Journal de bord d’un identificateur en mode COVID-19 : Denis Legeard

17 mars 2020 – Période de confinement

Suite à la crise sanitaire liée au COVID-19, la décision tombe, le gouvernement demande à la population de se confiner afin de limiter la propagation de l’épidémie. L’IFCE décide, comme de nombreuses entreprises, afin de protéger la santé de ses agents, de suivre ces directives : l’établissement entre en phase de confinement et avec lui, ses identificateurs.

Denis Legeard, correspondant identificateur en Normandie nous parle de son confinement et surtout, de la reprise des activités.

L’activité d’identification a été stoppée net lors de l’annonce du confinement par le gouvernement. Et ce n’était pas la période la moins chargée en travail avec la saison des naissances !

Comme tous les agents de terrain, Denis a donc été invité à se confiner chez lui afin de ne pas contribuer à propager le virus. Ce fut alors le moment de mettre en ordre tous les dossiers, de peaufiner le côté administratif et de revoir certains points d’organisation sur lesquels il n’avait pas eu le temps de se pencher jusque-là. Un travail de fond, complété par des réunions téléphoniques ou en visio, ou encore par des présentations et des formations via des web-conférences IFCE. Il a ainsi profité de ce moment pour voir en détail « @SIRE », application mobile tout terrain qui permet d’effectuer la saisie du signalement via un smartphone ou une tablette.

Le 11 mai 2020 – En cours de déconfinement

La saison des signalements débute tôt en Normandie. De nombreux rendez-vous avaient déjà été pris avant le confinement, notamment dans de gros élevages. La première étape de ce déconfinement a été pour lui de recontacter ces élevages et de réorganiser son planning. Mis à part un seul haras qui avait dû faire intervenir un vétérinaire (qui ont continué à assurer les actes) pour identifier des poulains qui devaient être sevrés rapidement, tous les autres ont maintenu leur rendez-vous avec Denis.

De retour sur le terrain, il a trouvé les élevages dans le même état d’esprit que lorsqu’il a dû les quitter. Pour eux, l’activité n’a jamais cessé : nourrir, panser, sortir les chevaux, confinement ou pas, il a fallu assurer une continuité de service et répondre à leurs besoins physiologiques.

Le respect des gestes barrières s’est mis en place tout à fait naturellement. Plus de bises, plus de serrage de main bien entendu et c’est masqué que Denis est venu effectuer ses premiers signalements post-confinement. Au départ, un peu de méfiance, mais très vite, il s’est senti à l’aise dans cette région par chance relativement épargnée par l’épidémie.

Une autre chose très importante pour lui : le lavage de main. Il a en effet complété la panoplie très complète fournie par l’IFCE par un bidon d’eau dans sa voiture qui lui permet de se laver les mains au savon et à l’eau après chaque client. La désinfection de tout le matériel reste aussi pour lui un enjeu important.

Pour la suite de l’été : une vigilance maintenue

Pour les semaines à venir, Denis met le doigt sur un élément important : comme nous l’avons dit plus haut, en Normandie, en cette période de l’année, il a la chance de travailler avec des élevages importants, ce qui implique par conséquent de nombreux actes dans un seul et même lieu. Ses journées s’organisent la plupart du temps avec un élevage le matin et un l’après-midi. Mais plus tard dans la saison, il se rendra également chez de plus petits éleveurs et les actes sur la journée se répartiront alors sur sept ou huit lieux différents. En multipliant le nombre de personnes contacts et de lieux, Denis pense qu’il sera nécessaire de redoubler de prudence.

Il surveille quotidiennement l’évolution de l’épidémie dans sa région, un seul mot d’ordre : se protéger et protéger les personnes avec lesquelles il travaille tout en assurant sa mission !