Author: Paquita PECOUT

Exportations de semences équines vers la Corée du Sud

La France, premier pays européen à pouvoir exporter de la semence équine en Corée du Sud

Depuis 2015, la KRA (Korean racing Authority) a multiplié les efforts pour développer la filière chevaux/poneys de sport en Corée du Sud (importation de 50 ponettes pleines en 2015 et 16, formations des cadres de la KRA en France, accueil de techniciens français sur leurs structures d’élevages, emploi de moniteurs français etc…).

Face à cette volonté politique de développement et pour être en mesure de poursuivre les relations privilégiées entre nos deux pays, l’Ifce a proposé en 2016 aux autorités compétentes un modèle de certificat sanitaire afin d’ouvrir le marché des semences équines.

Après 3 ans de négociations sur les termes techniques vétérinaires de ce certificat, la DGAL et l’Ifce ont reçu du 25 au 29 mars une délégation de vétérinaires coréens afin de réaliser un audit sur les centres français de production de semences équines. Cet audit avait pour objectif de délivrer un agrément aux centres visités et d’établir la procédure documentaire à respecter pour l’obtention des agréments de nouveaux candidats. Les 3 centres visités (Equitechnic, le haras du pays d’Auge et le Haras des « M »)ont obtenu leur agrément.

Ainsi, la France devient le premier pays européen à pouvoir exporter de la génétique équine en Corée du Sud. Une délégation française de producteurs de semences s’est d’ores et déjà rendue en Corée début Avril pour finaliser les premiers contrats d’exportation de doses.

 

11ème rapport d’activité d’Equi-ressources

Vous souhaitez connaître la dynamique de l’emploi dans la filière équine : quels métiers ou secteurs recrutent le plus ? Combien d’offres sont diffusées sur www.equiressources.fr par région mais aussi à l’étranger ? Combien de personnes ont obtenu un emploi grâce à équi-ressources ? Quelles sont les tendances observées par l’Observatoire métiers, emploi et formations ?… Découvrez le dernier bilan d’actions d’équi-ressources.

2018 en chiffres

Equi-ressources a diffusée 3 321 offres d’emploi en 2018 soit une augmentation de plus de 15%. Ce qui avISUEL BILAN 2018 permis à 1597 candidats de trouver un emploi au sein de la filière équine par l’intermédiaire des 6 conseillers.
C’est aussi 1759 personnes renseignées sur les métiers et la formation au sein de la filière équine sur plus de 60 événements.

2018 est également l’année d’édition du nouveau décompte des emplois, de la parution de 4 notes de conjonctures et de 3 publications thématiques relatives aux métiers du cheval.

Méthodologie

Le bilan 2018, dans sa structure, conserve les grandes articulations des dernières éditions avec, néanmoins, le souci constant d’apporter les améliorations de forme et de fond. L’objectif fondamental étant à chaque fois de rendre le contenu du document accessible et utile au plus grand nombre de lecteurs. Le présent document rend compte de la vie et des activités d’équi-ressources à travers principalement 4 parties consacrées respectivement :

  • A la bourse à l’emploi avec des fiches détaillées par régions
  • Un focus sur 5 secteurs d’activités, international, offres d’emploi « connexes », « trot », « galop » et « sport-loisir »
  • Le détails des activités d’information et d’orientation des conseillers équi-ressources sur l’année 2018
  • Les publications de son observatoire (OMEFFE)

Téléchargez le bilan 2018 Equi-ressources :

Bilan d'activité 2018

L’Ifce au cœur des échanges sur la règlementation européenne

Plus de 50 stud-books, fédérations nationales et représentants de Ministères de l’Agriculture de différents pays ont assisté au WHIRDEC (World Horse Identification and Registration Data Exchange Committee) le 1er décembre 2018 à Budapest.

Cette réunion organisée par l’Ifce lors de l’Assemblée Générale de la WBFSH permet d’échanger sur la nouvelle réglementation européenne, sur la façon dont elle est mise en œuvre dans les différents pays et ses impacts sur la filière à l’échelle mondiale.

Cette année de nombreux thèmes ont été abordés : l’impact du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) sur la diffusion des données, la mise en place des certificats zootechniques et les extensions d’activités liés au Règlement zootechnique européen, le Brexit, les échanges de données entre stud-books et bases centrales, et surtout le futur texte européen Santé Animal présenté par Kaido Kroon de la Commission Européenne.

Les échanges sur la mise en place des certificats zootechniques pour la semence47217140_10218667436022766_5510799123621609472_o ont montré que les modalités d’application n’étaient pas suffisamment précises. Plusieurs stud-books ont émis le souhait d’interroger la Commission Européenne afin d’en savoir plus … Notamment qui est autorisé à émettre ce document ? de quel stud-book doivent provenir les informations lorsque l’étalon est inscrit dans différent stud-books ?

Kaido Kroon a ensuite présenté le découpage et le calendrier des actes d’exécution et actes délégués du règlement Santé Animale, et les principales nouveautés :

  • Révision des règles d’identification et du modèle de document d’identification : tous les organismes émetteurs présents ont confirmé leur souhait de conserver le modèle actuel pour limiter les coûts.
  • L’émission/la validation des passeports par l’autorité compétente incluant un certificat zootechnique émis par le stud-book
  • L’enregistrement du lieu de résidence habituel des équidés et des principaux mouvements
  • La fin des accords tripartites et la nécessité de fournir un certificat sanitaire en cas de mouvements avec la mise en place de différentes dérogations.

Le futur texte européen sur les produits vétérinaires a également été abordé avec ses impacts sur l’exclusion à la consommation humaine.

Concernant les échanges de données entre stud-book et bases centrales, le prototype Horselink développé en partenariat avec la société Delta Horse a été présenté. A l’issue de la présentation, de nouveaux pays ont souhaité rejoindre le projet. Cet outil permet via une interface web de rechercher un cheval par son n° UELN ou son N° de puce dans toutes les bases de données étrangères connectées au système.

Cette réunion a permis à tous les membres présents d’avoir le même niveau d’information sur la réglementation européenne actuelle et à venir, de mieux comprendre les impacts du Règlement Santé Animale et de se préparer à sa mise en place prévue pour 2021.

3 nouvelles associations de races agrées en tant qu’Organisme de Sélection

Déjà étoffée par l’agrément de 8 associations nationales de race le 27 mars 2018, la liste initiale des associations nationales de races agréées en tant qu’Organisme de Sélection s’allonge avec l’agrément de trois nouvelles associations nationales de races.

Avec cette nouvelle reconnaissance, ce sont donc, au total, 21 associations nationales de race qui sont aujourd’hui agréées en tant qu’Organisme de Sélection.

Avec l’arrêté en date du 18 juin 2018, 3 nouvelles associations de races sont désormais agréées : SIRE-3-OS-agrées-portrait comtois ©AAzzos

– Union des Eleveurs de Chevaux de la Race Ardennaise (Trait Ardennais)

– Association Nationale de Race du Cheval Corse U Cavallu Corsu (Cheval Corse)

– Association Nationale du Cheval de Trait Comtois (Trait Comtois)

Cet agrément est valable pour une durée de 5 ans, soit jusqu’au 01 juillet 2023.

Les 3 associations nationales de races sont donc désormais compétentes, en tant qu’Organisme de Sélection, pour définir la politique d’amélioration génétique et le programme de sélection au sein du livre généalogique pour la race qui les concerne. Elles définissent les objectifs de sélection en veillant par exemple à la variabilité génétique et déterminent les caractéristiques de leur race ainsi que les critères d’appartenance à la race en conformité avec la réglementation de l’Union européenne et les différents accords adoptés par les organisations internationales compétentes.

Il est à noter, que, conformément à la règlementation en vigueur, tous les Organismes de Sélection agréés par le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation à ce jour ont délégué la tenue de leur livre généalogique et la délivrance des documents d’identification des équidés à l’Ifce.

En outre, L’Ifce reste, pour toutes les autres races, Organisme de Sélection par défaut.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la règlementation relative à la gestion des races :

Consultez la réglementation

Agrément comme « Organismes de sélection » : 8 races supplémentaires

Délivré pour 5 ans, huit autres associations nationales de race sont agréées en tant qu’Organismes de Sélection (arrêté du 27 mars 2018). Les missions des organismes de sélection, au sens de la réglementation européenne, recouvrent un périmètre différent (plus vaste) que celles précédemment assumées par les associations nationales de race.
SIRE-anes-pre-2

8 Associations Nationales de Race supplémentaires ont été agréées en tant qu’Organismes de Sélection par arrêté en date du 27 mars 2018 :

–  Association du Cheval Arabe (Arabe et Demi-Sang Arabe)
– Association Française du Cheval Arabe Shagya (Arabe Shagya et Demi-Sang Shagya)
– Association de l’Âne de Provence (Âne de Provence)
– Association de l’Âne du Cotentin (Âne du Cotentin)
– Association de l’Âne Normand (Âne Normand)
– Association de l’Âne Bourbonnais (Âne Bourbonnais)
– Association de l’Âne Grand Noir du Berry (Âne Grand Noir du Berry)
– Association Nationale du Poney Français de Selle (Poney Français de Selle)

L’agrément a été délivré jusqu’au 1er avril 2023, soit pour 5 ans.

Les missions des organismes de sélection

Au sens de la réglementation européenne, les missions recouvrent un périmètre différent (plus vaste) que celles précédemment assumées par les associations nationales de race. Chaque organisme de sélection agréé  a en charge les missions suivantes :

  • Définir les objectifs de sélection en veillant à la gestion de la variabilité génétique et, si nécessaire, à l’adaptation de cette population aux particularités des territoires ou des filières ainsi qu’à la préservation de la race
  • Définir les caractéristiques de la population pour laquelle il est agréé et les critères d’appartenance à cette population en conformité avec la réglementation de l’Union européenne et les accords adoptés par les organisations internationales compétentes
  • Tenir le livre généalogique ou le registre zootechnique de cette population et certifier l’appartenance à la race ou à la population animale sélectionnée
  • Délivrer directement ou sous son contrôle, tout document relatif à ces missions, notamment le document d’identification de l’équidé incluant son certificat généalogique.

Tous les Organismes de Sélection agréés par le Ministère à ce jour ont délégué à l’Ifce la tenue de leur livre généalogique, la certification de l’appartenance à la race et la délivrance des documents d’identification.

Pour en savoir plus sur la réglementation relative à la gestion des races :

Consultez les races et organismes de sélection

Assemblée générale de l’ESSA en République tchèque

L’Assemblée générale de l’Association européenne des haras d’État s’est tenue au Haras national de Kladruby, en République tchèque les 22 et 23 mars 2018.dav

Ces deux jours de réunions ont été l’occasion de faire prendre à l’ESSA un nouveau départ, facilité par la présence en nombre de ses membres (19 sur 23).

Principales décisions pour l’ESSA

Tout d’abord, les statuts (en deux langues) ont été révisés et harmonisés : les version anglaise et allemande disent bien, aujourd’hui, la même chose.

Le bureau à été renouvelé et Muriel Meneux (Haras du Pin), a rejoint l’équipe constituée d’Astrid Von Velsen (Haras de Marbach), présidente de l’ESSA, Max Dobretsberger (Haras de Piber pour l’Autriche) Janez Rus (Haras de Lipica en Slovénie) et Ruedi von Niederhausen (Haras d’Avenches, pour la Suisse).

Thierry Delsalle (directeur du GIP Cluny, France) a fait une présentation du nouveau GIP du Haras de Cluny, qui pourrait rejoindre l’ESSA en tant que nouveau membre dans les prochaines années.

Enfin, l’Ifce et l’ESSA ont signé un partenariat à travers lequel, en échange de la gratuité d’adhésion et de la prise en charge des frais de déplacements, Claire Cordilhac (chargée de coopération à l’international, Ifce) réalise pour le réseau une expertise suivie des sujets européens.

Défense de la cause du cheval à l’échelon européen

Ceci devrait renforcer le soutien apporté à toute la filière européenne par l’investissement de pays membres plus nombreux et la prise en charge commune des dossiers. L’exemple de la place du cheval dans la future CAP ainsi que l’absence des équins dans le projet de directive sur les futures statistiques agricoles européennes (après 2020) illustrent l’utilité d’un tel réseau.

En effet, les membres de l’ESSA se sont sentis très concernés par ces thématiques et le représentant autrichien a proposé d’organiser un rendez-vous avec son ministère de tutelle au printemps, sachant que l’Autriche prendra la prochaine présidence de l’Union européenne. Par ailleurs, la représentante de la Roumanie a proposé, de son côté, sa médiation pour toucher l’actuelle présidence bulgare de l’Union européenne.

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Ainsi, l’ESSA devrait être plus active à l’avenir pour défendre la cause du cheval à l’échelon européen, ceci sans remettre en cause son investissement sur les questions de patrimoine. La présence de Muriel Meneux (Haras du Pin) au bureau devrait permettre de reprendre le projet européen sur le patrimoine des Haras dans le cadre du programme Culture Europe.

Ce nouveau départ répond également aux transformations des missions des Haras publics en élargissant le champ d’intervention de l’ESSA.

Au lendemain des deux jours de réunion, une rencontre était organisée avec l’attachée agricole de l’Ambassade de France à Prague. Ce rendez-vous a permis de récolter une série de données sur le cheval en République tchèque et de nouer les contacts qui, à l’avenir permettront de travailler avec la Tchéquie sur les dossiers européens.

Photo : Entrée du Haras de Kladruby