Le cheval en Espagne : une filière en quête d’organisation et de stratégie

Les filières équines espagnole et française ont de nombreux points communs. Avec plus de 632 000 têtes, la filière espagnole vient juste derrière les premières filières européennes que sont les filières française, allemande et britannique.

INT-Présentation de l'IFCE lors du séminiaire de Madrid 25 avril 2018Sont présentes en Espagne tant les races autochtones (environ 50% du cheptel) avec notamment, le Pure Race Espagnol, que les races étrangères. Autre ressemblance entre la France et l’Espagne : la diversité des utilisations du cheval : sport et loisirs, courses de trot et de galop, polo, « cheval de travail », spectacle équestre, etc.

Mais – et là réside une différence fondamentale – ces utilisations restent, en Espagne, très peu développées. La Fédération hippique espagnole (équivalent de notre FFE) réunit à peine plus de 50 000 licenciés et l’association des sociétés organisatrices de courses fait état de 4 hippodromes et 36 courses par an. Là se noue peut-être toute la problématique du cheval en Espagne aujourd’hui. Produire du cheval : pour quoi faire ?

Les associations espagnols d’éleveurs aspirent légitimement aux développement et à l’organisation de ces utilisations mais, pour ce faire, ils ont besoin de s’appuyer sur une stratégie claire des pouvoirs publics. Pour l’avenir, c’est vers la France que les Espagnols se tournent. Après avoir étudié le fonctionnement de nombreuses filières étrangères, le modèle français, fondé sur la réunion en un seul établissement dédié au cheval (comme l’Institut français du cheval et de l’équitation), des acteurs publics de l’élevage (Haras nationaux) et de l’équitation (École nationale d’équitation/Cadre Noir) apparaît aux Espagnols comme le mieux à même de répondre à leurs besoins.

Ce point de vue a été franchement exprimé par les associations d’éleveurs lors du colloque sur les défis de la filière équine espagnole, organisé le 25 avril dernier par le Ministère espagnol de l’agriculture. Les Espagnols sont très soucieux de ne pas voir disparaître les atouts et la richesse de leur filière, par négligence et manque de concertation entre les ministères concernés. A la suite des nombreuses voix qui se sont exprimées pour demander un opérateur public unique du cheval, le secrétaire général du ministère de l’agriculture, Carlos Cabanas a clôturé les travaux en annonçant la création d’une « Commission nationale du cheval ». Les modalités de travail restent à fixer mais cette commission ouvre peut-être la voie à la naissance d’un établissement public unique réunissant tout le potentiel de cette filière d’avenir.

Pour consulter l’article complet sur la filière espagnole, téléchargez le document ci-dessous :

Je consulte l'article complet en PDF
FacebookTwitterGoogle+PinterestTumblrPartager
Cette entrée a été publiée dans IFCE. Ajouter aux favoris permalien.