Épidémie de rhinopneumonie : quelle est l’évolution de la situation ?

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La cellule de crise du RESPE s’est à nouveau réunie le 9 mai afin de faire le point sur l’évolution de la situation des derniers jours. Ainsi au 9 mai et depuis le dernier communiqué du 27 avril, ont été comptabilisés 4 nouveaux foyers d’herpèsviroses de type 1 (HVE1).

Le RESPE reste mobilisé, et transmettra comme à son habitude les informations (cas confirmés) en temps réel.

Bilan de la situation
Au 9 mai et depuis le dernier communiqué du 27 avril, ont été comptabilisés 4 nouveaux foyers d’herpèsvirose de type 1 (HVE1) :
– 2 foyers en Charentes-Maritimes (1 cas) – Elevage et (1 cas) – Sport
– 1 foyer dans le Calvados (2 cas) – Elevage
– 1 foyer dans la Manche (1 cas) – Sport
+ 1 nouveau cas d’avortement dans un foyer déjà connu dans le Calvados – Elevage
ce qui amène à 25 foyers depuis le début le 15 mars.
A noter également, plusieurs cas d’herpèsvirose de type 4 (HVE4), soit 9 nouveaux foyers depuis le 4 mai : en Isère, en Indre-et-Loire, en Charentes-Maritimes, dans l’Orne, dans la Manche (2), dans les Pyrénées-Atlantiques (cheval déplacé ces derniers jours et venant des Charentes Maritimes), dans le Cher, dans le Calvados.
Cela porte à 17 le nombre de foyers d’HVE4 sur la même période (contre 9 en 2017).

Symptômes et circulation du virus
Depuis le 27 avril, il n’y a pas eu de nouveau cas rapporté présentant des symptômes neurologiques et un seul cas d’avortement. La forme prédominante reste la forme respiratoire, avec des chevaux présentant majoritairement de la fièvre et un jetage d’abondance variable.
Sur le terrain, les catégories de chevaux qui constituent un risque épidémiologique sont :
− Les chevaux des foyers confirmés : des chevaux, vaccinés ou non, ayant présenté des symptômes (y compris un simple pic de fièvre). Ces animaux sont excréteurs d’une grande quantité de virus et le diffusent largement par les sécrétions nasales (pour ceux présentant de la toux, également les
− gouttelettes projetées lors de la toux). Ils restent excréteurs du virus pendant environ 3 semaines, ils doivent donc rester isolés pendant cette période.
− Des chevaux ayant été en contact avec des chevaux de foyers confirmés : ayant été en contact avec le virus mais ne présentant pas encore de symptômes, ils peuvent être porteurs du virus « au bout du nez » (phase d’incubation). Des mesures de précautions doivent leur être appliquées.
Pour rappel, le virus peut survivre plusieurs heures sur des vêtements ou du matériel en contact avec des secrétions.

Une stratégie raisonnable pour les manifestations équestres et pour l’élevage
Les recommandations de la cellule de crise restent inchangées en ce qui concerne les rassemblements équestres.

Retrouvez le texte complet reprenant l’état de la situation et les recommandations de la cellule de crise, ainsi qu’un protocole type à destination des organisateurs de rassemblements équestres dans le communiqué ci-dessous.

Communiqué du Respe 11 mai 2018
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