Author: Anne Sophie Azzos

Un partenariat pour la diffusion des connaissances équines

L’Ifce et le Haras de la Cense ont signé, Vendredi 23 Février 2018, une convention de partenariat afin d’améliorer le transfert des savoirs auprès des professionnels et amateurs de la filière équine. Cette collaboration permet ainsi un échange d’expertise autour de thématiques communes, entre recherche et terrain.

 

William Kriegel, fondateur du Haras de la Cense, et Jean Cézard, Directeur général de l'Ifce

William Kriegel, fondateur du Haras de la Cense, et Jean Cézard, Directeur général de l’Ifce

Vulgariser et rendre accessibles les résultats de la recherche équine

Les résultats des travaux de recherche équine menés doivent être vulgarisés et rendus accessibles au plus grand nombre. En mutualisant leurs compétences et leurs outils, l’Ifce et La Cense touchent un public plus large, du professionnel au simple amoureux des chevaux.
Toujours dans le cadre de la diffusion des connaissances, les experts Ifce seront amenés à participer aux évènements organisés par La Cense.

 

Partager les savoirs sur la nature du cheval

Dans le cadre du MOOC* mis en place par la Cense, une vingtaine d’experts seront amenés à intervenir. Parmi eux, des experts Ifce transmettront leurs connaissances, notamment dans les domaines de l’éthologie, la médecine vétérinaire ou l’agronomie. L’Ifce intervient donc dans sa mission de transmission des savoirs auprès d’un public toujours plus large.

*MOOC : Massive online open course (cours massif ouvert en ligne) – Programme de formations en ligne en 6 modules thématiques dédié aux connaissances sur le cheval, ouvert à tous.

 

S’engager dans une démarche de progrès

Les besoins exprimés par la filière équine amènent à une réflexion commune sur le thème du bien-être et de la relation homme / cheval. Par le biais de ses activités, la Cense transmets les interrogations exprimées sur le terrain à l’Ifce qui étudiera les opportunités de réponse à cette demande, confortant ainsi la place de l’établissement en tant qu’institut technique au service de la filière équine.

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Préparer son avenir avec les portes ouvertes de l’Ifce, site du Pin

A la recherche d’un projet professionnel dans la filière équine ? La solution est peut-être au Pin ! L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) vous donne rendez-vous Samedi 24 Mars 2018 pour ses portes ouvertes consacrées aux formations et aux métiers du cheval.

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Des formations variées et quelques nouveautés

Geneviève Ardeans, Adjointe au Directeur du Pôle formations professionnelles et sportives, assurera une conférence dévoilant le panel des formations proposé sur le site du Pin. De l’attelage au travail du cuir en passant par l’équitation et la reproduction, ces activités seront présentées lors des animations proposées tout au long de la journée. L’accent sera mis sur les toutes dernières formations : groom international et plus récemment assistant d’élevage.

Tout savoir sur les métiers et formations

Disponibles pour répondre à toutes vos questions, rencontrez les formateurs, professionnels et stagiaires dans l’espace rencontre pour échanger sur vos projets et poser toutes vos questions. Une conférence sera animée par Equiressources, le pôle emploi du cheval, pour tout savoir sur les métiers et l’insertion professionnelle dans le milieu équin.

Immersion dans la vie de l’école

Evoluez librement au sein de l’école, ou découvrez le quotidien des stagiaires avec les visites guidées du site des Ecuries du Bois et de la Jumenterie. La médiathèque, l’atelier sellerie, Equiressources et bien d’autres vous ouvrent leurs portes à l’occasion de cette journée.

Informations pratiques

Entrée gratuite, de 10h à 17h, restauration sur place. Un petit marché vous sera également proposé au sein du restaurant de l’école, réunissant les producteurs locaux.

Contact : esce@ifce.fr

Ifce, Site du Pin,
Rue Ecuries Du Bois,
61310 Le Pin-au-Haras

Les portes ouvertes, à la découverte de l’école supérieure du cheval et de l’équitation

Pour tous les enseignants d’équitation, professionnels en reconversion, bacheliers ou encore étudiants, l’heure est à la réflexion pour les années à venir. Lundi 29 Janvier 2018, poussez les portes de l’Ecole Supérieure du Cheval et de l’Equitation (ESCE) à Saumur à la rencontre des stagiaires, des enseignants, des écuyers du Cadre Noir et peut-être de votre avenir.

 

ENE - Portes Ouvertes 2016 Affiche.inddVivre l’expérience « Cadre Noir »

A travers les visites guidées du site et les démonstrations proposées, découvrez les activités et espaces d’exercices des élèves, enseignants et écuyers dans des lieux emblématiques tels que le Grand manège ou la carrière d’honneur. L’équitation et le travail à pied comptent parmi les savoir-faire transmis par l’école qui vous seront démontrés lors de cette journée.

 

Tout savoir grâce aux conférences

Du programme au contenu des tests de sélection, suivez les conférences de l’équipe pédagogique pour tout savoir sur les formations de l’ESCE. De la compétition à la recherche et aux nouvelles technologies, les thématiques abordées vous en apprennent plus sur la vie sportive de l’Ifce et sur le site de Saumur.

 

Des rencontres privilégiées, des échanges personnalisés

L’espace rencontres dans le hall du Grand manège vous permet d’échanger avec les élèves et formateurs de l’école. Cursus de formations proposés par l’ESCE, métiers du cheval avec Equiressources, atelier de sellerie-bourrellerie, toutes vos questions trouveront une réponse auprès des professionnels de l’établissement.

 

Contact :

Ecole Supérieure du Cheval et de l’Equitation,
Avenue de l’Ecole Nationale d’Equitation,
BP 207,
49400 Saumur

Programme détaillé et inscription, obligatoire et gratuite

Je m'inscris .

CS jeunes chevaux : portrait de Naïs, élève en formation

La 3e promotion du certificat de spécialisation (CS) « éducation et travail du jeune cheval » orienté vers le dressage à Rosières aux Salines a fait sa rentrée depuis maintenant 3 mois.
Naïs Roussel, qui a intégré cette promotion, revient sur son parcours auprès des chevaux et sur ses premiers mois de formation à l’approche du stage de débourrage compris dans le programme de ce CS. Une étape indispensable pour son projet professionnel.

 

Naïs et Festero en carrière à Rosières

Naïs suit la formation, notamment avec son cheval Festero

« Naïs, quel est ton parcours scolaire et professionnel jusqu’à maintenant ?

– Je suis diplômée d’un BAC STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) qui m’a permis d’acquérir des connaissances en marketing, management, économie et droit, indispensables pour mener à bien mon projet de structure équestre. J’ai ensuite suivi une formation BPJEPS mention équitation, que j’ai obtenu, pour pouvoir enseigner cette pratique.

 

– Quelle est ton expérience avec les chevaux et en dressage ?

– J’ai commencé à monter à cheval dans un centre équestre à 10 ans. Suite à une grosse chute, j’ai dû arrêter de monter, mais la passion étant la plus forte, j’ai recommencé à monter à 12 ans dans un autre centre équestre où j’ai pratiqué le dressage, le CSO et le Complet.

Dans ce nouveau club, j’ai fait la connaissance de Philip, un poney de 3 ans que j’ai fini par acheter. Nous avons tout appris ensemble, et c’est lui qui m’a donné l’envie de pratiquer le dressage. Il est tombé gravement malade lorsqu’il a eu 7 ans et j’ai dû le changer d’écurie en raison de son état de santé. Nous avons rejoint une petite écurie privée où l’on pratique l’équitation de dressage classique dans un cadre verdoyant et un environnement calme et agréable, particulièrement adapté à cette pratique. La propriétaire, Mme Jacottet, a partagé avec moi sa passion.

Ne pouvant plus monter mon poney à cause de sa maladie, j’ai eu la chance, à 16 ans, de me voir confier, un cheval d’âge, « maître d’école » de dressage. Mon poney est décédé 5 mois après notre arrivée dans cette nouvelle écurie. Sa perte a été très difficile à surmonter et j’ai eu du mal à continuer sans lui, mais finalement, j’ai voulu poursuivre mon rêve et 1 an plus tard j’ai acheté Festero, un pure race espagnole qui aujourd’hui 13 ans. Je le sors en compétition amateur, ainsi que Vincent, KWPN de 16 ans, le cheval de Mme Jacottet, qui m’a permis de participer au championnat de France Amateur 2 jeunes en 2017.
Propriétaire de chevaux depuis l’âge de 14 ans, confrontée à la maladie de mon poney, puis à sa perte, j’ai acquis, par la force des choses, une certaine expérience sur les soins aux chevaux. J’ai d’ailleurs également adopté une ponette de maintenant 13 ans atteinte d’une maladie incurable. Je me suis donc entourée de professionnels de la santé équine, vétérinaires, ostéopathe équin, maréchal ferrant. Je retire beaucoup d’enseignements à les observer et à échanger avec eux.
Par ailleurs, en parallèle de mes études, j’ai eu l’occasion pendant plusieurs mois, à titre bénévole, de monter des chevaux dans une écurie de valorisation de chevaux de CSO. Cette expérience m’a permis de découvrir cette activité et de confirmer mon envie d’apprendre à valoriser les jeunes chevaux, mais dans le dressage, ma discipline de prédilection.

 

Naïs et Marlène à cheval

Naïs et Marlène ont intégré la promotion 2017-2018

– Pourquoi avoir choisi le CS jeunes chevaux de Rosières aux Salines ?

– Pour réaliser mes projets, il me paraissait indispensable de suivre une formation qualifiante, afin d’acquérir les bonnes techniques pour valoriser les jeunes chevaux, plutôt que tâtonner pendant des années, sans garantie d’obtenir les résultats que je veux. L’expérience que j’ai pu faire dans l’écurie de valorisation de jeunes chevaux m’a conforté dans mes choix, et celui de la formation CS a donc été une évidence. J’ai choisi le CS pour apprendre à bien valoriser un jeune cheval, apprendre les bonnes techniques, acquérir les compétences, me perfectionner et progresser dans la discipline. Mon premier objectif est de réussir à valoriser correctement un jeune cheval et d’aller à la finale des jeunes chevaux à Saumur.

 

– Quelles sont tes premières impressions sur la formation ?

– Les différents professionnels qui interviennent sur la formation sont vraiment tous supers. Chaque intervenant complète les autres. Nous sommes encadrées par des professionnels pour chaque discipline, que ce soit pour le travail monté ou pour le travail à pied. Nous avons, pour l’instant, 3 jeunes chevaux confiés à qui nous apprenons et qui nous apprennent énormément aussi, car ils sont tous très différents en âge et en caractère. J’apprends à voir leur potentiel, leurs qualités et leurs défauts aussi. 2 juments, une de 4 ans et une de 5 ans, me sont confiées, très différentes l’une et l’autre, et nous venons d’accueillir un nouveau cheval de 4 ans que j’ai hâte de découvrir. Chaque cheval est différent, dans ses allures, dans ses capacités, dans sa personnalité et nous devons adapter notre manière de monter à chacun pour parvenir à obtenir le bon résultat. Chaque cheval apprend de façon différente, ce qui est très enrichissant et je m’attache beaucoup à eux. Les formateurs nous encouragent, nous expliquent et nous enseignent avec bienveillance et patience et j’apprends beaucoup grâce à eux. Leurs conseils sont précieux et je constate les progrès. Je mesure la chance que j’ai de pouvoir bénéficier de leurs connaissances.

Dans le cadre de la formation, nous montons un cheval d’âge. Pour moi, c’est mon cheval Festero qui a évolué beaucoup également en seulement 2 mois. Nous abordons des techniques qu’il ne possédait pas et je suis très fière de lui.

Les cours théoriques sont aussi très intéressants et enrichissants. Sur le Haras de Rosières, nous avons la chance de pouvoir découvrir d’autres métiers et disciplines liés au cheval : sellerie, maréchalerie, attelage …

 

– Un projet pour la suite ?

– Mon projet professionnel est de créer une écurie de propriétaire (dressage) d’ici quelques années (5 à 10 ans) avec pour activités : la sortie en compétition des propriétaires, la valorisation et la commercialisation de jeunes chevaux (personnels, d’éleveurs ou de propriétaires) et je souhaite également pouvoir évoluer personnellement en compétition ».

 

Vous souhaitez intégrer cette formation ? Contactez dès maintenant notre correspondant formations pour obtenir votre dossier d’inscription.
Contact : H. Marcheron, 06 14 06 85 75, harmonie.marcheron@ifce.fr

Plus d'informations

JIT Rosières : une première journée « performante »

Enseignants, cavaliers et autres représentants de la filière du Grand Est n’ont pas hésité à faire le déplacement le 7 Décembre à Rosières aux Salines pour assister aux interventions proposées sur le thème « Optimiser la performance du couple cavalier/cheval ». Une première réussie pour la journée d’informations techniques organisée par l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) Bourgogne Franche-Comté Grand Est.

 

Arnaud Boiteau à Rosières aux Salines

Arnaud Boiteau animait l’atelier « préparation du cheval »

Dans son rôle d’appui à la filière équine et en réponse à une demande dans la région Grand Est que l’Ifce Bourgogne Franche-Comté Grand Est a organisé la première journée d’informations techniques au Pôle Hippique de Lorraine à Rosières aux Salines. En partenariat avec les socioprofessionnels, et en particulier le Comité Régional d’Equitation Grand Est, on ne comptait pas moins de 95 personnes présentes pour assister aux interventions de Nathalie Crevier-Denoix, Professeure Vétérinaire de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort et des écuyers du Cadre Noir de Saumur Arnaud Boiteau, Nicolas Sanson et Dominique Siegwart.

Après une matinée consacrée aux interventions théoriques, les participants ont pu suivre les ateliers pratiques autour du cheval et du cavalier animés par les écuyers. La journée s’est terminée par une petite séance de dédicace d’Arnaud Boiteau, proposée à l’occasion de la vente de son livre « le cheval de concours complet », permettant aux participants de repartir avec un petit souvenir. Carton plein également pour la vente de l’ouvrage puisque le stock s’est envolé en quelques minutes !

L’évènement a rencontré un vif succès (plus des ¾ des participants sont très satisfaits) avec quelques suggestions de thèmes à aborder, et surtout le renouvellement demandé de cet évènement. La qualité des intervenants et de leurs interventions ont été très appréciés. Les premières réflexions ont déjà débuté pour organiser la prochaine journée en prenant bonne note des suggestions, toujours dans l’optique de répondre au mieux aux attentes des acteurs de la filière.

Attelage : l’école du Grand Est prête pour Lignières !

Du 6 au 8 Octobre prochain auront lieu les Championnats de France d’attelage à Lignières en Berry. A l’instar de 2016, les deux enseignants de l’école d’attelage HN de Rosières aux Salines, Diane Delmas et Régis Drouaillet, y participeront à nouveau dans leur catégorie respective, résultat des belles performances de cette saison 2017.

 

Diane Delmas en concours à Rosières

Diane défendra les couleurs HN en Amateur 1 Paire

Diane Delmas, toujours en net progrès

Aux guides de ses deux « noirauds » depuis maintenant deux saisons, Diane continue de peaufiner son travail en Amateur 1 Paire avec Bly Plain’s et Cellakerna. Les résultats sont à la hauteur du travail fourni : « Nous avons commencé la saison au Printemps de l’attelage à Uzès où nous avons tout de suite noté une évolution avec de meilleurs dressages que l’année précédente« . Cela s’est confirmé tout au long de la saison : avec 10 sorties en compétition cette année, elle grimpe 7 fois sur le podium et décroche 6 victoires. Elle renouvèle également son titre de vice-championne de Lorraine. Très motivée, nul doute qu’elle aura envie de faire encore mieux ce week-end : « Nous allons faire de notre mieux et espérons bien sûr le meilleur classement possible ! Je remercie Marie-Pierre, Sébastien et Michel sans qui cette saison n’aurait pas été possible « .

 

Régis Drouaillet, une régularité récompensée

On se souvient encore de son magnifique podium aux Championnats de France 2016, on espère refaire le plein d’émotions cette année ! C’est en tout cas l’objectif de Régis, toujours avec son fidèle complice Quartz du Carel HN, pour clôturer cette saison : « Avec 26 participants dans la catégorie Amateur 1 Solo, la concurrence sera rude, mais nous espérons faire aussi bien voire mieux qu’en 2016 où nous avions terminé à la 3e place ». Avec 10 sorties, 7 podiums dont 4 victoires, le ticket pour Lignières est à nouveau validé pour la plus grande satisfaction du meneur et de son équipe : « C’est une joie énorme pour ma coéquipière, nos supporters et moi-même, récompensant tout le travail effectué avec Quartz depuis plusieurs années ».

Rendez-vous ce week-end à Lignières en Berry pour soutenir nos deux vestes rouges !

Formation jeunes chevaux : cap sur Saumur pour Laurine et Hélios !

La deuxième année de la formation jeunes chevaux à Rosières aux Salines touche presque à sa fin. De retour de son stage chez le cavalier de dressage Bertrand Liegard en Belgique, Laurine prépare ses dernières évaluations et continue sa préparation pour ce qui sera le point d’orgue de cette année de formation : la Grande Semaine de Saumur du 21 au 24 septembre 2017. L’heure est au bilan pour la jeune cavalière pour qui se dessine l’avenir.

 

Laurine et Hélios dans la cour du Haras de Rosières

Laurine et Hélios participeront à la finale Cycle libre 4 ans

« Laurine, tu as décidé de partir en stage chez Bertrand Liegard dans le cadre de la formation. Que retiens-tu de cette expérience ?
– Le stage était une expérience formidable pour moi. Il m’a permis de découvrir une écurie de professionnel avec un autre état d’esprit qu’en France, une autre approche de la discipline, des infrastructures bien différentes de chez nous aussi bien en terme de qualité que d’exploitation ou de logistique.
J’ai eu la chance de pouvoir m’occuper du cheval de Bertrand, « Star Wars », un extraordinaire cheval de grand prix, tellement attachant avec un caractère fort.

 

– Hélios t’as également accompagné durant ce stage. Quels ont été pour toi et pour lui les bénéfices de cette période de travail ?
– Cette formation n’a été que bénéfique pour Hélios et moi. Le fait de travailler au quotidien des chevaux de dressage avec des qualités et un potentiel énorme ma permis de beaucoup progresser. Mon temps de travail journalier consacré a la monte des chevaux et a Hélios était parfait pour ma progression car mon planning m’a dégagé des tâches fastidieuses, notamment le curage des boxes.

 

En 2 mois, Hélios a beaucoup appris et progressé au travail mais aussi dans son comportement. Il a bénéficié d’un cadre agréable en Belgique. Bien qu’il soit un entier de 4 ans, il s’est beaucoup apaisé au contact des autres chevaux.
Grâce a l’encadrement de Bertrand, nous n’avons donc pu que progresser ensemble, jour après jour, et cela nous a permis de vraiment évoluer et de corriger nos erreurs. Je remercie Bertrand pour tout ce qu’il nous a apporté pendant ces deux mois.

 

– Ce stage t’a apparemment ouvert des opportunités. Peux-tu nous en dire plus ?
Effectivement, mon séjour en Belgique fut agréable et je m’y suis aisément intégrée grâce au bon accueil de toute l’équipe. Les installations, le cadre de vie et la bonne entente avec Bertrand ont fait de ce stage une réussite. Après ces deux mois de stage, Bertrand m’a proposé de travailler chez lui après ma formation avec un contrat professionnel afin de valoriser mon diplôme qui n’existe pas en Belgique.
Cela me permettra d’avoir une première expérience chez un cavalier international, de rentrer dans la vie active et de pouvoir ainsi faire encore progresser ma technique.

 

– Prête pour la finale de Saumur ?
– Oui, nous somme prêts pour Saumur ! Bien sûr, nous avons encore quelques inquiétudes et du (bon) stress. Nous avons très bien travaillé cette année avec l’aide des enseignants du CS. L’association des conseils techniques de Rémy et Bertrand, deux cavaliers internationaux, nous ont permis de nous apaiser Hélios et moi et nous donne une grande confiance pour cette finale. Hélios et un bon cheval, je l’estime beaucoup et je le porte haut dans mon cœur. Notre complicité grandissante est un plus pour la finale. Nous sommes motivés et nous continuons a travailler pour aborder Saumur dans les meilleurs dispositions possibles ».

 

Après cette belle année de formation, souhaitons-leur un beau final sur le carré de dressage de Saumur !

L’ attelage asin, une pratique pas si bête !

Ils se sont mêlés aux équidés présents en août dernier à Rosières aux Salines et ils ne sont pas passés inaperçu ! A l’occasion du concours d’attelage, l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) accueillait les premières épreuves officielles ouvertes aux ânes. Nous avons rencontré l’une des concurrentes, Sandrine Humbert, passionnée par l’attelage et sa compagne de route Rasta.

Rasta et Sandrine sur le marathon de Rosières

Rasta et Sandrine faisaient partie des 6 attelages asins du concours de Rosières aux Salines

« Sandrine, tout d’abord, peux-tu nous présenter ton attelage, et en particulier Rasta ?
Rasta est une ânesse croisée Baudet du Poitou et Grand Noir du Berry. Elle est arrivée à la maison à l’âge de 8 mois, elle a aujourd’hui 12 ans. C’est une belle aventure que la notre, car nous avons grandi ensemble, elle en tant que ânesse et moi en tant que meneuse. Je me suis occupée de son éducation de base.
Puis j’ai fait appel à Jean-Marc Wozniak pour le débourrage. C’est également lui qui m’a formé et fait passer mes galops d’attelage.

– Pourquoi avoir choisi l’âne pour pratiquer l’attelage ?
– Adolescente, j’ai eu une mauvaise expérience à cheval. Lors d’une séance de saut d’obstacle, j’ai malheureusement eu un accident avec le plus grand cheval de l’écurie. Plus de peur que de mal, mais cela a fait disparaître la petite flamme que j’avais pour le cheval.
L’étincelle est revenue lors d’un séjour professionnel dans un gîte avec des ânes. Une ânesse a mis bas devant moi. J’ai ainsi découvert leur caractère attachant. Et atteler avec un âne est devenu une évidence.

– Beaucoup doivent se poser la question : quelle différence y a t-il avec un attelage « cheval » ?
– J’ai été formé en menant des chevaux. Puis par la suite certains collègues meneurs ont eu la gentillesse de me confier les guides de leurs attelages chevaux. Je peux dire qu’il y a une différence entre ces deux types d’attelage. L’âne est sédentaire, défend son territoire, organise sa pâture. Le cheval est nomade et à un instinct de fuite. Cette façon de vivre se ressent dans la façon de travailler. Le meneur doit s’adapter à l’âne et non le contraire. Les ânes savent faire, n’oublie pas et attendent que nous leur demandions poliment pour donner ce que nous attendons d’eux. Évidemment, il y a une sensation de vitesse avec les chevaux qu’il n’y a pas avec les ânes. Leur allure de prédilection est le trot.

– Existe t-il un circuit de compétition spécifique ?
– Oui, il existe un circuit de compétition spécifique. La Fédération Française d’Equitation (FFE), après échanges avec l’association Ânes Âniers Amis (AAA), offre la possibilité aux organisateurs de concours d’ouvrir une catégorie spécifique pour les ânes. Il existe des dispositions règlementaires-Epreuves d’Attelage Ânes-Mules-Bardots. Nos épreuves, comme vous avez pu le voir lors du concours au Haras de Rosières aux Salines, sont le marathon et la maniabilité. Nous avons également le Championnat de France d’attelage avec des ânes à Lamotte-Beuvron. Rasta et moi y avons participé en 2016. Cette expérience a été incroyable. Sinon les ânes peuvent concourir dans les épreuves club d’attelage destinées à tout type d’équidés.

En parallèle de ce circuit, je suis adhérente à l’ Association Lorraine d’Attelage (ALA) et à l’Association Ânes Âniers Amis (AAA) ou je participe à des derby ou des challenge avec des ânes et/ou des chevaux.

– Peux-tu nous dire quelques mots sur ton expérience dans le milieu de l’attelage ?
– Par rapport à Rasta, lors des premières sorties avec elle, au milieu des chevaux, les gens nous regardaient bizarrement et ont du mal à nous prendre au sérieux. Après un an dans l’ALA, j’ai reçu beaucoup de conseils par d’autres meneurs et nous avons créé des amitiés solides … l’âne est un bon médiateur. Cela montre que l’on peut faire des choses avec un âne quand on s’en donne les moyens.

– Une petite anecdote pour finir ?
– L’âne est un vrai médiateur. Spontanément, les gens viennent nous voir pour discuter, poser des questions. Personnellement, je prendrais l’exemple d’un derby où j’attendais pour rentrer sur la maniabilité combinée. Un autre meneur a remarqué que mon harnais avait un petit souci de réglage. Il s’est arrêté pour m’aider et à réglé le harnais.
Enfin, il est souvent difficile d’embarquer un âne pour partir de l’écurie, mais il est toujours partant pour rentrer ! »

Formation jeunes chevaux : des bases saines pour un avenir réussi

En octobre prochain, le certificat de spécialisation (CS) «éducation et travail du jeune cheval» accueillera sa troisième promotion. Les élèves ne seront pas les seuls à effectuer leur rentrée … les chevaux également ! L’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) propose aux éleveurs et propriétaires de confier leurs jeunes équidés dans le cadre de la formation. Il est toujours temps de vous renseigner !

Bouton d'Or et Flora Girardet

Bouton d’Or de Fey, 2e de la finale nationale jeunes poneys 5 ans en 2016

Après Bouton d’Or de Fey en 2016 et Hélios d’Apolline cette année, c’est peut-être votre cheval qui foulera le rectangle de la finale des jeunes chevaux à Saumur. Confiés aux élèves dans le cadre de la formation, ces deux jeunes chevaux font parti des « élèves » recrutés pour être valorisé, quelque soit leur discipline.

 

Pour sa prochaine rentrée, l’Ifce et ses partenaires relancent l’opération et recrutent les prochains élèves équidés, âgés de 4 à 6 ans en 2018. Ils seront sélectionnés selon leur modèle et leurs allures. Encadrés par des professionnels tels Rémy Issartel (vice-chamion de France Pro Elite dressage) et des enseignants de l’Ecole Supérieure du Cheval et de l’Equitation (Saumur), les chevaux seront travaillés quotidiennement par des élèves déjà expérimentés et valorisés sur le circuit SHF dressage.

 

Les chevaux seront accueillis de novembre à fin juin dans des infrastructures de qualité qu’offrent le Haras national de Rosières aux Salines et le Pôle Hippique de Lorraine, au cœur de la région Grand Est.

 

Vous êtes éleveur, propriétaire et possédez un cheval à valoriser par le dressage ? Contactez-nous dès maintenant pour connaître les critères détaillés de sélection et les modalités d’accueil.

 

Contact : P. Fontaine – 06 11 65 29 49 – pierre.fontaine@ifce.fr
En savoir plus : Cavalier préparateur de jeunes chevaux