Les BPJEPS attelage de l’ESCE – site du Pin s’impliquent dans le protocole de caractérisation des chevaux au travail

Un protocole de caractérisation pour les chevaux de l’école d’attelage des Haras Nationaux

Du 2 au 4 mai 2018, les élèves en formation BPJEPS attelage à l’Ecole supérieure du cheval et de l’équitation – site du Pin ont pu profiter de la venue de la SFET (Société française des équidés de travail) et du CRECAT (centre de recherche et d’expérimentation du cheval au travail) pour aborder l’aspect caractérisation des équidés au travail.

Au programme des trois jours, plusieurs ateliers ont été réalisés afin d’accompagner la mise en place d’un protocole national. Ils ont notamment pu profiter de l’expertise de Laurent Maly (Responsable du CRECAT, Ifce) et de Bernard Dumont-Saint-Priest (Responsable déploiement caractérisation à l’Ifce).

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Test de traction : la charge allant jusqu’à 40% du poids du cheval au travail

Cette enquête, qui regroupe ainsi différents acteurs de la filière (SFET, CRECAT, IFCE et FFE), sert de point d’appui pour proposer un protocole de caractérisation en vue de l’adaptation des équidés au travail. Ce protocole permet de caractériser pour mieux adapter les chevaux en fonction du travail demandé et surtout pour mieux orienter les professionnels et sécuriser l’apprentissage. Afin d’établir ce protocole, une évaluation est réalisée sur l’ensemble des chevaux d’attelage de la formation des écoles d’attelage des Haras Nationaux (81 chevaux sur le territoire).

  • Pourquoi ce protocole ?

Tout est parti du projet national attelage. Afin d’avoir la formation la plus adaptée aux différents publics et surtout de transmettre ces informations, il est très important de caractériser le mieux possible les chevaux par rapport aux différentes pratiques attelage (débardage, maraîchage, transport de personnes, etc.). Ce protocole devrait, à terme , permettre d’identifier les chevaux les plus adéquate pour le processus . Ainsi, deux axes principaux sont recherchés chez un cheval : le premier touche à la sécurité et le second à l’adaptabilité. En effet, afin de proposer des formations les plus complètes possibles, la sécurité est le point le plus important à respecter. Elle est suivie par l’adaptation au travail du cheval. Ainsi, un cheval sécuritaire pouvant s’adapter au plus large panel de situations de travail possible sera plus recherché par les formateurs plutôt qu’un cheval qui s’adapte mais qui ne représente pas une sécurité maximale pour les élèves.

Observation du comportement du cheval lors de la mise au paddock

  • Les élèves mettent la main à la pâte

Pour les quatre BPJEPS de l’ESCE – site du Pin, ces trois jours étaient l’occasion de découvrir les tests de tempérament, le pointage ou encore les tests de traction qui permettent de caractériser les chevaux, mais aussi de pouvoir être capable de choisir des chevaux adaptés pour leur activité dans leur future vie professionnelle. De plus, ils ont côtoyé pendant trois jours des experts de l’activité attelage, qui leur apprennent à mesurer et à se créer un panel de compétences pour pouvoir mettre en œuvre leurs projets professionnels.

Haykel : « J’ai trouvé ça vraiment intéressant parce que c’était tout l’ensemble des tests de caractérisation qui étaient faits par des professionnels, on a pu leur poser des questions par rapport à ce qu’ils recherchaient, pourquoi ils faisaient ces tests là et pas autrement. Ça m’a donné des idées, je vais surtout analyser les résultats parce que ça va me guider pour le choix de mes futurs chevaux de travail. »

Constance : « On connaissait déjà les chevaux, donc c’était intéressant de voir comment ils réagissent. Il y a des chevaux qu’on attendait vraiment sur une mauvaise ou une bonne réaction mais certains nous ont vraiment étonné avec leurs réactions. C’était très intéressant en terme de comportement, de patience du cheval. Après, pour rechercher mes chevaux dans le futur, je vais certainement appliquer certaines façons de faire qu’on a utilisées pendant ces jours. »

Arnaud : « Pour moi, en tant que futur enseignant, ça m’a permis d’avoir des éléments concrets : être capable de constituer une cavalerie d’enseignement ou conseiller des futurs clients sur l’achat d’un cheval d’attelage, avoir une grille de compréhension des qualités d’un cheval d’attelage. »

Sarah : « J’étais sur le pointage et les TTS (tests de tempérament), j’ai trouvé ça intéressant de voir les réactions des chevaux, il y avait des choses qui concordaient par rapport à notre connaissance des chevaux. »