Histoire de la marque Haras nationaux


La marque Haras nationaux s’identifie à travers une histoire écrite sous l’autorité et avec le financement de l’État depuis sa création en 1665. Elle s’identifie à travers des lieux bâtis ou transformés, un patrimoine matériel et immatériel, des savoirs et des savoir-faire d’exception.

Une histoire institutionnelle et patrimoniale qui s’écrit depuis 1665

L’identité de la marque Haras nationaux trouve son fondement dans l’arrêt royal du Conseil d’État pris par Colbert en 1665 qui créée le statut d’étalon royal et de garde-étalon.

  • En 1724, est publié à l’Imprimerie royale le premier code des Haras qui, reprenant différents textes et règlements antérieurs, organise une administration centrale et locale des « Haras du royaume ».
  • Abolie par la Constituante en 1790, le régime des Haras est rétabli par le décret du 2 germinal an 2 « portant organisation provisoire de sept dépôts d’étalons ».
  • En 1806, un décret impérial reconstitue une administration centrale des Haras, dépendant du ministère de l’intérieur, la déploie au sein de deux haras impériaux et 32 dépôts d’étalons. En 1840, l’article 200 d’une ordonnance concernant les Haras, précise que l’École des Haras royaux est réglementée par un arrêté spécial. Située au haras du Pin, l’École a pour objectif de former le personnel de l’administration des Haras, de lui apprendre les fondamentaux de l’agriculture, de l’élevage pour la production de équidés, ainsi que la connaissance et la pratique du jugement des chevaux.
  • En 1874, la loi Bocher institue les Haras nationaux, rétablit l’École nationale des Haras et réorganise l’administration placée sous la tutelle du ministère de l’agriculture.
  • Les missions du Domaine de Pompadour, dénommé Institut du cheval, établissement public créé par la loi de finances de 1946 pour développer des élevages pépinières, sont élargies par un arrêté du 26 juillet 1976 à la tenue et à la gestion d’un fichier central zootechnique des équidés.
  • En 1999, l’Institut du cheval et le service des Haras nationaux sont fusionnés pour devenir un établissement public administratif du ministère de l’agriculture, nommé « les Haras nationaux ».
  • En 2010, l’Institut français du cheval et de l’équitation est créé par la fusion des Haras nationaux et de l’Ecole nationale d’équitation-Cadre noir de Saumur ; l’institut porte depuis la marque Haras nationaux.

La marque Haras nationaux

Porteuse de savoir-faire d’exception, en reproduction, mais aussi en sellerie-harnachement et en attelage de tradition, elle ancre l’institut dans l’histoire du cheval au service de la société française.
Les sites « Haras national de » sont aujourd’hui majoritairement transférés aux collectivités locales qui, pour certaines, continuent à valoriser la marque. Quand le site reste orienté vers le cheval, des agents des délégations territoriales de l’IFCE y sont encore présents, aux côtés des acteurs locaux, et participent aux événements qui y sont organisés.

Signes graphiques

Au cours des siècles, différents signes graphiques ont représenté l’institution: un L (initial du roi Louis) marqué au fer rouge sur les étalons propriété du royaume, un H et un I, pour Haras impériaux, gravés dans les murs des sites, peints sur les voitures hippomobiles de l’institution, portés sur les colliers, selles et harnais ou encore les tenues des agents.

Différents logos ont incarné et incarnent l’institution aujourd’hui, tels que représentés ci-dessous :

1874

ancien logo Haras nationaux, 1874

 

2005

logo Haras nationaux, 2005

 

2010

logo Haras nationaux, 2013

Les valeurs de la marque Haras nationaux

Au terme d’un travail d’analyse socioculturelle qui a pris en compte la dimension historique et patrimoniale de l’activité de l’institution et ses objectifs de résultats quant aux missions à rendre dans la société française du XXIème siècle, des valeurs ont été identifiées en 2004 pour guider ses personnels dans la réalisation de ses missions :

  • Le progrès pour l’homme
  • L’ouverture
  • L’engagement individuel et collectif
  • Le respect et l’équité