Développement et recherche en comportement et bien-être

 

Mieux comprendre le comportement des équidés permet de mieux adapter nos actions à leur besoins, tant en termes de méthodes d’apprentissages, que de choix d’équidés pour un cavalier/une discipline ou de choix de management !
Prendre en compte leur bien-être est une nécessité absolue, mais qui demande tout d’abord de mieux comprendre quels sont vraiment les facteurs qui influencent le bien-être ou le mal-être des équidés.

L’équipe de recherche en « comportement et bien-être » est composée d’une ingénieure de recherche et de deux ingénieures de développement. Elles travaillent en étroite collaboration avec les chercheurs de l’Inra de Nouzilly et les représentants socioprofessionnels.

Elles sont également en relation avec les chercheurs des universités de Rennes 1, Strasbourg et Caen et les chercheurs étrangers spécialisés en éthologie.

Léa Lansade

Léa Lansade

Léa Lansade est chercheur en éthologie pour l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation. Elle est détachée au laboratoire d’étude de  « Comportement, neurobiologie, adaptation » de l’unité « Physiologie de la reproduction et des comportements » de Nouzilly, près de Tours.

Elle étudie depuis plus de 10 ans le tempérament du cheval, sa personnalité. Le but est d’identifier des tests fiables qui permettent de mesurer le tempérament d’un individu, et qui puissent prédire la façon dont il se comporte monté, que ce soit pour une utilisation en club, pour le sport ou le loisir.

Depuis quelques années, elle s’intéresse également aux capacités cognitives des chevaux : qu’est ce qui fait qu’un cheval va apprendre plus ou moins vite, quelles sont ses capacités de mémoire, etc. Tous ces travaux sont essentiels pour aider à comprendre comment bien travailler son cheval (comment bien récompenser, comment adapter nos demandes à ses capacités de perception et de mémorisation…).

Enfin, elle mène des travaux sur le bien-être afin de concilier au mieux les contraintes liées à la pratique de l’équitation et le confort du cheval.

REC_MarianneVidament

Marianne Vidament

Marianne Vidament, vétérinaire et ingénieur de développement, est également dans l’équipe « Comportement, neurobiologie, adaptation » de l’unité « Physiologie de la reproduction et des comportements » de l’INRA de Tours/Nouzilly. Elle est chargée d’assurer le transfert des connaissances sur tous les travaux réalisés dans les domaines du comportement. Depuis peu, elle a comme seconde mission, le transfert de connaissances dans le domaine de la médiation avec le cheval.

Christine Briant

Christine Briant

Christine Briant, vétérinaire, titulaire d’un Doctorat en biologie, ingénieur de développement sur le bien-être, exerce également son activité dans l’équipe « Comportement, neurobiologie, adaptation » de l’unité « Physiologie de la reproduction et des comportements » de l’INRA de Tours/Nouzilly. Elle assure la veille bibliographique dans ce domaine, essentiellement à partir des publications scientifiques, avec pour objectif une large diffusion des connaissances sur le bien être des chevaux, pour l’ensemble de la filière équine et le grand public. Elle est la rédactrice principale et la coordinatrice de l’ouvrage « Bien dans sa tête, bien dans son corps : qu’est ce que le bien-être du cheval ? » paru en avril 2017. Couverture livre BE

Destiné à tous, professionnels et amateurs, cet ouvrage rassemble l’ensemble des connaissances sur le sujet, de façon rigoureuse et pédagogique tout en étant très facile d’accès. Elle organise et réalise également des formations pour tous publics sur ce sujet.

Elle conduit des projets de développement afin de mettre à disposition des utilisateurs de chevaux des outils ou des techniques permettant une amélioration du bien-être.

Elle participe et/ou anime différents groupes de réflexion, en vue de l’amélioration du bien-être des chevaux.

Les ingénieurs de recherche sont tous titulaires d’un doctorat. Ils ont pour mission de proposer et de réaliser des projets de recherche dans le but de répondre aux besoins exprimés par la filière dans leur thématique.

Les ingénieurs de développement ont pour mission de :

  • recueillir les besoins exprimés par la filière équine pour les traduire en questions de recherche,
  • vulgariser et diffuser les résultats obtenus vers tous les acteurs de la filière équine et vers le grand public,
  • participer au développement des innovations en vue de leur appropriation par les utilisateurs.

Léa Lansade a développé, depuis une dizaine d’années, des tests comportementaux qui permettent de définir le profil de personnalité des chevaux, la personnalité étant le résultat des  effets  de l’expérience et de l’environnement sur la base génétique qu’est le tempérament. Grâce à ces tests, il est désormais possible de caractériser un cheval selon cinq dimensions de son tempérament : sa grégarité, son émotivité, sa sensibilité, son niveau d’activité et sa réactivité face aux humains. Sur cette base, les chercheurs étudient comment la personnalité se construit, sous l’influence de facteurs génétiques ou environnementaux. Près de 1000 chevaux ont été soumis à ces tests depuis une dizaine d’années, que ce soit à des fins de recherche, ou sur le terrain pour déterminer le profil de tempérament des étalons reproducteurs et aider ainsi les éleveurs à faire les meilleurs croisements.

Les travaux menés ont également pour objectif de déterminer les relations entre la personnalité et les capacités cognitives, en particulier, quels sont les types de personnalités qui prédisposent un individu à plus ou moins bien apprendre. Ces recherches conduisent également à réfléchir sur les différents modes de vie des chevaux et l’incidence qu’ils peuvent avoir sur leur bien-être, et cela, à différentes périodes clés de la vie comme le sevrage.
Outre une meilleure compréhension de ces mécanismes, l’objectif appliqué de Léa Lansade est de proposer des outils de sélection des chevaux afin que leur comportement soit adapté à leur utilisation, et de proposer des solutions pour améliorer leur bien-être.

Exemple de test de tempérament

Exemple de test de tempérament

Résultats

1 – Actions de médiation à l’ifce

Des actions de médiation sont réalisées dans ou avec différents sites de l’ifce :

  • pour des personnes âgées à Lamballe, à Hennebont, à Rosières
ephad dombasle 25 mars 2015 046_vidament© J. Moss
  • pour des détenus à Besançon
  • pour des jeunes hospitalisés en pédo-psychiatrie à Besançon, pour des enfants autistes à La Roche/Yon
  • pour des jeunes de quartiers défavorisés à Hennebont

REC_MédiationRetrouvez la vidéo « Le Haras national de Villeneuve-sur-Lot, à l’avant-garde de l’équithérapie » en cliquant ici.
Vidéo antérieure à 2013.

 

2 – Mesure du tempérament de chevaux de médiation

Huit chevaux utilisés uniquement pour l’hippothérapie (Equiphoria, 48500 La Canourgue) ont été mesurés en 2012. Ils étaient d’âge (3 à 17 ans), de format (poney au cheval de trait) et de couleur très variés. Les tests de tempérament complets ont montré que ces chevaux étaient globalement peu émotifs à la soudaineté et très variés pour les autres dimensions du tempérament (activité locomotrice, sensibilité tactile, curiosité envers l’homme et l’objet, grégarité).

Une cinquantaine de chevaux servant soit à l’hippothérapie, soit à l’équitation adaptée ont été évalués dans 3 centres aux USA en 2014. Ils étaient de race et de format très variés (petit poney au cheval de trait) et étaient globalement âgés (15 à 17 ans). Des tests de tempérament simplifiés (émotivité, sensibilité tactile) ont montré qu’ils avaient une sensibilité tactile basse et une émotivité faible.

 

Copyright : Erik Bogros pour Equiphoria

©Erik Bogros pour Equiphoria

Projets

– Veille informative recherche et développement
– Étude économique descriptive des activités de service avec le cheval auprès de personnes porteuses de handicap 2017-2019  : typologie de l’offre de services en France, fonctionnement technico-économique de quelques entreprises, description des clients et des produits proposés, description des moyens humains, animaux et matériels nécessaires , notamment le type de cavalerie et l’adaptation de la gestion des équidés, préconisations d’amélioration.
– Édition d’un ouvrage sur les éléments tangibles à la base des activités de médiation équine (parution 2018)
– équi-meeting médiation équine en 2018 à Hennebont
– Animation d’un réseau de socio-professionnels autour de la rédaction de l’ouvrage, des projets scientifiques soumis à l’appel d’offre de l’IFCE et de l’organisation de l’équi-meeting

Le programme Beoutils a pour objectif de tester et d’adapter un protocole d’évaluation du bien-être des chevaux, le protocole « AWIN Horse » (Animal Welfare Indicators), élaboré par une équipe de chercheurs internationaux, dans le cadre d’un projet de recherche européen.

L’intérêt de ce protocole conçu pour être utilisable sur le terrain par un large public, est qu’il est associé à une application pour mobiles et tablettes. Ainsi, il s’agira d’analyser l’ensemble des indicateurs proposés dans le protocole, en termes de fiabilité, de faisabilité et de reproductibilité.

 

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Juments protocole

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Pour ce faire, le protocole devra être testé en conditions expérimentales sur deux lots de chevaux détenus dans des conditions différentes de bien-être, ainsi que dans diverses exploitations équestres. L’application sera ensuite adaptée et diffusée à destination du public.

Avec l’appui d’un groupe de réflexion spécifique, il s’agira de mettre en place un réseau de structures pilotes d’enseignement de l’équitation, dont les responsables, sont désireux de partager et d’améliorer leurs pratiques sur le bien-être des équidés. Ces structures pourront bénéficier de conseils et d’expertise permettant d’optimiser le bien être des chevaux, la facilité et la sécurité des pratiques quotidiennes et le coût.

REC_Bien-être

©L. Launay/Ifce

Le sevrage artificiel entraîne un stress important, une perte d’état physique, voire l’apparition de stéréotypies, que ce soit chez la mère ou le poulain. Pour limiter ce stress, certains éleveurs mettent en place un « sevrage progressif » pendant lequel ils habituent quotidiennement les poulains à se séparer des mères derrière une barrière à claire-voie. Mais l’impact de cette procédure n’avait jamais été étudié précisément et son intérêt était controversé, puisque l’on pouvait suspecter que ces séparations répétées soient une source de stress supplémentaire.

L’objectif de cette étude était de déterminer si cette procédure permet réellement de réduire le stress lors du sevrage définitif, et de vérifier que la procédure en elle-même (des séparations répétées pendant un mois) ne soit pas elle-même stressante. Deux groupes ont été étudiés. Dans le premier groupe, les poulains ont été séparés quotidiennement des mères pendant le mois précédent le sevrage définitif, pour des durées allant de 15 minutes le 1er jour, jusqu’à 6 heures la veille du sevrage. Dans le second groupe (« T » pour Témoin, N=16 poulains et 16 mères), les poulains sont restés en permanence avec leurs mères jusqu’au jour du sevrage. Le comportement de chaque individu a été observé 7 jours/7, pendant 5 semaines avant le sevrage définitif, et 3 semaines après.

Les résultats sont en cours d’analyse.

Sevrage progressif: moins de stress pour les poulains logés par 2
Le sevrage artificiel peut engendrer stress, perte d’état physique et apparition de stéréotypies. L. Lansade (Ifce, Inra) et A. Foury (Inra) ont réparti en 2 lots des juments et leurs poulains de 6-7mois logés par 4 (2 couples mères-poulains) dans des grands boxes avec paddock attenant. Dans le lot « sevrage progressif » (n = 18 couples), les poulains étaient séparés tous les jours des mères à l’aide d’une barrière à claire voie, pendant le mois précédant le sevrage définitif, de 15 mn le 1er jour jusqu’à 6 h la veille du sevrage définitif. Dans le lot « sevrage témoin » (n=16 couples), les poulains étaient en permanence avec leurs mères jusqu’au jour du sevrage. Les poulains des 2 lots recevaient des céréales au moment des séparations du 1er lot. Les séparations quotidiennes n’ont induit que de faibles perturbations du comportement par rapport au groupe témoin chez les poulains (nb hennissements/heure : 1,7 vs 0,3 dans le lot témoin) et chez les mères (nb hennissements/h : 0,49 vs 0,03). Le jour du sevrage définitif, les poulains du lot progressif ont montré moins de signes comportementaux de stress à court terme : moins de trots et de hennissements (19,4 hennissement par heure vs 37,5 /h dans le lot témoin) et ils ont été moins peureux et moins grégaires 2 jours après. Les autres analyses (cortisol salivaire et activation différentielle des gènes) faites sur les poulains du jour du sevrage définitif jusqu’à 30 jours après vont dans le même sens. Il y a eu peu d’impact du lot sur le comportement des mères le jour du sevrage définitif (nb hennissements/h : 6,6 dans le lot progressif vs 19,4 dans le lot témoin).

DSC07685Deux poulains manip sevrage en grooming  (© M. Vidament)

Tests de tempérament complets

Dans le cadre d’une collaboration entre l’INRA et les Haras Nationaux, Léa Lansade a mené pendant plus de trois ans une étude longitudinale visant à identifier un modèle de tempérament chez le cheval.

Ce modèle comporte cinq grandes dimensions :

  • les réactions de peur, soit la tendance qu’a le cheval à réagir plus ou moins fortement aux évènements soudains (ex : surprise) ou nouveaux (ex : passer sur une surface inconnue)
  • la grégarité : supporte-t-il de se séparer d’autres chevaux ?
  • l’activité motrice : est-ce un animal qui bouge beaucoup spontanément ?
  • la réactivité vis-à-vis des humains : vient-il facilement au contact d’un homme venant le chercher ?
  • la sensibilité sensorielle : tendance à réagir plus ou moins fortement à des stimulations tactiles.

Ces dimensions peuvent être prédites dès l’âge de 8 mois grâce à une série des tests, appelés tests de tempérament complets. Ces tests ont une durée de 20 à 30 minutes pour un hongre ou une jument, ou de 1 heure pour les étalons. Le cheval est alors confronté à 9 situations différentes permettant d’évaluer les différents aspects de son tempérament. On édite à partir de ces scores le « profil de tempérament » du cheval, et on peut alors le comparer à d’autres chevaux du même âge et de la même race.

Pour les détails, cliquez ici.

Tests de tempérament simplifiés

Afin de caractériser le tempérament, rapidement et sans infrastructure dédiée, lors des concours de Modèle et Allures, des mesures de comportement ont été réalisées lors des ateliers habituels du concours et lors d’ateliers spécifiques (tests de peur : objet nouveau, surface nouvelle et soudaineté, tests de sensibilité tactile, test du petit paddock en liberté pour les chevaux de trait, de territoire et les ânes). Appliqués sur les mêmes chevaux, des corrélations significatives ont été trouvées entre ces tests simplifiés et les tests de tempérament complets vus précédemment, ce qui a permis leur validation.

Ces nouvelles mesures, notamment celles réalisées lors des ateliers spécifiques, permettent de mesurer en particulier l’émotivité et la sensibilité tactile.Depuis 2012 pour les jeunes chevaux de sang et les poneys, et depuis 2013 pour les jeunes chevaux de trait et ânes (en collaboration avec la SFET) : plus de 1000 chevaux ont déjà été mesurés.
L’héritabilité de ces mesure (part génétique de la mesure, valeur comprise entre 0 et 100%) a pu être calculée sur la population de chevaux de sang et de poneys de sport français. Elle est modérée à élevée pour la plupart des mesures de réactions de peur (25 to 50%).

REC_tests de tempéraments simplifiés

Résultat test de tempérament simplifié

Modèle de résultats pour des tests de tempérament simplifiés d’un cheval de sang (cliquer pour agrandir)

Est-ce que les dimensions du tempérament influencent les performances d’apprentissage du cheval ?

La dimension de peur est déterminante mais son influence est variable :

  • Si le cheval est stressé au moment d’apprendre, mais que ce stress n’est pas induit par la situation d’apprentissage elle-même (le cheval est mis dans une situation anxiogène avant d’apprendre), les chevaux peureux sont défavorisés.
  • Néanmoins, lorsque aucun facteur de stress n’est surajouté, les chevaux peureux semblent favorisés.
  • En cas d’état de stress induit par la tâche elle-même (cas d’utilisation de renforcements négatifs par exemple), les chevaux peureux sont aussi les plus performants.

Il n’y a donc pas de bons ou de mauvais tempérament, du point de vue des performances d’apprentissage.

En revanche, les chevaux peureux développent plus facilement des automatismes :

  • ceci est certainement un atout pour l’entraînement, car ils continuent plus longtemps à répondre aux demandes du cavalier même en l’absence de renforcements
  • mais cette prédisposition pourrait aussi être un facteur de risque pour le développement des stéréotypies (tics).

Les autres dimensions, telles que la grégarité, l’activité locomotrice ou la sensibilité sensorielle ont une influence moindre, qui nous permet néanmoins d’affiner notre compréhension des liens entre personnalité, stress et performances cognitives.

D’un point de vue appliqué, ces études nous permettent de suggérer des méthodes d’entraînement adaptées à la personnalité de chaque individu, et d’envisager une sélection des chevaux en fonction de leur utilisation.

Ce travail est en partie issu de la thèse de Mathilde Valenchon, soutenue le 1er juillet 2013, à l’Université de Tours.

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©C. Chassé

Ce travail a été financé par l’institut Français du Cheval et de l’Equitation, la région Centre et l’INRA.

Logo ifce-Vertical_Simple_QuadriREC-Logo INRA 2015

Le but de cette étude était d’examiner l’influence des conditions de vie des chevaux sur leur bien-être, leur personnalité, leurs performances d’apprentissage et la sécurité des manipulateurs.
Pour cela, deux lots de poulains âgés de 10 mois ont été maintenus pendant 12 semaines en conditions de vie :

  • « Appauvries » : en box sur copeaux, avec 3 repas par jour et une sortie individuelle au paddock une heure tous les deux jours
  • « enrichies » : en box paillé et confronté à de nombreuses stimulations comme des objets nouveaux, des odeurs ou encore une alimentation variée et sorti toutes les nuits au pré en groupe.

Les poulains « enrichis » ont montré moins de comportement de stress et de vigilance, plus de repos et sont devenus moins émotifs, plus proches de l’homme et moins réactifs aux stimulations tactiles. Ils étaient également plus faciles à manipuler. Leurs capacités cognitives ont aussi été améliorées.
Une analyse de l’expression de leurs gènes, a montré que :

  • Dans les conditions appauvries, des gènes impliqués dans des fonctions d’apoptose (mort cellulaire programmée) ont été préférentiellement exprimés.
  • Dans les conditions enrichies, ce sont des gènes impliqués dans les fonctions de prolifération et de différentiation des cellules qui ont été davantage exprimés

L’enrichissement permet donc d’améliorer le bien-être, de réduire l’émotivité des jeunes chevaux, d’augmenter leurs performances d’apprentissage et de limiter les comportements dangereux envers l’homme. Il a également un fort impact au niveau cellulaire.

Le Pansage : Un mode opératoire à adapter pour plus de confort et de sécurité
La pratique du pansage est loin d’être anodine, que ce soit pour la sécurité du cavalier ou pour le bien-être du cheval.

L. Lansade (Ifce, Inra), a d’abord fait un bilan des pratiques de terrain auprès de 69 cavaliers. Étonnamment, 100% des cavaliers ont présenté au moins une fois un comportement dangereux, et 9 incidents (dents ou sabots passés à moins de 10 cm de la tête du cavalier) ont été relevés. Par ailleurs, 50% des chevaux ont présenté des comportements d’inconfort ou de défenses contre seulement 5% de comportements positifs.
Puis elle a comparé la technique habituelle (2 min étrille finlandaise, 2 min brosse dure et 1 min brosse douce par côté, 14 ponettes) à une pratique plus adaptée (4 min de massage avec les mains et 1 min de brossage à l’étrille finlandaise par côté, 13 ponettes) en adaptant la pression à un endroit donné aux réactions du cheval : moindre si réactions négatives et plus forte si réactions positives. La pratique adaptée a eu des effets positifs sur le comportement du cheval au bout de 11 jours : aucune défense et, au contraire, recherche du contact humain.

DSC01691© M. Vidament

Elle a permis d’identifier des expressions faciales typiques de l’état de confort (lèvres avancées, yeux mi-clos et oreilles vers l’arrière mais non plaquées) ou d’inconfort du cheval (lèvres crispées, nuque élevée et yeux très ouverts).

Située au cœur du Limousin sur 130 ha, la station expérimentale de Chamberet, centre d’expérimentation animale agréé, constitue un outil unique en Europe.

  • 130 ha de surface agricole,
  • 170 chevaux dont 60 juments reproductrices et toute leur production de 0 à 3 ans
  • 10 personnes qualifiées permanentes
  • Une infrastructure adaptée de 11 bâtiments sous vidéosurveillance
  • Une dizaine de protocoles de recherche scientifique par an
  • 300 stagiaires depuis sa création (10/an) dont 6 thèses qui ont donné 2 chercheurs spécialistes du cheval
  • + de 100 références bibliographiques parues dans les revues scientifiques internationalement reconnues

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Unité expérimentale de physiologie animale de l'Orfrasière

Unité expérimentale de physiologie animale de l’Orfrasière (c) INRA Alain Beguey

L’Unité Expérimentale Inra de Physiologie Animale de l’Orfrasière a été  créée pour la mise en œuvre des protocoles expérimentaux sur différentes espèces dont les équidés. Cette unité, qui dispose de 18 500 m2 de bâtiments d’élevage et de structures expérimentales, installés sur un domaine de 400 ha de SAU, entretient notamment un troupeau d’environ 130 poneys Welsh : 100 juments, 6 étalons et 20 à 30 poulains.

Ponettes de l'unité expérimentale de Nouzilly

Ponettes de l’unité expérimentale de Nouzilly (c) Inra

La jumenterie du Pin dispose d’un troupeau d’une centaine de juments et d’une dizaine d’étalons, principalement dédiés à la formation au sein de l’école supérieure du cheval et de l’équitation. Selon leur disponibilité, ces animaux peuvent être utilisés pour des protocoles expérimentaux, principalement des protocoles de reproduction.

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La jumenterie du Pin

Retrouvez les principaux résultats de ces projets de développement et de recherche, dans lesquels l’Ifce est partie prenante, sous formes de fiches pratiques et de posters « message clés » sur équi-paedia.

équi-paedia    Posters messages clés

Pour en savoir plus sur cette thématique consultez :
– le blog comportement et bien-être
– les fiches équipaedia
– le portail documentaire Médiathèque Ifce
                       – les articles équ’idée

Découvrez également à la librairie :
– les ouvrages  : « Bien dans son corps, bien dans sa tête« , « Travailler son cheval selon les principes de l’apprentissage »
– le DVD « l’éthologie chez le cheval »
et d’autres produits sur cette thématique

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