Author: laura lascaud

Un nouvel outil pour calculer la ration d’un équidé !

L’IFCE a développé un outil de simulation permettant de calculer des rations types adaptées en fonction d’un équidé. Grâce à cet outil en ligne, l’utilisateur peut consulter ou vérifier la ration de son équidé et l’équilibrer avec un choix d’aliments possible.

 

Simple, pratique et efficace, cet outil est accessible gratuitement sur www.ifce.fr/ifce/connaissances/outils-de-simulation depuis ordinateur, tablette et mobile.

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Des outils issus de la recherche

L’IFCE a pour mission de renforcer la recherche, le développement, le transfert des connaissances et vulgariser les résultats. Les publications de la recherche sont actuellement majoritairement sous format papier, fiche technique, article. La volonté de mettre en ligne des outils de calcul et de simulation permettra aux différents acteurs de la filière de s’approprier et d’utiliser facilement sur le terrain les sources de connaissances. Les différentes formules de calcul utilisées pour les outils de simulation sont issues des travaux des chercheurs de l’IFCE et de l’INRAE. Cet outil de simulation s’inscrit dans le projet global Equisimul ayant pour but de proposer des outils de simulation en ligne et déjà riche de 3 autres outils de simulation complémentaires : estimation note état corporel d’un cheval, estimation poids d’un cheval, coût d’entretien d’un cheval.

 

L’outil de simulation pour l’estimation du poids d’un cheval est développé à partir des bases scientifiques françaises (références W. Martin Rosset et al 2012, Alimentation et Nutrition des chevaux, édition QUAE et « Alimentation des chevaux », Tables des apports alimentaires, INRAE 2011, Les Haras nationaux- QUAE.). Cet outil vient en complément de l’outil informatique « Equinration » (à destination d’un public d’utilisateurs professionnels et formés) en cours de développement par Luc Tavernier (CEZ) et William Martin Rosset (INRAE).

 

L’objectif de cet outil est de sensibiliser les détenteurs amateurs ou professionnels à l’intérêt de vérifier les rations distribuées à leur cheval/poney/âne au cours des différentes périodes de l’année. Comme pour tout herbivore, l’alimentation du cheval doit être composée principalement de fourrages auxquels s’ajoute une complémentation énergétique selon les besoins et l’état physiologique de chaque animal. Ajuster l’apport d’aliments concentrés distribués en quantités et en qualité par rapport à un fourrage de base permet d’optimiser ses performances (sportives ou physiologiques) et de gérer les risques d’embonpoint nuisibles à sa santé (maladies métaboliques, fourbure…).

 

Cet outil a vocation à être utilisés de façon individuelle pour tous les amateurs ou professionnels du cheval, mais également dans un objectif pédagogique (enseignant lycée agricole et centre équestre) mais également d’inciter l’utilisateur à chercher des conseils de base en alimentation et de lui donner envie de se former au rationnement.

 

L’outil de calcul de ration propose une ration optimale pour l’animal en quantités à partir d’aliments initialement choisis par l’utilisateur. L’application permet d’obtenir une ration équilibrée automatiquement correspondant aux apports nutritionnels recommandés de l’animal.

Chaque volet de l’outil aide au rationnement aura 3 étapes :

  • choix des critères de l’équidé : l’interface permet de saisir les caractéristiques de l’animal (stade physiologique, poids).
  • Choix de l’aliment/ration : l’application va chercher les valeurs recommandées correspondant à l’animal dans la base de données de référence. Une seconde interface propose un choix d’aliments à saisir pour composer la ration de base.

Résultats : le vérificateur de ration. Il permet d’ajuster les quantités des aliments choisies de façon automatique par la méthode graphique de rationnement optimal.

 

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Jeunes cavaliers en formation professionnelle : quid des rachialgies ?

Depuis quelques années, le pôle de formation IFCE – Cadre noir de Saumur met en place des actions de prévention des rachialgies dans le cadre de la formation des futurs enseignants et entraîneurs. Par ailleurs, l’équipe de recherche & développement basée sur le site continue à mener des études d’objectivation du sujet, pour alimenter encore les actions concrètes.

Une étude indispensable pour objectiver le sujet et sensibiliser les stagiaires

Un article équ’idée, publié ce mois-ci, propose le résumé d’une étude dont l’objectif était d’évaluer les prévalences de rachialgies chez de jeunes cavaliers futurs professionnels et de réfléchir sur le rôle de prévention du kinésithérapeute.

Lire l'article équ’idée

 

Ce travail confirme et complète les données de l’étude de type épidémiologique réalisée en 2016 avec des cavaliers professionnels. Ces résultats sont d’autant plus importants qu’ils reflètent la situation de début de carrière avec ce groupe de jeunes cavaliers âgés de 23 ans en moyenne. C’est le groupe de la première année de formation qui est le plus touché par les rachialgies. Cette étude montre bien l’importance de prendre en compte tous les facteurs de risque des rachialgies, y compris les risques psychosociaux, avec des jeunes dont les conditions de vie et le rythme changent brutalement. Ces douleurs doivent être prises en charge afin de limiter le risque de chronicisation qui impacterait la performance et leur future situation professionnelle.
Une prise en charge complète pourrait être mise en place dès le début de la formation. Elle doit être transdisciplinaire, c’est-à-dire aussi bien psychosociale, médicale que sportive.

Une réelle prise en compte de ce sujet au pôle de formation IFCE – Cadre noir de Saumur

Les stagiaires ont accès à un staff médical et paramédical (médecin du sport, kinésithérapeute, psychologue, diététicien) qu’ils peuvent consulter sur place par rendez-vous. Des travaux pratiques sont dispensés pour rappeler les gestes ergonomiques à adopter pour toutes les tâches à pied (boxes, pansage, curage de pied etc.).
Rappelons qu’une étude de type épidémiologique menée en 2016 avait pointé du doigt les tâches à pied tandis que l’équitation était plutôt salvatrice ; à condition bien sûr, d’adopter un fonctionnement « juste » pour préserver l’intégrité physique du rachis ; ceci n’étant possible qu’avec une bonne condition physique, un bon engagement des muscles posturaux et mobilisateurs du tronc (abdominaux et spinaux). C’est la raison pour laquelle des séances d’activité physique sont proposées comme outil à mettre en place dans leur future activité professionnelle.
De plus, la pratique du judo, taïso et jujitsu est inclue pendant la deuxième année de formation (Equitation et judo : les transferts d’apprentissage, IFCE, 2019).

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De nouvelles actions prévues pour la rentrée 2020

Dès la rentrée 2020, l’information sur les risques et les gestes protecteurs pour le dos des élèves sera renforcée et ceci, dès le début de la formation. Des bilans seront également instaurés, afin de procurer aux élèves des repères d’évolution dans leur pratique, mais aussi de prévenir fatigue, douleurs et blessures. Ce bilan sera composé d’indicateurs biomécaniques mesurés en situation (Mazarin®), un suivi de l’état corporel (Zmetrix®) et des indicateurs psychosociaux (questionnaire et coaching).
D’autre part, l’IFCE disposera à la rentrée d’un préparateur physique qui assurera les séances de préparation physique et qui participera activement aux travaux de l’équipe d’enseignants et chercheurs pour enrichir la réflexion, les actions et la production de ressources pédagogiques sur la thématique santé/préparation physique des acteurs de la filière équestre.

 

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Pâturer à plusieurs espèces – Et si les bénéfices étaient multiples ?

Le pâturage mixte, qu’est-ce que c’est ?

Il consiste à conduire différentes espèces d’herbivores sur une même surface, de manière simultanée ou alternée, au cours de la saison de pâturage.
Cette pratique, utilisée depuis des décennies par les éleveurs, possède de nombreux avantages. Les dernières recherches ont objectivé ses bénéfices ou sont toujours à l’étude pour préciser les modes de conduites.

Programme de recherche sur la mixité équin-bovin : point étape après deux saisons de pâturage

Déjà deux années de pâturage sur le site du Pin se sont achevées pour le projet PaturBovEquin, qui compare les effets d’un pâturage mixte équin – bovin avec ceux d’un pâturage monospécifique équin ou bovin. Ces deux années de protocole expérimental ont permis d’acquérir un ensemble de données sur le comportement alimentaire des animaux, les caractéristiques du couvert prairial et l’évolution du parasitisme gastro-intestinal des deux espèces qui seront complétées avec une dernière année de mesure en 2020. La mise à l’herbe des animaux s’est effectuée fin avril 2020.

Les données déjà recueillies laissent présager des résultats positifs en faveur du pâturage mixte :

  • sur le volet alimentaire: une homogénéisation du couvert semble s’opérer de manière  plus importante dans le traitement mixte.
  • sur le volet parasitaire: le nombre moyen de vermifuges administrés aux poulains du traitement mixte sur la saison de pâturage semble être réduit.

Cette dernière année de mesure nous permettra de valider ou non ces premiers résultats très encourageants. Une analyse statistique des données relatives à l’impact des trois traitements (« mixte », « équins seuls » et « bovins seuls ») sur le couvert prairial, sur le parasitisme gastro-intestinal et sur les performances de croissance des deux espèces est prévue courant 2021 sur les données des trois années.

 

L’ensemble des résultats scientifiques déjà publiés à ce jour sur le pâturage mixte équin-bovin en prairies productives ont été regroupés dans une brochure que vous pourrez trouver

 

Lire la brochure

 

Deux éleveurs convaincus par l’intérêt de cette pratique y témoignent. Les projets en cours sur cette thématique vous y sont également présentés.

Revivez le webinaire – RMT Bâtiments d’élevage de demain

Le colloque RMT Bâtiments d’élevage de demain s’est exceptionnellement déroulé sous forme d’un wébinaire cette année en raison des conditions sanitaires liées au Covid-19.

Vous n’avez pas pu assister au wébinaire ? Il n’est pas trop tard, reviviez ce événement grâce au replay !

 

Cette année, les experts de l’IFCE ont présenté deux projets donc voici les détails :

  • Des prototypes et des innovations pour les bâtiments équins de demain

    • Exemple du bâtiment « environnement »
    • Focus sur l’évolution du concept 1 boxe = 1 cheval

 

Voir le replay

 

Pour aller plus loin :

Deux fiches équipédia son d’ores et déjà disponibles afin de compléter cette présentation :

         

 

Covid-19 : premiers résultats de l’étude d’impact pour la filière équine

Le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation a mandaté la gouvernance « Filière Cheval »* afin d’évaluer les conséquences économiques pour la filière équine suite à la pandémie de Covid-19. Un questionnaire a été élaboré en avril dernier, avec l’appui technique de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE). Les premiers résultats de l’enquête sont disponibles.

Des pertes immédiates considérables

Les premiers résultats font état d’une lourde perte du chiffre d’affaires (CA) cette année par rapport à 2019 pour les professionnels de la filière équine. Les premiers effets du confinement en mars ont généré une perte du CA de 35 à 50%. Cette perte augmente considérablement en avril, de 50% pour les entraîneurs de galop, jusqu’à 80% du CA chez les entraîneurs de trot et les établissements équestres. Une large majorité d’entreprises font face à une valeur ajoutée négative, compte-tenu de charges maintenues à un niveau élevé.

Un fonctionnement adapté à la situation

Face à la perte de trésorerie engendrée par l’absence de dotation / gain et l’arrêt des prestations d’enseignement et commerce, les professionnels ont du adapter leur mode de fonctionnement. Si une partie de l’effectif des chevaux a été mise au pré afin de limiter les charges (alimentation, litière, maréchalerie), certains professionnels ont également opté pour le maintien du travail d’une part de leur effectif pour permettre une reprise d’activité immédiate. Le recours au chômage partiel et les démarches de report de charges ont aussi été mis en évidence.

L’étude se poursuit

Près de 2430 réponses ont été collectées pour cette synthèse qui présentent des premiers résultats bruts. Les indicateurs moyens collectés en mars – avril seront complétés pour le mois de mai et seront extrapolés, après redressement, pour estimer l’impact total immédiat de l’arrêt des activités sur l’ensemble de la période de confinement. Les autres activités de la filière équine impactées sur l’ensemble de l’année seront également considérées dans la suite de l’étude.

 

Consulter la lettre

 

 

L’IFCE participe au colloque des innovations pour les bâtiments de demain

L’IFCE sera présent au colloque RMT Bâtiments d’élevage de demain qui se déroulera le 26 mai 2020 de 14h00 à 16h10 sous forme de webinaire. Une occasion d’échanger, partager, découvrir, réfléchir, aux évolutions et innovations des futurs bâtiments d’élevage sur les 10 prochaines années.

Des prototypes et des innovations pour les bâtiments de demain

 

Les partenaires du RMT proposent de vous présenter 8 prototypes virtuels de bâtiments illustrant 3 orientations fortes (coûts raisonnés, environnement ou élevage de précision) pour chacune des 4 filières (ruminants, porcs, volailles et équins). Les présentations se feront au travers d’illustrations concrètes sur la base de vidéos 3D, diaporamas animés en intervention plénière mais également lors d’une exposition en accès libre aux participants.

Que présentent nos experts IFCE ?

Des prototypes de bâtiment ont été élaborés dans le but de servir de support de réflexion à la conception du bâtiment équin de demain. Chaque prototype rassemble des solutions techniques permettant l’optimisation la plus avancée possible au regard d’une priorité fixée. La priorité du premier prototype est l’environnement, celle du deuxième le coût. Ce travail a été mené depuis 2014 dans le cadre du Réseau Mixte Technologique (RMT) « Bâtiments d’élevage de demain » par une équipe de l’IFCE Laurie Briot, Pauline Doligez, Thierry Le Borgne, et Laurent Vignaud.

 

Pour découvrir l’ensemble des projets, n’hésitez pas à vous inscrire gratuitement au webinaire.

S'inscrire

 

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter la Lettre Recherche & Développement concernant ce sujet :

Consulter la lettre R&D

 

Conjoncture, impact de la crise sanitaire liée au Covid19 et outil d’évaluation économique

Production, marché, utilisation, bilan 2019 pour la filière équine : l’Observatoire économique et social du cheval publie ses chiffres.
Impact économique de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur la filière équine française : une étude est en cours.

 

 

Note de conjoncture – Filière équine : quel bilan pour l’année 2019 ?

 

Cette note de conjoncture présente les principaux chiffres de la filière équine française pour l’année 2019.

Quelle est la tendance concernant la production d’équidés ? Comment se portent la demande et les prix des chevaux ? Comment les utilisations ont-elles évolué ?

Toutes les réponses sont ici !

 

Lire la note de conjoncture

 

 

 

 

 

Document d’information – Quel impact économique de l’épidémie de covid-19 sur la filière équine française ?

 

Fermeture des établissements publics, interdiction de rassemblement, confinement de la population… les mesures d’endiguement de l’épidémie de covid-19 impactent directement les entreprises équines. Quelles seront les conséquences économiques sur les entreprises et quel sera l’impact sur l’ensemble de la filière équine ?

Ce document vous présente l’étude en cours, commanditée à l’IFCE par le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation.

 

Lire le document

 

 

 

 

 

 

L’outil Equipilote €co pour évaluer la situation économique des centres équestres.

Equipilote €co, est une application web gratuite permettant de situer son centre équestre et de bénéficier d’une première évaluation rapide de sa situation économique.

 

Accéder à l'outil

Projet « LIFE », la génétique au service de la longévité sportive

Le projet LIFE est un projet de recherche mené par Anne Ricard, chercheure à l’IFCE / Inrae. Il a pour objectif de trouver des critères efficaces pour produire des chevaux ayant une longue carrière sportive en pleine possession de leurs moyens. Il est financé par le Conseil scientifique de la filière équine.

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Il ne peut plus être question d’améliorer la performance en compétition sans se soucier d’améliorer la santé et le bien être des chevaux de sport, en un mot leur longévité sportive fonctionnelle (durabilité indépendamment de la compétence).

Chercher des critères précoces de sélection pour la longévité est ardu : ils sont le plus souvent confondus avec des critères précoces d’aptitude. Et recherche ces critères précoces sur des chevaux ayant aujourd’hui achevé leur carrière nous limite à ce qui a été mesuré sur ces chevaux à 3 ans, soit les modèles et allures anciens au détriment de nouveaux marqueurs biologiques.

Grace à la structure pérenne de l’IFCE, nous pouvons construire un protocole original. A partir des indices génétiques de longévité sportive (nécessitant la coordination historique de la FFE, la SHF et le SIRE), nous identifierons deux lots de poulains génétiquement extrêmes pour la longévité. Ils seront mesurés sur une multitude de critères précoces pressentis. Un tel protocole évite d’attendre la fin des carrières, limite la confusion environnement et génétique (les critères et la longévité ne sont pas mesurés sur les mêmes individus), permet l’utilisation de critères originaux et augmente la puissance statistique grâce à la précision des indices génétiques.

 

Pour aller plus loin et suivre l’évolution du projet pas à pas :

 

Pour mener cette étude, un panel d’étalon a été sélectionné.
Voici la liste des étalons dont la production est concernée par cette étude :

Consulter la liste des étalons

 

 

 

Le projet « longévité sportive » passe par une phase de mesures sur le terrain. Puisqu’il s’agit de déterminer les critères précoces qui pourraient devenir les indicateurs d’une future longévité, il faut procéder à une caractérisation de chevaux encore jeunes (2 à 5 ans). L’équipe des techniciens IFCE prend donc régulièrement contact avec les éleveurs ou écuries de valorisation qui détiennent suffisamment de descendants de l’un ou l’autre des étalons « cible ».

Consulter la lettre d'information Génétique-Génomique Sport n°7 - Avril 2020

 

 

 

 

 

La pré-étude menée en 2017 a permis de dégager deux groupes d’une vingtaine d’étalons : un groupe d’étalons produisant des chevaux ayant une forte longévité vs des chevaux ayant une faible longévité. Découvrez les résultats dans la lettre Recherche et développement de novembre 2019.

Consulter la lettre R&D n°6

 

 

 

 

 

Le projet LifeS a pour objectif de détecter des critères précoces, génétiquement liés à la longévité fonctionnelle du cheval de sport.
La pré-étude menée en 2017 a permis de dégager deux groupes d’une vingtaine d’étalons chacun : ceux produisant des chevaux ayant une forte longévité vs des chevaux ayant une faible longévité.

Consulter la lettre d'information SoGen n°6 - Août 2018

 

 

 

 

Et si les chevaux étaient capables de nous reconnaître sur des photos ?

Si les études en éthologie déjà menées par le passé ont établi que les chevaux réagissent différemment face aux expressions faciales des humains, une nouvelle étude démontre qu’ils sont aussi capables de reconnaître des visages à partir de photos. On vous explique tout !

 

Une étude menée par Léa Lansade (chercheuse IFCE) et Miléna Trosch (doctorante Inrae) à l’Inrae Centre Val de Loire montre que les chevaux sont capables de reconnaître des personnes sur la seule base de la photographie d’un visage.

 

Comment est-on arrivé à cette conclusion ?

Onze chevaux ont participé à un test de reconnaissance faciale sur écran tactile mis en place par les chercheurs. Les chevaux venaient d’eux-mêmes se positionner devant l’écran et lançaient le test en le touchant avec le bout du nez.

Deux visages apparaissaient simultanément sur l’écran : le visage d’une personne connue et celui d’une personne inconnue. Ils devaient alors toucher le visage connu pour obtenir une récompense. La réussite de ce test par nos amis équidés amène à cette conclusion, ils reconnaissent les visages déjà vus physiquement.


Crédit photo : Céline Parias – INRAE

 

Ce n’est pas tout ! Ils se souviennent des visages plusieurs mois après les avoir vus.

Les chercheurs leur ont ensuite présenté des visages de personnes rencontrées plus de six mois auparavant. Les chevaux ont reconnu spontanément ces visages sans difficulté.

Ces connaissances s’avèrent être utiles pour mieux connaître et comprendre son cheval et permettre aux éleveurs, cavalier, ou toute autre personne en interaction avec eux de pouvoir agir en conséquence.

 

Pour aller plus loin :

D’autres résultats d’études en éthologie et cognition vous attendent pour approfondir vos connaissances sur équipédia :

La cognition chez le cheval

 

Référence
Léa Lansade, Violaine Colson, Céline Parias, Milena Trösch, Fabrice Reigner, Ludovic Calandreau. Female horses spontaneously identify a photograph of their keeper, last seen six months previously. Scientific Report 10, 6302 (2020).

Projet cofinancé par le conseil scientifique de l’IFCE et la région Centre-Val de Loire.