L’école supérieure du cheval et de l’équitation (ESCE)


Où suivre des formations diplômantes ou qualifiantes à la pointe des sciences humaines et équines ? En choisissant la référence, l’École supérieure du cheval et de l’équitation. Ce pôle de formation créé par l’Ifce réunit l’École nationale d’équitation et l’École nationale professionnelle des Haras. Il bénéficie d’équipes pédagogiques et d’infrastructures de haut niveau. Il offre aux professionnels toutes les solutions pour progresser et s’épanouir pleinement.

Présentation de l’école

Interview de Jean-Michel Pinel, directeur de la formation de l’Ifce et de l’Ecole supérieure du cheval et de l’équitation

Qu’est-ce que l’école supérieure du cheval et de l’équitation ?

C’est une école, créée au sein de l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce). Cette création affiche clairement le positionnement de l’institut au sein des grandes structures techniques, pédagogiques et sportives du territoire français. C’est une école supérieure car nous sommes à la pointe de l’ensemble des connaissances dans nos domaines. Nous exigeons de nos encadrants qu’ils aient le maximum de compétences et de connaissances de sorte à rayonner en tant qu’enseignant. Enfin, l’offre de formation vise des métiers très diversifiés : de l’instructeur d’équitation au chef de centre équin en passant par le sellier harnacheur ou l’éleveur équin, d’où la diversité et complémentarité des profils de nos formateurs : vétérinaires, écuyers, instructeurs, chefs de centre, compétiteurs, professionnels reconnus, ingénieurs agricoles, chercheurs maréchaux ferrants… Cette proximité génère de nombreux échanges et donc une véritable réflexion et production de connaissances.

Comment a été créée cette école ?

Il y avait historiquement deux grandes entités qui ont été regroupées au moment de la création de l’Ifce. Il s’agit de l’Ecole nationale d’équitation à Saumur et de l’Ecole nationale professionnelle des Haras au Pin. Il y avait des connaissances complémentaires qui n’avaient jamais mises en synergie. Nous avons mis ces deux structures ensemble pour afin de générer une réflexion et une production de connaissance du plus haut niveau actuel.

Quelle est la philosophie de cette école ?

Etre au maximum des connaissances des sciences qui accompagnent l’équitation, le travail du cuir, la maréchalerie, l’élevage la reproduction. Bien sûr ceci ne peut se faire sans l’appui et le partenariat avec d’autres instituts, des universités ainsi que l’INSEP (Institut National de l’Expertise et de la Performance). A travers cette démarche nous pouvons proposer à nos élèves un champ de compétences qui leur permettra de s’adapter à la diversité de leur clientèle quand ils seront en activité. La ligne rouge de cette école supérieure est d’amener l’équitation au même niveau que les autres activités de pilotage. En effet l’équitation est à la fois une activité de glisse et une activité de pilotage*. L’intitulé de « Glisse », parce qu’il y a deux centres de gravités qui sont en permanence en train de se repositionner l’un par rapport à l’autre. Contrairement aux autres activités de pilotage comme la moto par exemple, le cavalier « conduit » un être vivant et doit en permanence se poser la question de son juste équilibre de façon à ce que le cheval ne soit pas obligé de récupérer les déséquilibres de son cavalier. Nous organisons des études et des colloques sur la gestion de l’équilibre pour être à la pointe dans ce domaine et que ce sujet soit au cœur de notre pédagogie.

Quel est l’apport des sciences humaines au sein de l’école supérieure du cheval et de l’équitation ?

Depuis la création de l’Ifce en 2010, nous avons mis en place les mêmes processus d’apprentissage qu’à l’Institut national du sport de l’expertise et de la performance (Insep). Par exemple, nous travaillions avec des professeurs de l’Insep tels que Ralph Hippolyte sur « action type » ou Richard Ouvrard sur la notion « d’écoute active « mais également sur la gestion du stress, l’équilibre, la préparation physique, sur le corps du cavalier, sur la connaissance du mental, de la physiologie, de la myologie. Au niveau du cheval, on travaille avec des vétérinaires, on peint le squelette du cheval lors des stages aux longues rênes afin que les élèves puissent mieux voir le fonctionnement etc. Notre but est d’ouvrir les connaissances de nos élèves afin qu’ils puissent acquérir cette capacité d’amélioration transversale de la performance. De plus, de façon générale, tous nos stagiaires travaillent une seconde langue et apprennent à donner cours en anglais.

Quel est le lien entre la recherche et l’école supérieure du cheval et de l’équitation ?
Nous essayons de rapprocher la recherche fondamentale des problématiques de terrain. Dans le domaine de l’élevage, la recherche fondamentale sert à ouvrir des champs dans la reproduction, par exemple dans le travail sur les transferts d’embryons. Dans la recherche appliquée, nous travaillions sur les problématiques d’équilibre avec l’INSEP ; sur le bien-être et le comportement avec la faculté de Rennes.

Comment l’école fonctionne avec son réseau ?

L’école supérieure regroupe le site de Saumur et le site du Pin, et ensuite selon les formations validées par l’Ecole supérieure du cheval et de l’équitation (captav, longues rênes, attelage, travail à pied, reproduction, certification de spécialisation, travail à pied, longe et longue rênes) ces formations sont ouvertes sur le réseau de l’Ifce et en territoire. Les formateurs sont regroupés chaque année pour se former et travailler sur les mêmes normes de qualité et de qualification.

Quelle est la dimension internationale de l’Ecole ?

Nous faisons partie du réseau des écoles européennes d’équitation (EEN ), qui consiste à faire des échanges entre enseignants et à organiser une compétition annuelle entre celles-ci . La spécificité de cette compétition est qu’elle comprend une dimension pédagogique importante ; Elle été remporté ces deux dernières années par des français stagiaires au sein de l’école. Nous accueillons aussi des étrangers, pour la formation sport ou des formations courtes l’été, nous recevons des délégations étrangères comme les coréens, Kazakhes, chinois, hongrois etc.

Quelle est la synergie entre les deux sites (le Pin et Saumur) ?

La synergie vient des sociologies complémentaires différentes et donc complémentaires des deux structures. A Saumur, l’enseignement est orienté vers l’équitation. Au Pin, l’enseignement est orienté sur l’élevage, la génétique, le travail du cuir, l’attelage et les jeunes chevaux. Concernant les BE et BP, les formations sont en apprentissage au Pin et en formation professionnelle à Saumur.

*Pociello

Source : Les Haras nationaux volume II Lavauzelle, Gérard Guillotel

L’École nationale d’équitation

MKTNB-saut-obstacleHéritant d’un patrimoine prestigieux, l’Ecole nationale d’équitation s’est constituée autour du Cadre Noir de Saumur en 1972. Avec le développement de l’équitation de loisir dans les années 1960-1970 et l’apparition de nombreuses structures équestres (centres équestres et poneys-club), l’Etat Français souhaite se doter d’une Ecole Nationale d’Equitation pour former l’encadrement nécessaires pour ces centres équestres. Héritant d’un patrimoine prestigieux, l’Ecole nationale d’équitation s’est constituée autour du Cadre Noir de Saumur en 1972. Le 17 mai 1972, au lendemain d’une soirée de gala où le Cadre Noir offrit à la reine Elisabeth II d’Angleterre une reprise tout à fait remarquable sous la conduite du Colonel de Saint André, son écuyer en Chef, le Journal Officiel publiait, au titre du Ministère de la Jeunesse et des Sports, le décret daté du 16 mai qui créait l’École nationale d’équitation. Le Cadre Noir de Saumur en devient le corps enseignant pour former les professionnels français et étrangers.

Élargissant leurs missions originelles au sein de cette nouvelle école, les Écuyers du Cadre Noir de Saumur, corps des professeurs de l’École nationale d’équitation, forment et perfectionnent les cadres supérieurs de l’équitation. L’École accueille ensuite de nombreux stages courts pour les enseignants et compétiteurs français et étrangers et devient le siège du Pôle France Équitation et du Pôle Espoir.

L’École nationale professionnelle des haras

Bien qu’en 1764, le ministre Bertin, sous Louis XV, fut le premier à songer de faire passer les futurs « officiers de Haras » par une école, il fallut attendre l’arrivée de M. Thiers, au ministère du Commerce et des travaux publics, qui hérita de l’Intérieur, l’Agriculture et les Haras pour que M. Dittmer fut nommé inspecteur-général de cette nouvelle division. Ce dernier fit prendre deux ordonnances royales le 19 juin 1932 et le 10 décembre 1933 ainsi qu’un arrêté en 1837 réglant l’admission dans les haras. L’ordonnance royale du 24 octobre 1840 crée l’école des haras royaux sur le site du Haras national du Pin.

Le directeur de l’école était statutairement celui du Pin : M. Gayot, qui arrivait d’Aurillac. Il accueillit les premiers élèves un 1er juin en 1841 en présence de diverses notabilités, parmi lesquelles l’inspecteur Clergeon-Champagny, entouré des cinq professeurs, qui devaient professer avec lui et d’autres officiers du Haras.

Un décret du 10 octobre 1852 supprime l’École pendant 20 ans. Elle sera purement et simplement rétablie par une loi organique en 1874. L’article 3 précise : « Nul ne pourra être nommé officier des Haras s’il n’a reçu un diplôme attestant qu’il a satisfait aux examens de sortie de cette école ».

Après la Seconde Guerre Mondiale, les besoins de l’Administration se limitant toujours à deux ou trois officiers par an, l’École commence à admettre des élèves libres. Ce palliatif demeurait insuffisant pour animer l’existence de l’École. Aussi, on décida d’accroître l’effectif des élèves-palefreniers qui, de 1958 à 1968, passe de 20 à 80. Le « Corps des Officiers des Haras » cesse d’exister suite au vote d’un loi du 19 juillet 1982 qui met fin à la communauté d’origine du personnel supérieur des Haras.

Entre temps, l’École acquiert un statut autonome face au Haras national du Pin. 4 sections à l’origine de l’expression les « Petits Pins » désignant les élèves formés à l’École : les techniciens supérieurs (enseignement débuté au Centre de Rambouillet), les élèves palefreniers, les élèves-moniteurs et les élèves maréchaux.

Aujourd’hui, les formations diplômantes et qualifiantes permettent la formation des futurs selliers-harnacheurs, entraîneurs sportifs, cavaliers préparateurs de jeunes chevaux, meneurs, moniteurs d’attelage, inséminateurs équins et chefs de centre de reproduction équine.

Les deux écoles sous l’égide de l’Institut français du cheval et de l’équitation en 2010

L’école Nationale d’Équitation et l’École nationale professionnelle des haras sont l’une des composantes de l’Institut français du cheval et de l’équitation, créé par le décret n°2010-90 du 22 janvier 2010, né de du regroupement entre les Haras nationaux et l’École Nationale d’Équitation. Il est placé sous la double tutelle des ministères chargés des sports et de l’agriculture.

L’institut constitue l’opérateur public unique pour toute la filière équine, de l’élevage du cheval aux sports équestres de haut niveau. Il intervient aussi bien au niveau national, qu’européen et international.

2015 : création de l’École supérieure du cheval et de l’équitation

poulains jumenterieL’action de l’Ifce dans le domaine de la formation s’appuie sur ces deux écoles renommées. Quoi de plus évidemment que de réunir les spécificités complémentaires de chacune des deux écoles – sellerie, maréchalerie, reproduction, conduite d’élevage, valorisation du jeune cheval, activité d’entraînement et attelage pour le site du Pin et équitation et pédagogie pour le site de Saumur – et de permettre la mise en synergie des compétences de tous au sein d’une même et unique école afin de créer un centre de formation de référence de la filière équine : l’École supérieure du cheval et de l’équitation.

 

Camille Perrin et Rita d'Eric cavalière jeunes chevaux

 

L’École est aussi un institut de recherche et un centre d’expertise afin d’être à la pointe des connaissances dans tous les domaines inhérents à la pédagogique, la didactique, le sport et l’élevage. Il s’agit d’investir dans les différents champs scientifiques et de sciences humaines afin d’ériger l’école en interlocuteur privilégié de référence dans le domaine de l’équitation et du cheval.

C’est un centre de formation unique et un véritable pôle du cheval et de l’équitation, car le site du Saumur et le site du Pin sont également de haut lieu de compétition, qui permettent l’interaction et le partage entre les futurs professionnelles de la filière équine quelle que soit leur discipline.

Le développement des formations de référence dans les domaine du cheval et de l’équitation est pris en charge par une équipe d’ingénieurs, formateurs, personnel administratif expérimentée. Cette offre de formation professionnelle et sportive de l’établissement est suivi par un conseil de formation, instance de concertation de l’Ifce.

Les formations professionnelles et stages sportifs dans les métiers de l’équitation sont proposés par les professeurs écuyers et les enseignants sur les sites de Saumur et du Pin. La discipline de l’attelage est mise en œuvre sur le site du Pin. Tous les sujets de la reproduction, de l’élevage et de la manipulation des chevaux peuvent être abordés sur des formations diplômantes et qualifiantes sur l’ensemble des sites de l’Institut français du cheval et de l’équitation. Les professionnels de la filière peuvent se former sur les différents sites de l’Institut français du cheval et de l’équitation, principalement aux métiers de la maréchalerie et de la sellerie. Des partenariats avec des Universités permettent de proposer des cursus de Bac+3 à Bac+6.

S’informer sur l'offre de formation

Chiffres clés

87 914 heures de formation sur le site de Saumur

60 266 heures de formation sur le site du Pin

51 464 heures de formation sur les sites Haras nationaux

11 formations diplômantes et 2 formations qualifiantes

3 formations en apprentissage

35 offres de stages courts

dont 21 sur la thématique de la reproduction et de la conduite d’élevage

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Les documents associés