L’uniforme des Haras nationaux

Au lendemain de la défaite de Sedan en 1870, et à la suite de la Loi organique de 1874, dite Loi Bocher, réorganisant et développant entièrement les Haras Nationaux, l’uniforme des officiers et des palefreniers de cette administration a été revu.

La tenue des palefreniers, portée au travail quotidien dans les écuries, était composée notamment d’un pantalon droit en fort tissu écru tirant sur le blanc et d’un « gilet d’écurie » rouge avec col droit fermé dit « col officier ».
Ce gilet rouge écarlate était court, cintré et ne portait ni broderie, ni patte de col, ni pattes d’épaules, ni galon.
Il fallait pouvoir monter et descendre de cheval sans s’accrocher, monter et descendre des attelages, notamment des grands breaks, également sans s’accrocher.

Seul l’adjudant, Chef de dépôt, portait une tunique noire comme les officiers.

Au fil du temps cette tenue de travail s’est réduite à une seule veste de présentation. Seul le dépôt d’étalons de Lamballe avait toujours conservé, sans interruption, le pantalon blanc et le gilet d’écurie.

Depuis quelques années, ce gilet historique est devenue une veste d’équitation, plus longue, fendue derrière, avec patte de col brodée et, depuis peu, avec pattes d’épaules.

A la fin du XIXè siècle, le rouge et le blanc écru étaient très porté par toutes les « troupes » d’Etat et notamment par les militaires qui l’abandonnèrent pour le « bleu horizon » au début de la guerre de 1914 car moins voyant que le rouge et le blanc ! Les Haras nationaux, n’étant pas sur le front conservèrent longtemps ces couleurs « traditionnelles« .

Auteur : Tanneguy De Sainte Marie

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