Assemblée générale de l’ESSA en République tchèque

L’Assemblée générale de l’Association européenne des haras d’État s’est tenue au Haras national de Kladruby, en République tchèque les 22 et 23 mars 2018.dav

Ces deux jours de réunions ont été l’occasion de faire prendre à l’ESSA un nouveau départ, facilité par la présence en nombre de ses membres (19 sur 23).

Principales décisions pour l’ESSA

Tout d’abord, les statuts (en deux langues) ont été révisés et harmonisés : les version anglaise et allemande disent bien, aujourd’hui, la même chose.

Le bureau à été renouvelé et Muriel Meneux (Haras du Pin), a rejoint l’équipe constituée d’Astrid Von Velsen (Haras de Marbach), présidente de l’ESSA, Max Dobretsberger (Haras de Piber pour l’Autriche) Janez Rus (Haras de Lipica en Slovénie) et Ruedi von Niederhausen (Haras d’Avenches, pour la Suisse).

Thierry Delsalle (directeur du GIP Cluny, France) a fait une présentation du nouveau GIP du Haras de Cluny, qui pourrait rejoindre l’ESSA en tant que nouveau membre dans les prochaines années.

Enfin, l’Ifce et l’ESSA ont signé un partenariat à travers lequel, en échange de la gratuité d’adhésion et de la prise en charge des frais de déplacements, Claire Cordilhac (chargée de coopération à l’international, Ifce) réalise pour le réseau une expertise suivie des sujets européens.

Défense de la cause du cheval à l’échelon européen

Ceci devrait renforcer le soutien apporté à toute la filière européenne par l’investissement de pays membres plus nombreux et la prise en charge commune des dossiers. L’exemple de la place du cheval dans la future CAP ainsi que l’absence des équins dans le projet de directive sur les futures statistiques agricoles européennes (après 2020) illustrent l’utilité d’un tel réseau.

En effet, les membres de l’ESSA se sont sentis très concernés par ces thématiques et le représentant autrichien a proposé d’organiser un rendez-vous avec son ministère de tutelle au printemps, sachant que l’Autriche prendra la prochaine présidence de l’Union européenne. Par ailleurs, la représentante de la Roumanie a proposé, de son côté, sa médiation pour toucher l’actuelle présidence bulgare de l’Union européenne.

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Ainsi, l’ESSA devrait être plus active à l’avenir pour défendre la cause du cheval à l’échelon européen, ceci sans remettre en cause son investissement sur les questions de patrimoine. La présence de Muriel Meneux (Haras du Pin) au bureau devrait permettre de reprendre le projet européen sur le patrimoine des Haras dans le cadre du programme Culture Europe.

Ce nouveau départ répond également aux transformations des missions des Haras publics en élargissant le champ d’intervention de l’ESSA.

Au lendemain des deux jours de réunion, une rencontre était organisée avec l’attachée agricole de l’Ambassade de France à Prague. Ce rendez-vous a permis de récolter une série de données sur le cheval en République tchèque et de nouer les contacts qui, à l’avenir permettront de travailler avec la Tchéquie sur les dossiers européens.

Photo : Entrée du Haras de Kladruby

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