La reconnaissance par l’UNESCO  

tableau Alexis L'Hotte en 1864.

Patrimoine culturel et naturel, monuments et sites

L’UNESCO a d’abord choisi de protéger les monuments qui avaient une valeur universelle exceptionnelle. A partir de 1977, des monuments tels que les Pyramides d’Égypte ou des temples grecs furent donc classés… Puis furent ajoutés les sites naturels, jugés eux aussi exceptionnels, et comme tels devant être protégés. Ainsi fut établie la liste du Patrimoine mondial culturel et naturel qui comporte aujourd’hui près de mille sites et lieux.

Le patrimoine culturel ne s’arrête pas aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants. Aussi, en 2003, une Convention est signée entre les États et l’UNESCO pour formaliser la notion de « Patrimoine culturel immatériel » (PCI) et établir une « Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité ».

En 2008, une première liste reprend les 90 éléments jusqu’alors appelés « Chefs d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » et chaque année de nouveaux éléments y sont inscrits.

« On entend par “patrimoine culturel immatériel” les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine […]

Le « patrimoine culturel immatériel », tel qu’il est défini au paragraphe 1 ci-dessus, se manifeste notamment dans les domaines suivants :
(a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ;
(b) les arts du spectacle ;
(c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ;
(d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ;
(e) les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

 

On entend par “sauvegarde” les mesures visant à assurer la viabilité du patrimoine culturel immatériel, y compris l’identification, la documentation, la recherche, la préservation, la protection, la promotion, la mise en valeur, la transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle, ainsi que la revitalisation des différents aspects de ce patrimoine. »

 

Convention UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, article 2 

Pour rester vivant, le patrimoine immatériel doit conserver sa pertinence pour la culture et être régulièrement pratiqué et appris au sein des communautés et d’une génération à une autre. (source : http://www.unesco.org/culture/ich/doc/src/01851-FR.pdf )
Une révision et vérification des mesures de sauvegarde du patrimoine inscrit est donc régulièrement pratiquée par l’UNESCO, afin de s’assurer des moyens mis en œuvre pour diffuser et transmettre les pratiques inscrites au PCI.

L’attribution du label UNESCO à l’Equitation de tradition française est donc une véritable reconnaissance ! A l’occasion des différentes révisions pratiquées par l’UNESCO, cette reconnaissance impliquera toutefois au comité porteur du projet d’inscription de prouver la diffusion de l’Equitation de tradition française au sein de la communauté de cavaliers, son ouverture à tous les passionnés et sa transmission aux nouvelles générations. En d’autres termes, démontrer la valeur des actions menées pour la pérennité de notre patrimoine équestre.

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