COVID-19 : L’entraînement des chevaux s’organise

Après qu’un grand nombre des chevaux du site du Cadre noir aient été mis au pré afin d’assurer le maximum de protection pour nos équipes et nos chevaux, le travail s’organise également pour les écuyers et les chevaux restés aux écuries.

 

Pauline Vanlandeghem, écuyer du Cadre noir de Saumur pendant le confinementEntretien avec Pauline Vanlandeghem, écuyer du Cadre noir et responsable de la compétition de l’Ecurie dressage :

Comment s’articulent les journées actuellement ?

P.V. : Tous les chevaux des élèves ainsi qu’un grand nombre de jeunes chevaux ont été mis au pré. Nous n’avons donc plus de cours. Les chevaux de gala ainsi que les chevaux de compétition sont restés aux écuries et nous maintenons un travail régulier qui s’alterne avec du travail en longe et des sorties en extérieur, au paddock ou en liberté. Nos créneaux d’entrainement collectifs sont annulés car nous essayons d’éviter de nous regrouper aux mêmes endroits. Heureusement, les surfaces de travail au sein de l’école sont grandes et nombreuses et moins chargées qu’habituellement puisque toutes les formations sont suspendues et que les élèves sont absents.


Vos habitudes de travail ont-elles changé ?

P.V. : Concernant le travail des chevaux à proprement parler non. Ce qui change, ce sont les mesures de précautions que nous adoptons entre les équipes. Nous évitons de trop nous croiser dans les écuries. Nous préparons nous-mêmes si possible nos chevaux en utilisant notre propre matériel afin d’éviter trop d’échanges de matériel et de contacts avec les soigneurs pour protéger tout le monde. Nous avons à notre disposition du gel hydroalcoolique dans chaque écurie et dans chaque sellerie.
Pour ma part, étant maman, j’organise la sortie de mes 7 chevaux le matin afin de m’occuper des enfants l’après-midi. Nous échangeons avec mon mari qui est également écuyer et qui sort quant à lui tous ces chevaux l’après-midi.


Comment vivez-vous cette organisation ?

P.V. : Je sais que nous sommes privilégiés de pouvoir rester au contact de nos chevaux car ce n’est pas le cas de bon nombre de propriétaires de chevaux. Nous assurons notre mission qui est de travailler avec les chevaux pour le sport, la formation et le rayonnement de notre équitation française. Nous nous adaptons à la situation mais le plus important pour nous est de pouvoir bien nous occuper de nos chevaux. Ce qui me manque le plus pour ma part est de ne pas pouvoir profiter des moments d’échanges au botte à botte entre écuyers ou avec nos soigneurs car ces petits temps nous permettent habituellement de nous entraider et d’échanger sur le travail et la progression de nos chevaux.

 

Pauline Vanlandeghem, écuyer du Cadre noir pendant le confinement

 

Entretien avec la soigneuse Sandrine Jousselin Mise au pré des chevaux