Author: Carole MARGELIDON

Grande semaine de Pompadour : du 17 au 20 septembre 2020 !

Du 17 au 20 septembre prochain, le Haras national de Pompadour accueillera dans ses installations l’un des événements majeurs de la saison : La Grande semaine de Pompadour.

Pendant ces 4 jours dédiés au concours complet, les meilleurs jeunes chevaux et poneys s’affronteront au cours de leurs critériums. Tout au long de la semaine, les tests de dressage, de cross et de saut d’obstacles de ce triathlon équestre s’enchaîneront sur le site du Haras et de son célèbre hippodrome vallonné.

Les chevaux de 6 ans auront même l’honneur de concourir dans une épreuve internationale : un CCI** Young Horse !

Du vendredi au dimanche, vous pourrez assister aux journées internationales de l’Anglo-arabe sur les carrières du Haras national de Pompadour. Durant 3 jours les meilleurs chevaux de la race défileront lors des épreuves de modèle et allure, et de saut en liberté. Le dimanche matin, ce sera au tour des foals et des poulinières suitées de se présenter dans la Cour d’Honneur, sous les applaudissements des spectateurs français et étrangers. Ces journées sont incontournables pour les Anglo-arabes qui reviennent ici dans leur berceau de race.

Entre deux épreuves, venez découvrir ou redécouvrir le Haras : le circuit de visite de l’association Scènes Manège rassemble les félicitations des curieux venus admirer l’aménagement du château. Toute l’histoire de Pompadour ainsi que celle des Haras y sont retracées. Les voitures hippomobiles, les écuries et le stade équestre du Puy Marmont complètent la visite.

Comme chaque année, un village exposant se tiendra tout au long du concours afin de ravir petits et grands… Il y en aura pour tous les goûts. Des petits plats landais aux selleries et équipementiers en passant par les produits naturels de soin pour chevaux, venez découvrir une trentaine d’exposants pour cette édition 2020  !

A noter la présence d’un stand IFCE au sein du village : des agents de la DT Nouvelle-Aquitaine et du SIRE seront à disposition pour faire découvrir l’institut technique, ses services et renseigner sur les démarches SIRE.

Vous trouverez le planning et toutes les informations utiles pour cette édition 2020 sur le site internet de la Grande semaine : pompadour.shf.eu

En espérant vous accueillir pour cette nouvelle Grande semaine, « masqué » cette fois-ci ! Et oui, l’organisation tient, bien entendu, à lutter contre la propagation du virus COVID-19 et vous demande de bien vouloir revêtir votre plus beau masque avant d’entrer sur le site. Des distributeurs de gel hydroalcoolique seront à votre disposition sur le stade équestre comme sur l’hippodrome et nous vous rappelons également qu’il est très important de respecter tous les gestes barrières.

Etre en règle, un réel avantage en cas de crise !

Avec les événements sanitaires que nous avons connus lors de ce premier semestre 2020, vous avez été nombreux à utiliser les démarches administratives SIRE liées à vos équidés pour poursuivre votre activité, demander des aides ou pourvoir aux besoins essentiels de vos chevaux. Parce qu’au-delà des obligations réglementaires chaque démarche a son utilité, ces 3 témoignages montrent combien être à jour dans ses dossiers permet de faciliter la suite des événements :

Marine, 35 ans, propriétaire de 2 chevaux (53 –Mayenne)

Mes 2 chevaux sont hébergés sur une pâture que je loue à 6km de mon domicile, j’avais effectué ma déclaration de lieu de détention auprès de l’IFCE il y’a quelques années, mais à vrai dire cela ne m’avait jamais vraiment servi.

Mais pendant le confinement, avec la restriction de circulation, j’ai pu éditer depuis mon espace perso sur le site www.ifce.fr une attestation de déclaration du lieu de détention où sont hébergés mes chevaux. Heureusement, car cela m’a servi de justificatif auprès des forces de l’ordre pour continuer à apporter à mes chevaux les soins essentiels : nourriture et eau.

Fréderic, 47 ans, gérant de centre équestre (27 – Eure)

En début d’année, j’avais acheté 2 nouveaux chevaux de clubs pour remplacer des montures que j’avais mis en retraite. L’un d’entre eux n’était même pas identifié et j’ai dû contacter un identificateur pour le mettre en règle et faire les démarches d’enregistrement et de changement de propriété auprès du SIRE.

Lorsqu’une aide aux structures équestres suite aux mesures sanitaires mises en place contre le COVID a été décidée, j’étais soulagé d’avoir fait mes démarches au préalable, sinon je n’aurais pas pu déclarer ces chevaux parmi mes chevaux d’instruction alors que je les ai bel et bien nourris et entretenus durant tout le confinement. Et puis comme ça tout est OK en cas de contrôle et avec la reprise des compétitions je peux les engager sans soucis.

Serge, 52 ans, étalonnier (14 – Calvados)

Durant le confinement, l’activité de monte a dans un premier temps été suspendu, puis remise en route grâce à un protocole sanitaire strict ce qui m’a permis de poursuivre mon activité. Néanmoins, j’ai vraiment essayé de limiter les contacts avec les professionnels qui amenaient leurs juments pour faire courir le moins de risque possible à mes employés et à ma famille.

Comme depuis plusieurs années, j’avais demandé les cartes de saillie de mes étalons bien en amont pour être prêt le plus tôt possible dans la saison. Avec le format internet des cartes de saillie, nous avons traité tous les aspects administratifs par mail et j’ai pu éviter les échanges de papier et des contacts physiques inutiles.

Vous aussi, soyez vigilants face à aux démarches administratives de vos équidés pour être plus serein même dans des situations difficiles à anticiper.

Accédez aux Démarches SIRE

Le cheval est à la fête à Pompadour le 15 août

Depuis les années 1950, autour du 15 août, fêter le Cheval, dans toute sa diversité, est une tradition à Pompadour. Cavaliers, spectateurs et touristes sont donc attendus dans la Cité du Cheval.

Visite du Haras national et de son majestueux château, concours de saut d’obstacles, présentation des chevaux de l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation, spectacles équestres et courses hippiques sont proposés pour le 15 août.

Démarrez la journée par un instant solennel sur l’hippodrome, en assistant à la messe de la Saint Hubert. Poursuivez votre périple par une visite du château et ses écuries, où vous y croiserez les chevaux des artistes équestres et ceux de l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation hébergés sur le site du Haras national de Pompadour (anglo-arabe et chevaux de trait). Pensez à caresser Mabrouk et Sami, chevaux offerts à F. Hollande et J. Chirac durant leur mandature de président.
En fin de parcours, traversez l’allée des marronniers pour rejoindre le stade équestre du Puy Marmont et assistez à une démonstration équestre des chevaux du Haras national sur la cour d’honneur : Amble et Sami vous montreront comment sauter un obstacle étroit et des figures de dressage. Place ensuite à la compagnie Atao, artistes en résidence au château de Pompadour pour la saison, qui vous dévoileront toute la poésie de leur art et leur talent. Restez sur le site pour assister au grand Concours de Saut d’Obstacles qui réunit de nombreux cavaliers professionnels et amateurs sur la journée.
L’après-midi, direction les courses hippiques, sur l’un des plus beaux hippodromes de France, qui accueille des courses d’obstacles de très haut niveau, sur lesquelles il vous sera possible de parier.
Les artistes équestres, en résidence au château, viendront y présenter des numéros tirés du spectacle qu’ils proposent, tout l’été, au Manège de l’Orangerie.
Le soir, retour au Puy Marmont, pour apprécier une épreuve de saut d’obstacles, en nocturne, suivie d’une soirée festive dans un cadre atypique.

L’essentiel du programme ici

Mesures sanitaires mises en place :
– Port du masque obligatoire à l’Hippodrome et dans les espaces clos de la visite du château (intérieur de la bâtisse et manège de l’Orangerie)
– Gel hydroalcoolique à disposition des visiteurs
– Respect des règles de distanciation sociale dans la salle de spectacle du manège de l’Orangerie
– Sens de circulation repensé afin que les entrées et les sorties soient bien distinctes

Tarifs :
Messe, démonstration équestre et concours : gratuit
Courses hippiques : 6 €, gratuit pour les moins de 14 ans
Château : 9,5 € pour les adultes, 7 € en tarif réduit
Spectacle équestre au Manège les soirs : 15 € pour les adultes, 10 € en tarif réduit

 

Des animations organisées par la Société de concours hippiques de Pompadour (SCHP), la Société des courses de Pompadour, Scènes de manège et l’IFCE.

Journal de bord d’un identificateur en mode COVID-19 : Denis Legeard

17 mars 2020 – Période de confinement

Suite à la crise sanitaire liée au COVID-19, la décision tombe, le gouvernement demande à la population de se confiner afin de limiter la propagation de l’épidémie. L’IFCE décide, comme de nombreuses entreprises, afin de protéger la santé de ses agents, de suivre ces directives : l’établissement entre en phase de confinement et avec lui, ses identificateurs.

Denis Legeard, correspondant identificateur en Normandie nous parle de son confinement et surtout, de la reprise des activités.

L’activité d’identification a été stoppée net lors de l’annonce du confinement par le gouvernement. Et ce n’était pas la période la moins chargée en travail avec la saison des naissances !

Comme tous les agents de terrain, Denis a donc été invité à se confiner chez lui afin de ne pas contribuer à propager le virus. Ce fut alors le moment de mettre en ordre tous les dossiers, de peaufiner le côté administratif et de revoir certains points d’organisation sur lesquels il n’avait pas eu le temps de se pencher jusque-là. Un travail de fond, complété par des réunions téléphoniques ou en visio, ou encore par des présentations et des formations via des web-conférences IFCE. Il a ainsi profité de ce moment pour voir en détail « @SIRE », application mobile tout terrain qui permet d’effectuer la saisie du signalement via un smartphone ou une tablette.

Le 11 mai 2020 – En cours de déconfinement

La saison des signalements débute tôt en Normandie. De nombreux rendez-vous avaient déjà été pris avant le confinement, notamment dans de gros élevages. La première étape de ce déconfinement a été pour lui de recontacter ces élevages et de réorganiser son planning. Mis à part un seul haras qui avait dû faire intervenir un vétérinaire (qui ont continué à assurer les actes) pour identifier des poulains qui devaient être sevrés rapidement, tous les autres ont maintenu leur rendez-vous avec Denis.

De retour sur le terrain, il a trouvé les élevages dans le même état d’esprit que lorsqu’il a dû les quitter. Pour eux, l’activité n’a jamais cessé : nourrir, panser, sortir les chevaux, confinement ou pas, il a fallu assurer une continuité de service et répondre à leurs besoins physiologiques.

Le respect des gestes barrières s’est mis en place tout à fait naturellement. Plus de bises, plus de serrage de main bien entendu et c’est masqué que Denis est venu effectuer ses premiers signalements post-confinement. Au départ, un peu de méfiance, mais très vite, il s’est senti à l’aise dans cette région par chance relativement épargnée par l’épidémie.

Une autre chose très importante pour lui : le lavage de main. Il a en effet complété la panoplie très complète fournie par l’IFCE par un bidon d’eau dans sa voiture qui lui permet de se laver les mains au savon et à l’eau après chaque client. La désinfection de tout le matériel reste aussi pour lui un enjeu important.

Pour la suite de l’été : une vigilance maintenue

Pour les semaines à venir, Denis met le doigt sur un élément important : comme nous l’avons dit plus haut, en Normandie, en cette période de l’année, il a la chance de travailler avec des élevages importants, ce qui implique par conséquent de nombreux actes dans un seul et même lieu. Ses journées s’organisent la plupart du temps avec un élevage le matin et un l’après-midi. Mais plus tard dans la saison, il se rendra également chez de plus petits éleveurs et les actes sur la journée se répartiront alors sur sept ou huit lieux différents. En multipliant le nombre de personnes contacts et de lieux, Denis pense qu’il sera nécessaire de redoubler de prudence.

Il surveille quotidiennement l’évolution de l’épidémie dans sa région, un seul mot d’ordre : se protéger et protéger les personnes avec lesquelles il travaille tout en assurant sa mission !

2 nouvelles associations de races agréées en tant qu’Organisme de Sélection !

L’arrêté du 17 juin 2020 relatif à l’agrément des organismes de sélection des équidés a permis de sceller la reconnaissance de deux nouvelles races : l’Âne Corse et le Cheval de Dressage Français.

Ce sont donc 54 races qui sont aujourd’hui gérées en France, dont 44 sont portées par une association nationale agréée en tant qu’Organisme de Sélection.

Avec l’arrêté en date du 17 juin 2020, 2 nouvelles associations de races sont désormais agréées :

  • U Someru Corsu pour l’Âne Corse
  • Association Française du Cheval de Dressage pour le Cheval de Dressage Français.

Les deux associations sont donc désormais compétentes, en tant qu’Organisme de Sélection, pour définir la politique d’amélioration génétique et le programme de sélection au sein du livre généalogique pour la race qui les concerne.

Elles définissent les objectifs de sélection en veillant par exemple à la variabilité génétique et déterminent les caractéristiques de leur race ainsi que les critères d’appartenance à la race en conformité avec la réglementation de l’Union européenne.

Il est à noter, que, conformément à la réglementation en vigueur, tous les Organismes de Sélection agréés par le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation à ce jour ont délégué la tenue de leur livre généalogique et la délivrance des documents d’identification des équidés à l’IFCE.

En outre, l’IFCE reste, pour toutes les autres races, Organisme de Sélection par défaut.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la réglementation relative à la gestion des races :

En savoir plus

Concours national de Dressage du 17 au 19 juillet 2020

Toute l’équipe de la Société des Concours Hippiques de Pompadour (SCHP) s’est mobilisée pour une de ses dates phares de l’été : le concours de Dressage Pro élite qui se tiendra sur le stade équestre du Puy-Marmont au Haras national de Pompadour, du vendredi 17 au dimanche 19 juillet 2020.

Cette année, de nombreuses épreuves seront disputées lors de ces trois journées, et même en nocturne le samedi, avec plus de 500 engagés attendus. Du cavalier amateur aux professionnels, avec des épreuves allant jusqu’au niveau Pro Elite, en passant par les jeunes chevaux, jeunes cavaliers (Tournée des As) et Masters du Cheval Ibérique, toutes les facettes du dressage seront représentées. La Tournée des As sera l’avant-dernière étape avant les Championnats d’Europe qui se dérouleront en Hongrie du 25 au 30 août. A l’issue de ce concours, la sélectionneuse de l’équipe de France jeunes, Muriel LEONARDI, annoncera les cavaliers sélectionnés pour l’échéance européenne.

Au programme :

Compétitions

  • Les épreuves Pro Elite :

Vendredi 17 : Grand Prix
Le meilleur niveau de compétition nationale, avec une reprise haute en technicité
Samedi 18 : Grand Prix Spécial
Lors de cette reprise, on prête une attention particulière aux transitions des allures du cheval
Dimanche 19 : Reprise libre en musique
Chaque cavalier effectue une reprise différente, en musique, selon la chorégraphie qu’il a inventée

  • Les épreuves libres en musique :

Samedi 18 et dimanche 19 juillet
(carrière Jussiaux)
Chacun déroule sa reprise sur un thème choisi, en musique, voire déguisé. Ces reprises, entre compétition et spectacle, sont toujours appréciées du public, par leur diversité et leur originalité !

  • Les Masters du Cheval Ibérique :

Les chevaux espagnols et portugais, réputés pour leur confort, leur élasticité et leur capacité à rassembler leurs allures, peuvent prendre part à ces épreuves spécifiques, dont les reprises sont les mêmes que celles des épreuves classiques.

Animations

  • Remise des prix sur les terrasses du château, apéritif et hommage :

Vendredi soir, à l’issue des épreuves
Comme chaque année, la remise des prix se fera sur les terrasses du château, suivie d’un apéritif.
Un hommage sera rendu à Roger Simonnet, figure de Pompadour et ancien président de la SCHP.

  • Village exposants et restauration :

Tout le week-end
Un petit peu de shopping ? Vous pourrez trouver de l’équipement pour le cheval ou le cavalier ; et pour les plus gourmands, buvettes et restauration seront proposées.

 

Événement gratuit et ouvert à tous.

Tout le programme et les informations pratiques sur le site internet de la SCHP.

Ayez le bon réflexe : il est temps de faire identifier votre poulain

Votre poulain est né et vous avez déclaré sa naissance auprès du SIRE ?  Il est désormais temps de faire appel à un identificateur pour le faire identifier. Ne tardez pas, cette étape doit être réalisée avant le sevrage du poulain, dans les 8 mois suivant la naissance et le signalement doit être transmis au SIRE avant le 31 décembre de son année de naissance.

Qui contacter ?

Contactez un identificateur agent IFCE ou vétérinaire qui sera en charge de réaliser l’identification de votre poulain. Pour vous accompagner dans votre recherche, consultez l’annuaire des identificateurs.

Vous y trouverez :

  • Une carte pour contacter l’identificateur IFCE de votre département,
  • Un annuaire des vétérinaires enregistrés dans la base SIRE.
Je consulte l’annuaire des identificateurs

Quelles démarches réaliser ?

A la venue de l’identificateur, remettez-lui l’attestation de saillie de votre jument pour réaliser :

  • Le relevé de signalement,
  • La pose du transpondeur,
  • Le contrôle de filiation si nécessaire (consultez les cas où le contrôle de filiation est obligatoire en cliquant ici). Soyez attentif, tout contrôle de filiation ou typage ADN est à la charge du propriétaire de l’animal.

Et ensuite ? Suivez l’avancée de votre dossier !

Suivez le dossier SIRE de votre poulain grâce à l’outil gratuit qui vous permet de vérifier, étape par étape, l’avancement de votre dossier.

Je suis le dossier de mon poulain

Une fois les démarches finalisées, vous recevrez :

  • Le document d’identification de votre équidé,
  • Sa carte d’immatriculation (si vous avez opté pour une carte d’immatriculation papier), ou vous pourrez gérer la propriété de votre cheval depuis votre espace SIRE (si vous avez opté pour une carte internet).

Les documents d’identification émis par l’IFCE certifient l’enregistrement à la base centrale SIRE.

Respectez les délais !

Les chevaux dont le document d’identification est édité au-delà de 12 mois après la naissance seront exclus définitivement de la consommation humaine sur le document d’identification et dans la base de données sans dérogation possible. Le document se nomme alors « duplicata » pour les équidés aux origines certifiées ou « document de remplacement » pour les ONC.

Journal de bord du SIRE en mode COVID-19

Journal de bord du SIRE en mode COVID-1917 mars 2020 – Période de confinement

Suite à la crise sanitaire liée au COVID-19, la décision tombe, le gouvernement demande à la population de se confiner afin de limiter la propagation de l’épidémie. L’IFCE décide, comme de nombreuses entreprises, afin de protéger la santé de ses agents, de suivre ces directives : le SIRE entre en phase de confinement.

Les agents qui le peuvent sont placés immédiatement en télétravail afin de poursuivre le maximum d’activités. Les démarches en ligne continuent pour la plupart à fonctionner, permettant aux utilisateurs de réaliser leurs déclarations, mais tous les dossiers nécessitant un traitement papier ne peuvent plus être traités.

Evidemment, le COVID-19 a choisi un créneau bien chargé en démarches SIRE en cette période de monte et de naissance. Des aménagements techniques sont alors réalisés afin de maintenir les activités. Par exemple concernant la monte, une procédure est mise en place afin que les télétravailleurs puissent valider les pièces sanitaires des étalons pour permettre de délivrer des cartes de saillie. Concernant les naissances, la déclaration internet a rencontré un engouement certain avec +43% de déclaration web par rapport à 2019 durant cette période. Mais nouveau casse-tête, car pour les naissances OC monte libre, la démarche dématérialisée n’est pas disponible… Qu’à cela ne tienne, une procédure est rapidement mise en place par mail.

Puisque toute démarche sur internet commence par la création de votre espace SIRE, il nous a semblé incontournable de vous en faciliter la création. Mais voilà, afin de garantir la sécurité et la fiabilité de notre base, la création de compte nécessite une vérification par envoi postal… Là encore, une procédure est très rapidement mise en place afin de dématérialiser de façon tout à fait sure cette création de compte SIRE.

Nous avons également remarqué un engouement de votre part pour la déclaration des lieux de détentions (+186% par rapport à la même période en 2019), qui a permis notamment de prouver aux autorités la détention de chevaux afin que vous puissiez continuer à vous en occuper. Comme quoi, notre slogan « Détenteur en règle = protection sanitaire renforcée » s’applique également en cas d’épidémie chez l’espèce humaine.

Durant le confinement, nous n’avons malheureusement pas pu vous répondre au téléphone. Là encore, « internet à la rescousse », une force de frappe accrue a été déployée pour le traitement des e-mails avec un total de plus de 10 000 mails qui ont été traités par nos services, soit 70% de mails reçus en plus par rapport à la même période en 2019.

 

Le 11 mai 2020 – En cours de déconfinement

 

La première phase de déconfinement débute…

Avec l’annonce de la reprise des courses à huis-clos, un petit nombre d’agents a été autorisé à reprendre l’activité sur site (avec le respect des règles sanitaires en vigueur, bien sûr) un peu avant le 11 mai afin de permettre à la filière course de disposer des documents nécessaires à la reprise, mais aussi aux identificateurs de recevoir les transpondeurs nécessaires pour exercer leur activité.

Après les courses, l’élevage… A partir du 11 mai, la priorité a été maintenue pour les courses, mais aussi donnée à l’élevage après l’annonce de la reprise des épreuves jeunes chevaux à huis-clos. Un seul mot d’ordre : accompagner la filière cheval dans le redémarrage des activités.

Nous pouvons dorénavant ouvrir votre courrier et vous répondre de nouveau au téléphone.

Mais vos appels sont très nombreux et la pile de courriers accumulés immense. Alors nous avons fait appel à des renforts : des contrôleurs sanitaires de l’IFCE par exemple, sont venus prêter main forte aux services SIRE en suractivité.

Depuis le 2 juin, la situation se conforte et permet d’envisager des renforts sur les services qui en ont besoin.

Vous l’aurez compris, nous mettons tout en place afin de répondre le plus rapidement possible à vos demandes, en revanche et en dépit de nos efforts, nos délais sont tout de même rallongés et nous nous excusons pour les désagréments causés. Mais nous sommes certains que vous serez compréhensifs, car le monde d’aujourd’hui nous a appris que nous devons composer avec des éléments, si petits soient-ils, qui bousculent notre vie à tous. Mais tant que la santé est là, tout va !

 

Je consulte les délais des démarches SIRE

Bilan du premier concours à huis-clos sur le site de Pompadour

Les 2 et 3 juin 2020, se sont déroulées les premières épreuves de saut d’obstacles SHF à huis-clos (réservées aux professionnels) sur le site de Pompadour. Nous sommes fiers de vous annoncer que ce premier RDV s’est très bien déroulé, dans le respect strict des consignes sanitaires, que les cavaliers ont suivies à la lettre.

Qu’en ont-ils pensé ?

Camille, organisatrice des épreuves

Qui de mieux pour en parler que Camille Cougoule la nouvelle organisatrice de concours sur le site de Pompadour ?

« En prenant mes fonctions le 25 mai, en pleine crise sanitaire liée au Covid-19, il me restait une semaine pour finaliser l’organisation du premier concours SHF à huis-clos du site de Pompadour post-confinement, avec toutes les mesures sanitaires que cela implique. La mise en place a demandé beaucoup de travail, mais ça en valait la peine !

Concernant le déroulement des épreuves, à mon grand soulagement, tout le monde a bien respecté les règles. Pour ne rien vous cacher, je ressentais beaucoup de stress, mais c’est une belle réussite. Nous avons beaucoup travaillé en amont notamment sur la mise en place, de l’entrée unique et du comptage des personnes présentes sur le site, des sens de circulations pour éviter les croisements, des espaces de parking respectant les distances imposées, du matériel sanitaire pour les officiels et les concurrents (masques, savon, gel, gants…), des rotations de nettoyage des sanitaires…

Lundi après-midi, nous étions fin prêts à accueillir les 195 chevaux et leurs cavaliers engagés avec leurs accompagnants, et lancer les épreuves mardi matin pour 363 tours en 2 jours.

Au sujet du protocole sanitaire, certaines choses se sont mises en place très facilement, d’autres sont plus compliquées à faire respecter. La visite de la SHF sur le site et l’audit mis en œuvre par l’IFCE ont confirmé que nous avions parfaitement appliqué les mesures impératives, et j’en étais très fière.

Pour le concours complet de la semaine prochaine, nous attendons 124 chevaux et nous devrons revoir quelques points pour adapter notre organisation à la discipline, tout en conservant les mesures sanitaires de huis-clos, même si c’est compliqué. Mais il faut jouer le jeu, c’est important pour soutenir la reprise d’activité de la filière équine, notamment le segment élevage et sportif ! »

 

Déborah, commissaire au paddock

« J’ai accueilli avec beaucoup d’enthousiasme la reprise des concours, car j’avais très envie de revenir sur le terrain. Je n’avais pas d’appréhension particulière grâce à la garantie de la bonne mise en place du protocole sanitaire par les agents de l’IFCE sur le site du Haras de Pompadour.

Concernant ce protocole, je trouve qu’il était nécessaire pour les premiers concours, mais je pense que désormais avec les allègements que le gouvernement a annoncés comme la réouverture des bars et restaurants, nous pourrions peut-être alléger l’organisation et notamment rouvrir les buvettes et la partie restauration.

Concernant le déroulement du concours, il y avait une très bonne organisation et une très bonne ambiance malgré les circonstances très particulières. Si c’était à refaire, je ne changerais rien ! »

 

Emmanuel, cavalier

« J’ai abordé la reprise avec beaucoup d’optimisme car elle est nécessaire pour valoriser mes chevaux. Le respect du protocole n’a pas posé de problème car nous tous, cavaliers, avons bien compris la nécessité de relancer les concours et ce type d’épreuves se prête facilement au respect du protocole puisque nous sommes entre professionnels et que les épreuves jeunes chevaux se déroulent en semaine, et attirent moins de public, contrairement aux concours fédéraux.

Concernant le déroulement du concours, il y avait une bonne organisation.

Enfin, concernant l’aspect sanitaire, je pense que les espaces sur lesquels nous travaillons, étant extérieurs, ne nécessitaient peut-être pas autant de mesures sanitaires, mais c’est néanmoins indispensable pour envisager la reprise des concours fédéraux au plus vite dans de bonnes conditions ! »