Une activité dense pour le conseil de l’emploi et de la formation

La séance du 22 octobre 2020 a permis de présenter l’état d’avancement de neuf projets d’actualité pour la filière équine. Michel Chauveau, président du conseil de l’emploi et de la formation (CEF), fait le point sur son fonctionnement et ses perspectives.

Le 22 octobre s’est tenu le troisième conseil de l’emploi et de la formation (CEF), quel était le programme proposé aux membres ?

Le CEF est une instance de dialogue et de propositions pour les représentants des professionnels de la filière équine, ces propositions devant être fondées sur des observations partagées. J’essaie donc, pour chaque réunion, d’alterner des temps d’information, principalement avec les travaux et publications des observatoires de l’IFCE (Oesc, Omeffe), et des temps de débat, en fonction des préoccupations des membres, qui sont toujours sollicités pour avis avant établissement de l’ordre du jour de chaque réunion. Un bon exemple en est la demande de la branche professionnelle, la CPNE EE, d’une analyse des coûts de l’apprentissage en vue d’une réévaluation des aides publiques.

Bien évidemment, les services de l’IFCE, très à l’écoute de ces préoccupations, sont aussi sources d’inspiration, ainsi en a-t-il été, par exemple, pour les problèmes de recrutement et de turn-over dans la filière des courses.

Mais les informations données en séance sont aussi à l’origine de propositions émanant des professionnels, comme celle relative au suivi de l’insertion professionnelle des enseignants, formulée par la Fédération française d’équitation.

Lors de la première réunion du CEF, le 23 septembre 2019, cinq propositions ont été émises, correspondant à de nouvelles études, des diffusions de résultats d’études (aux responsables de centres équestres, par exemple) ou d’informations (aux organismes de formation). Quatre nouvelles propositions ont été formulées lors de la séance du 4 mars 2020. La réunion plénière du 22 octobre faisait le point sur l’avancement de ces 9 propositions et continuait à diffuser des informations favorisant ces « diagnostics partagés ». Les compte-rendus détaillés de chaque réunion, ainsi que les documents de séance, figurent sur la page dédiée au CEF sur le site Internet de l’IFCE (https://www.ifce.fr/ifce/appui-filiere/comites-appui-filiere/conseil-emploi-formation/). Le compte rendu de la dernière réunion y figurera très bientôt.

Après un an d’existence, quel bilan faites-vous du CEF ?

Le conseil d’administration de l’IFCE m’a invité à intervenir le 2 décembre prochain pour lui présenter le bilan de cette première année de fonctionnement. Je lui ai déjà adressé un rapport, soumis pour avis aux membres du CEF, car je tiens beaucoup au caractère collégial de cette démarche. Pour ma part, je suis très satisfait de cette première année de fonctionnement. Le CEF est actif, participatif, efficace et, qui plus est, très convivial. En interne, les services de l’IFCE, sur lesquels je m’appuie beaucoup, sont très rapides et réactifs. L’ambiance est excellente. C’est un plaisir pour moi de présider ce conseil dans de telles conditions.

Michel Chauveau

Quels sont les principaux travaux en cours actuellement ?

Plusieurs études importantes sont engagées. J’en ai évoqué certaines (insertion professionnelle des enseignants ; coûts de l’apprentissage ; recrutement dans le secteur des courses). Deux autres sont aussi importantes, comme celle relative à l’évolution de l’offre et la demande de chevaux et les conséquences que cela pourrait avoir pour les éleveurs et leur formation, étude qui intéresse au premier chef la Société hippique française (SHF), ou celle relative à la présentation de toutes les certifications sous forme de « blocs de compétences », en application de la loi du 5 septembre 2018, qui réforme profondément la formation professionnelle. Ce travail concerne pratiquement tous les partenaires de la filière. Je veille à ce que chacun d’entre eux trouve un intérêt aux travaux du CEF. Conformément à son contrat d’objectif et de performance (COP), l’IFCE est, et doit demeurer, l’institut technique de référence au profit de l’ensemble de la filière. Le CEF participe à l’atteinte de cet objectif.

Quelles sont les prochaines échéances du CEF ?

Fort heureusement, la pandémie actuelle n’a pas trop entravé les études en cours, même si elle a eu un impact net (comme le travail pour la SHF, par exemple). Notre objectif est que les études en cours aboutissent dans des délais raisonnables, en 2021 ou 2022, et proposent des actions concrètes. Nous voulons que le CEF soit un outil opérationnel.

 

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