Un soigneur Ifce impliqué au centre de para-dressage

A l’occasion des Jeux Équestres Mondiaux de Tryon et des Championnats du Monde d’attelage solo de Kronenberg, nous avons interviewé les agents Ifce au service de la filière équine pour en connaitre davantage sur leur rôle. Au tour de Geoffray Podsiedlik, le soigneur Ifce chargé de Swing Royal*ENE-HN de se prêter au jeu des interviews. Ce groom au parcours atypique nous dévoile les ficelles de son métier et ses impressions quant à la sélection de José Letartre et Swing Royal*ENE-HN aux Jeux Equestres Mondiaux.

 

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« Geoffray, Quel est votre parcours ?
– J’ai commencé en tant qu’apprenti groom en CSO, cette expérience m’a beaucoup plu et m’a permis de savoir que je voulais devenir groom. Après cela, je suis entré aux Haras nationaux en 2003 où j’y suis resté jusqu’en 2010. C’était un travail totalement différent mais intéressant. Suite à la réforme des Haras nationaux, je suis resté trois ans et demi en Direction des Services Vétérinaires. Comme j’étais en détachement, j’ai demandé ma réintégration au sein de l’Ifce. Arrivé en 2013, j’ai fait une première saison en tant que soigneur au Pôle France de Voltige, puis j’ai été missionné au para-dressage. Depuis, j’ai participé à deux championnats d’Europe, et aux Jeux Paralympiques à Rio en 2016.

 

– Quel est votre métier au sein de l’Ifce et votre rôle au Pôle ?
– Mon rôle est de m’occuper des chevaux prêtés pour les cavaliers de para-dressage : Swing Royal*ENE-HN, Vol de Nuit*ENE-HN et Belle de Jour*ENE-HN. J’aide l’écuyer du Cadre Noir et entraineur Sébastien Goyheneix qui s’occupe plus du côté administratif et de l’entrainement tandis que je gère la partie « cheval », c’est-à-dire la réservation de camions, le transport des chevaux, les soins, etc.

Nous travaillons en collaboration avec l’entraineur, le cavalier, le groom, le maréchal-ferrant et le vétérinaire pour un parfait fonctionnement puisque nous nous connaissons tous. Nous nous faisons tous confiance et nous avançons tous dans le même sens.

 

– Comment vivez-vous cette sélection ?
– C’est un aboutissement. Tu travailles que pour ça ou du moins en bonne partie. Dans la discipline du para-dressage il y a toujours une échéance à la fin de l’année (championnat d’Europe, JEM, Jeux Paralympiques). Le fait que cette fois-ci ce soit les JEM, ça me paraît encore plus important parce que la concurrence n’est pas la même. C’est une échéance à l’échelle mondiale et il s’agit aussi d’un voyage qui est beaucoup plus long. C’est une étape phare dans une carrière et j’ai hâte d’y être.

 

– Comment préparez-vous cette échéance ?

– Pour préparer cette échéance, le staff fédéral nous fait un plan de la saison que les cavaliers doivent respecter si l’on veut être sélectionnable. Concernant l’entrainement à proprement parlé du cheval, c’est Sébastien Goyheneix qui s’en charge et qui prépare le plan de travail du cheval pour les compétitions internationales.

En tant que groom, je m’occupe des soins et de voir avec le vétérinaire et le maréchal l’état de santé et de forme du cheval pour qu’il soit un maximum au top.

Tout le monde sait ce qu’il doit faire pour pouvoir chercher la performance, c’est notre force : le collectif !

 

– Un mot d’encouragement pour vos athlètes ?

– « Osez José ! » ».

 

Retrouvez aussi les interviews de l’écuyer Sébastien Goyheneix et la groom Perrine Hernu.