compétition

Une équipe qui fait la paire, sans impair aux championnats du monde

Raphaël Berrard termine 17ème du championnat du monde d’attelage en paire 2019 organisé en Allemagne à Drekbau.

Après un magnifique marathon lors duquel il termine 5ème, il clôt ce championnat avec une 6ème place dans l’épreuve de maniabilité accompagné par l’écuyer du Cadre noir Sébastien Goyheneix en tant que groom. Raphael, Sébastien et Fabrice livrent leurs impressions au retour de cette grande échéance. Il en ressort un véritable esprit d’équipe, avec une organisation optimale dans un climat de confiance et d’échange.

copyright : J. MOS

Comment s’est passée la préparation des chevaux de compétition Thalie de Charme, Ravie d’être Ici et Tango de Saint Rémy qui sont aussi des chevaux de formation pour le site du Pin ?

Raphaël BERRARD : les chevaux étaient déjà prêts physiquement, donc on a fait attention à ne pas rentrer dans un travail plus dur que d’habitude. Ils ont par exemple fait un peu de travail à pied avec notre élève CS UCAC, Bérénice Geoffret.

On a préparé les spécificités des épreuves de dressage et de maniabilité.

La pression lors d’un championnat du monde est beaucoup plus grande que lors d’un championnat de France. Tout le monde a envie de faire au mieux. On a forcément envie de tout donner, mais il ne faut pas dépasser les limites que ce soit en épreuve ou en préparation, sinon on arrive à la contre-performance

Fabrice MARTIN : Un planning de travail régulier a été mis en place avec une alternance entre les séances de travail à pied, de travail monté, de répétition de la reprise de dressage et de travail de la maniabilité. Ce planning a permis de réaliser le travail spécifique dont Raphaël avait besoin et les chevaux ont pu assurer une partie des formations.

Trois semaines avant le départ, nous nous sommes rendus, avec Raphael et Sébastien au regroupement organisé par le staff fédéral à Lignières. L’objectif de ce rendez-vous était avant tout de gommer les points faibles de chacun tout en renforçant les points forts.

La visite d’inspection par les vétérinaires est spécifique en attelage. Le jour précédent la première épreuve, l’équipe doit présenter les chevaux en main individuellement.

A l’issue de cette visite, le staff décide de la composition de l’équipe. Puis il y a un deuxième contrôle pendant le marathon à l’issu du routier avant la phase B, et enfin  une dernière visite est réalisée avant l’épreuve de maniabilité mais avec des chevaux attelés. Toutes les équipes ont donc révisé la présentation de la visité vétérinaire ainsi que le travail spécifique de la reprise de dressage.

Le reste du temps a été aménagé à la carte en fonction de chaque équipage. Pour Raphael, cela s’est donc limité au travail concernant l’épreuve de maniabilité, et un peu d’exercices du marathon.

Les chevaux de Raphaël n’ont pas la même qualité que les autres équipes en dressage.  C’est un cob normand, Tango de saint Rémy, qui accompagnait Thalie de charme SF pour nous présenter une reprise de dressage à la hauteur de nos espérances. Ce sont des chevaux de formation, et nous avions donc mis en place une stratégie adéquate à leur potentiel. L’objectif était de rentrer dans les 60 points au dressage car cela correspond à leur niveau maximum. Avec ce score, nous pourrions ensuite laisser exprimer la qualité des chevaux et du menage sur la maniabilité. Sur cette épreuve, Raphael manquait de rythme en début de saison, c’était son gros point faible. On a donc travaillé en amont pour maintenir le même niveau de précision tout en augmentant la cadence. Le contrat est donc bien rempli et le résultat parle de lui-même pour les trois épreuves.

Je trouve que nous avons su tirer le maximum de la quintessence de ces chevaux de formation, car au final 17 e mondial alors que personne n’aurait mis un billet sur cet attelage, c’est une véritable victoire pour l’équipe.

 

Comment travaillez-vous avec le staff fédéral en dehors des temps de regroupement ?

Fabrice : Le staff fédéral apporte un véritable soutien sur l’encadrement. C’est une aide supplémentaire également sur le terrain. Comme nous nous connaissons depuis de nombreuses années avec Quentin Simonet, conseiller technique national, et Felix Marie Brasseur, entraîneur national, l’échange est très ouvert. En épreuve par exemple, on choisi en amont, avec Sébastien et Felix,  celui qui interviendra auprès de Raphael lors de la détente. Bien souvent d’ailleurs on laisse la place à Félix sur le terrain de concours car nous sommes plus sur la gestion en amont avec Sébastien.

Sébastien Goyheneix : on travaille avec le staff fédéral sur chaque compétition internationale et lors des stages de préparation comme à Lignières. Cette collaboration n’est pas nouvelle puisqu’on travaillait déjà conjointement pour l’accompagnement de Renaud Vinck. Sur le terrain, nous sommes plusieurs entraîneurs autour d’un même attelage. Nous travaillons donc ensemble de façon intelligente et intelligible pour ne pas parasiter le travail du meneur et aller dans un intérêt commun. On a la chance de collaborer avec Felix Marie Brasseur : un entraîneur très à l’écoute, qui donne son avis avec du recul mais qui ne l’impose jamais.

Raphaël: Depuis trois mois, je communique beaucoup avec l’entraineur national par le biais de Whatsapp. Je lui envoie régulièrement des vidéos à l’entraînement et il me fait ainsi ses retours. De la même façon, la vétérinaire de l’équipe de France Virginie Coudrie nous suit pour optimiser l’état de forme des chevaux.

 

Sur place, quelle était l’ambiance à votre arrivée? comment est-ce que vous avez gérer le voyage et la fatigue, la pression, la motivation, la récupération des chevaux ?

Raphaël : C’est un championnat du monde, l’évènement fait que les gens sont plus énervés plus excités, donc il faut réussir à faire extraction de ça, et être dans la compétition à 200% en faisant du mieux possible. C’est la seule vraie différence avec un car ceux sont les mêmes exigences, les mêmes profils d’obstacles, les mêmes épreuves.

On a une équipe rodée, mais assez serrée, notamment pour la gestion des chevaux avec Margot et Sébastien. Je me suis posé la question en amont du championnat de savoir si je prenais une personne en plus pour nous aider sur place. Finalement, d’un commun accord avec Fabrice, on a fait le choix de rester en équipe restreinte car tous les membres ont l’habitude des échéances comme les championnats du monde. Ces expériences nous permettent donc de gérer au mieux les soins, le transport et les horaires, les briefings et les débriefings dans les meilleures conditions. Avec mon équipe, tout ce qui gravite autour de l’événement (cérémonie d’ouverture, remises, etc ) est gérer plus aisément.

On a aussi fait le choix de prendre de l’avance pour le transport car je suis le seul conducteur. La route est longue et fatigante, et suite à l’expérience du CAI de Beekbergen, lors duquel j’avais été très fatigué par le transport, nous avons donc optimisé ainsi le voyage et la récupération pour les chevaux comme pour moi. C’est aussi une façon d’éliminer le stress grâce à un timing parfait.

Enfin chacun avait un rôle bien calé dans l’équipe. Fabrice est par exemple resté sur le qui-vive pour aller chercher toutes les infos. Il était à l’écoute de tout, et notamment il a suivi les autres participants pour regarder les options et me permettre ainsi de choisir et d’adapter mes trajectoires en fonction des passages des autres concurrents.

Fabrice : on a l’avantage concernant notre équipe de bien se connaître tous les quatre. Chacun sait ce qu’il a à faire et comment se comporter.

Le staff a aussi vraiment apprécié l’encadrement et l’entente de l’équipe IFCE. Même si pour Raphael la pression était forcément plus grande, nous sommes partis en se disant qu’on fonctionnerait comme tous les autres concours.

On est arrivé le lundi vers 12h. Pour ma part, dès mardi j’ai fait le tour du site, et quand j’ai vu la complexité du marathon j’étais rassuré ! Un très gros marathon, et une épreuve parfaite pour Raphaël, avec notamment deux obstacles dans l’eau donc le numéro 6 entièrement dans l’eau. Je ne me suis pas trompé vu le résultat du marathon.

Raphael et Sébastien se connaissent depuis longtemps, et toute l’équipe fonctionne bien.

Dans le travail d’équipe, pour soulager tout le monde, comme par exemple laisser un peu de temps de récupération à Raphael, chacun a sa place. Margot est essentiellement sur la gestion de l’écurie, les soins, la préparation, avec Sébastien en complément pour la sortie des chevaux en main notamment. J’étais sur la préparation du matériel, et sur la sortie quotidienne de Tango. Grâce à cela, Raphaël disposait ainsi d’une pause de 1H30 pour lui, pour se concentrer avant chaque épreuve de la compétition.

Au sein de l’équipe de France globalement, il y a eu une entraide qui s’est mise en place rapidement entre les équipes des 6 meneurs français. J’ai par exemple aidé à l’intendance, lors du marathon, pour cramponner à la halte des 10 minutes, tous les attelages qui avaient besoin de crampons. On a vraiment formé une équipe soudée, du début à la fin.

Il y avait un débriefing tous les soirs avec le staff, les meneurs et les grooms. Chaque soir ce rendez-vous se déroulait dans des camions différents, et j’ai été convié à tous les débriefings.

Nathalie mull nous a rejoint au début des épreuves, et cette présence a été appréciée de tous. C’était un plus pour la motivation de Raphael. Pour Nathalie, ce rendez-vous lui a permis d’apprécier le travail de fond pour être prêt le jour J à l’heure H, mais aussi de comprendre les tenants et les aboutissants de cette discipline, et de voir la différence de qualité des chevaux entre nation.

Sébastien : Nous avons bien réfléchi à l’organisation en amont. Toutes les compétitions internationales auxquelles nous participons servent de répétitions.

Il est très important pour le sportif et l’équipe d’être dans une ambiance particulière. Le sportif doit se sentir assez bien pour accéder à un état de lâcher prise qui va lui permettre de performer. Lors d’une compétition, on fait des points quotidiennement sur le rôle et les attentes de chacun. L’exprimer facilite énormément l’exécution. Il faut que l’organisation soit parfaite, car toutes les jours, il peut y avoir des événements perturbateurs prévus ou imprévus, tels que les briefings ou la cérémonie d’ouverture. Il faut pouvoir gérer tous ces moments annexes aux épreuves.

Avec Raphael, on se concerte autant que possible. Quand je suis dans la peau de l’entraineur je suis porteur de solutions, tandis que dans mon rôle de groom, je suis plus en demande de conseils.

 

Quel est votre meilleur souvenir? Qu’est-ce que cette expérience de haut niveau vous a apporté et quel est le prochain objectif ?

Raphaël : Mon meilleur souvenir, c’est la fin de l’épreuve de maniabilité. On clôture alors le concours qui s’était très bien passé avec un classement vraiment satisfaisant, et on savait ainsi qu’on avait une très grande chance de remonter au classement. Et ce fut le cas !

L’objectif désormais est de rester à ce niveau-là, c’est-à-dire de pouvoir prétendre aux championnats du monde, tout en progressant sur les points d’amélioration. Pour cela, il nous faut travailler l’épreuve de dressage, et faire des apports de cavalerie. On souhaite se servir de la base dont on dispose actuellement pour pouvoir encore évoluer.

J’ai envie d’être encore plus performant. Se remettre en cause est bénéfique aussi bien pour moi, que pour les chevaux, pour les élèves, et pour l’IFCE parce qu’on apprend énormément sur ce type d’évènement et surtout d’organisation.

J’ai été ravi du soutien de l’équipe IFCE : ceux qui m’accompagnent sur le concours, mais aussi tous ceux qui sont restés à l’école et qui nous ont aidé dans la préparation comme les soigneurs, les maréchaux, le vétérinaire, le mécanicien, les selliers-harnacheurs et l’équipe administrative. Pour leur donner des nouvelles durant tout le championnat depuis notre départ, nous avions fait un groupe de discussion, et toute l’équipe nous a soutenu et a vécu le championnat à distance avec nous, c’est une belle aventure IFCE.

 

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Sébastien : Ce qui m’a le plus marqué, émotionnellement, c’est le passage de la ligne d’arrivée de la maniabilité ! C’est vraiment très fort d’être sur la voiture au moment où ça se passe. Même si, niveau sensation, bien sur chaque obstacle du marathon était une montée d’adrénaline. J’étais également très content d’aller à la remise des prix de la maniabilité tous les trois en attelage avec Raphael, Margot et les chevaux.

Je retiendrais surtout le bon fonctionnement d’une équipe dans laquelle chacun était à 200 % de vigilance, de disponibilité. On n’a jamais été en retard et le championnat s’est passé en très bonne intelligence.

Au vu des résultats de ce championnat du monde, il nous faut maintenant préparer la relève pour espérer se représenter dans deux ans et intégrer l’équipe de France.

Fabrice : Le meilleur souvenir : il n’y en a pas qu’un ! En premier lieu, je penserai aux panneaux lumineux qui affichent les temps à chaque sortie d’obstacle. C’est génial quand on voit les chronos qui s’affichent et on lit le nom de Raphael premier du marathon jusqu’à la première moitié de l’épreuve.

En deuxième, je repense à la maniabilité. Sur cette épreuve, quand Raphaël entre en piste, on voit qu’aucune nation n’est en dessous de 10. Et là il sort sans faute aux quilles avec juste 2 secondes de temps dépassé. Après le passage de 40 concurrents, il prend la tête ! Même si les cadors de la discipline reprendront quelques places au classement, il termine à la magnifique et honorable 6ème place.

Enfin, je pense également au plaisir que lui et les chevaux ont pris pour tout donner à la sortie des obstacles de marathon, de vrais guerriers. Ils ont vraiment joué la participation en communion totale avec Raphaël et Sébastien.

On ne veut pas et on ne peut pas en rester là. Pour ce premier championnat avec des chevaux de formation, il a prouvé qu’il avait sa place. Il faut continuer à avancer dans ce sens, certainement en s’attachant à sélectionner des chevaux de formation de qualité supérieure pour le dressage. Raphaël a prouvé qu’il avait le mental et l’expérience pour tenir à ce niveau et que l’IFCE avait toutes les qualités du travail et de l’exigence pour ce niveau.

Quand on considère qu’on est au maximum de ce qu’on peut faire c’est qu’on n’est pas dans la bonne filière, il faut toujours se remettre en question et chercher à progresser.  Pour l’équipe, la marge de progression est encore très grande. J’ai encore beaucoup de transfert de compétences, tout comme Sébastien, à apporter à Raphael et ce dernier a soif d’apprendre. On échange beaucoup on s’entend très bien et ça fait notre force au quotidien comme dans les compétitions. Je fais tout pour lui laisser son espace vital en étant discret.

Pour moi, le travail doit être fait en amont, en compétition je suis plus en observateur. Le résultat de Beekbergen était une bonne étape pour tester ce que je voulais travailler avec cette équipe. Le choix des options de trajectoire réalisé à Beekbergen n’était pas du plus judicieux et la concurrence était forte.  J’ai donc tenu qu’au championnat le choix des options soit le plus proches de celles choisies lors du CAI de Saumur et du Haras du Pin où les résultats étaient bons. On a eu plusieurs discussions sur le choix de ne pas faire de tombants, de poteaux etc tous ensemble, et on a eu raison comme le prouve cette 5ème place au marathon.

Dans le futur proche, nous devons nous retrousser les manches pour continuer à avancer et à améliorer nos résultats. Pour cela il faut prévoir la relève de Ravie et Thalie qui sont avant tout des chevaux de formation et qui prennent de l’âge. Delamour* ENE-HN va bientôt être débourré à l’attelage dans cet objectif, en espérant que tout sera prêt pour les prochains championnats avec pour objectif de faire encore mieux en 2021. Dans l’hiver il   y aura 2 ou 3 rendez-vous surement pour faire des points avec le staff fédéral, voir comment tout ça a évolué. L’objectif pour Raphael sera donc d’y aller avec la nouvelle recrue. Il est important aussi de se regrouper avec les autres car on apprend à se connaitre et à se soutenir.

 

On a prouvé que le savoir-faire peut faire et fait la différence. Quand on se connait bien, qu’on travaille bien ensemble avec le bon encadrement, tout se passe au mieux. Raphaël a prouvé qu’il avait l’âme d’un bon compétiteur en plus d’être un bon formateur.

 

Pour conclure ces interviews, nous avons demandé son ressenti également à Nathalie Mull, directrice de la performance sportive de l’IFCE:

J’ai trouvé une équipe soudée et efficace avec un meneur qui manifestement a beaucoup de talent.

Il a réussi, avec des chevaux de formation à ne pas être trop « décroché » de la tête du classement sur le dressage. Il a ensuite réussi à réaliser deux exploits en terminant à la 5ème place de l’épreuve de marathon du championnat du monde sur 82 attelages ! et le lendemain il réitère avec une 6ème place en maniabilité, il possède certainement nombres de qualités qui font les champions!

Les résultats c’est une chose, mais Toutes ces épreuves en plus ont été réalisée avec style. Il était facile de comparer les différents styles des meneurs, j’ai pu apprécier la fluidité et la sobriété du »style » de Raphael.

Je me suis dit qu’il était la transposition à l’attelage des valeurs de l’Equitation de Tradition Française portées par le Cadre noir de Saumur :  légèreté, sobriété et élégance.

Concernant l’équipe, certes Raphaël est le meneur, mais il peut compter sur :

  • Sébastien en tant qu’entraîneur et groom sur le marathon et la maniabilité,
  • Fabrice en tant qu’entraineur toujours présent là où il faut, en lien continuel avec l’entraîneur national et le directeur technique national notamment pour échanger sur la stratégie ou tactique à suivre sur chaque épreuve
  • Et Margot, la femme de Raphael qui est à la fois groom pour le dressage , et  qui s’occupe parfaitement des chevaux, avec une organisation sans faille et soutien toujours positif.   Cette performance est pour moi aussi celle d’une équipe, et je ne crois pas que Raphael me contredira!

 

 

 

Grande semaine de l’élevage de Fontainebleau : l’IFCE représenté sur toutes les pistes

Championnat des jeunes chevaux : des cycles libres aux cycles classiques et du CSO au Hunter style pour la Grande Semaine de l’élevage

 

Fin de formation sur le Grand Parquet pour les élèves cavaliers jeunes chevaux

 

Les 8 élèves cavaliers jeunes chevaux de l’ESCE site du Haras national du Pin, encadrés par leur formateur Alban Notteau, étaient engagés dans les championnats des 5 et 6 ans lors du premier week-end de cette Grande semaine de l’élevage. Cette finale est pour eux l’occasion d’effectuer leurs derniers tours avec les « chevaux école » avant d’intégrer leur nouveau poste, mais également de travailler sur leur gestion du stress lors d’une grosse échéance sur le terrain mythique du Grand parquet de Fontainebleau toujours aussi impressionnant pour des jeunes professionnels, et surtout des jeunes chevaux.

 

 

Les deux premiers jours ont permis aux élèves de se qualifier pour les différentes finales.

On retiendra de ce premier week-end de compétition :

  • Le double sans-faute de Roman Griffaton dans les 5 ans 1ère année avec Echappée Belle, une jument confiée à l’école qui appartient à l’Ecurie d’Albigny Equi France.
  • Dans les 5 ans 2ème année : Milena Le Cloirec termine 16ème de la Grande Finale avec Easy de la Chatre, et Martin Trou et Anna Géroux clôturent la petite finale avec deux sans fautes.
  • Dans les 6 ans : Laure Strehaiano réussit à prendre une jolie 12ème place avec Djamila du Pin.

Après une courte pause normande lundi, les cavaliers jeunes chevaux sont revenus fouler l’herbe du Grand parquet dès mardi pour ouvrir le championnat des 4 ans cycles classiques.

Anna Géroux et First Lady du Pin seront les seules à intégrer la Finale grâce à leur parcours sans-faute en 1ère manche, et termine ainsi 26ème du Championnat Cycle classique des juments de 4 ans.

Retrouvez les photos des parcours sur le groupe Facebook ESCE – formations Haras national du Pin

 

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De nombreux anciens élèves au classement

 

Cette grande semaine de l’élevage prouve également la qualité des formations dispensées sur les sites du Pin et de Saumur puisque sur les podiums et dans les classements, on retrouve tous les ans de nombreux anciens élèves des formations équitation : formation DEJEPS pro ou sport, formation cavalier préparateur de jeunes chevaux.

Charles Hubert Chiché par exemple est un excellent représentant de la formation DEJEPS du Pin puisqu’on le retrouve presque tous les ans à la remise des prix. Cette année il termine vice-champion des 5 ans avec Et Alors De Granlieu. Mathieu Lambert, ancien élève de la formation universitaire et professionnelle du site de Saumur s’est également illustré avec des classements dans les finales des 5 ans et 6 ans.

 

L’ESCE Saumur a du « style » : une grande première pour la discipline du Hunter

 

Sur le petit Parquet une autre discipline s’est installée durant le deuxième week-end de cette Grande semaine de l’élevage : le Hunter Style.

Les élèves de formation universitaire et professionnelle de l’ESCE – Saumur , tous juste rentrés de leur stage à l’étranger, ont repris les rênes des jeunes chevaux de 4 ans (qu’ils ont formé et qualifié durant la saison 2019) pour se confronter aux professionnels de la discipline. Accompagné d’un spécialiste des jeunes chevaux, formateur et écuyer du Cadre noir, Didier Dhennin. Ils ont donc participé aux championnat Hunter style jeunes chevaux de 4 ans.

Deux parcours de 8 obstacles (9 sauts) par candidat, notés par un jury de professionnel très pointilleux concernant le comportement du cheval et sa qualité de saut, la cadence, l’équilibre, etc … Le Hunter est une discipline intéressante et exigeante pour la formation de ces jeunes chevaux.

Côté résultat, on retiendra :

  • Les 2ème prime de Forty D’Agenais qui termine « Très bon » et 5ème du championnat avec Dylan Boulineau Frarier
  • La 2ème prime de Fusée du Vinnebus lors du deuxième jour de championnat sous la selle d’Antoine Klinklin et la 10ème place d’Eva Chambrier avec Far West Tardonne

 

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Dans les 5 ans, Didier Dhennin termine 5ème avec Eden des Muzes. Ils obtiennent une 2ème prime également lors de la 2ème manche, et surtout les félicitations du jury qui a particulièrement apprécié ces parcours et l’engagement de l’IFCE dans ce championnat.

C’est donc une première participation réussie, qui valorise la qualité du travail réalisé par les élèves, leurs formateurs et l’équipe de soigneur qui suit ce piquet au quotidien.

 

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Un espace dédié pour apporter expertise et informations aux concurrents

Les événements, comme les Grandes semaines de l’élevage réunissent de nombreux professionnels et futurs professionnels, des amateurs passionnés ainsi que le grand public. C’est donc une occasion d’aller à la rencontre du public pour pouvoir apporter notre expertise.

Lors de cette Grande semaine de Fontainebleau, plusieurs chargés de communication et experts de l’ IFCE se sont relayés pour proposer aux participants et au public de découvrir les ouvrages IFCE, les formations, les nombreux outils de diffusion comme les webconférences… Cet espace est également très pratique pour les éleveurs, propriétaires et cavaliers qui peuvent poser toutes les questions sur les démarches SIRE.

 

Michael Jung, Marc Bettinger… immersion à l’étranger chez les meilleurs cavaliers mondiaux pour les stagiaires de 2ème année

L’École Supérieure du Cheval et de l’Équitation – site de Saumur propose un large éventail de formations équestres s’adressant aux professionnels de l’équitation, aux enseignants ainsi qu’aux cavaliers amateurs et étudiants ayant de l’expérience en compétition.

Parmi ces différents cursus, il existe une formation sur 4 ans organisée en partenariat avec l’ESTHUA – campus de Saumur. Celle–ci permet aux élèves d’obtenir une licence professionnelle management des établissements équestres tout en préparant en parallèle les diplômes du BPJEPS, DEJEPS, et DESJEPS. Plusieurs périodes de stages sont incluses dans le cursus afin de former des entraîneurs et instructeurs expérimentés.

Une 2ème année en immersion à l’étranger pour les stagiaires

Au cours de la 2ème année, les 10 stagiaires doivent réaliser une immersion à l’étranger dans une écurie de compétition. Nous avons donc demandés aux élèves de la promotion 2017-2021, fraîchement rentrés de stages, dans quelles structures ils s’étaient rendus ? Quelles étaient leurs missions en stage? Et surtout quel est leur meilleur souvenir ?

Les retours sont extrêmement positifs, et cela donne envie à tout cavalier de vivre la même expérience !

Cette immersion est l’occasion pour les élèves de pratiquer l’anglais et de mettre en application tous les apprentissages qu’ils ont reçu durant les deux premières années (voyage pédagogique au Hartpury College, préparation du DEJEPS perfectionnement sportif mention dressage en anglais…) et de concourir en épreuves internationales.

Les témoignages des stagiaires en immersion à l’étranger chez les meilleurs cavaliers mondiaux

 

  • Manon BLANCHER

Manon au CSI* de Samorin (Slovaquie) avec Marc Bettinger en arrière plan Copyright : Sibil Sljeko

 

« Je suis chez Marc Bettinger, cavalier allemand basé en Suisse, et Faye Schoch. L’équipe est super, et les écuries sont toutes neuves. Nous sommes partis 2 semaines en Slovaquie pour le 4* où j’ai couru le 1* avec Aetheria. Nous allons repartir encore en CSI dans deux semaines pour le 4* de Valence en France ou au Baltica en Pologne. Avec ma jument Aetheria, on va y courir les 1* aussi !

J’ai énormément de chance, et ils me font vraiment confiance , c’est génial ! »

 

 

 

 

 

  • Justine CALISE

Limonchello dans son box. C'est un cheval qui fait les épreuves de la Global Champions League.

Limonchello

« J’étais aux écuries Beerbaum en Allemagne. C’était génial !!! Je travaillais pour un des 3 cavaliers de 5*, Christian Kukuk qui a une Ecurie constituée uniquement d’entiers. Je montais beaucoup à cheval. Là-bas, il y a même une cuisinière qui prépare les petit-déjeuners et les déjeuners pour toutes les écuries. Super super ambiance !

Un de mes meilleurs souvenirs : c’est quand je suis partie groomer aux championnats d’Allemagne et que Christian a gagné la 1ère épreuve ! Ah et il y a aussi la victoire de Christian et Ludger dans l’épreuve de la Global Champions League à Chantilly (j’étais resté aux écuries mais on a suivi de près).

C’était génial, ça me manque déjà !! »

Photo : Limonchello – cheval qui fait les épreuves de la Global Champions League.

 

 

 

  • Nina CROOK

« J’étais en stage 11 semaines chez Michael Jung en Allemagne. J’ai vécu une expérience incroyable… Je suis vraiment chanceuse d’avoir pu travailler avec une véritable légende du concours complet, qui excelle aussi en cso et en dressage. C’est probablement un peu cliché, mais je rêvais d’aller travailler là-bas depuis petite. L’équipe était vraiment formidable. Je me suis tout de suite sentie intégrée, et comme je suis bilingue, la communication (en anglais) n’a jamais posée problème. Et les chevaux étaient vraiment formidables… Mes petits préférés me manquent déjà beaucoup ! J’avais pour mission le travail quotidien de 5/6 chevaux : du jeune cheval jusqu’au cheval de haut niveau, tant en CCE qu’en CSO. J’avais aussi pour mission des soins en tous genres (marcheur, paddock, pré, entretiens des cuirs…) Beaucoup de choses m’ont marqué durant mon stage. Notamment la visite officielle de leur sponsor principal « Fischer ». Michael est un cavalier très occupé qui partage son temps entre ses écuries et les concours. Mais lorsqu’il était là, il a toujours pris le temps pour moi et avait un œil bienveillant partout. Je sautais régulièrement avec ses jeunes chevaux de 4 ans, des séances que je n’oublierais jamais ! Je pense que c’est un réel privilège d’avoir eu l’opportunité de travailler dans une telle écurie, entourée de personnes formidables et de chevaux exceptionnels. J’ai adoré chaque seconde, le temps est passé trop vite et je veux y retourner ! »

 

 

 

  • Dylan BOULINEAU

« Je suis parti en stage aux Pays Bas chez le cavalier olympique Tim Lips, n°21 mondial en complet. J’y ai rencontré une équipe chaleureuse et une ambiance propice à la progression. Je suis très chanceux car j’ai pu participer à de nombreux CSO dans le pays . Et surtout j’ai eu le privilège de vivre l’expérience de la coupe des Nations de Aix-La-Chapelle (Aachen) en tant que groom de ce célèbre cavalier. C’était parfait. »

 

 

 

  • Solène REGNIER

 » Je suis partie avec Belouga en Allemagne, pour rejoindre les écuries de Julia Krajewski. En arrivant là-bas, j’ai été surprise par la structure, je ne m’attendais pas à ça ! Julia travaille en tant qu’entraîneur national pour l’équipe allemande des Jeunes Cavaliers, elle est donc basée au centre d’entraînement olympique d’Allemagne (DORK). Ce centre dispose de tout : manèges, carrière, terrain de cross, marcheur, pré… Julia a tout de suite été très accueillante, je me suis sentie très à l’aise dès le début, et je n’ai eu aucun problème à m’intégrer. J’ai passé plusieurs soirées avec les jeunes cavaliers allemands, c’était très sympa. Aux écuries je faisais beaucoup de choses : monter les chevaux dont les deux chevaux de tête de Julia (Samouraï du Thot et Amande de B’Neville), les soins… Julia avait une totale confiance en moi. Quand elle est partie aux Championnats d’Allemagne a Luhmulhen, qu’elle a gagné, je suis restée seule à gérer les écuries. Elle a aussi toujours pris le temps de m’entraîner avec Belouga dans les 3 disciplines, je crois qu’elle a vraiment aimé mon cheval. Et elle a toujours été impliquée. Nous avons beaucoup progressé ! Alors évidement mon meilleur souvenir fut notre victoire dans le CCI2* de Emmeloord, c’était incroyable… Cet été nous a fait passé un cap et je suis très reconnaissante auprès de toutes les personnes qui m’ont entouré ! »

 

Solène Regnier : un travail qui paie avec Julia Krajewski !

 

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Nouveauté formation : Le DEJEPS rénové s’ouvre à l’attelage!

Le DEJEPS rénové, entré en vigueur le 1er février 2019, s’appelle désormais DEJEPS spécialité « Perfectionnement sportif », mention « sports équestres » et s’applique à un support au choix.

L’Ecole supérieure du cheval et de l’équitation ( site du Haras national d’Uzès) s’est positionnée sur le support attelage du DEJEPS Perfectionnement sportif, Mention Sports équestres  (en plus des supports CSO; CCE; Dressage; Hunter sur les sites de Saumur et du Pin). Le site d’Uzès, ayant reçu l’habilitation le 7 mai 2019 dernier, proposera donc aux enseignants et aux meneurs-compétiteurs en attelage un cursus spécifique pour obtenir un diplôme d’entraîneur de la discipline Attelage.

 

Sélection et déroulé de la formation DEJEPS support attelage

La formation débutera le 25 novembre 2019 pour se terminer le 19 novembre 2020.

Deux sessions pour les tests d’entrée sont prévues : les 2 et 3 septembre et les 2 et 3 octobre 2019.

Suite au positionnement des candidats, des parcours individualisés leur seront proposés.

 

Public

Les candidats visés par cette formation sont des enseignants-animateurs, dirigeants ou salariés, ainsi que des compétiteurs en attelage de niveau amateur 2, qui souhaitent devenir entraîneurs dans cette discipline.

Après la réforme du BPJEPS activités équestres en 2016 induisant la disparition de la mention attelage, la réforme du DEJEPS et l’apparition de nouvelles disciplines supports ont permis une ouverture pour les personnes cherchant à se professionnaliser en attelage.

Pour des centres équestres situés dans un secteur très concurrentiel, l’attelage peut permettre de développer de nouveaux produits dans le secteur sport et loisirs équestres, d’accéder à de nouveaux pratiquants et ainsi de diversifier leurs activités.

 

Fiche Formation DEJEPS attelage

Renseignements : 04.66.22.98.59  ou esce(at)ifce.fr

Plus d’infos sur le site du Haras national d’Uzès : cliquez-ici

 

DEJEPS perfectionnement sportif – support attelage

Objectif : Obtenir un diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport qui valide les aptitudes à l’entraînement sportif au niveau Amateur dans la discipline de l’attelage.

Public : Tout public professionnel ou en reconversion ayant 18 ans révolus, remplissant les pré-requis et ayant validé le test d’entrée

Durée : Parcours complet sans allègement : 81 jours en centre ( 567 heures)  et entreprise : 147 jours en entreprise (1029 heures)

Tests d’entrée 2019 : EPEF + Tests techniques attelage + Entretien professionnel

  • 2 et 3 octobre 2019

 

Un centre équestre rural qui bénéficie de la proximité de Paris

La monographie est un document synthétique qui présente chaque exploitation dans une logique d’approche systémique. Ce mode opératoire permet de mettre en lumière la cohérence de l’exploitation et les combinaisons de facteurs qui en font la réussite : éléments structurels, stratégie, résultats économiques et pratiques sont analysés ici, illustrés de quelques ratios clés et d’un mot de l’exploitant.

Cette monographie porte sur un centre équestre rural avec 62 équins présents dont 29 en pension et 23 utilisés pour le club le tout pour une SAU de 33 ha. La location de la structure induit des charges de structure importantes, les charges opérationnelles sont quant à elles bien maîtrisées grâce à la valorisation de l’herbe et l’achat de céréales plutôt que d’aliments industriels. La structure n’a pas de concurrence locale sur son activité de compétition (Tournée des As et Championnats de France).

 

La complémentarité entre poney-club et commerce d’équidés

La monographie est un document synthétique qui présente chaque exploitation dans une logique d’approche systémique. Ce mode opératoire permet de mettre en lumière la cohérence de l’exploitation et les combinaisons de facteurs qui en font la réussite : éléments structurels, stratégie, résultats économiques et pratiques sont analysés ici, illustrés de quelques ratios clés et d’un mot de l’exploitant.

Cette monographie porte sur un poney-club avec un atelier de commerce d’équidés. 32 équins sont présents dont 2 en pension  et 20 poneys utilisés pour le club le tout pour une SAU de 10 ha. Les charges de structure comme opérationnelles sont bien maîtrisées et les produits sont également répartis entre le commerce et l’enseignement. Le poney-club permet à l’exploitant de vivre sa passion de cavalier.

Le mot de l’exploitant : « Satisfaire la clientèle et essayer de répondre toujours positivement à leurs attentes. »

Une écurie de pension orientée compétition

La monographie est un document synthétique qui présente chaque exploitation dans une logique d’approche systémique. Ce mode opératoire permet de mettre en lumière la cohérence de l’exploitation et les combinaisons de facteurs qui en font la réussite : éléments structurels, stratégie, résultats économiques et pratiques sont analysés ici, illustrés de quelques ratios clés et d’un mot de l’exploitant.

Cette monographie porte sur une écurie de pension orientée compétition : 28 équins sont présents dont 20 en pension pour une SAU de 1.9 ha. La main d’œuvre pèse lourd dans les charges de structures et les charges opérationnelles sont importantes et principalement liées à l’alimentation car rien n’est produit sur la structure. La clientèle est fidélisée grâce à de bonnes infrastructures et à l’attention particulière que l’exploitant porte aux chevaux et aux clients. Ainsi, les produits issus des pensions permettent des résultats économiques corrects.

Le mot de l’exploitant : « Cavalier passionné de compétition, je souhaitais pouvoir mener en parallèle une écurie et pouvoir sortir en concours. »