Bilan des activités de l’Institut en 2012 et perspectives de la filière


 
Un établissement prêt à se projeter dans l’avenir

« La fin de l’étalonnage public a constitué un changement de cap lourd pour les agents de l’établissement, a expliqué Christian Vanier, qui peut désormais se tourner tout entier vers son avenir ». Le réseau des 22 haras nationaux et de l’Ecole nationale d’équitation peut se consacrer à des activités pour développer l’action de l’établissement dans les territoires. A titre d’illustrations, le directeur général a cité l’organisation de nombreux événements sportifs sur les sites, le développement de l’attelage dans 6 haras, d’activités spécifiques comme la Maison du cheval à Besançon ou encore le travail d’insertion à Rodez pour les personnes en difficulté.

Une filière équine dynamique
A l’occasion de la publication de l’Annuaire Ecus 2012*, tableau statistique de la filière, Christian Vanier a souligné que la filière cheval créée de la valeur ajoutée et que la compétitivité de la filière est un des sujets sur lesquels il faut travailler avec l’ensemble des partenaires : « au regard des chiffres (activités de compétition, testage de jeunes chevaux, augmentation du nombre de chevaux), il y a bien une dynamique sportive dans la pratique de l’équitation, note Christian Vanier, et c’est sur ce terreau-là que l’on peut travailler pour le haut niveau ».

Equitation de tradition française et sport de haut niveau
Le Colonel Jean-Michel Faure, écuyer en chef, a souligné le bilan sportif 2012 positif des pôles France, Jeunes et Voltige, installés à l’Ecole nationale d’Equitation (ENE) : « pour 2013, déjà 13 cavaliers (au lieu de 9 en 2012) sont recrutés pour le Pôle France ; l’ENE est le bras armé de la Fédération française d’équitation pour la préparation des prochaines échéances sportives». L’écuyer en chef a présenté la saison 2013 du Cadre Noir, une trentaine de présentations publiques et de soirées de galas à Saumur, et 2 déplacements du Cadre Noir à Arles et à Bruxelles et 3 en projet (Dubaï, Paris, Bordeaux).

La filière équine à l’horizon 2030
Revenant sur l’important travail de prospective mené pour la filière équine par l’Inra et l’Ifce, Christian Vanier a expliqué que « la prospective donne une capacité d’ouverture d’esprit et permet de regarder ce qui pourrait se passer ou ce que l’on aimerait qui se passe ». Pour Christine Jez (Inra), ce travail prospectif souligne la nécessaire réorganisation de l’action publique entre gouvernance européenne et actions locales soutenues par les collectivités territoriales ; Florence Méa (Ifce) a annoncé que des rencontres seront organisées en région avec l’ensemble des acteurs de la filière pour prolonger le débat en région, sur les territoires. La première journée aura lieu le 13 décembre à la Motte Beuvron.

Pour télécharger le communiqué de presse suite à la conférence de presse du 7 décembre 2012, cliquez ici

*sur la base des chiffres 2011

 
Photo : PH.Forget/Ifce