Author: berenice messeant

22 chevaux de sport en formation au Haras national de Besançon (25)

L’AECSFC (Association des éleveurs de chevaux de selle de Franche-Comté), présidée par M. Bernard CURTY, a organisé les 4 et 5 mai 2019 sur le site du Haras national de Besançon (25) une formation dédiée aux éleveurs et à leurs jeunes chevaux. Animé par Eric LIVENAIS, ce stage de 2 jours est axé principalement sur le saut en liberté pour les jeunes poneys et chevaux des élevages de Franche-Comté.

Les 22 places proposées pour ce stage n’ont pas permis de couvrir les nombreuses demandes de participation des éleveurs ; l’AECSFC envisage même de proposer une seconde session sur la même thématique. Cet engouement est une conséquence de l’excellent palmarès réalisé par les chevaux de Franche-Comté aux finales des concours d’élevage en 2018, dont notamment une 3è place à la finale des pouliches de 3 ans pour Flora des Orcets qui a été vendue à l’ENE (École nationale d’équitation de Saumur). Le naisseur de cette pouliche est M. Gacon, du GAEC des Orcets (70), chez qui l’Ifce intervient en prestation technique de reproduction et de suivi d’élevage, assurée par le Haras national de Besançon : une très belle illustration en territoire des missions de l’Ifce, institut au service de la filière équine, de l’élevage au sport de haut niveau !

Témoignage : Remerciement de Bernard Curty, président de l’association :
« Le stage de ce weekend s’est très bien passé, les conditions logistiques étaient parfaites : manège, box et salle de réunion. Merci à vous tous pour le travail effectué afin que toutes ces conditions permettent la réussite de notre stage. »

Travailler en sécurité : les journées rencontre équine autour de la performance et de la santé au travail

Organisées par le service Santé Sécurité au Travail de la MSA en partenariat avec l’Institut français du cheval et de l’équitation, délégation territoriale Nouvelle-Aquitaine, les journées rencontre équine auront lieu le 27 et 28 mai prochains à Nérac et Mont de Marsan, respectivement.

Deux journées dédiées à la santé et à la sécurité au travail au cours desquelles les participants pourront développer leurs connaissances sur ces sujets autour de conférences, de témoignages et d’ateliers. Dans un esprit de prévention, l’objectif de ces journées est d’aider à garantir la santé de l’homme et du cheval afin de travailler mieux et plus longtemps.

Au programme, on retrouvera le matin des conférences, avec entre autres une conférence de Nicolas Sanson, écuyer du Cadre noir, sur le thème « Comment conjuguer durablement santé et performance ? » et une conférence de Martine Hausberger, Directrice de Recherche CNRS Rennes, qui expliquera comment « Connaître le comportement du cheva pour assurer le bien-être et la sécurité ».

Les après-midi seront consacrées à des ateliers pratiques, avec par exemple « Travailler un cheval dans de meilleures conditions selon les principes d’apprentissage », par Olivier Puls, également écuyer du Cadre noir. Le 27 mai, on remarquera la présence de Karim Laghouag et de Guy Bessat autour de l’atelier « cavalier/cheval » : s’échauffer à cheval et prendre conscience de sa respiration ».

 

Découvrez le programme du 27 mai

Inscrivez-vous vite pour le 28 mai !

Consultez le rapport d’activité 2018 de l’IFCE !

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Le rapport d’activité 2018 retrace les projets et les actions entreprises par l’Institut français du cheval et de l’équitation dans le cadre de ses missions en France et à l’étranger.

Les trois axes stratégiques du contrat d’objectifs et de performance (COP) 2018-2022 – qui sera signé très prochainement – y sont présentés par les bilans de nombreuses réalisations. Le soutien des acteurs de la filière équine a participé à ce que cette année soit riche en accomplissements.

Quelques actions ont en effet marqué 2018 :

  • L’établissement a reçu la qualification d’institut technique agricole en février 2018
  • A la demande de la Fédération française d’équitation, des formations spécifiques ont été organisées au profit des enseignants d’équitation
  • L’expertise du Cadre noir de Saumur en entraînement du cheval et du cavalier a fait l’objet de l’édition de deux ouvrages collectifs
  • Afin de contribuer aux travaux des députés et sénateurs français, le ministère chargé de l’agriculture a sollicité l’IFCE pour coordonner la rédaction d’un rapport sur la TVA
  • Les détenteurs non déclarés ont constitué l’une des premières cibles de contrôles, afin de les accompagner dans la mise en règle et renforcer la traçabilité sanitaire
  • Les efforts de tous ont été récompensés par la médaille de bronze obtenue par l’équipe de France de concours complet aux Jeux équestres mondiaux aux Etats-Unis en septembre 2018

2019 s’annonce riche en projets portés par la filière équine française et l’IFCE y sera assurément présent. Nous vous souhaitons une bonne lecture !

Consultez le rapport d’activité 2018 de l’IFCE

Consultez les chiffres clés 2018

De beaux résultats pour Pauline Van Landeghem et Guillaume Lundy à Jardy

Ce week-end avait lieu du 04 au 07 avril le Grand national de dressage au Haras de Jardy. Nos cavaliers ont obtenu de beaux résultats. Guillaume Lundy et Tempo ENE-HN arrivent à la 5e place le vendredi du pro 1 Grand prix avec 68,079%, et à la 8e place du pro Elite Grand prix, avec la moyenne de 69,304%. Pauline Van Landeghem obtient 3 victoires et une deuxième place dans les épreuves pro 1 et 7 ans. Nous l’avons interviewée afin de revenir sur ses résultats et ceux des élèves qu’elle entraîne.SPO-podium-grand-national-jardy

« Comment se sont passées tes épreuves au Grand national de dressage ce week-end ? »
Tout s’est très bien passé puisque sur les 4 épreuves, nous avons eu 3 victoires et une deuxième place avec des moyennes supérieures à 72%. Dakota ENE-HN remporte l’épreuve des 7 ans avec 78,700%. Je suis contente d’avoir réussi à battre le champion des 4, 5 et 6 ans en titre. La jument est performante mais elle a encore une marge de progression car elle ne donne pas tout ce qu’elle peut. Elle manque d’expérience et reste encore un peu trop introvertie pour réussir à vraiment s’exprimer comme elle le pourrait sur la piste. Elle a été très performante ce week-end mais je sais que l’on peut faire encore mieux !

Sertorius de Rima ENE-HN a été super le premier jour. Nous avons remporté la Pro 1 avec 75,278%. C’est une moyenne que peu de chevaux obtiennent sur ces épreuves-là. Je ne l’ai moi-même jamais atteinte jusqu’à aujourd’hui, sauf sur des RLM (reprises libres en musique). Le deuxième jour, nous avons remporté la Pro 1 préliminaire, avec une moyenne de 72,024%. Il y a eu quelques fautes au galop. Le cheval était calme, car un peu fatigué, et je n’ai pas l’habitude de l’avoir comme ça. C’est à moi d’apprendre à le monter plus qu’à le composer et à le gérer. Dans l’ensemble, le cheval a beaucoup plu sur le travail au trot et sur le passage. Pour le piaffer, il peut faire mieux mais je ne veux pas lui mettre la pression pour le moment. En général, il a de très bonnes moyennes mais peut encore s’améliorer. En effet, depuis le premier concours du Mans, il est plus posé et a donc un meilleur galop. Il est également plus disponible et plus serein.

 

« Quelle est la suite du programme pour ces deux chevaux-là ? »
La prochaine compétition se passera à Saumur, avec le concours de dressage international : le Medium tour pour Sertorius de Rima et les 7 ans pour Dakota. L’objectif avec Sertorius de Rima est le championnat de France Pro 1 avec comme but final les Grands prix l’année prochaine. Il faut prendre son temps pour bien le former pour aborder cette épreuve, ne pas griller les étapes et être trop pressée sous prétexte qu’il va bien. Et pour Dakota, l’objectif est les championnats du monde 7 ans à Ermelo si tout va bien.

 

« Pouvez-vous nous en dire plus sur le CDI*** de Saumur ? Est-ce que le fait que ça soit un concours à la maison change quelque chose ? »
Faire un concours à la maison n’est pas forcément un avantage. Les chevaux se retrouvent dans un environnement qui n’est pas le même que d’habitude et cela peut perturber certains d’entre eux qui seront moins bien. Dakota a déjà fait un concours à la maison avec la finale des 4 et 5 ans et elle n’était pas plus émue que ça. Sertorius de Rima a fait la finale à 6 ans. Le fait d’être à la maison risque de légèrement les perturber du fait de ne pas être dans leurs boxes mais en général, ils ne sont pas trop perturbés.

 

« Pouvez-vous nous parler des résultats des élèves que vous entraînez ? »
Mes élèves, Pauline Rothe et Mathilde Château qui sont en formation sport à l’IFCE, ont couru leurs premières Pro 1 ce week-end également. Pauline a couru les deux mêmes épreuves que moi, soit deux Pro 1, et elle a été classée le 2e jour. Mathilde a concouru sur la pro 1 Grand prix et le Grand prix moins de 25 ans. Elle a déroulé deux bonnes reprises avec des petites fautes mais rien de catastrophique au vue de l’expérience de la cavalière et des quelques mois seulement que le couple se connaît. Ces deux élèves sont en formation sport. Mathilde devrait rester en tant que cavalière d’entraînement l’année prochaine et Pauline reste pour passer le DEJEPS (Diplôme d’Etat de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport). Je vais donc continuer à les suivre et l’objectif de l’année prochaine est le championnat d’Europe des moins de 25 ans.

 

De beaux résultats ont été obtenus ce weekend, avec de réelles progressions de jour en jour pour les différents couples. Nous avons hâte de retrouver nos écuyers au concours de dressage international de Saumur !

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Concours de Dressage International de Saumur

L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) organise, sur le site de Saumur, le concours international de dressage (CDI***), deuxième étape du Dress Tour de dressage, du jeudi 2 au dimanche 5 mai 2019.

Michael George Eilberg GP consolente ©Les GarennesHOFFMANN JENNIFER_FLORENTINUS V web©Les Garennes

L’élite mondiale des cavaliers de dressage

Pour cette 17ème édition du CDI***, des cavaliers de haut niveau se déplaceront à Saumur de partout dans le monde. Environ vingt nations seront représentées, dont les meilleures mondiales (Allemagne, Pays Bas, Grande Bretagne…). Très attendus, certains auront à cœur de se qualifier pour les Championnats d’Europe qui se dérouleront à Rotterdam du 19 au 25 août 2019.

Les jeunes et les poneys avec les « champions »

Particularité appréciée de tous les cavaliers, ce concours international de Saumur permettra à toutes les générations de se côtoyer sur le même concours international.

Au programme de ce concours, des épreuves pour des cavaliers âgés de 12 à 16 ans, avec des poneys, mais aussi sur des chevaux pour une catégorie « children » (12 à 14 ans). Les épreuves juniors (14 à 18 ans) et jeunes cavaliers (18 à 21 ans), permettront à ces cavaliers de s’affronter en individuel et par équipe lors de la Coupe des Nations. Finalement, des épreuves seront spécifiquement organisées pour les moins de 25 ans.

12 compétitions internationales sont ainsi organisées lors de ce grand concours de dressage international de Saumur.
Arnaud Serre ©Les GarennesEstelle Wettstein radieuse2 et West Side StoryPauline Van Landeghem et Sertorius web ok© Alain Laurioux

Nouveauté 2019, un concours pour les amateurs

Saumur innove encore cette année en proposant un concours international pour les amateurs, en organisant un CDI** sur les épreuves St Georges, Inter I et Reprise Libre en Musique (Freestyle) Inter I.

Des animations autour du terrain d’honneur

Un village d’une trentaine d’exposants s’installera autour de la carrière d’honneur, permettant aux cavaliers et au public de faire ses achats et d’assister au spectacle avec les reprises de dressage de haut niveau.

Ambiance web ©Les GarennesDrapeaux web

Entrée gratuite et restauration sur place.

Découvrez l'événement

Retour sur la rencontre INRA – IFCE, « cheval, agriculture et Société »

Le 27 février 2019, à l’occasion du Salon international de l’Agriculture, se tenait le colloque « Cheval, agriculture et Société », au cours duquel a été illustrée par quatre présentations la pertinence du binôme « organisme de recherche – institut technique agricole ».

Le programme

Après une introduction par Philippe Mauguin, PDG INRA, les présentations ont abordé les problématiques de la filière sous plusieurs dimensions, allant de l’animal à l’entreprise équine et son intégration dans le territoire et la société :

  • La génétique pour améliorer les performances du cheval – Anne Ricard (IFCE/INRA) et Sophie Danvy (IFCE)
  • Le cheval est un herbivore avant tout – Pascale Chavatte-Palmer (INRA) et Pauline Doligez (IFCE)
  • L’élevage équin comme source de diversification des activités agricoles : l’élevage équin pour entretenir les prairies – Géraldine Fleurance (IFCE/INRA) et Roger Palazon (idele)
  • Le cheval dans la société actuelle – Vanina Deneux (INRA) et Christine Briant (IFCE)

 

Revoir la conférence

 

Conclusion de Jean-Roch Gaillet, Directeur Général de l’IFCE

La conclusion de la rencontre a été effectuée par Jean-Roch Gaillet, Directeur Général de l’IFCE :

20190227_174635« Je tiens tout d’abord à exprimer ma satisfaction pour ce partenariat historique avec l’INRA qui perdure efficacement depuis plus de 50 ans.
 
Je tiens à remercier les 4 intervenants et leur coauteurs qui ont bien illustré la pertinence de la collaboration organisme de recherche-institut technique allant de la production de nouveaux savoirs à leur application sur le terrain.
Je souhaite également souligner le rôle majeur du Conseil scientifique de la filière et de son président, Etienne Verrier ici présent. Le Conseil s’appuie sur les problématiques de terrain pour rechercher les équipes scientifiques susceptibles d’y répondre et ensuite assurer leur transfert aux acteurs de terrain. Ce dispositif fonctionne grâce au financement de l’IFCE, du ministère de l’agriculture et du Fonds éperon.
 
L’IFCE est devenu institut technique agricole en 2018 et renforce ses missions d’opérateur de recherche et développement avec ses 5 chercheurs positionnés dans des équipes INRA, ses 4 sites qui développent des actions de recherche et développement (Chamberet et Le Pin pour l’élevage, Saumur et Uzès pour l’équitation et autres utilisations) et enfin ses 15 ingénieurs de développement en charge de la vulgarisation.

En résumé, les dispositifs de recherche et développement sont bien en place pour contribuer au développement de la filière équine.
 

Que reste-t-il à faire ?

Si la filière équine reste une petite filière principalement non alimentaire, elle joue un rôle non négligeable dans l’emploi agricole avec ses 90000 emplois agricoles dont 52 % à activité principale. Elle contribue largement à l’attractivité des territoires ruraux et à la diversification des entreprises (pension d’équidés, activités de loisirs et de tourisme…). Elle entretient des territoires délaissés par les autres productions (zones humides, zones de parcours, terrains périurbains). Néanmoins, ce tissu rural reste fragile notamment car les revenus dégagés par les entreprises équines restent en moyenne extrêmement faibles.

C’est pourquoi, j’encourage les organismes scientifiques, les instituts techniques au premier rang desquels figure Idele et les Chambres d’agriculture à travailler ensemble pour :

  • améliorer la qualité de nos équidés, des équipements et des services associés pour fidéliser les marchés existants ou en conquérir de nouveaux,
  • élever et travailler avec les équidés dans le respect de du bien-être et la sécurité des personnes et des chevaux,
  • devenir une filière encore plus respectueuse de l’environnement (gestion raisonnée des médications, optimisation de l’herbe, gestion des effluents),
  • améliorer la rentabilité des entreprises en optimisant les coûts de production et en diversifiant les services ».

Florence Méa, nommée directrice générale adjointe de l’IFCE

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Au journal officiel (JORF) du 27 février 2019 est publié l’arrêté du 21 février 2019 qui nomme Florence MEA, IPEF, directrice générale adjointe de l’IFCE à compter du 1er mars 2019.

Nous lui souhaitons la bienvenue !

Pharmacienne, titulaire d’une habilitation à diriger les recherches (HDR) en sciences de la vie, et Ingénieure des Ponts et des Eaux et Forêts (IPEF), Florence Méa a commencé sa carrière à l’INRA de Nouzilly en travaillant à la mise au point d’un milieu de conservation de la semence d’étalon, breveté et commercialisé.

Nommée ingénieure de recherche, elle travaille sur le développement embryonnaire des oiseaux domestiques.

Passionnée de chevaux (elle forme de jeunes chevaux et cavaliers et pratique l’équitation en compétition), elle devient déléguée régionale des Haras nationaux pour la région Centre-Île de France en 2009 jusqu’en septembre 2015 .

Elle poursuit au service de l’IFCE, où elle évoluera durant cinq ans comme directeur appui à la filière et animation des territoires, puis directeur appui à la filière et stratégie.

En 2015, elle intègre la DGPE au ministère de l’agriculture en tant que cheffe du bureau des viandes et des productions animales. En plus de la gestion des marchés avec FranceAgriMer et les professionnels, elle aura à y gérer plusieurs crises touchant ces secteurs.

En 2017, elle rejoint l’Agence bio, dont tout le monde connait le développement, comme directrice adjointe. »