Par l’identification des actions déjà mises en œuvre par l’organisation, elle montre que le Mondial du Lion a su se saisir de l’opportunité de son succès pour en maximiser les retombées positives au profit d’un développement local. Elle a également permis de mettre en évidence des pistes d’amélioration, notamment sur le plan environnemental, pour les prochaines éditions.

 

Retrouvez les résultats de l’étude :

Téléchargez la plaquette

 

L’IFCE sera également présent tout au long du mondial du 17 au 20 octobre 2019 pour vous présenter les résultats !

Autres activités équestres

Développement et recherche sur les autres activités équestres

 

Au-delà de l’équitation, les équidés sont impliqués dans de nombreuses autres activités telles que :

  • La médiation, qui peut être déclinée pour des aspects médicaux, de réinsertion, …
  • La traction équine, qui peut être déclinée en ville, en agriculture, dans les forêts …

 

Des actions de médiation sont réalisées dans ou avec différents sites de l’Ifce pour des publics variés :

  • personnes âgées à Lamballe, à Hennebont et à Rosières ;
ephad dombasle 25 mars 2015 046_vidament© J. Moss
  • mineurs et majeurs détenus à Besançon ;
  • jeunes hospitalisés en pédo-psychiatrie longue durée à Besançon ;
  • collégiens en difficulté scolaire à Hennebont.

médiation équine

© Kerpape

Analyse des besoins en matière de médiation et d’activités équestres adaptées

L’étude vise à décrire le plus finement possible :

  • les besoins des bénéficiaires directs et de leurs familles ;
  • les attentes des partenaires médico-sociaux ;
  • les problématiques des partenaires institutionnels et financiers vis-à-vis de la médiation équine et des activités équestres adaptées.

Elle a été confiée au cabinet Itinere et durera 2 ans.

 

© M. Vidament

Caractérisation des chevaux de rééducation sensori-motrice

Dans la rééducation sensori-motrice, les soignants utilisent les mouvements en 3 dimensions et la chaleur du cheval sur le patient.

Le but de ce projet est de comprendre quelles sont les caractéristiques de modèle, d’allures et de tempérament recherchées chez les chevaux servant à ce type de rééducation.

Dans un deuxième temps, nous vérifierons que l’usage des tapis utilisés en séance de rééducation montée ne provoque pas de zones d’appui trop élevées pour le cheval.

 

© Ifce

Développement d’outils de gestion pour les entreprises utilisant les équidés de travail

L’objectif du projet « DOGESET » est de produire des références technico-économiques sur les activités de prestations reposant, complètement ou en partie, sur la traction équine. Ces références permettront :

  • d’aider les porteurs de projet dans ce domaine à s’installer ;
  • aux prestataires de se situer dans leur branche d’activité ;
  • de donner de la visibilité à ces métiers auprès des institutions et organismes d’accompagnement du secteur agricole.

Ce projet bénéficie de l’expérience de l’Idele et de son réseau équin. Il est basé sur le suivi du fonctionnement de 12 structures réalisant des prestations de traction équine dans les domaines du débardage, des services urbains et du travail du sol dans la vigne.

 

 

Depuis 2014, l’Ifce est engagé dans un projet d’optimisation de l’apprentissage et de la performance du meneur par l’ajustement innovant des méthodes d’enseignement à l’attelage en partenariat avec le Laboratoire Interdisciplinaire de recherche en Didactique, Éducation et Formation (LIRDEF).

Le projet se présente sous la forme d’une recherche technologique visant, dans la logique d’appui à la filière que porte l’Ifce, la co-construction avec les acteurs de terrain de dispositifs de formations comprenant différents outils pédagogiques dont certains sont dits « virtuels » (un environnement de vidéo-formation et un simulateur de contact).

Cette co-construction se base notamment sur l’analyse de l’activité de meneurs professionnels plus ou moins chevronnés, et sur celle de formateurs et de formés.

© Ifce

Pouvoir déceler le plus tôt possible les aptitudes des équidés à l’attelage – incluant les activités de traction – représente un enjeu pour les acteurs de la filière, des éleveurs aux utilisateurs finaux.

Ainsi, une équipe de l’Ifce a procédé en mai et juin 2018 à la caractérisation de presque 80 chevaux selon 4 axes :

  1. La morphologie : par l’utilisation de la grille SFET de pointage,
  2. La locomotion : par l’utilisation de l’accélérométrie,
  3. Le tempérament : par le biais des tests de tempérament simplifiés
  4. La puissance de traction : en enregistrant les efforts (force développée et évolution de la fréquence cardiaque) des chevaux tractant des charges progressives allant jusqu’à 40% de leur poids.

© Ifce

Ces tests font suite à une campagne conduite en 2017 de description de ces mêmes chevaux, par leurs utilisateurs habituels, sur différents aspects liés à leur utilisation tels que :

  • comportement au travail,
  • résistance à l’effort,
  • qualité de la locomotion,
  • adaptabilité,
  • comportement vis-à-vis de l’homme…

L’analyse des relations entre les aptitudes perçues par l’utilisateur et les éléments mesurés, permettra d’aider au choix des chevaux et à leur orientation vers une utilisation spécifique : attelage, travail du sol, débardage….

Cette opération est portée dans le cadre de deux projets aux interfaces nombreuses :

  • le PAN (plan d’attelage national), projet interne à l’Ifce à vocation de coordination des activités attelage de l’IFCE ;
  • le CAPTRAC (comme CAPacité de TRACtion) qui correspond à une commande de la SFET dans l’optique d’élaborer un protocole facilitant la détection précoce de ces aptitudes chez les équidés de travail.

Copyright : Erik Bogros pour Equiphoria

©Erik Bogros pour Equiphoria

Peu de recherches ont été faites pour mesurer objectivement le tempérament des chevaux dédiés à l’équitation adaptée ou aux thérapies assistées par l’animal (soin psychique et/ou moteur, avec un soignant).

Le tempérament (émotivité /réactions de peur, sensibilité tactile) de 4 groupes de chevaux appartenant à des établissements équestres spécialisés (1 en France et 3 aux USA) a été mesuré puis comparé à celui d’un groupe témoin (en centre équestre traditionnel français).

Les 46 chevaux mesurés aux USA étaient globalement âgés (12-20 ans) et présentaient une sensibilité tactile basse à moyenne et une émotivité plutôt faible. Les 8 chevaux mesurés en France étaient beaucoup plus jeunes (5-13 ans) et avaient une sensibilité tactile moyenne et une émotivité modérée, proches de celles du groupe Témoin (29 chevaux de 8 à 14 ans). Le fait que les chevaux des 3 groupes USA servaient tous à l’équitation adaptée notamment pour les vétérans de l’armée donc en équitation autonome (et certains en plus aux thérapies assistées), alors que les chevaux mesurés en France ne servaient qu’aux thérapies pourrait, en partie, expliquer ces différences.

 

Cette étude (2018-2019) a analysé les services de médiation équine* et/ou d’équitation adaptée* à destination des personnes en situation de handicap et/ou en difficulté sociale.

Cette offre est très hétérogène dans un secteur :

  • en recherche de définitions partagées, de reconnaissance et de lisibilité ;
  • à la frontière du loisir, du sport et du soin au sens large ;
  • à l’intersection de différentes réglementations.

Ce sont des activités qui répondent en général aux attentes des bénéficiaires et des structures médico-sociales, en apportant de toute façon plaisir et bien-être.

Le développement de ces activités est souvent longuement mûri par les professionnels qui les ont créées après d’autres expériences professionnelles et des formations multiples (double ou multi-compétence).

Les modèles technico-économiques et les structures juridiques sont très variés et certains points ont été mis en évidence :

  • Un manège couvert semble indispensable pour une activité annuelle ainsi que des chevaux polyvalents et divers (taille, morphologie, caractère).
  • Des partenariats pérennes avec des établissements sociaux ou médico-sociaux semblent indispensables pour sécuriser les recettes, même si ces partenariats peuvent se terminer du jour au lendemain.
  • Le coût de la séance est difficile à fixer à son juste prix puisqu’il doit couvrir les charges et rester acceptable par le client.
  • Les critères d’éligibilité des prises en charges des séances sont mal connus par les bénéficiaires, les établissements et les professionnels, dépendant à la fois de la qualification du professionnel mais aussi du département.

Ces activités apparaissent aujourd’hui difficilement rentables surtout pour les structures à vocation uniquement thérapeutique, sociale ou éducative.

Réalisation Cabinet Itinere Conseil, commanditaire : Ifce, financement Ministère Agriculture, conception et suivi projet : IFCE, FFE et un groupe de socio-professionnels.

*médiation équine : activités de soins ou à vocation éducative encadrées par un professionnel médico-social ou éducatif
*équitation adaptée : enseignement et encadrement de techniques équestres à but de loisir

DOGESET : produire des références technico-économiques sur les activités de prestations en traction équine

© Ifce – L. Maly

Les 12 structures suivies possèdent globalement peu de surfaces (moins de 10 ha pour plus de la moitié d’entre elles) et un faible nombre de chevaux (médiane à 5 équidés). Majoritairement unipersonnelles, 9 d’entre elles ont plus de 6 ans d’existence, et le montant total de leurs produits s’étend de 28 500 € à 88 000 € avec une médiane proche de 30 000€.

Les 12 prestataires sélectionnés ont été regroupés en 3 systèmes différents :

  • « Vigne » regroupant 6 structures ;
  • « Utilitaire » regroupant 3 structures, centré autour du tourisme et des services urbains, nécessitant un cheptel équin plus important ;
  • « Débardage » centré sur des interventions en forêt et milieux naturels sensibles.

En 2019, la poursuite du suivi des 12 structures permettra d’affiner et de conforter ces premières données.

Pour en savoir plus

 

Le simulateur coMtactS a été conçu dans le cadre d’une recherche technologique visant le perfectionnement de l’enseignement-apprentissage de l’équitation attelée. Il est aujourd’hui ciblé sur l’éducation de la main de meneurs débutants. Il leur permet notamment, dans une simulation dynamique et interactive, d’affiner leur appréhension du contact « main du meneur/bouche du cheval », et de perfectionner les gestes techniques qui lui sont associés.

 

 

 

Le site d’Uzès est consacré à l’enseignement professionnel en attelage et travail à pied et accueille des manifestations sportives. Il est support d’expérimentations sur l’attelage, la traction et l’endurance.

© Ifce

Plus d'informations

Les résultats de ces études sont principalement issus du traitement de données collectées sur le terrain :

  • Dans les entreprises auprès des acteurs concernés.
  • Lors d’expérimentations spécifiques réalisées en étroite collaboration avec ces acteurs.

Ces projets centrés sur des activités spécifiques, utilisent des approches multidisciplinaires : éthologie, économie, mécanique…

Retrouvez les principaux résultats de ces projets de développement et de recherche, dans lesquels l’Ifce est partie prenante, sous formes de fiches pratiques et de posters « message clés » sur équipédia.

équipédia    Posters messages clés

Pour en savoir plus sur cette thématique consultez :
– les fiches équipédia
– le portail documentaire Médiathèque Ifce
– les articles équ’idée

Découvrez également à la librairie :
– Les ouvrages  : « La médiation équine« , « Utilisation du cheval attelé en territoire« 

Un mois… un projet R&D : PaturBovEquin !

Ce mois-ci, nous nous intéressons au projet qui permet de tester l’intérêt de la mixité au pâturage développé par le plateau technique de la jumenterie du Pin.

Ce projet est né d’une demande forte des professionnels de la filière équine d’avoir des références sur la conduite d’élevages mixtes équin-bovin en prairies Normandes. Ce protocole de recherche implique l’ensemble de l’équipe du plateau technique de la Jumenterie et du pôle viande de la station expérimentale de l’INRA du Pin. Cette étude permet de renforcer les liens entre les deux sites voisins et de pouvoir mutualiser les expériences de chacun.

Auteurs : Laurie Briot – Référente R&D et Géraldine Fleurance – Ingénieure de recherche

Télécharger la lettre

 

 

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Chaque mois, un projet en cours sera mis en avant et nous vous présenterons les résultats 2018 et les perspectives 2019.

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Recherche : l’apport en arginine lors de la première gestation d’une jument a-t-il un impact sur la croissance du poulain ?

 

 

 

Les juments primipares mettent bas des poulains plus petits et plus légers que des juments multipares. Ceci pourrait être dû à des échanges de nutriments moins importants au niveau du placenta.

 

Partant de ce constat, des chercheurs de l’INRA et de la station expérimentale IFCE de Chamberet (dédiée à l’élevage) ont mené une expérience pour déterminer (1) les différences métaboliques entre primipares et multipares et (2) si une supplémentation en arginine (100g par jour) des primipares pouvait compenser ces différences. L’Arginine est l’un des 20 acides aminés qui composent les protéines. À partir de l’Arginine, le corps fabrique de l’oxyde nitrique (NO), une substance qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins, et de la créatine. L’Arginine modifie aussi l’équilibre glucose/insuline chez le cheval adulte.

Les résultats ont montré que les juments gestantes de leur premier poulain sont moins insulino-résistantes que les juments qui ont déjà mis bas, ce qui signifie qu’elles stockent plus de glucose pour elles-mêmes au lieu de le rendre disponible pour le poulain. La supplémentation en Arginine agit sur le métabolisme du glucose et augmente significativement l’insulino-résistance des juments primipares. Néanmoins, la structure placentaire ainsi que le poids du poulain restent inchangés.

En conclusion, la supplémentation en Arginine en fin de gestation peut aider les juments primipares à s’adapter métaboliquement. Celle-ci améliore la fonction placentaire sans pour autant compenser le retard de croissance des poulains.

D’autres travaux seront nécessaires pour confirmer ces effets et déterminer les conditions optimales de traitement.

 

Découvrir l'étude complète (en anglais)

Un mois… un projet R&D !

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Bilan de la 1ère année de suivi du projet DOGESET

Répondre aux attentes de la filière en produisant des références technico-économiques relatives aux prestataires dont l’activité repose en tout ou partie (30% du chiffre d’affaires a minima) sur la traction équine : tels sont les enjeux du projet DOGESET (Développement d’Outils de GEStion des Entreprises prestataire de Traction équine).
Ces données ont des objectifs multiples :
–    Aider les porteurs de projet dans le domaine de la traction équine à s’installer ;
–    Permettre aux prestataires de se situer dans leur branche d’activité grâce aux références construites ;
–    Donner de la visibilité à ces métiers auprès des institutions et organismes d’accompagnement du secteur agricole, notamment en présentant les intérêts techniques et économiques de ces métiers même s’il s’agit d’une activité de « niche ».

Initié en 2017, ce projet s’appuie sur les compétences d’un comité d’experts qui a validé les objectifs du projet ainsi que les critères de sélection des 12 prestataires suivis durant 2 années (2018 et 2019), au cours de 2 à 3 visites annuelles, chacune portant sur les exercices 2017 et 2018.
Ce projet est porté par l’Ifce au travers de 3 directions : le pôle Développement-Innovation-recherche (PDIR), la direction de l’accompagnement à la filière (DAF) et la Direction Territoriale Arc Méditerranéen (DTAM).
Il est conduit en étroit partenariat avec l’Idele qui accompagne l’Ifce sur la méthodologie du projet, en s’appuyant sur son expertise en matière de suivi technico-économique d’entreprises équines dans le cadre du réseau Equin.

RÉSULTATS 2018UZE_DOGESET_3
Cette première année d’étude avait pour objectif la compréhension des structures suivies (stratégie, données structurelles, fonctionnement technique, caractérisation qualitative des produits proposés, début de recueil de données économiques).
Ainsi, ces informations, ont permis d’esquisser le profil des structures : Celles-ci possèdent globalement peu de surfaces (moins de 10 ha pour plus de la moitié d’entre elles) et un faible nombre de chevaux (médiane à 5 équidés). Majoritairement unipersonnelles, 9 d’entre elles ont plus de 6 ans d’existence, et le montant total de leurs produits s’étend de 28 500 € à 88 000 € avec une médiane proche de 30 000€.Les 12 prestataires sélectionnés ont ainsi pu être regroupés en 3 systèmes différents :
–    1 système « Vigne » regroupant 6 structures pour lesquelles le travail du sol en vigne représente la majeure partie, voire la seule activité de traction équine.
–    1 système « Utilitaire » dans lequel la diversité des prestations proposées est plus large, nécessitant souvent un cheptel équin plus important. Centré autour du tourisme et des services urbains, il concerne 3 des 12 structures suivies.
–    Enfin un système « Débardage » centré sur des interventions en forêt et milieux naturels sensibles. Les prestations de débardage de ces structures semblent diminuer au profit de prestations de gestion des milieux sensibles.
Cette première année de travail a permis de montrer l’originalité de ces systèmes se démarquant notamment, d’autres systèmes d’exploitations équines, par des charges de structures relativement faibles.

PERSPECTIVES 2019
Les résultats riches d’enseignement de cette première année de suivi doivent être affinés, et confortés. En 2019, de nouvelles visites vont avoir lieu afin de compléter ces premières données par de nouvelles liées à l’exercice 2018.
2019, étant la seconde et dernière année de suivi du projet DOGESET, les informations recueillies au cours de ces 2 ans, seront analysées à la fois de façon détaillée, au sein de chacun des 3 systèmes d’exploitation « traction équine », et de façon plus globale, par comparaison à d’autres systèmes équins (établissements de tourisme équestre, écuries de pension de travail, etc.).
Des documents de synthèse et d’information seront proposés sous différentes formes (rapport détaillé, vidéos, etc.).
Face à l’intérêt affiché des professionnels engagés dans cette démarche et leur souhait de la prolonger, des solutions pourront être recherchées pour reconduire et étendre cette opération à d’autres structures prestataires si une demande formelle se présentait.

VOIR LA VIDÉO :
Vidéo Journée REFErences 2019 : Prestataire en traction équine

Auteurs : Clémence Bénézet, Ingénieur formation, cheffe de projet
& Laurent Maly, Ingénieur développement Traction équine

Pâturage, la mixité équin-bovin : où en est-on ?

Programme de recherche sur la mixité équin-bovin

 

Une première année de pâturage sur le site du Pin s’est achevée pour le projet PAMIEBO qui compare les effets d’un pâturage mixte équin – bovin avec ceux d’un pâturage mono-spécifique équin ou bovin.

 

Cette première année de protocole expérimental a permis d’acquérir un ensemble de données sur le comportement alimentaire des animaux, les caractéristiques du couvert prairial (structure, valeur alimentaire, biodiversité) et l’évolution du parasitisme gastro-intestinal des deux espèces qui seront complétées en 2019.

Un autre projet sur la mixité équin-bovin, le projet Equibov (2015 – 2019), est en cours de dépouillement et laisse présager des résultats positifs en faveur du pâturage mixte, notamment sur le volet parasitaire. En effet, les résultats issus d’analyses coproscopiques effectuées en systèmes mixte équin-bovin et en systèmes spécialisés équins montrent que les chevaux conduits en pâturage mixte avec des bovins sont moins infestés par les strongles que les chevaux conduits seuls en systèmes spécialisés (Forteau et al. 2018).

Affaire à suivre …

 

Forteau L, Dumont B, Sallé G, Bigot G, Fleurance G. 2018.

 

Références: 

Mixed grazing systems with horses and cattle : an alternative to control nematode infection. In : Advances in Animal Biosciences, Proceedings of the 10th International Symposium on the Nutrition of Herbivores, Herbivore nutrition supporting sustainable intensification and agro-ecological approaches, 2 to 6 September 2018, Clermont-Ferrand, France, p. 673

 

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