COVID-19 : Le travail s’organise aussi aux écuries

Les contraintes sanitaires liées à l’épidémie de COVID-19 ont nécessité une réorganisation du travail des équipes du Cadre noir pour assurer l’entraînement des chevaux et les soins qui leur sont apportés.

Après nos précédents articles concernant cette nouvelle organisation (la mise au pré des chevaux et le travail des écuyers), découvrez le travail des soigneurs qui contribuent chaque jour au confort et aux bien-être des chevaux du Cadre noir.

 

Sandrine Jousselin, soigneuse à l'écurie prestige du Cadre noir de Saumur

Entretien avec Sandrine Jousselin, soigneuse à l’écurie prestige et dressage :

Comment s’articulent vos journées actuellement ?

S.J. : Habituellement le travail des soigneurs s’articule principalement autour des soins apportés aux chevaux, à leur préparation pour le travail quotidien et à l’entretien des écuries. Depuis maintenant 15 jours, nous ne préparons plus les chevaux pour les écuyers afin de limiter au maximum les contacts et la manipulation du matériel. Les écuyers ayant entre 5 à 9 chevaux chacun, parfois plus pour certains, le temps de préparation est important. Désormais les écuyers nous confient chaque jour jusqu’à 2 à 3 chevaux de leur piquet dont nous avons la charge exclusive pour la journée. Nous assurons ainsi une longe ou une sortie en liberté pour ces chevaux. Certains soigneurs étant eux-mêmes cavaliers, ils peuvent également monter les chevaux en accord et sous les directives de l’écuyer, afin d’assurer l’entretien physique des chevaux, notamment pour des trottings ou un petit travail léger.


Vos habitudes ont-elles changé ?

S.J. : Assurer la sortie et le travail des chevaux est appréciable et ça change de notre quotidien habituel. Mais c’est aussi indispensable pour éviter de manipuler les mêmes chevaux que les écuyers et de trop nous croiser. A cette organisation s’ajoute une rigueur absolue dans la gestion du matériel que nous utilisons : brosses, guêtres, fourches, cure-pieds, etc…. chaque soigneur et chaque écuyer utilise son propre matériel et nous respectons nos distances pour nous protéger les uns et les autres. Comme une bonne partie des chevaux de l’école ont été mis au pré afin de permettre de diminuer le nombre de personnels nécessaire chaque jour, nous faisons également une rotation avec les équipes. Après 15 jours de travail pour ma part depuis le début de ces nouvelles mesures, je suis cette semaine en confinement pour assurer la garde de mes enfants et un autre soigneur prend le relais.


Comment vivez-vous cette nouvelle organisation ?

S.J. : Personnellement j’avoue que cette épidémie est un peu angoissante. La tension émotionnelle est palpable mais nous prenons toutes les mesures de précautions nécessaires pour assurer notre travail auprès des chevaux dans les meilleures conditions. Le point très positif est de pouvoir davantage être avec nos chevaux pour assurer leur sortie. Bien que nous le soyons déjà, nous sommes encore plus proches d’eux et j’apprécie énormément.

 

 

Entretien avec l'écuyer Pauline Vanlandeghem

Mise au pré des chevaux