Recherche : l’apport en arginine lors de la première gestation d’une jument a-t-il un impact sur la croissance du poulain ?

 

 

 

Les juments primipares mettent bas des poulains plus petits et plus légers que des juments multipares. Ceci pourrait être dû à des échanges de nutriments moins importants au niveau du placenta.

 

Partant de ce constat, des chercheurs de l’INRA et de la station expérimentale IFCE de Chamberet (dédiée à l’élevage) ont mené une expérience pour déterminer (1) les différences métaboliques entre primipares et multipares et (2) si une supplémentation en arginine (100g par jour) des primipares pouvait compenser ces différences. L’Arginine est l’un des 20 acides aminés qui composent les protéines. À partir de l’Arginine, le corps fabrique de l’oxyde nitrique (NO), une substance qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins, et de la créatine. L’Arginine modifie aussi l’équilibre glucose/insuline chez le cheval adulte.

Les résultats ont montré que les juments gestantes de leur premier poulain sont moins insulino-résistantes que les juments qui ont déjà mis bas, ce qui signifie qu’elles stockent plus de glucose pour elles-mêmes au lieu de le rendre disponible pour le poulain. La supplémentation en Arginine agit sur le métabolisme du glucose et augmente significativement l’insulino-résistance des juments primipares. Néanmoins, la structure placentaire ainsi que le poids du poulain restent inchangés.

En conclusion, la supplémentation en Arginine en fin de gestation peut aider les juments primipares à s’adapter métaboliquement. Celle-ci améliore la fonction placentaire sans pour autant compenser le retard de croissance des poulains.

D’autres travaux seront nécessaires pour confirmer ces effets et déterminer les conditions optimales de traitement.

 

Découvrir l'étude complète (en anglais)