Author: Elodie Robin

Rencontre avec le ministre de l’agriculture au salon du cheval de Paris

Eric Leclerc, Ifce, Jean-Roch Gaillet, directeur général de l'Ifce, Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, Jean-Luc Poulain, président du CENECA et du salon du cheval de Paris, Pierre-André Durand, préfet de Seine-Saint-Denis

De gauche à droite : Eric Leclerc, Ifce, Jean-Roch Gaillet, directeur général de l’Ifce, Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Jean-Luc Poulain, président du CENECA et du salon du cheval de Paris, Pierre-André Durand, préfet de Seine-Saint-Denis / B. Lemaire – Ifce

Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation s’est rendu mercredi 28 novembre 2018 au salon du cheval de Paris à la rencontre de la filière et du monde du cheval.

Jean-Roch Gaillet, directeur général de l’Institut français du cheval et de l’équitation, accompagnait la délégation ministérielle composée également de Mme Nathalie Barbe – conseillère en charge des filières animales, de la forêt et de la performance économique des entreprises agricoles et agroalimentaires, de M Pierre-André Durand, préfet de la Seine-Saint-Denis, de M. Jean-Luc Poulain, Président du CENECA et du salon du cheval de Paris et de Mme Jessica Gordon, directrice du salon du cheval de Paris.

 

Didier Guillaume a affirmé être le ministre des agriculteurs et de la ruralité au-delà d’être ministre de l’agriculture et a salué les orientations de l’opérateur public l’Institut français du cheval et de l’équitation.

L’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce), créé en 2010, est issu de la fusion des établissements publics Les Haras nationaux et l’Ecole nationale d’équitation – le Cadre noir de Saumur. Ses actions se déploient sur l’ensemble du territoire français au profit de tous les publics concernés par le cheval et l’équitation. Le prochain contrat d’objectifs et de performance 2018-2022 (COP), conforte les missions de l’établissement pour une période de 5 ans autour des activités :

  • régaliennes, notamment la sécurisation de la traçabilité sanitaire et zootechnique des équidés et la contribution aux politiques de soutien des sports équestres,
  • d’institut technique portant sur l’organisation des données techniques, économiques et sociales, le développement de la recherche appliquée, le transfert et la diffusion de ses résultats, la formation professionnelle et la valorisation du patrimoine équestre français.

Didier Guillaume a confirmé son souhait de signer prochainement le contrat d’objectifs et de performance avec Madame Roxana Maracineanu, ministre des sports.

 

Article en relation  – site internet du ministère de l’agriculture

Salon du cheval de Paris : bienvenue dans le plus grand centre équestre de France

Jean-Roch Gaillet, nommé directeur général de l’Ifce

Jean-Roch Gaillet, directeur général de l'Ifce

Jean-Roch Gaillet, directeur général de l’Ifce

M. Jean-Roch Gaillet a été nommé directeur général de l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce), par décret du Président de la République en date du 1er octobre 2018 et publié au Journal Officiel du 3 octobre 2018. Il a pris ses fonctions officiellement le lundi 8 octobre 2018. M. Didier Garnier, directeur général par intérim depuis le lundi 7 mai 2018, reste en accompagnement.

Mot du directeur général

« L’Institut français du cheval et de l’équitation est au service des acteurs de la filière équine en tant que seul institut technique et seul opérateur public des politiques de l’État. Je souhaite mobiliser les compétences et valoriser la motivation de l’ensemble des équipes de l’établissement pour accompagner les évolutions de cette filière ; en effet, elle dispose d’un potentiel élevé pour générer des progrès dans les domaines économiques, sociaux, culturels et environnementaux.
L’Ifce apporte sa contribution en développant une expertise de haut niveau en matière de recherche, de transmission des savoirs, de formations qualifiantes, d’ingénierie de formation et de valorisation du patrimoine équestre, tout en assurant la traçabilité sanitaire et zootechnique.
Nos activités sont autant tournées vers le collectif (organismes, entreprises), que vers les individus (éleveurs, détenteurs, pratiquants).
Les axes de notre futur contrat d’objectifs et de performance qui nous lie à L’État nous engagent résolument dans ces voies et je m’attacherai à ce que le résultat de nos activités réponde au mieux aux besoins des acteurs de la filière. », Jean-Roch Gaillet, directeur général de l’Ifce :

Carrière de M. Jean-Roch Gaillet

M. Jean-Roch Gaillet est Inspecteur général de santé publique vétérinaire. Il a reçu les distinctions de Chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur et de Chevalier du mérite national. Il est également membre, depuis 2005, de l’académie vétérinaire de France. Né en 1958 à Mulhouse, il a 3 enfants.

Diplômé de l’école vétérinaire de Liège en 1985, il a ensuite eu le parcours suivant :

  • Service militaire dans la coopération, au Burundi puis il travaille pour le ministère de la Coopération
  • 1986 Concours de Vétérinaire Inspecteur
  • Chef de projet d’intensification de l’Élevage au Burundi
  • 1989 Chargé de mission dans le domaine des productions animales pour les pays du Sud subsaharien
  • 1992 Participe à la création de la direction des productions animales pour une filiale du groupe « Caisse des dépôts»
  • 1996 études spécialisées MBA (Master of Business Administration) à l’Institut Supérieur des Affaires d’HEC.
  • 1998-1999 CNEVA vétérinaire inspecteur délégué aux affaires internationales, régionales et de valorisation
  • OFIVAL mission d’assistance à l’exportation
  • Auditeur de la 52e session nationale de l’Institut des hautes études de défense nationale (cycle 1999-2000)
  • 2002 Chef de l’unité Sanitaire de la Faune à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  • Février 2006 Directeur départemental des services vétérinaires de Paris
  • Septembre 2008 DRAAF Bourgogne et DDAF Cote d’Or succédant à C. VANIER
  • Janvier 2009 DRAAF Bourgogne
  • Septembre 2014 DRAAF Centre Val de Loire

L’Ifce est au service des acteurs de la filière équine

L’Institut français du cheval et de l’équitation est l’opérateur public au service de la filière équine. Ses actions se déploient sur l’ensemble du territoire français au profit de tous les publics concernés par le cheval et l’équitation. Outre ses activités régaliennes, notamment la sécurisation de la traçabilité sanitaire et zootechnique des équidés, ses missions d’institut technique portent sur l’organisation des données techniques, économiques et sociales, le développement de la recherche appliquée, le transfert et la diffusion de ses résultats, la formation professionnelle et la valorisation du patrimoine équestre français.

Ifce, le rapport d’activité 2017

Rapport d'activité de l'Ifce 2017

Dans son rapport d’activité 2017, l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) présente l’évolution de ses missions par métier, en territoire et ses actions. Une ambition : servir les acteurs de la filière équine, c’est cette volonté que l’institut a exprimé au cours de l’année 2017.

Agir pour le développement de la filière

La production de la connaissance par la recherche et l’innovation, la transmission des savoirs par la formation et le développement, la valorisation du patrimoine constituent le cœur de métier que l’Ifce continue à développer en s’attachant à répondre rapidement aux demandes des acteurs dans la diversité et les particularités liées aux activités équestres.

Encourager la concertation

L’établissement a pour vocation d’être un lieu de dialogue pour aider les acteurs de la filière à développer leurs activités en générant de la valeur ajoutée. C’est le sens donné aux différents comités (filière, scientifique, SIRE et formation) qui permettent de donner la parole aux acteurs socio-professionnels et de leur procurer de l’expertise scientifique et technique.

L’Ifce, l’institut technique de la filière équine

L’enjeu associé au statut d’un institut technique de référence conduit l’Ifce à passer d’un mode productif à un mode de relation plus ouvert et collaboratif avec les acteurs de la filière. L’établissement doit développer les partenariats, conforter son rôle d’accompagnement, de conseil, de veille, d’éclairage et de soutien au développement économique.

Anticiper les évolutions

Le rapport de la mission interministérielle sur l’évolution de l’Ifce commandé par les ministères a permis de préparer le futur Contrat d’objectifs et de performance (COP) 2018-2022 de l’Ifce. Un chantier important qui mobilise les tutelles, les membres du conseil d’administration de l’Ifce et les principaux professionnels de la filière. Ce nouveau COP confortera l’établissement dans ses missions :

  • régaliennes : traçabilité, contrôle, expertise technique de la réglementation,
  • de développement du sport de haut niveau et de valorisation du patrimoine, en particulier l’équitation de tradition française,
  • ou d’expertise : recherche & développement, appui technique, formation.

 

Une version électronique du rapport d’activité 2017 de l’Ifce est disponible ci-dessous

 

Pour en savoir plus sur les documents de références de l’Ifce

 

L’Ifce rejoint le réseau des instituts techniques agricoles animé par l’Acta

logo-acta-membre-quadri-horizontalL’assemblée générale de l’Acta (Association de coordination des instituts techniques agricoles) a validé l’adhésion de l’Institut français du cheval et de l’équitation lors de sa séance du 14 juin 2018.

Suite à la récente qualification de l’Ifce en tant qu’institut technique agricole (ITA), cette étape représente l’aboutissement du dispositif de reconnaissance de l’Ifce en tant qu’institut technique de la filière équine.

Eric Rousseaux, président de la SFET devient membre du Conseil d’administration au titre de l’Ifce, Etienne Verrier, président du Conseil Scientifique de la filière équine devient membre du Conseil d’orientation Scientifique et Technique de l’Acta et Françoise Clément, directrice du pole développement innovation recherche de l’Ifce, rejoint le Comité des responsables scientifiques et techniques des ITA.

L’Acta réunit maintenant 18 instituts techniques agricoles du domaine végétal et animal. L’Acta leur apporte une transversalité en matière de visibilité, d’actions aux niveaux régional, national et européen, de développement stratégique (agriculture numérique,partage des données,  robotique), de montages de projets en réponse aux appels d’offres et de collaborations (avec l’Inra, l’apca, les pôles de compétitivité…).

A la filière équine de savoir profiter de cet énorme panel de compétences, d’intégrer les réflexions stratégiques et de développer des collaborations pertinentes.

 

Article en relation :

L’institut technique agricole de la filière équine

Enrichir le présent et préparer l’avenir avec informat’ifce

lettre d'information de l'IfceLa lettre d’information numéro 4 vient de sortir.

A découvrir ce mois-ci :

  • Renforcer la veille, la prospective et l’anticipation
  • La reconversion professionnelle vers les métiers de la filière équine
  • Attelage de loisir : quelles pratiques pour quel avenir ?
  • Résumé de la journée REFE: s’adapter aux marchés
  • Journée éthologie 2018 : comprendre son cheval
  • Retour sur le printemps des écuyers 2018
  • Un outil d’évaluation de l’équilibre du cavalier
  • Printemps vigilance myopathie atypique
  • Préparation mentale et physique : témoignages de deux athlètes avec leurs préparateurs
  • Rassemblements d’équidés: comment respecter la réglementation pour protéger leur santé
  • Acheter et vendre son cheval : Au-delà du coup de cœur, pensez à l’administratif !
  • Épidémie de rhinopneumonie : État des lieux – 18 mai 2018

Vous êtes plus de 2 000 abonnés à suivre cette nouvelle lettre d’information.

Cette lettre d’information est diffusée sur internet, à un rythme mensuel, pour y avoir accès il convient de s’abonner en ligne ici.

Découvrez la 1er lettre ICI

Renforcer la veille, la prospective et l’anticipation

ampoule, veille, prospective et anticipationAnticiper l’avenir est un enjeu pour les acteurs des filières. C’est l’objet de la prospective qui explore les futurs possibles et leurs déterminants. L’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) publie une note de veille prospective selon différents domaines.

Par des synthèses de publication ou de conférences

La note de veille prospective illustre les grandes tendances d’évolutions de la société ou de la filière cheval, ainsi que les signaux de rupture possible dans ces évolutions et pose des questions sur l’impact sur la filière.

Trois domaines retenus pour cette première note de veille prospective :

Le premier est la révolution numérique qui bouleverse tous les secteurs notamment l’agriculture. 2,5 milliards de milliards de données sont produites chaque jour dans le monde. Elles permettent la création de nouveaux services personnalisés. Quels peuvent-ils être pour la filière cheval ? Quels enjeux pour la maîtrise de ces données ?

Le second est la relation homme-animal qui évolue avec une forte attente de la société pour une prise en compte du bien-être animal. L’élevage en général (bovin, porcin, avicole) connait une forte controverse notamment sur ce thème. Quels enseignements pour la filière équine ?

Enfin le troisième porte sur le développement durable qui est l’objet d’une attente croissante de la part des français. L’agriculture est le 3ème secteur pour l’émission de gaz à effet de serre et devra évoluer pour les réduire. Comment la filière cheval peut-elle être concernée ?

 

Consultez la note de veille prospective

 

Cette note sera publiée régulièrement, à raison de quatre par an.

En savoir plus sur l’économie de la filière équine

Alerte RESPE : le concours de dressage international de Saumur annulé

Affiche officielle concours dressage international de SaumurSuite à l’épidémie de rhinopneumonie qui touche le territoire, l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) a pris la décision d’annuler le concours international de dressage de Saumur du 3 au 6 mai 2018. Cette mesure de précaution a été prise en accord avec la Fédération Française d’Equitation (FFE) et la Fédération Equestre Internationale (FEI).

Les récents communiqués du Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine (RESPE) font état de plusieurs cas sur le territoire français de virus HVE1 et HVE4, responsable des formes respiratoires et nerveuses de la rhinopneumonie. Compte-tenu du nombre de foyers recensés, un appel à la vigilance a été publié.

Par mesure de précaution et compte-tenu du risque de transmission du virus, l’Ifce a pris la décision, en accord avec la FFE et la FEI, d’annuler le concours international de dressage de Saumur prévu sur son site du 3 au 6 mai prochain. L’éventuel report de cet évènement est en cours de réflexion par ces trois instances.

En savoir plus sur la rhinopneumonie.

Colloque « Élevage et société, vers un nouveau pacte ? » en synthèse

Troupeau de chevaux / L.Gerard - Ifce

Troupeau de chevaux / L.Gerard – Ifce

Un colloque sur l’élevage et la société, organisé par Allice, France Conseil Elevage, FIEA, Races de France, s’est tenu le 14 février 2018. Un constat issu des résultats de l’observatoire des éthiques alimentaires et de l’INRA, les débats autour de tables rondes traduisent les défis à venir. L’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce), opérateur public des politiques publiques et institut technique agricole au service des acteurs de la filière équine, éclaire notamment les socioprofessionnels et professionnels sur les enjeux à venir.

Quels liens entre l’élevage et la société ?

Demain, tous végan ? L’animal est mon égal. L’élevage n’a jamais autant été décrié que ces dernières années alors que la profession a fait beaucoup d’effort pour améliorer les pratiques et communiquer pour expliquer ses métiers. Les liens entre l’élevage et la société sont en train de changer. Un nouveau pacte se profile fait d’attentes sociétales et environnementales, d’engagements sanitaires, d’une confiance à renouveler.
Même si certaines contraintes et interrogations sont spécifiques aux autres animaux de rente, les points soulevés lors de ce colloque font émerger des points de vigilance et des questionnements pour la filière cheval.

A retenir pour la filière cheval

  • La sensibilité animaliste est surtout portée par les plus jeunes : elle est donc sur une tendance forte à l’amplification.
  • Il faut entrer dans l’arène médiatique moderne, notamment les réseaux sociaux, pour montrer les pratiques et expliquer comment elles sont respectueuses du bien-être et de l’environnement. La cible est, non les détracteurs (potentiels) de ces pratiques, mais le grand public sensible à leur communication. Il ne faut pas laisser un boulevard aux militants anti-élevage.
  • La « cause animaliste » a été réfléchie dans un monde intellectuel, loin de l’élevage, et centrée sur l’animal. Pour ramener une réflexion humaniste, il faut être vigilant dans la communication en veillant à afficher la place de l’Homme. Il ne faut pas « véganiser la communication » avec des images de « chevaux seuls dans la nature ». L’Homme doit toujours être présent.
  • l’élevage a des atouts car il permet à l’agriculture d’être plus durable (valorisation de surfaces non cultivables, bilan protéique favorable, …) contrairement aux idées répandues par ses adversaires. Mais cela nécessite des évolutions des systèmes de production (polyculture élevage le plus efficient) et de nouvelles occupations de l’espace (concurrence sur le foncier entre les cultures et l’élevage pour nourrir 10 milliards de personnes en 2050) . Comment le cheval pourra t’il s’intégrer dans ces évolutions ?
  • la France s’est engagée dans une politique de réduction des gaz à effet de serre. L’élevage, considéré comme gros producteur, devra faire des efforts et être en mesure de démontrer que des réductions ont été faites avec des indicateurs mesurables. Même si la filière cheval n’est pas un gros contributeur (au moins pour le méthane), ne va-t-on pas lui demander qu’elle participe à l’effort commun ? Comment s’y préparer ?

Consulter la synthèse du colloque élaborée par l’Ifce
Télécharger le compte rendu de France Conseil Élevage

Éclairer les enjeux de la filière équine pour apporter des outils d’aide à la décision

Afin de répondre aux besoins de la filière équine, l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce), opérateur public des politiques publiques et institut technique agricole, agit entre autres pour :

  • produire, capitaliser et transférer des données via l’observatoire économique et social du cheval,
  • développer des études économiques et sociales,
  • renforcer ses activités de veille, de prospective et d’anticipation.

L’Ifce éclaire notamment les socioprofessionnels et professionnels sur les enjeux à venir. Il informe les tendances lourdes de la filière équine et celles de son environnement à travers des synthèses de publications ou de conférences.